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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»

1 Février 2019, 19:28pm

Publié par Hervé Villard

Il faut  revoir  le  Code  Electoral

Il faut revoir le Code Electoral

Le rapport de la mission de supervision de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 a été rendu public ce jeudi 31 janvier 2019 par l’Ong Un Monde avenir. Ce compte rendu s’est déroulé en présence de plusieurs autres représentants des associations et des organisations de la société civile. Parmi ces derniers, on pouvait compter les responsables de la Fondation Koffi Anan, ceux de Zenu Network, de Wilf, de Article 55 et ceux de l’Ong Femme et enfants pour ne citer que ceux-ci. En marge de cette communication qui a pour objectif d’inviter les politiques, les citoyens, bref tous les acteurs du processus électoral à œuvrer pour l’amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun, Filipe Nanga a ouvert son cœur à votre blog. Lisez attentivement.
Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»
Un Monde Avenir vient de rendre publique le rapport de la mission d’observation du déroulement de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Qu’est ce qu’on peut retenir en effet?
On retient de manière générale que notre cadre juridique et institutionnelle demande à être revu. Ceci pour garantir des élections crédibles. Et cette révision doit être consensuelle si on veut redonner confiance aux électeurs.
De 2011 à 2018, y a-t-il selon vous eu amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun?
Bien sur. Il y a eu des améliorations puisqu’en 2011, il n’y avait pas un Code  électoral. Depuis 2013, il y a eu des améliorations surtout du cadre juridique, même si  cela n’est pas parfait. Il y a eu amélioration en termes de capacité de gestion électorale. Il y a aussi une relative envie de participer au processus électoral du coté des populations. L’existence du juge électoral charger de régler les différents contentieux électoraux qui est le Conseil constitutionnel fait partie des avancées appréciables.
Après la publication du rapport de supervision de l’élection présidentielle de 2018, c’est quoi la suite?
Nous sommes en train de travailler pour mettre en place une coalition de l’organisation de la société civile pour le suivi du processus électoral au Cameroun. Nous sommes également en train de mettre sur pied une synergie d’acteurs impliquant, les partis politiques et l’organe en charge de la gestion du processus électoral, Elecam, afin de porter des actions de plaidoyer pour obtenir un minimum de reforme du cadre juridique électoral. En claire, nous nous organisons pour militer la révision du Code électoral. Le cadre juridique actuel est conflictogène. C’est à dire, qu’il ouvre la voie aux conflits. Si nous mêmes allons aux prochaines élections avec ce Code électoral, cela signifie que nous ouvrons la voie aux conflits dans notre pays
Qu’attendez-vous du gouvernement?
Nous attendons qu’il comprenne l’urgence de mettre sur pied un cadre consensuelle de révision du code électoral. Ceci pour favoriser le bon déroulement des élections au Cameroun. Et surtout, pour faciliter non seulement la participation massive des jeunes et des populations en général au processus électoral mais aussi, pour favoriser une transition démocratique au Cameroun.

 

Entretien mené par Hervé Villard Njiélé.

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Football professionnel: Happy  et Semengue fument le calumet de la paix

30 Janvier 2019, 20:29pm

Publié par Hervé Villard

Pendant la réunion de conciliation qui s’est  déroulé ce jour à Yaoundé présidé par Alim Konaté 1er vice président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Happy et Semengue ont pris l’engagement de lancer  officiellement le championnat de Ligue1 et Ligue2 le 2 février 2019 prochain
en fin on  va  rejouer au  foot sur  le  stade

en fin on va rejouer au foot sur le stade

La crise qui secoue la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) a trouvé un dénouement avec la tenue hier au siège de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à Tsinga, de la première réunion du Comité Ad Hoc chargé de la réflexion sur l’avenir de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). Au sortir de ce conclave qui a réuni, outre les officiels de la Fecafoot sous la diligence de son premier vice-président, Alim Konaté, le président de la LFPC Pierre Semengue, le président du Syndicat des clubs d’élite du Cameroun (Sycec) et non moins représentant des clubs de Ligue 1 Franck Happi, entre autres, il a été décidé à l’unanimité de la levée du mot d’ordre du boycott du Sycec, et du démarrage effectif des championnats dès le week-end prochain. «Le comité Ah Hoc prend acte de l’engagement de la LFPC et des représentants des clubs professionnels de procéder à un lancement solennel des championnats de Ligue 1 et Ligue 2 le samedi 2 février 2019 au stade militaire de Yaoundé par les rencontres Canon # Panthère à 14 heures en levée de rideau et Eding sport # Yong sport Academy à 17 heures», peut-on lire dans le communiqué final ayant sanctionné cette rencontre.*

Parlant du boycott en cascade du lancement officiel de la saison le samedi 26 janvier 2019 dernier, il a été décidé qu’aucun club ne sera sanctionné comme le prévoyait la Lfpc.
Hervé Villard Njiélé

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Marche du MRC: Longuè Longuè sort de son silence:

29 Janvier 2019, 21:50pm

Publié par Hervé Villard

Dans une video publiée sur youtube, l'artiste musicien camerounais engagé  dénonce la barbarie des forces de l'ordre sur les militants du Mrc samedi dernier dans les villes du Cameroun.

Longue Longue: Trop c'est  trop

Longue Longue: Trop c'est trop

La marche entreprise hier 26 janvier par les partisans et sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) intéresse aussi bien les acteurs de la société civile politique, que les artistes. C’est d’ailleurs le cas de l’artiste musicien Longue Longue qui n'est pas resté insensible face à ce qui s'est passé dans les villes de Douala et Yaoundé samedi dernier dans la matinée. Pour marquer sa soutien aux camarades du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) brutalisés et maltraités par les éléments des forces de l'ordre qui empêchaient la marche organisée par les militants du parti de Maurice Kamto.
Dans une vidéo postée sur son compte Facebook samedi dernier, l’auteur de « Privatisé », chanson qui lui a valu la prison, a condamné l’attitude voire le comportement des forces de l’ordre camerounaises face aux manifestants du MRC.
Sur le commentaire inscrit en dessus de cette vidéo de 49 secondes, l’on pouvait lire «L’impact du fusil de guerre, un gouvernement à l’agonie, j’espère que le mort-vivant qui se trouve à Etoudi voit ses œuvres perpétrées par ses criminels. Peuple en otage bon sang»
Il faut indiquer que Longuè Longuè est un artiste musicien camerounais qui réside actuellement au Canada. Durant la présidentielle du 7 octobre dernier, il a battu campagne aux côtés de Me Akere Muna avec son mouvement Now. Apres ces élections, Longue Longue reconnu au Cameroun comme un artiste engagé est parti au Canada. Le père de «Ayo Africa» qui ne cache pas sa colère face à la mauvaise gestion du Cameroun est très amère par rapport la brutalité policière de samedi dernier.
Herve Villard Njiélé

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Can 2021: La fête sera bel et bien au Cameroun

29 Janvier 2019, 21:33pm

Publié par Hervé Villard

L’annonce a été faite par le président de la Caf Ahmad Ahmad au sortie d’un tête à tête avec le président Alassane Ouatara le président de la Côte-D’ivoire.

Can 2021: la fête  c'est  chez nous

Can 2021: la fête c'est chez nous

Le doute qui planait sur l’organisation de la Can 2021 par le Cameroun a été finalement levé. La Can 2021 se tiendra bel et bien au Cameroun comme l’annonçait le président Paul Biya le 31 décembre 2018 dans son discours de fin d’année. En effet, le glissement de date de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations a été confirmé par le président de la Caf  Ahmad Ahmad.

 

En visite en Côte-D’ivoire depuis deux jours, le président de la Caf qui s’est entretenu avec le président ivoirien a réussi par le convaincre d’abandonner l’organisation de la Can 2021 au Cameroun suffisamment avancé dans les préparatifs et d’organiser plutôt celle de 2023. D’après Ahmad Amad, heureux de ce dénouement, c’est par solidarité au Cameroun qui a perdu l’organisation de la Can de 2019 que, le Président Ivoirien a accepté différer l’organisation de cette compétition par son pays.

Cette bonne nouvelle vient mettre un peu de boom au cœur des Camerounais malheureux après le retrait de l’organisation de la Can 2019 à leur pays. Car même si ces derniers tenaient absolument à la Can 2019, ils pourront désormais se consoler avec celle de 2021 dont l’organisation vient de leur être attribuée.

Victoire de la diplomatie

Il faut dire que l’attribution de l’organisation de la Can 2021 au Cameroun est la victoire de la diplomatie du Commité exécutif de la Caf chapeauté par Ahmad Ahmad. Car, après le retrait de l’organisation de la Can 2019 au Cameroun en novembre 2018, à cause de l’impréparation du pays de Paul Biya, cette institution avait pris beaucoup de coups. Pour tenter de calmer les Camerounais et le monde du football qui voyaient en cette décision un acharnement, le président de la Caf avait vite fait d’annoncer l’organisation de la Can 2021 par le Cameroun. Une chose que n’avaient pas digérée les Ivoiriens. D’ailleurs un front de guerre contre la Caf était ouvert en Cote d’Ivoire qui menaçait de saisir le Tribunal arbitral de sport pour avoir gain de cause. Malgré le désistement de la Guinée Bissau qui avait préféré organiser plutôt la Can de 2025 au lieu de 2023 comme préalablement planifié, la Cote d’Ivoire avait refusé le glissement de date. Mais aujourd’hui le pays de Didier Drogba est revenu sur sa décision et c’est le Cameroun qui s’en réjouit.

Eviter l’erreur de 2019.

Pour  jouir de cette décision là, il faut au pays de Roger Milla et de Samuel Eto’o d’être prêt «le jour dit», pour éviter une seconde humiliation. Et pour saisir l’occasion de cette seconde chance qui n’arrivera certainement plus en cas de nouvel échec, il faut continuer les chantiers en cours dans les différentes villes. Aménager la voirie urbaine qui jusqu’à lors est dans un piteux état. Rattraper le retard à tous les niveaux de l’organisation et surtout assainir la gestion des différents chantiers pour éviter les mouvements d’humeur sur les différents chantiers.

Hervé Villard Njiélé

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Marche du Mrc: Un journaliste raconte sa mésaventure

29 Janvier 2019, 19:06pm

Publié par Hervé Villard

 
Julio Trésor Tanon journaliste reporter à Canal2 international a connu une dure et folle journée de samedi. Entre la menace des éléments des forces de l’ordre et la menace des jeunes  délinquants du quartier, celui-ci n’a eu la vie sauve que grâce de la  bonté divine.
Julio Trésor  Tanon: j'ai échappé  belle

Julio Trésor Tanon: j'ai échappé belle

J’étais à Makepe samedi dernier comme reporter. Une fois le gaz propagé dans l'air devant l'hôpital générale de Douala, j’ai foncé dans le quartier avec mon sac à dos. Tout le monde fuyait. Les policiers en furie, voulaient arrêter tous ceux qui filmaient. Malgré le danger, j'ai voulu prendre quelques interviews des populations. La première personne approchée était réceptive. Au bout de quelques minutes, un autre témoin en blanc approche et veut absolument parler à mon micro. Je me retourne vers lui et directement, sans que je ne lui pose même la question, il se lance: «Ils ont tiré sur Célestin Djamen à balle réelle...»
Le temps de finir mon interview, les habitants du quartier nous ont encerclés. «Tapons les, c'est eux l'union Européenne". Je stoppe ma camera en rétorquant à celui placé juste dans mon "Tapez qui, vous êtes malades?, Je fais juste mon travail et je ne vois pas en quoi je suis fautif." Ma riposte musclée a un peu refroidi le monsieur qui directement s'est mis à s'exprimer en langue Bassa'a...
Deux autres messieurs le retrouvent ainsi que deux mamans. Je suis perdu dans leur dialogue qui se fait de plus en plus à haute voix. Pendant ce temps je range ma camera et le micro dans mon sac que je remets au dos. L'une des mamans lance alors en français "Mon fils, il faut courir"
Sans réfléchir j'engage un sprint et en moins de 10 secondes je devance mes agresseurs qui alertent le quartier de m'arrêter après un virage je les sème et me cache derrière une maison. Je me sens alors traqué, pris au piège car plus de route devant moi. Je sens le danger, et commence à réfléchir. La première idée faire une vidéo via whatsapp à mon Rédacteur en chef, qui me donne aussitôt quelques cosignes, avant d'alerté quelques autorités du danger qui planait sur son élément sur le terrain.
Je patiente 20 minutes derrière cette baraque. Le propriétaire est absent .j'enlève mon tee-shirt et reste en démembré. Je suis en même temps recherché par la police qui veut mon matériel, car aucune image ne doit être diffusée
Après les voix se font de moins en moins entendre dans la rue principale. Je prends mon courage à deux mains et sort de ma cachette. Une voix derrière moi crie «voilà le journaliste là"
Je continue de marcher le pas accéléré sans me retourner. À l'autre bout de la rue, juste à 300 m de moi, les flics sont postés. Ils me repèrent aussi. Directement quatre se détachent du groupe et foncent vers moi. Je suis pris au piège. Car les quelques habitants du quartier me suivent à grands pas. À ma gauche je repère une petite piste donnant sur la première  rue où mon calvaire a commencé .Je l'emprunte sans hésiter à une vitesse grand V. Avant d'arriver au sommet, je tombe nez à nez sur trois jeunes, la vingtaine. Je ralentis, dégoulinant de sueur. Le plus jeune est impressionné par les cicatrices sur mon torse. Et droit dans les yeux il me demande."C’est le feu grand frère ?», je réponds "oui" .Pris de compassion il rétorque" «Assia hein! Je t'ai sauvé la vie. C'est toi le journaliste que tout le monde est en train de chercher comme ça .Descends tout droit et remonte jusqu'à Bedi".
C'est ainsi que j'ai pris la poudre d'escampette jusqu'à rejoindre l'axe principale au niveau de la boulangerie Saker. Et retrouver mon collègue Robert Itock envoyé par la hiérarchie me chercher.
J'ai pu ouvrir  le journal de 20h de canal2 avec cet élément. Sentiment de satisfaction. Mais, Je suis encore sous le choc. Je réfléchis encore. Trop d'interrogations dans mon pauvre cerveau. Je sais juste que j'ai risqué. J’ai vraiment risqué.
Collectée et traité par Hervé Villard Njiélé
 

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Tour de l’Espoir: La succession de Joseph Areruya est ouverte

24 Janvier 2019, 19:54pm

Publié par Hervé Villard

La couronne du coureur rwandais vainqueur de la 1ère édition du Tour de l’espoir organisé au Cameroun de janvier à février 2018 sera remise en jeu durant la 2ème édition de cette compétition prévue du 4 au 9 février 2019 prochain
vainqueur  2ème  étape Tour de l'Espoir 2018

vainqueur 2ème étape Tour de l'Espoir 2018

 
Qui succédera à Joseph Areruya le coureur Rwandais vainqueur de la première édition du Tour de l’espoir organisé au Cameroun du 31 janvier au 4 février 2018 ? La question est désormais sur toutes les lèvres et parait difficile à répondre. Sauf si on est dans les secrets des dieux, c’est à la fin de cette compétition et plus précisément à la fin de la 6èmeétape prévue à Yaoundé, que le du vainqueur de la 2ème édition de cette compétition sera connu.
Plus que la première édition, la 2ème édition du Tour de l’Espoir qui débute dans quelques jours seulement, s’annonce rude et plus rude encore. Car, elle va mettre en compétition, des coureurs de moins 23 ans expérimentés venus de plusieurs nations de quatre continents.
Si la première édition  regroupait seulement quinze équipes venus tous de l’Afrique, la deuxième qui s’impose comme la plus compétitive oppose près de dix neuf équipes venues d'Afrique, d'Europe, d’Amérique et d'Asie

 

 Les participants
 Parmi les équipes participantes, on retrouve, en plus du Cameroun qui accueille l’évènement l’Algérie, l’Argentine, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, l’Egypte, Equateur, Erythrée, Ethiopie, l’Ile Maurice, le Japon, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Portugal, le Rwanda et la Tunisie.
Mieux que la première édition, la 2ème édition du Tour de l’espoir va se courir dans trois villes du  Cameroun. A coté du critérium qui va se courir dans la ville de Douala et de l’Etape Douala-Douala le second jour, la troisième étape de cette compétition  qui œuvre pour le développement du cyclisme en Afrique va se courir sur le circuit Nkongsamba - Dschang  long de 68,3 km. La quatrième étape decisive,se courra sur l’axe Ngoulemakong-Yaoundé long de 111,1 km et la  dernière et cinquième étape dans la ville de Yaoundé. Le nom du  vainqueur du nouveau champion de la 2ème édition du "Tour de L'espoir", est  très  attendu.
Hervé Villard Njiélé

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Nécrologie: 2018 une année noire pour la presse

18 Janvier 2019, 11:44am

Publié par Hervé Villard

Plusieurs journalistes de la presse camerounaise ont  perdu la vie au courant de  l’année qui s’achève

Nécrologie: 2018 une année noire pour la presse
La mort a frappé le monde de la presse. L’année 2018 qui s’en est allée a été un véritable cimetière pour des hommes de la plume et du micro exerçant sur le triangle nationale. Issus de la presse à capitaux publics comme de la presse à capitaux privés, beaucoup ont  brusquement cassé leur plume  et leur micro en laissant pantois et sans voix leurs collègues et  amis. Et  surtout leur famille biologique encore sous le choc de leur disparition.
 La plus récente sur cette longue liste est Xaverie  NGazoa journaliste en service à la Cameroon radio and  télévision (Crtv). Elle a cassé son micro le mardi 11 décembre 2018, aux centre des urgences de Yaoundé (Cury ) où, elle était admise après avoir été atteinte d'une attaque vasculaire cardiaque (Avc ). Âgée de 50 ans et diplômée de la 25ème promotion de l'Ecole supérieure de sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic) de Yaoundé, Xaverie Ngazoa a fait toutes ses classes à la Crtv. Elle aura davantage été connue et reconnue du grand public, en tant que présentatrice de plusieurs émissions dont, «Croissance plus»  diffusée les lundis à 9 heures au poste national de la Crtv, et «Télé opinion» que suivaient alors les téléspectateurs de la télévision à capitaux publics, sur leur petit écran.

 

 Bien avant cette brillante journaliste de la Crtv, c’est Lionel Emani Tchokonté journaliste à  Radio et Tiemeni Siantou à Yaoundé  qui cassait son micro le 9 décembre 2018 à l’hôpital de l’Eglise Catholique Romaine «Nicolas Barré» situé au quartier Ekounou à Yaoundé. Malade depuis plusieurs années, celui qui a bagarré longtemps contre une plaie endémique est finalement  passé de vie  à trépas. 
Apperçu au stade omnisports Amadou Ahidjo de Yaoundé le 2 décembre 2018 à l’occasion de la finale de la  59ème édition de la Coupe du Cameroun, le titulaire d’une maîtrise en  Lettre moderne française obtenu à l’université de Yaoundé 1 est décédé le 9 décembre  2018 des  suites de longue maladie. Affaibli par cette maladie qui le ronge depuis plusieurs années l’intrépide du micro et passionné de sport s’en est allé en laissant la presse sportive sans voix. Né le 21 novembre 1971 Lionel Emani Tchokonté a collaboré  avec la quasi  totalité des médias du triangle nationale. Il prêtait ses services à tous  ceux qui le sollicitaient. D’où la douleur de la presse  sportive.
Comme s’ils s’étaient passé le mot,  Sevère  Kamen du quotidien privé  le Messager  s’en est allé au  début du  mois de décembre 2018 qui s’achève. Précisément le 4 décembre à l’hôpital Laquintinie de Douala. Le correspond du premier quotidien privé du Cameroun  souffrait lui aussi d’une maladie qui a finalement eu raison de lui. En  service dans la région du Sud, celui dont la plume a permis de dénoncer des injustices, des abus de pouvoir et surtout des trafics d’influences des hautes autorités de cette localité a passé l’âme à gauche au moment où on s’y attendait le moins. Inhumé le  15 décembre 2018 celui qui  laisse un fils de 10ans s’en va sans achever la mission qu’il avait commencée dans  la région du Sud Cameroun.

Le 24 juin 2018 dernier, c’est  Christian Akam qui s’en allait  toujours des  suites de  maladie.  Le journaliste en service à chaîne de télévision à capitaux privés du pays, Canal 2 International passait  l’âme à gauche à l’hôpital régional d’Ebolowa (région du Sud), des suites d’une longue maladie. A en croire des sources crédibles, Jean Christian Akam a séjourné à l’hôpital général de Douala, sans que cette institution hospitalière trouve quoi que ce soit, à l’issue de plusieurs examens. C’est ainsi que sa famille qui n’y comprenait pas grand-chose, avait décidé de le transférer à l’hôpital régional d’Ebolawa où il est finalement décédé. Plusieurs techniciens et journalistes à la  retraite de la chaîne de radio et télévision nationale ont également  perdu la vie au courant de cette  année. Que leur âme repose en  paix.

 
Hervé Villard Njiélé

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Roland Tsapi: «Paul Biya ne compte que sur ceux qui ont été vomis par le peuple»

18 Janvier 2019, 11:27am

Publié par Hervé Villard

Journaliste et chroniqueur à radio Balafon, Roland Tsapi réagit au réaménagement du gouvernement fait le 4 janvier 2018 par le président de la République Paul Biya. Dans une interview accordée à votre  blog, il ne manque pas d’évoquer la  nomination de Me Jean de Dieu Momo.

Roland Tsapi : je ne  suis  pas  surpris

Roland Tsapi : je ne suis pas surpris

Je ne suis pas déçu. Pour ceux qui connaissent le président Paul Biya, et son inertie ses techniques et se s méthodes anti démocratiques, qui n’ont rien à voir avec le peuple. Mais avec la consolidation de la mal gouvernance, ceux-là ne sont pas surpris. Voyez-vous au moment où on attend la formation d’un gouvernement, il sort avec un réaménagement. Dans ce réaménagement, il fait l’apologie du mal. Puisque depuis l’organisation de l’élection présidentielle le 7 octobre 2018, les auteurs d’un certains nombre de scandales qui traversent le pays ont été identifiés par les medias et par eux mêmes. L’opinion attendait à ce que le président de la République prenne acte de cet état de chose et agisse en conséquence en formant un gouvernement qui a un ancrage social et qui pense au développement de la société. Mais là n’est pas le cas.
Au contraire, j’ai l’impression que pour Paul Biya ne comptent que sur ceux qui ont été vomis par le peuple. Regarder son premier ministre. Son domicile a été deux jours avant sa nomination incendiée. Les populations de son village estiment qu’il fait partie des personnes qui profitent de ce gouvernement et qui a pactisé avec le gouvernement de Yaoundé pour qu’on les maltraite. Voilà le genre de personne que Paul Biya nomme Premier ministre. Un Premier Ministre déclaré persona non gratta dans son village. Encore que même celui que Dion Ngute remplace avait les mêmes problèmes. La preuve pendant les élections du 7 octobre 2018, il était inscrit dans son village Okou mais pour des raisons sécuritaires, c’est finalement Bamenda qu’il a voté. C’est quand la population n’en veut pas que Paul Biya lui veut. On a pareillement vu dans la suite de son gouvernement, il a pareillement promu certaines ministres. Vous vous souvenez qu’il ya eu ce scandale autour de la construction des chantiers de la Can 2019 retirée au Cameroun. La passation des marchés de plus de dix milliards de francs cfa par gré à gré, des malversations multiformes qui avait un rattachement au niveau du secrétariat général de la Présidence de la République notamment par Ferdinand Ngo Ngo, au lieu de se pencher sur ce dossier en suspendant Ferdinand Ngongo. Il l’a plutôt conforté à son poste avec comme prime une promotion au rang de ministre d’Etat. Pareil pour le ministre des Enseignements supérieurs Jacques Fame Ndongo qui s’est révélé avec le scandale des ordinateurs qui n’était que des tablettes et qui ont été facturé à l’Etat à plus de 300.000 fcfca alors que des études montrent que cela coute à peine 30.000 fcfa l’unité sorti d’usine. Mais, malgré cela, il a été consolidé à son poste avec une  prime. On peut également parler d’Atanga Ndi maintenu à son poste malgré le scandale des faux observateurs internationaux, on peut parler aussi d’Issa Tchiroma maintenu au gouvernement malgré ses contredits et mensonges. Finalement, c’est un gouvernement qui vient consolider ce que le peuple ne veut pas. Avec cela on se demande si le chef l’Eta en constituant les membres du gouvernement a en ligne de mire le bien être de la population? Je ne pense pas. Ce réaménagement au-delà d’une simple récompense permet de comprendre que Paul Biya aime particulièrement ceux qui travaillent mal. C’est la preuve que Paul Biya est fatigué et qu’il n’a plus de vision. Lui il prend les mêmes pour faire la même chose si non pire.
Que pensez-vous de la nomination de Jean de Dieu Momo?
Parlant de la nomination de Me Momo Jean de Dieu, il faut dire que voilà une autre récompense ubuesque. Qui vient conforter l’idée que nous sommes sur une vaste scène de théâtre où ce sont les plus comiques qui sont récompensés. Voilà un homme qui a été virulent avec pouvoir qui à un moment donné s’est retourné d’une manière incompréhensible et a commencé à écumer les plateaux de télévision pour dire que Paul Biya était le meilleur risque. Ce monsieur a dit à la télévision qu’il voulait occuper même un poste de «ministrions» dans ce pays. Et c’est lui que l’on vient nommer. C’est dommage pour la construction d’une société adossé sur des valeurs, des modèles, des leaders. Et des valeurs qui peuvent durer. Si on ne peut plus avoir des leaders d’oppositions capables d’assumer leur position de bout en bout on comprend que nous sommes mal partis. Jean de Dieu Momo aujourd’hui tout le monde le sais est un anti modèle.
 
Hervé Villard Njiélé

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2018: La liberté de la presse à rude épreuve

17 Janvier 2019, 21:16pm

Publié par Hervé Villard

Plusieurs journalistes ont été arrêtés et incarcérés dans le cadre de l’exercice de leur fonction en 2018.

2018: La liberté de la presse à rude épreuve
L’un des cas d’arrestation de journalistes les plus rocambolesques  et les plus médiatisés au Cameroun au courant de  cette est  celle  de Mimi Mefo  journaliste rédactrice en chef adjointe en charge du desk anglophone à télévision Equinoxe. Arrêtée et incarcérée à la prison Centrale de Douala le mercredi 7 novembre 2018, la journaliste qui exerce depuis six ans seulement a été libérée de manière spectaculaire le samedi 10 novembre 2018 de la  prise on Centrale de Douala où elle était gardée. Selon des informations sur haute instruction du chef de  l’Etat  Paul Biya qui venait de briguer un nouveau septennat à la tête du Cameroun. Les charges retenues  contre  elle  à savoir ;  Propagation de fausse nouvelle, atteinte à la  sûreté de l’Etat,(…) avaient été annulée  par le Commissaire du gouvernement le lundi 12 novembre  2018 au tribunal  militaire de Douala. Celle qui comparaissait  libre ce jour là a définitivement retrouvé la liberté. La solidarité de la presse en générale, de ses collègues du groupe La Nouvelle Expression et Equinoxe et celle du Syndicat national des  journalistes du Cameroun aura été  d’un  grand  apport dans  la  libération de  celle qui  a occupe  pendant  une  semaine la première page de tous les journaux du Cameroun.
Joseph Olinga correspondant du  quotidien privé Le messager à Bafoussam comparait libre au  Tribunal de première instance de  Bafoussam depuis le mois de  novembre 2018.
Le 03 novembre dernier,Joseph Olinga a été molesté par des gendarmes qui accompagnaient le 1er adjoint préfectoral de la Mifi, alors que le journaliste était sur le terrain pour vérifier l’effectivité de l’arrêté préfectoral fixant fermeture des débits de boisson à 21h, ce jour-là. Après quelques jours passés en cellule, Joseph Olinga a été renvoyé devant le juge pour répondre des  actes  qui lui sont reprochés. Pèsent  contre lui des charges de«rébellion et  incitation à la révolte». Renvoyée pour la première fois pour défaut de  plainte, l’affaire ministère publique  contre Joseph Olinga Ndoa, chef  d’agence  Ouest et Nord-Ouest de Le Messsager rendra certainement son verdict le 10 janvier 2018 prochain. 
Malgré les nombreuses critiques des médias qui estiment que c’est une forme de  trafic d’influence, l’affaire est  toujours  pendant devant le Tpi de  Bafoussam.
 Le cas Michel Biem Tong
Arrêté le 23 octobre dernier, le cyber journaliste et promoteur du Site Human Rights News, Michel BIEM TONG a été libéré par le tribunal militaire de Yaoundé après l’arrêt des  poursuites judiciaires contre lui.
Après avoir passé tour à tour des nuits depuis son arrestation dans les geôles du Sed et de la prison centrale de Yaoundé à Nkondengui, sa première audience a eu lieu le 5 décembre dernier à 11h et a duré 25 minutes. Ce jour Il a plaidé non coupable et a demandé qu'on lui donne du temps pour sa défense. Le procès a été reporté au 2 janvier prochain. Contre toute attente, le tribunal militaire a décidé de le libérer et d'arrêter toutes poursuites judiciaires contre lui.
En fait la  libération de  Michel Biem Tong a  été  décidé par  le Chef de l’Etat qui  ordonna  la  libération de  289 personnes arrêtées  dans  le  cadre de la crise anglophone. Les infractions retenues contre lui étaient: Usurpation de titre de Journaliste, apologie du terrorisme par les techniques informatiques, déclarations mensongères, outrage au Chef de l'état.
Les  sanctions du Cnc.
A coté des arrestations et de l’incarcération des hommes de  médias,  le  Conseil national de  la Communication a sanctionné une  bonne frange des médias et des journalistes au courant de cette  année 2018. Le  19 décembre 2018, l’organe  de régulation des médias  au Cameroun n’y est pas allé du dos de la cuillère.
Parmi les médias sanctionnés, on retrouve : Vision 4 sanctionné pour un mois, Ernest Obama et Patricia Mengue suspendu pour  un  mois, Roland Djotié de l’Economie quotidien écope également d’un mois. Plusieurs médias et journalistes ont été  suspendus et  blâmés.
 
Hervé Villard Njiélé 

 

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Ascension du mont Cameroun: Les préparatifs s’intensifient

17 Janvier 2019, 21:03pm

Publié par Hervé Villard

Après les sélections dans les régions de l’ouest et du Littoral, le tour est venu aux athlètes des régions du Sud-ouest et du centre de désigné leurs ambassadeurs.

 le départ c'est bientôt

le départ c'est bientôt

L’ascension du Mont Cameroun reste l’une des compétitions les plus prisées en athlétisme au Cameroun. La course sur ce mont dominant toute l’Afrique centrale attire tellement de monde. Seulement pour remporter les précieux prix mis en jeu durant cette compétition qui rassemble en moyenne mil athlètes nationaux et étrangers, il faudra cravacher dure, donner le meilleur de soi-même et compter sur la mauvaise forme de ses adversaires pour être sur le podium.
Pour mettre les chances de leurs cotés, pour surtout attirer la sympathie des récompenses de cette compétition confisquées depuis des années par les athlètes originaires des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, les différentes ligues régionales d’athlétisme travaillent d’arrache pied. Ces derniers préparent les athlètes dans leurs régions pour leur donner plus de chance.
A coté des régions du Littoral et de l’Ouest qui ont achevé les tests de sélection depuis plusieurs jours, les régions du Sud-ouest et du Centre sont programmés ce samedi. Selon des informations, plusieurs athlètes sont attendus. A l’issue de ces tests de sélection, seuls les meilleurs seront retenus. Et seront dans quelques semaines sur la liste des candidats à l’ascension du char des dieux.
Organisation
Parlant de l’organisation de la 24ème édition de cette compétition qui se tiendra le 23 février 2019 prochain, la machine avance à pas surs. La première réunion préparatoire de cet évènement a déjà eu lieu avec le Pr Narcisse Mouelle Kombi le nouveau ministre des Sports et de l’Education physique nommé le 4 janvier dernier par le président Paul Biya. Au courant de cette première réunion préparatoire, il était question de découvrir tous ceux qui tournent autour de l’organisation de l’ascension du Mont Cameroun, de faire le point des préparatifs et surtout d’envisager un calendrier pour la bonne organisation de l’édition 2019.
Selon des informations au sein de la fédération camerounaise d’athlétisme, les choses avancent. «On est en train de mettre sur pied les différentes commissions. Même si elles sont connues d’office, il faudra les officialiser. Après les tests de sélection, nous allons envoyer la liste au ministère des Sports et de  l’Education civique pour validation. Et c’est en fonction des performances des uns et autres que cela sera fait», informe Yves Desiré Ekwalla membre du comité d’organisation.
Pour cette 24ème édition on parle en moyenne de 1000 athlètes présents. Parmi les athlètes étrangers, on annonce les Kenyans, la République démocratique du Congo, le Rwanda, l’Ethiopie, la France, la Belgique, la grande Bretagne et l’Italie.
Malgré le conteste sécuritaire qui reste tendu, des assurances pour la tenue de l’évènement est cependant donné. Pour l’instant l’heure est aux préparatifs.
Hervé Villard Njiélé
 

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