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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Livre : Eto'o Fils a sa bande déssinée

3 Janvier 2013, 14:17pm

Publié par Hervé Villard

samuel-Eto-o-presentant-sa-Bd.JPG 

 

Le premier tome de cet ouvrage, qui retrace la vie du footballeur camerounais émérite a été présenté à l’hôtel Le Méridien de Douala ce mercredi 26 décembre 2012. C’était à l’occasion d’une conférence de presse de circonstance organisée à cet effet.  

 

 On croyait tout  connaitre sur le footballeur camerounais Samuel Eto’o Fils. Son enfance, sa vie, son succès et tout son palmarès. Les différentes et nombreuses littératures qui reviennent sur le parcours de cet  homme atypique ont par ailleurs aidé à nourrir cette pensée. Pourtant, ce mercredi 26 décembre 2012, dans l’une des salles de conférence de l’hôtel Méridien, tous les hommes de médias  présents sont surpris de découvrir ce footballeur sur une autre facette. «Samuel Eto’o en bande dessinée, nul ne l’avait imaginé. C’est une grande première » s’exclament-ils. Pourtant, il est bien là, narrant son histoire, « la vraie l’histoire de sa vie ».

Intitulé « Eto’o Fils Naissance d’un champion », la bande dessinée qui relate la vie de l’actuel capitaine d’Anji Makhatchkala, club  russe est l’œuvre de Joëlle Esso, artiste  dessinatrice d’origine camerounaise et de Samuel Eto’o lui-même.  Le premier tome d’une série consacrée à l’icône du football mondial est réalisé, par  les éditions Dagan et la Fondation privée Samuel Eto’o Fils.  C’est  une bande dessinée autobiographique en plusieurs tomes consacrée à la vie du célèbre footballeur camerounais. Le football, la passion, son rêve d’enfant et l’accomplissement sont les thèmes développés dans cet ouvrage dont l’objectif est d’inciter et d’encourager les jeunes à réaliser leurs rêves à travers la volonté et la détermination.

Joelle Esso déssinatrice

 « Je travaille depuis plusieurs années sur les livres édition jeunesse. Samuel Eto’o est un héros. Mais, c’est son coté humanitaire qui me fait rêver. Ce livre n’est pas seulement un livre de foot. Ce sont les valeurs de travail, de courage et d’abnégation que nous sommes en train de promouvoir  à travers cette bande dessinée. Samuel Eto’o est un homme positif qui fait toujours ce qui fait grandir l’Afrique. Et, je pense que cette bande dessinée sera bien accueillie», déclare tout émue Joëlle Esso coauteur de cet ouvrage pendant la cérémonie de présentation officielle.

 Dieudonné Gnammankou, éditeur de cet ouvrage, est tout heureux. «C’est un plaisir pour nous de présenter le tome 1 de la vie de Samuel Eto’o Fils. Je connaissais moins cet homme avant la réalisation de l’ouvrage. La bande dessinée sera traduit en plusieurs langues. Recevoir un tel projet a permis à notre maison d’édition moins connue de gagner en notoriété » fait remarqué l’éditeur.  Pour relater la vie complète de Samuel Eto’o fils, neuf tomes seront produits à intervalle régulier de six mois. Le tome I déjà disponible raconte l’enfance de Samuel de 0 à 12ans.  Dès  son enfance, samuel Eto’o est passionné du football.  Grâce à ses performances dans les matchs «inter-quartiers » il est  surnommé «petit Milla». Ses parents réticents finissent par céder et Samuel intègre l’école de football des Brasseries du Cameroun. Le récit s’achève lorsque le jeune joueur revient au Cameroun, après une première aventure non fructueuse en France.Dieudonné Gnammankou

Mon histoire à moi 

Samuel Eto’o fils présent à cette présentation officielle a signifié aux hommes de médias l’objectif visé par cette bande dessinée. Il était question  pour moi de « parler de mon histoire, de mes joies, de mes peines. Quant l’on exerce ce métier, on passe beaucoup de temps seul, au finale je me suis dis qu’à travers cette bande dessinée, les gens vont mieux me connaitre. Je parle de mon rêve qui est devenu réalité, mes débuts, mes difficultés.», lance de manière enchantée le buteur d’Anzhi en Russie, co-auteur dudit ouvrage.

 D’après celui qui veut à travers ce récit stimuler l’effort, le travail et la persévérance chez  les enfants, l’Afrique a besoin d’une jeunesse dynamique pour se développer.  «On peut naître à New Bell et devenir très grand. Dans la vie il y a des sacrifices à faire. Les gens ne me connaissent pas. Le côté financier n’est pas très important. Le plus important que je veux transmettre aux tout petits, c’est que j’ai rêvé et que mon rêve est devenu réalité à force de travail. Il faut que les jeunes qui vont lire mon histoire se disent qu’ils vont faire mieux » déclare Samuel Eto’o.

La BD est disponible en librairie depuis  bientôt une semaine et coûte  4500 F, soit la moitié du prix en France. Un montant consenti au prix d’un «effort exceptionnel » d’après l’éditeur, pour que l’ouvrage soit accessible à tous. La sortie du deuxième tome est prévue pour juin 2013.photo de famille avec les enfants
Samuel Eto’o devient donc le deuxième joueur du continent à avoir écrit son parcourt professionnel sur bande dessinée après Didier Drogba, il y a quelques temps. La bande dessinée de Samuel Eto’o est le 25ème ouvrage que la maison d’édition Dagan va éditer. 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Dixiades 2012:Les premières médailles tombent

19 Décembre 2012, 12:49pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

 

Elles ont été enregistrées durant les compétitions d’athlétisme et de  cyclisme qui se sont déroulées hier au village des jeux dans la ville de Douala

«Je suis très content parce que j’ai remporté la course, et je vais dire merci à mes encadreurs et à tous ceux qui m’ont soutenus. Ce qui a fait ma force c’est le travail et rien que le travail. Malgré les obstacles que nous rencontrons je suis sorti vainqueur. Je suis vraiment content. Et je compte remporter les prochaines courses qui s’annoncent rudes.» Sikandi Dapnet, cycliste de la délégation du littoral est tout ému.  Il vient de remporter l’une des médailles de la délégation du littoral qui participe à la 3ème édition des dixiades.

Vainqueur du critérium qui s’est déroulé dans la ville de Douala hier, il ne sait comment manifester sa joie. «Je ne sais quoi dire, je suis vraiment content. Je dis merci à tout le monde », a-t-il déclaré sourire aux lèvres.  Sur une  distance de 44km, qui avait pour point de départ et d’arriver le carrefour omnisports de Bépanda, le jeune athlète a battu à plate couture les 49 autres athlètes en compétition dans cette discipline. Il a parcouru cette distance en 1h 8 min 36 secondes.

 Il a été secondé  dans cette course marathon ou on a enregistré des chutes, par Martin Ngeh Kweffi de la délégation du Nord-Ouest  et par Herman Ymele de la délégation du centre, qui a complété le podium du critérium.

Le reste des médailles a été enregistrées pendant la compétition d’athlétisme qui s’est déroulée au gymnase de l’université de Douala où, jusqu’à hier, on n’avait pas fini de tracer toutes les pistes.

Dans cette discipline qui fait intervenir rapidité, finesse et endurance, Oumarou Mohamadou de la délégation de l’Adamaoua, a arraché les applaudissements du public pendant la course du 5000 mètres. Il a  été le plus rapide et le plus résistant des athlètes engagés dans cette discipline tant redoutée par les athlètes. 

A sa suite, Tata Silas Ndi du Nord ouest a arraché la seconde place, tandis que Mohamadou Abdoul de l’Adamoua arrachait la médaille de bronze.

En 100 m messieurs, la médaille d’or est revenue à Fotsi Lyonga de la région du Sud ouest. Il a parcouru cette  distance en 10, 8 secondes. Le littoral qui a déjà glané la médaille d’or au critérium a arraché la médaille de bronze du 100 m par l’intermédiaire de William Feumba. Le centre a occupé la troisième place dans cette discipline.

 

 Le bronze de la Rca.

Chez les dames, Abossolo  Bivina a eu la médaille d’or au 100 m, Irène Bell Bonang, l’argent et Yvonne Tama de la république centrafricaine la médaille de bronze.  En Saut en longueur monsieur,  le bond de 6,94m a permis à Armand Tsaoule de la délégation du centre  de décrochez la première place dans cette discipline. La médaille de bronze est revenue à la délégation de l’Ouest grâce au dévouement de Foko Ouafo. Il a fait un bond de 6m18 pour mériter cela.  Tandis que, Bruno Ndjeck du littoral, complétait le podium avec son bond de 6,17 mètres.

Chez les dames  Irène Bell Bonang qui a remporté la médaille de bronze au 100 m dame, à permis à la délégation du Centre d’engranger une médaille d’or de plus. Grâce à son bond de 5,16 mètres, elle s’est hissée sur la première marche du podium et a arraché l’admiration de ses encadreurs contents. L’adamaoua qui piétine dans cette compétition a arraché  la médaille d’argent grâce à Sarwissi Zongabiro. Le nord  quant à lui, a engrangé sa première médaille en se classant troisième.  Dans les autres disciplines collectives à savoir le volet, le football, le basketball, le handball féminin et masculin, on est encore aux phases éliminatoires. La compétition se poursuit ce jour

 

Hervé  Villard Njiélé

 

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Dixiades : Un point de presse pour sauver les meubles

18 Décembre 2012, 12:43pm

Publié par Hervé Villard

  

 

 

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Organisé à la fin de la cérémonie officielle d’ouverture, ce moment de communication a permis au président local d’organisation Fritz Ntone Ntone de revenir sur les manquements observés et les mesures urgentes à prendre.

 

C’est la salle des actes de l’université de Douala,  qui a accueilli cet  important point de presse qui visait à clarifier certains points sombres des  dixiades 2012.   Convoqué par coordonnateur générale des dixiades, Grégoire Owona de commun accord avec Fritz Ntone Ntone, président local d’organisation, il était question  pour ces derniers d’expliquer aux médias les raisons des  divers couacs observés au premier jour des jeux.

Devant une centaine de journalistes, Fritz Ntone dans son allocution a laisser entendre que la 3ème édition des dixiades qui se déroule à Douala réuni près de 2000 athlètes venus des quatre coins du pays et de certains pays de la sous région de l’Afrique central. Et, avec autant de personnes, il est difficile d’éviter des problèmes de coordination. « C’est ce qui justifie le fait que certaines délégations ne soient pas encore logées» déclare-t-il.

 Pour appuyer son argument, il ajoute que le comité national olympique a exigé qu’aucun athlète ne dorme à même le sol. C’est pourquoi, ajoute-t-il, le comité local d’organisation s’attelait à trouver des espaces d’ébergement décents pour tous les athlètes.

Comme raison des manquements observés, le délégué au près de la communauté urbaine de Douala a pareillement fait savoir que, l’organisation des jeux a été effectivement décentralisée pour la première fois lors de ces dixiades. Et que Douala était la première expérience. Car, par le passé, la commission organisait elle-même les jeux. Mais, pour le cas de Douala, la tâche revenait à la commission locale d’organisation. C’est pourquoi, le pari était plus au niveau du déroulement effectif des jeux. Ce qui est un fait.

 Pour conclure à ce sujet, le délégué a fait savoir que des mesures ont été prises pour que tous les athlètes soient logés décemment. «Nous avons sollicité la Ksa, qui a une capacité de 400 places, l’université de Douala accueille 350 personnes. Nous avons sollicité le collège sacre Cœur de New-Bell, Notre dame de victoire. Nous disposons d’une capacité d’accueil suffisante pour que tous les athlètes soient logés. Bien entendu, il fallait régler un certain point de la logistique » affirme Fritz Ntone Ntone d’un ton rassurant.

Pendant le point de presse, il a pareillement évoqué le problème de la restauration tant décrié par les athlètes et celui du transport de ces derniers. Il a déploré l’inertie qui a émaillé le démarrage des activités dans ces départements et a rassuré que «la machine sera bien huilée à partir de ce soir (hier ndlr) ». Au niveau du transport il a fait savoir que les derniers réglages ont été fait et qu’il n y aura pas de problème à ce niveau là. Dans tous les cas, on ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Dixiades 2012 : Douala étale ses tares

18 Décembre 2012, 12:03pm

Publié par Hervé Villard

  Dixiades_Protest.jpg

La cérémonie d’ouverture officielle des jeux a permis aux délégations présentes de manifester leur mécontentement et de décrier les nombreux problèmes  d’organisation qu’ils rencontrent.

 

« Trouvez nous des logements ». Cette phrase écrite en français et en anglais se lisait  aisément sur  les pancartes brandies par les athlètes de la délégation du Nord-Ouest, ce 17 décembre 2012 au village des dixiades  à l’université de Douala.  Les sacs au dos pour les uns, les valises sur la tête pour les autres, ces derniers  trainaient dans l’ensemble leurs sacs de voyage pendant qu’ils passaient devant la tribune officielle. C’était lors de la présentation officielle des différentes délégations ayant pris part au jeu.  Sans aucun complexe, la délégation de l'Ouest,  pancartes en main, tenait à manifester son ras le bol  devant  le parterre de personnalités de la république ayant pris part à l’ouverture officielle de la troisième édition des dixiades à Douala.  Chose qu’elle a  faite.


 Pour avoir passé la nuit du 16 au 17 décembre 2012 à la belle étoile abandonné à eux même, les athlètes en provenance du Nord-Ouest voulaient mettre fin à ce cauchemar. «Nous sommes arrivés dans la ville de Douala depuis hier aux environs de 16h. Puisqu’il n y avait plus d’endroit pour nous loger, nous avons passé la nuit en compagnie  des moustiques et du froid. Depuis le matin nous n’avons même pas mangé. La seule chose qu’on a consommé c’est du pain au lait. C’est pourquoi, on tenait à ce que tout le monde sache ce qui se passe », précise un des encadreurs de cette délégation, impatient de savoir où est ce qu’ils vont dormir.

Dixiade quel beau lit

 A coté de la colère des athlètes de la délégation du du Nord Ouest,  se trouve celle de l’ouest plus grande.  Ces derniers menacent d’ailleurs de boycotter les dixiades si leurs conditions de séjour ne sont pas améliorées. «Je suis très déçu parce que nous ne sommes pas logés. Nous sommes arrivés à Douala hier (dimanche ndlr) aux environs de 18h et on nous a trimbalés au génie militaire où, une partie de notre délégation devait être logé. Après avoir  attendu longtemps, c’est  aux environs de 1h la nuit qu’on nous a conduit à l’université de Douala. Où, nous avons passé la nuit à la belle étoile » explique Justin Zangue encadreur de la discipline lutte dans la délégation de l’Ouest.


 Très courroucé, ce maitre en Karaté ceinture noire cinq dan, dénonce l’inorganisation qui entache ces jeux. «C’est vraiment déplorable pour ces jeux qu’on prépare depuis deux ans. Depuis hier, on n a pas mangé, on a dégagé un amphi pour nous loger. La bas, il n y a ni matelas ni eau. On ne sait pas si les matelas vont plutôt venir après.  Il vaut mieux ne plus organiser cette compétition. La commission logistique a échoué. La Fénasco est encore mieux organisé que ça. Les jeux universitaires alors, c’est une autre dimension », vocifère-t-il avant d’ajouter que cela va influencer le rendement des athlètes et la qualité du  spectacle dans son ensemble. «Avec ce genre de condition, comment voulez-vous que les jeux se déroulent bien. Les jeux sont faussés puisque, les enfants ne sont pas dans les conditions optimales de travail. Que les organisateurs ne soient pas surpris qu’on boycotte les jeux. Les encadreurs sont fâchés dans l’ensembe».


Parmi les délégations ayant  dormi à la belle étoile, figure également celle du Sud. Parqué à l’université de Douala,  les athlètes de cette délégation faute d’espace ont carrément dormi sur les sacs de voyage  devant les cités universitaires occupés, tout en attendant qu’une solution soit trouvée à leur problème.


Pardon de Fritz Ntone Ntone


Conscient des problèmes rencontrés dans l’organisation de ses jeux et surtout des différents manquements évoqués, Fritz Ntone Ntone, le délègue du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala, président du comité local d’organisation, a imploré l’indulgence de tous dans son discours d’ouverture. «je remercie le gouverneur de la région du littoral pour son dévouement dans l’organisation. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Aucun sacrifice n’a été épargné pour vous permettre de passer des jeux agréables à Douala. Je souhaite votre indulgence pour les éventuels désagréments que vous subirez pendant votre séjour à Douala » a confessé le président local d’organisation.

 


A sa suite, Grégoire Owona, le ministre du travail et de la sécurité sociale, coordonateur générale des dixiades, n’y ait pas allé de main morte. Il a décrié la qualité de l’organisation et a improvisé sur le champ un point de presse après la cérémonie d’ouverture.  «Vous ne pouvez pas voir tout ce que vous avez vu là et on ne vous dit rien. J’étais ici hier (dimanche ndlr) dans la nuit des choses n’étaient pas faites. Quand je posais la question on me disait on allait le faire. Un point de presse est prévu à la fin  de  la cérémonie d’ouverture officielle »

 


Après avoir rappelé les valeurs olympiques, recherché à travers l’organisation des dixiades, Adoum Garoua, le ministre des sports et de l’éducation physique représentant le président de la république à ces jeux a déclaré les jeux ouvert.  De même que Kalkaba  Malboum, président du comité national olympique et Grégoire Owona  coordonnateur général des jeux.

 


 Après ces discours et la profession de foi des athlètes, une caravane du Ngondo constituée des différentes tribus du Cameroun est venue dissiper le parfum de mauvaise organisation qui entourait les jeux et redonné de la joie aux délégations et spectateurs venus nombreux.  L’allumage  de la vasque qui porte la flamme olympique a été l’apothéose de cette cérémonie d’ouverture. Porté par trois athlètes qui ont marqué l’histoire du sport camerounais à savoir : Joseph Antoine Bell, Roger Milla et Auréole Dogmo, championne d’Afrique de lancée de poids, cette flamme a au préalable fait le tour du stade. Elle était transpostée pendant ce temps par d’Adolphe Mundi alias  petit pays, qui en a profité pour faire un peu du chaud.  Ce ci au gran dam des populations. La deuxième journée se poursuit demain avec la suite des différentes compétitions.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Dixiades 2012:Cacophonie annoncée à Douala

16 Décembre 2012, 21:59pm

Publié par Hervé Villard

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Le comité local d’organisation parle d’un retard au niveau de la mise à disposition des fonds alloués à l’organisation des dits jeux

 

La troisième édition des dixiades  s’ouvre à Douala ce jour. La cérémonie officielle des jeux olympiques du Cameroun si on peut l’appeler ainsi  va se dérouler au gymnase du campus1 de l’université d Douala en présence du représentant du chef de l’Etat , du ministre des sports et de l’éducation physique, de Kalkaba Malboum président du comité olympique et sportif, du Cameroun , de Fritz Ntone Ntone ,président du comité local d’organisation, de Joseph Antoine Bell, Parain de la 3ème édition des dixiades et de Joseph Beti Assomo gouverneur de la région du littoral, président d’honneur des dixiades 2012 .  Seulement, l’université de Douala village qui accueillera cette cérémonie n’est pas encore prête  pour  la circonstance, malgré les travaux d’hercule qui sont en train d’être faits. La tribune officielle  plus particulièrement qui accueillera les nombreux invités  et responsables des délégations officielles ayant fait le déplacement, a subit un grand coup. Elle n’est pas encore achevée. Les techniciens chargés de sa réalisation redoutent de la disponibilité de cette infrastructure  au moment de l’ouverture  officielle des jeux.

 Sur le site de cette infrastructure situé au gymnase de l’université de Douala hier, quelques potos en béton seulement ont été montés.  Le sol a déjà été lissé. Il est pratiquement incapable de mettre la toiture qui était prévue faute de temps. « Les délai de la réalisation de ce chantier sont courts. Quand on lançait les travaux, on pouvait faire les travaux comme cela était demandé mais, ont a eu un problème au niveau du financement et cela a freiné le travail. Il n’est plus possible de faire ce travail dans les délais » déclare un maçon de l’entreprise qui réalise les travaux,  rencontré sur le site.  Les travaux de construction de cet édifice sont d’ailleurs arrêtés.

Le comité local d’organisation qui a visité ce chantier jeudi dernier s’est lui aussi rendu à l’évidence. Avec  le retard accusé dans la réalisation de la tribune officielle, la cérémonie officielle ne pourra pas se déroulée dans cette espace là. «Les travaux observé au niveau de la construction de la tribune officielle montre que cette tribune ne sera pas prêtes. Elle le sera partiellement  parce que les travaux ne sont pas bouclés. Heureusement, le président du comité local d’organisation, Dr Fritz Ntone Ntone a déjà prévu d’autres dispositions.la cérémonie d’ouverture des jeux se déroulera sous des chapiteaux. Car, la toiture à placer  sur cette tribune est une toiture haute et on ne peut la placer sur du béton. Le choix des chapiteaux est un choix raisonnable » déclare  Joseph béti Assomo, le gouverneur de la région du littoral.

A coté de la tribune officielle qui ne sera pas prête,  la piste  d’athlétisme aussi connait un sérieux retard. Malgré les travaux de réaménagement engagés, cette dernière n’est pas encore livrée. Car les travaux n’ayant pas été achevés. Jusqu’à 20h hier, le traçage de la piste n’était pas fini.  La machine de traçage était   bel et bien visible mais, les travaux étaient arrêtés.

Le court de tennis qui a mis ses habits neufs ne rassurait pas ce pendant sur la qualité du spectacle qui va se dérouler en ce lieu. En dehors de la couche de peinture qui a été apposé sur la grille qui protège l’air de jeu, aucun autre aménagement n’a été fait. Pas  de gradin pour les spectateurs. Ils sont condamnés à regarder le spectacle débout ou accroché à la grille.

Autre curiosité qui a suscité la colère du ministre  Grégoire owona, coordonnateur général des dixiades 2012 ayant visité le village des jeux hier aux environs de 20h, c’est l’absence du dispositif devant porté la flamme olympique. Jusqu’à hier, ce monument n’était pas construit. Le coordonnateur des jeux  inquiet n’a pas manqué de relevé cela. Pour rassurer son hôte, Fritz Ntone Ntone qui lui servait de guide pendant la visite du village des dixiades 2012, a fait savoir que ce sera fait ce jour avant la cérémonie officielle.

 

Famine


Du coté des résidences et des dortoirs aménagé pour logés les athlètes, ce n’est pas du tout rose de ce coté là. Ces derniers ne sont pas dans le confort souhaités. Ils dorment à deux sur un lit destiné à une seule personne et les autres sont obligés de dormir sur des matelas à même le sol.

Au centre d’accueil de Bépanda où sont les logés les volleyeurs, les basqueteurs les cyclistes en provenance du Nord et du grand Nord,  c’est la débandade totale. C’est chacun qui se bat pour trouver un lieu où  dormir. Les matelas sont parqués en désordre et l’espace est insuffisant pour contenir tout le monde. « Nous sommes à 10 dans une chambre où il n y a que cinq lits et les lits sont petits on va faire comment on est obligé de dormir au sol » déclare un athlète rencontré. A coté de ce problème de logement, se pose également celui de la restauration. Depuis leur arrivé vendredi dernier dans la ville de Douala, ces derniers disent n’avoir pas mangé normalement. «On nous a interdit de  manger au « tourne dos » on attend la commission de restauration pour nous faire manger. C’est vraiment pas facile » affirme un autre athlète en dégustant avec appétit un morceau de pain. Ces derniers espèrent du moins que tout rentrera dans l’ordre après l’ouverture  officielle qui aura lieu ce jour à 14h.


Assurance


Malgré  les problèmes  que connaissent les jeux, l’ouverture officielle sera effective de même que les jeux.  Malgré la livraison tardive des chantiers, le comité local d’organisation qui a passé une semaine très difficile prône la sérénité et rassure le public du bon déroulement des jeux. «Les sportifs qui passeront leur séjour à l’université de Douala seront bien accueillis. Sur le plan infrastructurel, tout est fin prêt et je puis vous assurer les uns et les autres que les jeux se déroulerons dans des bonnes conditions » a laissé entendre Dieudonné Owona recteur de l’université de Douala et vice président du comité local d’organisation des dixiades 2012.

Au niveau des sites de logements et des aires de jeux, le président d’honneur de ces jeux a rassuré le public sur leur disponibilité.  «Des efforts énormes ont été fait sur les chantiers. Nous avions entrevu après notre visite de lundi dernier de changer les sites si rien n’était fait. On constate que les travaux énormes ont été faits donc il n’ ya pas d’inquiétude à ce niveau » a rassuré Joseph Beti Assomo, le président d’honneur des jeux après la seconde visite effectuée sur les sites.


Créés par une résolution de l’Assemblée Générale du CNOC du 3 mai 1996 à Kribi, les Jeux Nationaux du Cameroun sont une compétition nationale multisports. Ils se déroulent tous les deux ans dans une ville du Cameroun par un système de rotation. Pour cette troisième édition qui se déroule à Douala, la commission olympique nationale a décidé d’ouvrir les jeux à d’autres pays de la sous région.  A savoir la république centrafricaine le Tchad et le Congo, le Gabon y ont été conviés. D’ailleurs, la délégation centrafricaine est déjà est déjà dans la ville et n’attend que le début des jeux.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Syndicat CGT-Liberté :Martin Penda porté à la tête de la commission départementale du Wouri

12 Décembre 2012, 19:54pm

Publié par Hervé Villard

Syndicat CGT-Liberté

 

 

Celui-ci a été élu  à la suite des éléctions qui se sont déroulées le 6 décembre 2012 au lieu dit ancien 3ème  à Akwa Douala.

 

Relevé le défis de la marche syndicale, construire ensemble et œuvrer en responsable pour la survie de  la Cgt liberté, bâtir un mouvement syndical puissant dans le département du Wouri afin de voler au secours et revendiquer de manière forte les droits des travailleurs. Voilà résumé de manière succincte l’objectif du congrès organisé par le syndicat Cgt –Liberté du Wouri ce 6 novembre 2012. Il était  principalement question pendant cette messe syndicale de remettre sur pied le nouveau bureau devant piloter les opérations et surtout faire fonctionner le syndicat. Car, depuis le décès de Nkou, l’ancien président de ce syndicat, le 31 juillet 2012, la structure a été comme paralysée. Car, incapable de fonctionner. «Il était comparable à un bateau sans gouvernail ni capitaine. » commente un membre participant aux travaux. C’est pourquoi rajoute René Bernard Ekedi,  le président confédéral de la CGT-L «il fallait bien élire les nouveaux membres du bureau pour prendre les choses en main. Car, selon la politique définie au niveau national, il faut impulser tous les mouvements à partir de la base. C’est ce qui justifie ma présence ici.»

Pendant les élections, objectif principal de cette conférence, Martin Penda, seul candidat au poste du président  départementale a été élu à ce poste. Il est assisté par Charles Essomba et Albert Wounfo successivement votés au poste de 1er vice président et 2ème vice président. Gabriel Tonye a été élu e secrétaire administratif  et Arthur Siem, secrétaire aux affaires juridiques contentieuses et normatives.  Le poste de secrétaire à l’éducation ouvrière et à la formation syndicale échoit à Philipe Motuo et celui de secrétaire à la propagande à Luc Bilong. Mama Nsangou et Simon Nkunang occupent le poste de  secrétaire aux finances et de secrétaire à l’économie et au développement. Au poste de présidente départementale des femmes  Balbine Togué a été élu parmi les nombreuses femmes candidates. Les travaux se sont déroulés sous le regard attentif de Rosine Kougang représentante du délégué régional du travail et de la sécurité social empêché. Très satisfaite des travaux, elle a recommandé au bureau nouvellement élu ardeur au travail et surtout une franche collaboration avec la tutelle.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Refonte des listes Electorales: Le Rdpc fait son bilan

12 Décembre 2012, 19:50pm

Publié par Hervé Villard

Refonte des listes Electorales

Le Rdpc fait son bilan

 

C’était à l’occasion de la réunion d’évaluation des inscriptions sur les listes électorales qui s’est déroulée ce samedi 8 octobre 2012 à Edea

 

«Nous avons fait des évaluations par département. Vous savez que nous avons commencé de manière officielle les inscriptions sur les listes électorales au Rdpc depuis le mois de novembre. Nous avons évalué les travaux faits par les commissions départementales et ce que nous pouvons dire c’est que les résultats sont satisfaisants. Et nous essaierons de mieux faire quand nous nous retrouverons  le mois prochain  à Nkongsamba.   Nous avons du moins constaté que l’engouement varie par endroit. Je ne peux pas me permettre de donner des chiffres comme ça. car, nous sommes en période électorale et chacun à sa stratégie. Nous entendons faire mieux que l’année dernière quand nous avons gagné la présidentielle. Nous avons espoir d’atteindre les bons chiffres et les bons chiffres c’est ceux qui nous feront gagnés »

Ces propos sont de Thomas Tobboh Eyoum, chef de la commission régional d’évaluation des inscriptions sur les listes électorale pour le Rdpc. Il  l’a fait au sortir de la réunion d’évaluation des travaux d’inscription sur les listes électorales engagés depuis le mois de novembre 2012 par le parti des flammes. Réunis à Edéa ce week-end, il était question pour les patrons du parti au pouvoir  dans la région du littoral d’évaluer le travail fait à mis parcours.  Après plusieurs heures de travail à huit-clos, ces derniers ont estimé le bilan satisfaisant et ont émis le souhait de travailler d’avantage pour améliorer les chiffres réalisés. S’agissant du nombre d’inscrit déjà réalisé, les membres du parti des flammes  sont restés muet. Pour justifier leur mutisme, le président de la commission évoque des raisons stratégiques internes au parti. Parmi les membres de cette  commission d’évaluation on pouvait citer, Louis Bapes Bapes, ex ministre de l’enseignement secondaire et membre du comité central, le ministre Titi Pierre, Sigfried Etame Massoma, le Pr Ebenezer Njoh Mouelle, Pokossi Ndoumbé, Thomas Tobboh Eyoum, MBappe penda, jean Ernest Ngolle Bibehe, Jacques Bimai, pour ne citer que ceux-ci. Bref, la délégation était constituée d’une vingtaine de personne.

Bien avant la réunion d‘évaluation, les responsables de ce parti ont rendu visite aux autorités traditionnelles et administratives de la ville d’Edéa. Ils ont rendu visite au chef supérieur du canton Adie –Bakoko Benoit Ndong Tchoumbet et au Préfet de la Sanaga maritime  Ateba Adi’i.

D’après le chef de cette mission Thomas Tobboh Eyoum,  ces visites ont un but informationnel. Car, permettent de faire savoir à ces autorités qu’ils sont présents et ce pourquoi ils sont là.

 

Hervé Villard Njiélé

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Douala-Bafang : Plus de 23 blessés dans un accident de la circulation

12 Décembre 2012, 19:48pm

Publié par Hervé Villard

Douala-Bafang

 

Plus de 23 blessés dans un accident de la circulation

Le chauffeur roulait à vive allure quand l’incident s’est produit

 

Plusieurs  blessés graves,  et un véhicule entièrement endommagé. C’est le bilan de l’accident de la circulation qui s’est déroulé au niveau de Manjo très tôt samedi 8 novembre 2012 aux environs de 8h30min.   Selon les riverains  témoins de cet accident ayant fait de nombreux blessés parmi lesquels plusieurs graves, le conducteur de l’autobus de « Linda Voyage » une agence de voyage qui fait la ligne de l’Ouest, tentait un dépassement quand l’irréparable s’est produit.  Une des roues de son véhicule a explosé pendant qu’il tentait d’esquiver le camion qui venait en face. Le véhicule  qui roulait à vive  allure est tombé sur le coté et a trainé les passagers sur une distance de près de 50 mètres avant de s’immobiliser. Causant au passage d’énormes dégâts.  Plusieurs passagers une vingtaine environ ont été grièvement blessés.  Avec l’appui des riverains venus au secours, ces derniers  ont été extirpés du véhicule et conduits d’urgence à l’hôpital de NDoungué. Le cercueil que transportait l’autobus, est tombé suite à cet accident et le corps s’est retrouvé sur le trottoir. Les riverains l’ont aussitôt recouvert d’un drapa avant de le transporté à la morgue de l’hôpital de Ndoungué. D’après des sources en provenance de Manjo,  les passagers de cet autobus se rendaient à un enterrement à Bana. Les forces de l’ordre sont descendues sur le terrain pour apporter le secours aux passagers. Une enquête a été ouverte. Ce énième accident de la circulation  qui se produit sur l’un des axes du triangle de la mort au Cameroun remet sur la sellette le problème prudence sur nos axes routiers.

 

Hervé Villard Njiélé

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Maladies non transmissibles : L’association Aide21 passe à l’offensive

12 Décembre 2012, 19:41pm

Publié par Hervé Villard

 


Afrique international pour le développement et l’environnement au 21è siècle (Aide 21) organise depuis ce 12 novembre 2012  à l’hôpital du district de Deido des campagnes de dépistage gratuit du diabète, de la goutte et autres maladies non transmissibles

 Selon les statistiques de  l’organisation mondiale de la santé plus de  347 millions de personnes sont diabétiques dans le monde. En 2004, le diabète a tué environ 3,4 million de personnes et plus de 80%  de ces décès se sont  produits dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.  

Le diabète augmente le risque de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral. Il est à l’origine de la diminution du débit sanguin et de l’apparition d’ulcères des pieds. Il est  l’une des principales causes d’insuffisance rénale.  Selon les projections de l’OMS, le nombre de décès par diabète va doubler entre 2005 et 2030 si n’est rien fait.

C’est pour lutter contre les maladies  comme le  diabète responsables de plusieurs millions de décès dans la monde entier, limiter les affres de cette maladie et sensibiliser les uns et les autres sur la conduite à tenir. Voilà présenter d’une manière succincte les objectifs visé par la campagne  de santé sur  les maladies non transmissibles. Organisée  par l’association Aide21 cette campagne qui se déroule à l’hôpital du district de Deido se poursuit jusqu’au 14 décembre 2012.

En plus du diabète,  maladie très redoutée de nos jours,  les membres de  Afrique international pour le développement et l’environnement au 21è siècle (Aide 21) informent et sensibilisent  le public sur les  autres maladies non transmissibles que sont  la goutte,  de  la crise, le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’obésité et les troubles musculo-squelettiques.

Pour bien effectuer cette mission qui de sensibilisation, deux tentes  comportant des chaises ont été dressées dans la cour de l’hôpital du district de Deido. Ces tentes abritaient le public venu nombreux assisté à cette campagne de sensibilisation  et de dépistage gratuit. Selon Guy Laurent Kouam  coordonnateur mondiale du réseau Aide21 et président de cette association au Cameroun, plus de 200 personnes ont été diagnostiquées pendant la première journée de sensibilisation qui a eu lieu hier.

 Pour être consulté, il fallait venir à jeun. Après la consultation et en fonction du diagnostic obtenu, des médicaments ont été remis aux malades. Ceux des malades dont le cas est compliqué étaient immédiatement orientés vers un centre spécialisé de prise en charge. D’après Carlos Ngoufack vice président chargé du suivi des projets, l’initiative vise à lutter contre les maladies non transmissibles qui sont en nette progression dans le monde entier. Pour cette première expérience, les organisateurs attendent près de 500 à 1000 visiteurs.

 

Né au Cameroun en 2010, AIDE21 est en effet une organisation panafricaine de promotion du développement durable regorgeant  en son sein un réseau de jeunes Africains spécialistes chacun dans un domaine précis,et qui ont  décidé d’intégrer leurs différentes compétences pour contribuer aux politiques de développement durable du Continent.

L’organisation est présente dans 14pays d’Afrique. Elle est également  présente aux Etats Unis au Canada et en Allemagne. AIDE21 a pour objectif d’amener les populations africaines à développer la culture de la démocratie participative et à contribuer à l’élaboration des projets de développement de leurs collectivités locales. De contribuer à l’élaboration par les collectivités locales d’un programme Agenda 21 dans le respect des engagements pris depuis RIO pour un développement respectueux de l’environnement. De faciliter les opportunités de coopération internationale en faveur des collectivités locales africaines. Accompagner des projets de développement en faveur des populations africaines. Encourager l’intégration des pratiques environnementales dans les programmes d’éducation à tous les niveaux d’éducation en Afrique .Sensibiliser les populations africaines sur les questions environnementales. Faciliter la circulation en Afrique de l’information environnementale.

 

Hervé Villard Njiélé

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Journée internationales des personnes handicapées: La marginalisation continue au Cameroun

6 Décembre 2012, 15:37pm

Publié par Hervé Villard

 

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Malgré l’existence des textes de loi visant à faciliter la vie des personnes handicapées vivant au Cameroun, ces derniers continuent à se battre au quotidien pour avoir une place au soleil. 

Charlot Yves Tchakounté Kemayou  est étudiant en 5ème année sociologie à l'université de Douala capitale de la région du littoral. Âgé de 33 ans, il prépare depuis trois ans, un DEA qu’il a de la peine  à achever faute de moyens. Malgré sa volonté de parachever ce travail qui le passionne, ce dernier ne peut rien.  Il lui faut de l’argent.   La famille de laquelle il est issue ne peut non plus lui accordé son soutien. Elle est pauvre et  se bat au quotidien pour joindre les deux bouts.  Malgré son effort et surtout sa volonté d’apporter sa contribution à l’évolution de la science Charlot Yves Tchakounté Kemayou étudiants handicapés au Cameroun se trouve bloquer. «Mon mémoire traite de la problématique des enfants mineurs en situation de travail en milieu urbain au Cameroun. C’est un thème que j’affectionne beaucoup.  Mais j’ai des problèmes financiers pour parachever ce projet » déclare-t-il à un confrère du site  internet Camer-be.

 Celui qui comptait sur la bourse annuelle d’une valeur de 50.000fcfa que l’Etat camerounais accorde aux étudiants handicapées  pour parachever son travail est presque déçus. Car, ces bourses arrivent de manière irrégulière et ne sont  pas toujours accessibles. « Tous les étudiants handicapés bénéficient d’une bourse annuelle de 50 000 FCFA octroyée par l’Etat. Elle sert à payer la pension universitaire. Ce sont les textes qui le disent. Maintenant, l’application de ces textes n’est pas toujours claire. Il faut signaler que ces bourses ne sont pas disponibles au moment du paiement des frais universitaires. Les bourses arrivent soient au milieu soit à la fin de l’année, au moment où personne ne l’espère plus; Ceux des étudiants qui sont au courant font des pieds et des mains pour se faire identifier. » Déclare-t-il. Et de poursuivre : « en quatre ans  c'est-à-dire de la 1ère à la  4ème année, je n’ai eu qu’une seule bourse. Et, depuis que je suis en DEA je ne bénéficie d’aucune bourse et je ne sais pourquoi pourtant des bourses sont prévues pour  des étudiants handicapées. »

Comme lui, des étudiants et étudiantes handicapées du Cameroun ne  se plaignent plus. Ils se débrouillent comme tout le reste pour financer leurs études. Car ils sont fatigués de crier au quotidien à un gouvernement qui tarde à réagir.

A coté de ces bourses qui arrivent de manière hasardeuses et de l’absence des fonds spéciaux  pour aider les étudiants handicapés,  se pose un autre problème. Celui de l’exonération totale ou partielle des frais de scolarité aux élèves handicapés  et aux enfants issus des parents handicapés.

Selon  les articles  28 et 29 de la loi N°2010/002 du 13 avril 2010, l’Etat prend les mesures particulières pour garantir l’accès des personnes handicapées à l’éducation et à la formation professionnelle. Ces mesures comprennent : la prise en charge matérielle et financière et l’appui pédagogique. L’Etat contribue également à la prise en charge des dépenses d’enseignement et de première formation professionnelle des élèves et étudiants handicapés indigents.  Cette prise en charge consiste à l’exemption totale ou partielle des frais scolaires et universitaires et l’octroi des bourses.

Sur le terrain, c’est tout autre chose. Cette loi n’est pas respectée malgré son existence. Les parents handicapés de même que les enfants handicapés continuent de payer des frais de scolarité pour recevoir de l’éducation. Ce qui fâche d’avantage innocent Siehale responsable du bureau de l’association des handicapés dynamiques du Cameroun (Gic Handyc) qui promet tout faire pour que cette loi soit appliquée. « Pour l’année 2013, les défis restent énormes. Nous allons nous battre pour que les étudiants handicapés et ceux issus des parents handicapés ne paient plus les frais de scolarité. Bref que la  les articles 28et 29 de la loi du 13 avril 2010 soit respectés » déclare-t-il.

En plus de la difficulté de l’accès à l’éducation et à la formation, la personne handicapée au Cameroun  n’est pas présente dans les cercles de prises de décision. Les services publics ne lui sont pas rendus gratuitement comme le recommande la loi. Elle n’est non plus prise en charge dans les centres de santé pour des soins. Le clou de cette affaire c’est que, pendant les recrutements, elle est stigmatisée par les employeurs. C’est dossiers sont rejetés au profit des personnes valides. C’est pourquoi nombreux d’entre elle se retourne vers les métiers artisanaux et l’auto-emploi.

 C’est d’ailleurs après plusieurs mouvements de revendications que 500 personnes handicapées ont été recrutés dans le recrutement massif de 25000 jeunes dans la fonction public lancé par le gouvernement camerounais apprend-on.

Pendant la célébration de la 21ème journée internationale de la personne handicapée qui a eu lieu ce 3 décembre 2012, les personnes handicapées du littoral on dit leur engagement à faire respecter les lois prises par le gouvernement. Cette énième édition s’est célébrée sous le thème « lever les barrières en vue de favoriser l’avènement d’une société accessible et inclusive pour tous »

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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