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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Marché Mboppi : Le sycodew exorcise le démon de l’incendie

30 Octobre 2012, 11:09am

Publié par Hervé Villard

 

Mboppi


Réunie à Mboppi samedi 27 septembre 2012, les membres de ce syndicat et quelques commerçants, à travers un rite traditionnel  qu’ils ont fait ont démis le vœu devoir partir pour toujours le démon de l’incendie de ce marché.


La scène ressemble plus à une pièce de théâtre qu’à un rite traditionnelle. Pourtant selon ceux qui la réalisent, elle est pleine de sens et de signification. Puisqu’elle vise à botter hors du marché Mboppi, le démon de l’incendie qui depuis deux ans, ruine les commerçants de ce marché.


 Après avoir fait le tour des boutiques consumées par le feu, les responsables du Sycodev et quelques commerçants, chacun un seau  d’eau en main, se sont réunies au rez-de-chaussée de l’immeuble abritant leur syndicat (Sycodev).   Comme pour réveiller un esprit qui dort profondément,  ils se sont mis à clamer à plusieurs reprises le non de ce syndicat. Comme dans une forme d’incantation, ces derniers vont arroser  la cour de ce marché en demandant chacun à sa manière au démon de l’incendie de libérer le marché Mboppi.  «le syndicat a été créé pour lutter contre le feu. Le feu nuit à l’économie. Que le feu disparaisse du marché Mboppi » a déclaré le Père Tchendjou, président du Sycodev de la section du marché  Bonassama qui ouvre le bal de ce rituel. Il est secondé dans cette pratique d’exorcisme par Marline Nodjio, la présidente du syndicat du marché Mboppi.  «Je suis dans ce marché depuis trente ans. Il n y a jamais eu d’incendie d’une telle envergure. Le feu n’a jamais brulé autant de boutique. Que ce feu ne passe plus par Mboppi. Le Sycodev dit non au feu. Car, avec  le feu le Cameroun ne sera jamais émergent en 20135» a déclaré la présidente des commerçants du marché Mboppi à son passage. Dans le même ton et de la même manière, tous vont se prêter au même exercice jusqu’à la fin.

Les membres du syndicat des commerçants vont pareillement à cette occasion apporter leur soutient à tous les commerçants touchés par le feu et demander aux autorités de la ville de Douala de se pencher avec acuité sur ce dossier et surtout, de le traiter avec diligence.


Herve Villard Njiélé

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Incendie au marché Mboppi : Près de 80 boutiques consumées par les flammes

30 Octobre 2012, 10:35am

Publié par Hervé Villard

 

 

Mboppi.jpg


L’incendie s’est déclenché dans ce marché  ce vendredi 26 octobre 2012 aux environs de 16h 30 min. Les pertes sont évaluées à plusieurs  centaines de millions de Fcfa.

«C’est toute notre vie  qui est partie en fumée.  Le feu a tout brulé et  rien n’a été sauvé.  Je ne sais quoi faire ni par où commencer. Je ne peux même pas faire l’inventaire de  tout ce que j’avais dans cette boutique puisque j’ai approvisionné la boutique et les magasins la veille, c'est-à-dire le jeudi 25 octobre 2012 »  

Ces explications sont de  maman  Kouokam  née Tchidjou Christine commerçante au marché de Mboppi,  propriétaire de la boutique N°365 et victime de l’incendie qui s’est déclaré dans ce marché  le vendredi 26 octobre 2012 aux environs de 16h30 min. Celle qui est affectueusement appelée «ma sita» vient de voir sa boutique et ses magasins  être  réduits en cendre  par un incendie qui  a brulé plus  de 80 boutiques au marché Mboppi.

 


Assise à la véranda de l’une des boutiques de ce marché épargnée par le feu, les mains sur la tête, celle qui pleure à tue tête  ne sait plus  à quel saint se vouer. Sa boutique  et celles de sa famille, où se vendaient des produits alimentaires, et hygiéniques ont entièrement été incendiées. Les  marchandises,  réduites en un amas  de charbon, est repartie en désordre au sol. Les  armoires qui servaient d’étal eux aussi, n’ont pas échappées aux affres des flammes. Dans les décombres, on distingue également, des tôles consumées et des morceaux de parpaings issus des murs tombés sous l’action des flammes.  


Tout près,  Kameni Kouokam propriétaire de la boutique «N° 367 bis », kemegne Kouokam de la boutique  N°368  et autres partagent le même chagrin.  Leurs  boutiques elles aussi ont subit les affres des flammes qui étaient sans pitié pour les commerçants du marché Mboppi

 Le produits alimentaires (savons, huiles d’arachide pattes alimentaires,  savons en poudre (…) les produits de beauté  (Parfum, lait de beauté, savon de beauté (…) à moitié consumés sont éparpillés  en désordre dans les décombres.  «Le feu a débuté autour de 16h 30 au niveau de l’axe principal qui conduit au marché. A ce niveau ce sont les boutiques des biafrais qu’on trouve à majorité. Pendant qu’on éteignait le feu dans les boutiques là. On ne savait pas que  le feu allait attaquer nos boutiques. J’ai demandé que les enfants ferment les portes pour que les bandits ne profitent pas de la situation pour voler les marchandises», regrettent  « mama Sita » et ses filles complètement abattu par ce sinistre.

 

marche-Mboppi.jpg 

Les commerçants du marché Mboppi dans l’ensemble sont plongés dans la désolation car, le feu a tout brûlé à son passage, du moins dans ce secteur.  Les alimentations, les parfumeries et quelques boutiques de vente des appareils électroniques. Bref près de 82 boutiques selon le décompte provisoire réalisé par les responsables du syndicat des commerçants détaillant du Wouri branche du marché Mboppi  ont été réduites en cendre.  

 

Coup circuit


 L’origine des flammes reste inconnue. Mais, selon plusieurs témoignages faits par des commerçants, tout porte à croire qu’il s’agirait d’un coup circuit qui serait parti d’un poteau  électrique. Cette hypothèse reste du moins à vérifier. Une enquête a d’ailleurs été ouverte par les autorités en charge du marché.

D‘après les riverains, c’est l’intervention rapide de l’équipe mixte des sapeurs pompiers qui a permis de circonscrire les flammes. Auquel cas, on aurait frôlé le pire. «Les sapeurs  pompiers sont arrivés quelques minutes après la déclaration de l’incendie. Trois citernes ont été déportées sur le lieu. Quand l’eau est finie ils sont allés chercher l’autre. C’est grâce a eux qu’on  a pu éteindre le feu», raconte un commerçant  témoin de la scène.  Parmi ces sapeurs pompiers, on pouvait distinguer  les sapeurs du corps marins du port autonome de Douala, le corps des sapeurs de l’aéroport de Douala et  le corps des sapeurs du groupe Bolloré. «C’est cette synergies qui a permis de stopper le feu car, les flammes voulaient raser tout le marché» ajoute un autre commerçant qui salut cette initiative. Leur intervention a été ralentie par  l’exigüité des voies qui conduisent au marché, par  l’absence des bouches d’incendie à proximité du marché, et le non contrôle des populations curieuses présentes sur le site de l’incendie.

 

Implication des autorités


Les autorités de la ville de Douala informées de cette triste nouvelle  sont descendues sur les lieux le samedi 27 octobre2012. Le Gouverneur de la région du littoral, le délégué au près de la communauté urbaine de Douala, le premier adjoint du préfet du Wouri et le sous préfet de Douala 1er sont descendus sur le site du sinistre, question d’apprécier l’ampleur des  dégâts. Une enquête a été ouverte.

 

intervention-des-sapeurs-pompiers.jpg

  

L’incendie qui s’est déclaré au marché Mboppi ce 26 septembre 2012 est le deuxième du genre à se produire dans ce marché  depuis 2010. Le premier qui avait ravagé plus de 10 boutiques s’était déroulé dans l’après-midi du dimanche 15 mai 2011 aux environs de 16h30min. La récurrence des incendies au  marché de Mboppi vient ainsi remettre sur la sellette le problème d’organisation  des boutiques dans ce marché et surtout celui de la sécurité incendie dans les marchés Camerounais en général. Car, cet incendie n’est que la suite d’une longue série d’incendies dans les marchés, qui a débuté depuis quelques années au Cameroun. Celle-ci intervient après celui  s'étant produit au marché Congo de Douala  le 9 octobre 2012 et qui avait consumé plus d’une centaine de boutiques.

 


Sur le site  du marché Mboppi hier,  plusieurs commerçants  sinistrés étaient massés devant la différente entrée. Un cordon de sécurité établit depuis la déclaration de l’incendie  barrait la voie à tous ceux qui s’y amenaient. Des gendarmes postés à ces entrées et renvoyaient tout le monde. Personne ne pouvant entrer.   Toutes les entrées du marché étaient d’ailleurs sécurisées par les éléments de la gendarmerie et du GMi N°2. Car après l’incendie le marché Mboppi a été immédiatement fermé a eu lieu hier dans ce marché.

 

 

Réunion de crise


Le préfet du Wouri et les différentes responsables des syndicats des commerçants de la ville de Douala,  les responsables des forces de l’ordre ont organisé une réunion de crise au  marché Mboppi hier.  Il était question durant cette réunion d’apprécier l’ampleur des dégâts causés par  le feu et de recenser les commerçants sinistrés et leurs pertes. La réouverture partielle du marché était aussi à l’ordre du jour. Comme résolution prise, pour faciliter le recensement des commerçants sinistrés et leurs pertes,  tous les sinistrés sont appelés à se rendre au commissariat central N°1 où cela  va se dérouler à partir de ce lundi 29 octobre 2012. 

 

 

Pour faciliter l’inventaire des dégâts et rechercher l’origine du feu, il a été arrêté que l’on dégage seulement les principales entrées du marché. Les boutiques quant à elles doivent demeurer comme elles sont avec les décombres. Le temps que l’enquête soit bouclée. Selon Alice Maguedjo la présidente du Sycodew présente à cette réunion,  on a demandé à la communauté de curer le drain souterrain qui parte du  marché Mboppi  au Camp de gendarmerie du même lieu. Ceci pour éviter l’inondation au marché. Le grand absent à cette réunion a été Fritz Ntone Ntone le délégué au près de la communauté urbaine de Douala 


Hervé Villard Njiélé

 

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30ème anniversaire du Rdpc :La police saute sur les militants du Sdf à Douala

25 Octobre 2012, 18:49pm

Publié par Hervé Villard

 

 

La-police-sequestrant-les-militants-du-Sdf.JPG

Décidé à marcher pour dénoncer les trente années d’inertie du Rdpc et de son président Paul Biya, les militants du Sdf ont été stoppés dans leur action par les forces de l’ordre mobilisées pour la circonstance.

 

La scène  est à l’image d’un film Hollywoodien. Réunis au «Tropical Palace Régal Club», un snack bar situé non loin du carrefour dit «Mobil Bonakouamouang» à Akwa, Jean Michel Nintcheu, député Sdf et les militants de ce parti de l’opposition camerounaise,  s’organisent pour  la marche contre le régime Biya, annoncée depuis quelques jours, quand les éléments des forces de l’ordre sautent sur eux. Ils perturbent tout d’abord  la réunion de concertation qui se tenait avant d’arracher aux militants  les drapeaux et banderoles qu’ils transportent.   Comme cela ne suffit pas, les forces de l’ordre   qui avaient déjà regagné leur véhicule reviennent décoiffer  les militants. Casquettes et les foulards seront arrachés de même que quelques tracts. Jean Michel  Nintcheu, le députe Sdf présent au lieu de l’incident, n’est  pas épargné. Comme d’autres militants, il est également décoiffé. Ceux des  militants qui tentent de s’opposer à cette action sont brutalisés.

Après cet acte policier qualifié de barbare par les militants du Sdf et son leader Jean Michel Nintcheu, ces derniers vont décider d’entrer en action.  Ils déroulent la  banderole  prévues pour la marche de  protestation contre le régime du renouveau, qu’ils  avaient pris la peine  de soigneusement  protéger et engagent une marche. A peine,  ils ont fait 30 mètres, qu’ils sont  rattrapés par les éléments des forces de l’ordre qui dispersent la foule. Pour mettre fin à ce mouvement qui sali la célébration du 30ème anniversaire de l’accession du renouveau au pouvoir, les forces de l’ordre vont disperser  la foule à l’aide des  camions anti émeutes, plus connus sous l’appellation « mamiwata » et des bombes lacrymogènes. La foule paniquée va se disperser de même que les militants du sdf.

Selon le député Jean Michel Nintcheu qui décrie ce comportement animal des forces de l’ordre, cette réaction est  une preuve tangible que le régime au pouvoir est dos au mur.  «Comme vous voyez il y a ce dispositif de répression qui a été déployé aux premières heures de la matinée pour nous empêcher de manifester. C’est une manifestation que nous avons déclaré conformément à la loi. Nous sommes extrêmement  déçus. Je pense que les forces de répression viennent une fois de plus de nous prouver que M. Biya n’a plus rien à proposer aux Camerounais. Monsieur Biya ne survie que par son armée tribale. Mais, le peuple vaincra » ; a laissé entendre jean Michel Nintcheu à l’issue de la manifestation perturbée.

 

marche-du-Sdf-du-6-novembre-2012.JPG

Programmée pour ce 6 novembre 2012, date de la célébration du 30ème anniversaire d’accession de Paul Biya et du Rdpc au pouvoir au Cameroun,  la manifestation  publique du sdf prévue à salle de fête d’Akwa   n’a pas eu lieu.  Elle a été interdite par le sous préfet de Douala 1er Ekoa Mbarga jean Marc.  Cette manifestation avait pour  thème «30ans d’obscurantisme et de misère ; Non à la présidence à vie ! Oui à l’alternance démocratique. ». Pour empêcher à cette  manifestation  d’avaoir lieu,  la salle de fête d’Akwa  a été prise d’assaut aux premières heures de la matinée par les forces de l’ordre. Mais, cela n’a pas empêché Jean Michel Nintcheu d’organiser cette marche qui a été malheureusement perturbée.

 

Hervé Villard Njiélé

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Affaire Paul Eric kingue :la torture continue

25 Octobre 2012, 18:16pm

Publié par Hervé Villard


Paul-Eric-Kingue

 

L’affaire enrôlée à la cour d’appel du littoral ce lundi 22 octobre 2012 a été à nouveau renvoyée à la demande  du ministère public. La prochaine audience   aura lieu  le 30 octobre 2012.

 

 «Ce dossier est suivi par notre collègue  qui malheureusement  s’est pris de malaise par conséquent nous vous prions de renvoyer cette affaire à une date prochaine. » Cette déclaration est du représentant du ministère public présent à l’audience de Paul Eric Kingue ce 22 octobre 2012 à la cour d’appel du littoral. Venu représenter son collègue absent, il en a profité pour  introduire  et motiver un nouveau renvoie dans cette affaire. Renvoie qu’il a d’ailleurs obtenu sans anicroche. La prochaine audience de ce procès a été programmée au 30 octobre 2012. Le public venu nombreux pour voir les nouveaux éléments que le procureur général entendait produire au débat ce 22 octobre 2012 devra encore attendre la prochaine audience.

 Le comportement du  représentant du ministère public qui vient de demander un quatrième renvoie d’affilé  laisse penser qu’il est de mèche avec ceux qui sont après l’ex maire de Njombé-Penja.  Car, comment comprendre que depuis quatre audiences déjà, celui-ci n’a pas présenté ses réquisitions ?

S’agissant de l’audience de ce 22 octobre 2012, elle a durée moins de 5 minutes. Juste le temps que le ministère public informe les juges de l’indisponibilité de son collègue.

 L’accusé Paul Eric Kingue présent au tribunal n’a pas digéré cette attitude du procureur générale de la cour d’appel. Sans manifester sa colère, il a fait remarquer à la foule présente que le comportement du ministère public devenait une habitude.

A sa suite Me Manfo a décrié ce comportement peu orthodoxe du ministère public. «Le dossier est vide je vous l’avais dit depuis le début de ce procès. Il ya que je suis surpris par le comportement du procureur général. On dirait que dans ce procès c’est après avoir emprisonné quelqu’un qu’on cherche les preuves pour l’accabler. Mais, Paul Eric Kingue ne passera pas un seul jour en prison car, le dossier est vide. » Affirme-t-il avec colère.

 Plus courroucées encore étaient  les populations villageoises de Njombé-penja. Ceux qui  effectuent  chaque jour du procès un voyage sur Douala n’ont pas compris ce qui se passe. Pour nombreux d’entre eux, Paul Eric Kingue est innocent. Et, on veut seulement retarder son procès. «Nous savons que notre maire est innocent. C’est pourquoi tous les jours on est ici pour le soutenir  pour l’encourager. Est ce que ceux qui nous torturent là savent que nous dépensons de l’argent pour venir ici. Tout ça pour ne rien entendre. Dans tous les cas Dieu est au contrôle on va le libérer », affirme confiant l’un des villageois.

Poursuivi pour détournement de près de 10 millions, Paul Eric kingué avaient été innocenté parla majorité des témoins qui ont déposé devant la barre. Quels sont ces nouveaux éléments que le procureur général dit avoir contre Paul Eric Kingue ? Seule l’audience du 30 octobre 2012 nous le dira. Dans tous les cas on ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé

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Affaire Forjindam : Le délibéré prévu demain 25 octobre 2012

24 Octobre 2012, 18:00pm

Publié par Hervé Villard

 forjindam 2

Renvoyée à trois reprises pour non constitution légale du tribunal, le verdict final de l’affaire Chantier naval contre Zachaeus Mungwe Forjindam et dame Massot est prévu ce 25 octobre 2012

 Zachaeus Mungwe Forjindam et dame Massot seront certainement fixés sur leur sort ce 25octobre 2012.  Après de nombreux renvoies, le président du Tribunal de grande instance du Wouri va se prononcer sur le verdict final de cette affaire programmée dans son tribunal.

 Rendue en délibéré il y a quelques semaines, le verdict final de cette affaire avait été  programmé pour  la première fois  le 27 septembre 2012. Malheureusement ce jour, le collège des juges devant rendre ce délibéré n’étant pas complet, le délibéré a été renvoyé pour le 11octobre 2012. Ce 11octobre, alors que tout le monde s’attendait au rendu du verdict de cette affaire, Esther Mountgui président du Tribunal de grande Instance du Wouri et présidente de la collégialité qui gère cette affaire va une fois de plus une fois de trop proroger ce délibéré à ce 25 octobre 2012.

 Déjà, dans les familles des deux accusés, c’est le branle bas. Les cœurs battent la chamade. Des séances de prières pour implorer l’intervention du bon Dieu sont multipliées. Les membres des familles sont plus qu’angoissés. Car, ils craignent l’issue de cette sentence. Certains d’entre eux  au parfum l’actualité qu’il y a autour des procès de l’opération épervier redoutent une peine maximale. Car, dans ces procès, on n’acquitte personne. Les peines  oscillent entre 10ans et la condamnation à vie. En s’appuyant sur le verdict de l’affaire Cud-Finance contre  Etonde Ekoto où l’ex super maire de Douala avait été  condamné à deux ans d’emprisonnement ferme  par les juges Mbeula, Eyicke Vieux et Fogaing, tous juges de la même juridiction, certains membres des deux familles demeurent stoiques. Ils espèrent que ce verdict sera similaire à celui-là. Tout en se jetant dans l’expectative,  ils sont  dominés par l’inquiétude.

Si les familles sont inquiètes, les avocats des parties pensent que le juge va dire le droit et rien que le droit.  «Nous avons confiance à la justice » disent-ils.

 L’affaire de vol de matériels au Chantier Naval et Industriel du Cameroun est la troisième affaire pour laquelle Zacchaeus Mungwé Forjindam est poursuivi par le Chantier Naval. Dans ce cas suivant,  l’ex Dg du Cnic est poursuivi pour complicité de vol de matériaux avec Mme Njoh née Rose Massot, ancienne directrice de l’administration et des ressources humaines au moment des faits.

 Déclarés coupables

 A titre de rappel que, lors de l’audience 27 juillet 2012, le ministère public dans son réquisitoire, avait déclaré Zacchaeus Forjindam et Dame Massot coupables de détournement de fonds public d’un montant de 22.389.400 Fcfa et de tentative de détournement de matériaux appartenant au Chantier naval d’un montant de 4.236.300 Fcfa.

 Pour le ministère public, les faits reprochés aux accusés sont avérés. D’après lui, l’ex Darh du Cnic, dame Massot a pareillement utilisé les employés du Chantier naval pour construire son domicile et, ceux-ci étaient nourris et payés aux frais du Cnic. Les matériaux commandés via le Cnic, n’étaient destinés à aucun chantier en cours ni avenir. Donc dame Massot l’a fait pour les besoins de ses propres chantiers. Et ce, avec la complicité de l’ex Dg Zacchaeus Forjindam avec qui, elle avait des relations privilégiées. Le ministère public a pareillement déclaré ce jour que les commandes de matériaux ont été faits au moment où dame Massot était en chantier. Pour eux, Si dame Massot n’a présenté au tribunal aucune facture des matériaux de construction de sa maison ni fait venir son architecte comme elle l’avait déclaré au tribunal, c’est parce que ces matériaux venaient du Chantier naval.

 A propos de Zacchaeus Forjindam, le ministère Public a déclaré que celui-ci a failli à la mission que lui a assignée l’Etat camerounais. C'est-à-dire protéger le patrimoine du chantier naval en tant que garant des biens de cette entreprise. Pour le ministère public, l’ex Dg du Cnic a menti car, il a déclaré qu’il n’était pas au courant de l’enquête initiée par Bikoro, Dga du Cnic via la police judiciaire. Après avoir initié sa propre enquête en servant des demandes d’explication données aux employés concernés, il n’a puni personne. Même pas madame Massot directement impliquée dans cette affaire de vol de matériel. Attitude qui selon le ministère public témoigne du fait qu’il était complice de ce vol de matériel et des autres trafics que faisait la Darh. C’est pourquoi, il requiert sa culpabilité.

Durant les débats, les avocats de Forjindam Mes Baombé et Djoubairou  ont démontré à suffisance l’innocence de leur client. Forjindam sera–t-il condamné pour la troisième fois ? On ne perd rien à attendre. Le délibéré prévu pour ce 25 octobre 2012 seul, édifiera les uns et les autres dans cette affaire.

 Hervé Villard Njiélé

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Procès de rébellion : Mboua Massock condamné à payer 50.000 fcfav

23 Octobre 2012, 21:34pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 Mboua Massok110210300

La décision a été rendue ce 22 octobre 2012 aux environs de 12h 30 minutes par le tribunal de première instance de Bonanjo.

 

Le délibéré de l’affaire Mboua Massock contre Etat du Cameroun, prévu ce lundi 22 octobre 2012 au Tribunal de première instance de Bonanjo a effectivement eu lieu.   Comme d’habitude cette audience était courue par une foule de curieux assoiffée de connaitre la sentence  qui sera donnée a Mboua Massock, poursuivi depuis plusieurs mois pour rébellion.  Comme des anges gardiens, ils étaient tous installés dans la salle pour attendre la sentence. On  pouvait noter parmi cette foule de curieux  certains membres de la nouvelle dynamique nationaliste africaine et autres curieux.

 Parlant du délibéré lui-même, il  est passé telle une lettre à la poste. Juste le temps de permettre au juge de lire la sentence qui a été retenue contre le secrétaire générale de la nouvelle dynamique nationaliste africaine(Nodyna).  Mboua Massock et Yon Daniel  ont  été déclarés coupables par le juge du Tribunal de première instance. Ils ont  été  reconnus coupables d’acte de rébellion simple. Le tribunal  les reproche est d’avoir tenté d’inciter le peuple camerounais à la révolte par la distribution des tracts. Pour motif susmentionné, le tribunal les a  condamné à payer à l’Etat du Cameroun la somme de 50.000 fcfa   chacun et  à payer solidairement un dépens de 30.000fcfa.  Au cas où ces sommes ne sont pas payées,  a précisé le juge du Tribunal de première instance de Bonanjo,  Mboua Massock et  son compère subiront une contrainte par corps de six mois.


Colère


A la prononciation de cette sentence,  Mboua Massock dont nul n’ignore le courage, a piqué une crise de colère.  Il n’a  pas digéré le fait que le tribunal le déclare coupable.  « Car, l’acte que   j’ai posé ce jour là,  est un acte citoyen qui ne visait aucunement  à créer une rébellion. C’était conformément aux activités de mon parti », va-t-il faire entendre. Sur le coup de cette  colère, il va demander au juge de le condamner conformément à la loi camerounaise. Et, de lui accorder la peine la plus maximale.


Son Avocat, Me Michel Djomo malgré cette sentence va continuer à affirmer l’innocence de son client. «Je ne suis pas satisfait de cette décision du juge.  Mon client n’est pas coupable. On devait tout simplement l’acquitté car il est innocent », a-t-il déclaré à la sortie de l’audience qui a duré à moins de 30 minutes.


Arrestation


 A titre de rappel, Mboua massock   a été arrêté en plein centre ville d’Akwa  pendant qu’il distribuait des tracts de soutient au conducteurs de mototaxi, le 11 juin 2012 par les éléments de force de l’ordre. Il a  passé plus de  12 jours de détention provisoire dans les cellules de la gendarmerie du Port  située non loin de l’ancienne gare de Douala.

 

Sur les tracts de la dimension d’une carte de visite qu’il distribuait, on pouvait lire : « Au ben-skineurs, mon total soutient. Resistance jusqu’au but.  Ainsi est justifié mon combat sociopolitique. Pour en faire un camp fort, toujours je me place à coté des faibles  et des affaiblis. Voilà pourquoi est total mon soutien pour les plus exposés et en ce moment surtout en faveur des ben-skineurs, désormais présentés comme étant  des handicaps  à la mise  en œuvre «des grandes réalisations » par ces voleurs de la fortune publiques, arrogants fossoyeurs de la justice sociale et de la paix des cœurs au Cameroun ».


Hervé Villard Njiélé

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Affaire Paul Eric kingue : La torture continue

22 Octobre 2012, 21:10pm

Publié par Hervé Villard

 

Paul-Eric-Kingue

 

L’affaire enrôlée à la cour d’appel du littoral ce lundi 22 octobre 2012 a été à nouveau renvoyée à la demande  du ministère public. La prochaine audience   aura lieu  le 30 octobre 2012.

 

 «Ce dossier est suivi par notre collègue  qui malheureusement  s’est pris de malaise par conséquent nous vous prions de renvoyer cette affaire à une date prochaine. » Cette déclaration est du représentant du ministère public présent à l’audience de Paul Eric Kingue ce 22 octobre 2012 à la cour d’appel du littoral. Venu représenter son collègue absent, il en a profité pour  introduire  et motiver un nouveau renvoie dans cette affaire. Renvoie qu’il a d’ailleurs obtenu sans anicroche. La prochaine audience de ce procès a été programmée au 30 octobre 2012. Le public venu nombreux pour voir les nouveaux éléments que le procureur général entendait produire au débat ce 22 octobre 2012 devra encore attendre la prochaine audience.

 Le comportement du  représentant du ministère public qui vient de demander un quatrième renvoie d’affilé  laisse penser qu’il est de mèche avec ceux qui sont après l’ex maire de Njombé-Penja.  Car, comment comprendre que depuis quatre audiences déjà, celui-ci n’a pas présenté ses réquisitions ?

S’agissant de l’audience de ce 22 octobre 2012, elle a durée moins de 5 minutes. Juste le temps que le ministère public informe les juges de l’indisponibilité de son collègue.

 L’accusé Paul Eric Kingue présent au tribunal n’a pas digéré cette attitude du procureur générale de la cour d’appel. Sans manifester sa colère, il a fait remarquer à la foule présente que le comportement du ministère public devenait une habitude.

A sa suite Me Manfo a décrié ce comportement peu orthodoxe du ministère public. «Le dossier est vide je vous l’avais dit depuis le début de ce procès. Il ya que je suis surpris par le comportement du procureur général. On dirait que dans ce procès c’est après avoir emprisonné quelqu’un qu’on cherche les preuves pour l’accabler. Mais, Paul Eric Kingue ne passera pas un seul jour en prison car, le dossier est vide. » Affirme-t-il avec colère.

 Plus courroucées encore étaient  les populations villageoises de Njombé-penja. Ceux qui  effectuent  chaque jour du procès un voyage sur Douala n’ont pas compris ce qui se passe. Pour nombreux d’entre eux, Paul Eric Kingue est innocent. Et, on veut seulement retarder son procès. «Nous savons que notre maire est innocent. C’est pourquoi tous les jours on est ici pour le soutenir  pour l’encourager. Est ce que ceux qui nous torturent là savent que nous dépensons de l’argent pour venir ici. Tout ça pour ne rien entendre. Dans tous les cas Dieu est au contrôle on va le libérer », affirme confiant l’un des villageois.

Poursuivi pour détournement de près de 10 millions, Paul Eric kingué avaient été innocenté parla majorité des témoins qui ont déposé devant la barre. Quels sont ces nouveaux éléments que le procureur général dit avoir contre Paul Eric Kingue ? Seule l’audience du 30 octobre 2012 nous le dira. Dans tous les cas on ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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André Mama Fouda :Les mesures disciplinaires seront prises vis-à-vis des personnels concernés à l’hôpital Laquintinie. »

19 Octobre 2012, 17:41pm

Publié par Hervé Villard

 

Mama-Fouda-et-Joseph-beti-Assomo.JPG

 

Rencontré après la visite de lancement officielle de la campagne gratuite d’opération de la cataracte à l’hôpital Laquintinie, le ministre de la santé  publique  revient ici sur  le bilan à mis parcours de cette opération et s’explique également sur le scandale qu’il y a eu à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala au mois d’aout 2012.

 

 

 

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous  dire  en quelques mots ce qui justifie votre présence à l’hôpital Laquintinie ce jour ?


Merci à la presse nationale et internationale d’être venu à cette visite de travail que j’organise dans le cadre de ma visite de travail à Douala et à l’hôpital Laquintinie.  Je suis venu à l’hôpital Laquintinie pour que nous puissions apprécier ensemble la politique sociale menée par notre illustre chef d’Etat le président Paul Biya. A savoir, permettre aux Camerounais de recevoir des soins de qualité. La préoccupation du jour  est de donner la vue à près de 400 personnes qui souffrent de problème de cataracte. C’est donc un programme mené par le gouvernement du Cameroun, appuyer par la banque islamique de développement ou le programme nationale de lutte contre la cécité intervient avec une Ong tunisienne.


A  Quelques jours seulement du lancement de cette grande campagne sanitaire, quel est le bilan que nous pouvons faire aujourd’hui ?


Le bilan  à mis parcours aujourd’hui montre que sur un objectif de 400, nous avons déjà réalisé 200 opérations de cataractes  avec succès. Nous nous réjouissons de ce partenariat Sud Sud. Et nous demandons aux populations de faire confiance à cette politique sanitaire qui est donnée par le chef de l’Etat et qui est mise en œuvre  par le gouvernement.


A vous entendre  monsieur le ministre, on dirait que  la campagne d’opération de la cataracte est la seule raison de votre visite à Douala ?


La seconde étape de notre visite consistait à apprécier l’état physique et l’état  moral de l’hôpital Laquintinie. Sur le plan physique nous nous sommes préoccupés de l’état de certaines infrastructures de l’hôpital. Notamment pavillon mère enfant, le bâtiment de chirurgie, le bloc opératoire et enfin la morgue.  Au jour d’aujourd’hui nous savons que certains évènements ont eu lieu dans cette morgue il y a deux mois. La presse nationale et internationale  s’en’ est préoccupé.


Parlant justement du scandale qu’il y a eu à la morgue de l’hôpital Laquintinie, que s’est –il exactement passé ?


 A titre de rappel, nous savons que le 23 aout  2012 dernier, le jeune Ngueukam  Franck est arrivé à l’hôpital Laquintinie après avoir séjourné trois jours dans un centre de santé. Il a été admis au service de réanimation dans un état de santé précaire. Il a été pris en charge pour des troubles digestifs à type de colique fugace, un état fébrile et plus tard délétère. Son état de santé  s’en est allé aggravant jusqu’à ce que survienne un  comma et plus tard le décès. Par la suite le corps de ce jeune a été mis à la morgue à la date du 23 aout 2012.  A la date du jour, nous pouvons dire depuis deux mois. Les circonstances du décès de ce jeune homme ayant été considéré par certain comme suspecte, a conduit à l’ouverture d’une enquête.

L’enquête à conduit a des  réquisitions des autopsies. Ces autopsies ont montré que pour certains aspects, il n’ya pas eu un respect de la déontologie et de l’éthique. Toutefois, il apparait que différents prélèvement ont été effectués et ces prélèvements sont en cours d’analyse.


Les informations relayées font état d ce que les organes génitaux du jeune Nguekalm ont été enlevés. Qu’en est –il exactement ?


Au niveau des organes vitaux, il apparait qu’aucun n’a été enlevé à Nguekam contrairement à ce qui a pu être dit. Cette assertion a été reconfirmée par les plus grands experts que nous avons dans la république. Il ne me revient pas pour l’instant de révéler l’ensemble des détails. Mais, nous rassurons  l’ensemble de la presse nationale et d’opinion que par rapport au respect de la déontologie et de l’éthique où nous notons des manquements, les mesures disciplinaires seront prises vis-à-vis des personnels concernés à l’hôpital Laquintinie. Mais nous disons aussi que, cette manière d’agir doit interpeller tous les autres hôpitaux. Il est utile que je précise aujourd’hui aux journalistes que l’environnement juridique de cet évènement a rendu non souhaitable tout embaumement du corps par le formol à cause des examens qui devraient être effectués. Notamment des examens  toxicologiques. Ceci malheureusement a posé des problèmes parce que ce corps a fait des aller et retour  dans le secteur  congélation où il a été décongelé.


Dans quel état se trouve ce corps aujourd’hui ?


Ce corps n’est plus en très bon état. Parce que ces différents actes ont forcement entrainés une décomposition. Aussi, je pense que le temps est venu pour que le jeune Nguekam puisse reposer en paix. Il est temps qu’on mette fin à son calvaire en rendant donc la dépouille à la famille. Nous avons donc rencontré la famille pour lui dire qu’elle peut aujourd’hui organiser les obsèques.


Qu’est ce que vous comptez faire pour apaiser la famille si durement éprouvée par ce scandale ?


L’instruction a été donnée au directeur de l’hôpital Laquintinie pour qu’aucun frais  ne soit exigé à la famille. Que ce soit  les frais de préparation du corps ou les frais de la morgue. Idem la mise dans un cercueil zingué. Je pense que pour nous tous, je m’adresse aux médias, la décence nous invite tous désormais, à respecter l’âme du défunt. A pouvoir nous associer à la douleur de la famille. Et surtout, je voudrais que  chacun ait confiance à l’enquête qui suit son cours.  Je voudrais en fin dire que le gouvernement a été choqué par tout ce qui s’est passé. Et si nous sommes déplacés, c’est pour situer l’importance de ce dossier intégralement  pour qu’en toute sérénité, nous puissions prendre des mesures d’usage pour que l’hôpital Laquintinie qui est votre hôpital, l’hôpital mère de Douala conserve toute ses lettres de noblesse.


Quel message à l’endroit des Camerounais ?


Je voudrais en fin demandé à tous les Camerounais, de dénoncer, bien sur sans exagération les mauvaises pratiques qui pourraient avoir cours dans nos différents hôpitaux. Afin que l’on puisse non seulement améliorer la dimension éthique mais aussi rappeler la déontologie qui régie le métier de médecin. Mais, savoir aussi que si on a fauté, on peut être sanctionné. Je vais  terminer en souhaitant mes condoléances à la famille si durement éprouvée et souhaiter que l’âme de Nguekam repose désormais en paix.

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Réalisé par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Lutte contre la Cataracte :Mama Fouda à Douala

19 Octobre 2012, 17:35pm

Publié par Hervé Villard

 

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Le ministre de la santé publique   André  Mama  Fouda  était  rendre visite à l’équipe des chirurgiens ophtalmologues   qui consultent et opèrent la cataracte à l’hôpi tal Laquintinie.  C’était dans la matinée du 17 octobre 2012 aux environs de 10h.

 

 Rendre visite aux médecins et ophtalmologues présents à l’hôpital Laquintinie depuis le 13 octobre 2012. Soutenir ces derniers dans la lutte contre la cataracte qu’ils ont initiée. Apprécier le travail fait et surtout sensibiliser les populations de la ville de Douala et des environs sur les effets dévastateurs de cette maladie , premier responsable de la cécité chez les humains. Voilà résumer d’une manière succincte la mission du patron de la santé au Cameroun dans la région du littoral. En déplacement à Douala ce 17 octobre 2012, il a tenu à toucher du doigt les réalités de l’hôpital Laquintinie de Douala et surtout féliciter et apprécier le travail que font les chirurgiens et ophtalmologues tunisiens  en service à l’hôpital Laquintinie.

En effet, à l’occasion de la 7ème journée de la chirurgie de la cataracte, la banque islamique de développement en partenariat avec le ministère de la santé publique et l’Ong  Nadi Al  Bassar ont  organisé une campagne de dépistage et de traitement de la cataracte  au sein de cette institution hospitalière. Cette campagne qui a débuté depuis le 13 octobre s’achève le 20 de ce mois. Elle consiste à la consultation, au dépistage de la maladie et à son opération.

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Depuis le début de cette campagne,  renseigne André Mama Fouda, près de 190 patients ont déjà été opérés. «La cataracte est  la première cause de la cécité dans le monde. Cette cérémonie est un coup de main précieux que nous donnent nos partenaires et je souhaite qu’il y ait d’autres campagnes plus importantes», a déclaré le ministre de la Santé  publique pendant le discours de circonstance qu’il a présentée dans l’enceinte de l’hôpital Laquintinie.

 Satisfait du travail qui est en train d’être abattu sur le terrain, André Mama Fouda a félicité à la fois  la banque islamique de développement l’Ong tunisienne Nadi Al Bassar,  pour leur implication dans l’évènement et surtout leur ambition à lutter contre la cataracte  au Cameroun et de réduire la cécité sur l’ensemble du triangle national.  

De son discours, on apprendra que,  la lutte contre la cataracte, la campagne de consultation et d’opération de la maladie est rendue aujourd’hui à sa troisième expérience. La première a eu lieu  en 2009 à l’hôpital Laquintinie de Douala. Pendant cette phase inaugurale, 460 malades avaient été opérées. En juillet 2010 période de la deuxième expérience, 512 malades avaient été opérées. Pendant cette  troisième  édition, qui tire d’ailleurs déjà à sa fin,  les chirurgiens entendent opérer près de 400 personnes encore.

Pour réaliser ce brillant exploit, une main d’œuvre qualifiée et exceptionnelle a été mobilisée. Il s’agit ; des ophtalmologues parmi lesquels 6 Tunisiens, 8 Camerounais, des techniciens, des infirmiers, des agents de surfaces. Pour la célérité des opérations, 6 tables d’opération ont été mobilisées de même que  6 microscopes.

Selon le ministre de la santé publique,  la seconde phase de ce programme prévoit la formation de 6 jeunes camerounais  en ophtalmologie apprend-on.

 Après  la cérémonie de lancement officielle de cette semaine sanitaire, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda a fait la visite de tout l’hôpital Laquintinie. Il était au bloc opératoire, à la nouvelle maternité encore en aménagement, à la morgue de cet hôpital, à la chirurgie et au pavillon Samuel Eto’o encore en construction.

Dans sa suite, il était accompagné d’une forte délégation dans laquelle se trouvait  le directeur de l’hôpital Laquintinie, Dr Dissongo, du Gouverneur de la région  du Littoral, Beti Assomo, du délégué régional de la santé publique pour ne citer que ceux-ci.  La campagne en elle-même attire beaucoup de monde. Des malades en nombre important attendent d’être opérés.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Affaire Scdp: Nguini Effa condamné à 30 ans d’emprisonnement

14 Octobre 2012, 23:21pm

Publié par Hervé Villard

 


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La décision a été rendue  par le tribunal de grande instance du Wouri  très tôt le samedi 13 octobre 2012 aux environs de 5h en présence de l’épouse de l’ex Dg de la Scdp et des autres membres de  sa famille. 


Trente ans  d’emprisonnement ferme. C’est la peine qui a été attribuée à l’ex directeur général de la  société camerounaise des dépôts pétroliers,(Scdp) Jean Baptiste  de la Salle Nguini Effa. Cette décision jugée « très dure » par les proches de Nguini Effa lui est tombée dessus comme un couperet. D’ailleurs l’ex Dg de la scdp s’en est offusqué. «On veut braquer des citoyens  camerounais en leur demandant de payer de l’argent qui se trouve à la Scdp. Des sommes qui sont en caisse. Comment vous pouvez acceptez de telle injustices et sur la base des documents ? », a déclaré Nguini Effa. 
A la suite de cette sanction, les biens de ce dernier ont été confisqués. Il s’agit des comptes bancaires et des biens immeubles.  Il a été condamnés a payé solidairement avec d’autres condamnés, la somme de 2 125 459 661 fcfa  à la Scdp représentant le montant de détournement qu’il y a eu au sein de cette entreprise. A ceci s’associe le montant de 20 000 000fcfa de dommages et intérêts  à payer à l’Etat du Cameroun et environs 108152 000 fcfa de dépens.
Comme  jean Baptiste Nguni Effa, d’autres  cadres de la Scdp coaccusés dans cette affaire ont été condamnés. Il s’agit de  Onana Adzi, directeur financier de la Scdp à l’époque des faits, qui écope de 13ans d’emprisonnement ferme,  de Jean Beautemps  Mackongo Guéyé , ex directeur administratif et comptable, reconverti en expert comptable, qui s’en sort avec 12 ans et de Marc Didier Etoundi qui bénéficie de 10 ans. Ces derniers sont solidairement tenus de payer avec l’ex Dg les sommes susmentionnées. Leurs biens ont été également saisis.

 
Deux coaccusés par contre ont été acquittés. Il s’agit de Théodore Guillaume Toko Dikongué, responsable développement  du projet à Yaoundé et de  Kisito Bogne Ondoua, chef de cabinet de l’ex directeur général. Poursuivis successivement pour le détournement de 243 millions pour le premier et de 6 millions pour le second, ils ont été déclarés non coupables pour faits non établis. Innocenté depuis quelques semaines par la partie civile, celle-ci a au moment des plaidoiries sur la peine remercié le tribunal de les avoir acquittés d’une manière définitive. «Merci parce que  nous avons dit durant les débats  qu’il y avait des accusés ici qui n’avaient pas leur place le box. Ceux qui ont été condamnés ont commis des fautes. Votre jugement est une vérité judiciaire », a déclaré Me Tchakounté Patie, représentant de la Scdp dans cette affaire.  Le ministère Public dans ces réquisitions  demandé que l’on condamne les coupables à une peine maximale.
C’’est depuis vendredi 28 août 2009 que Jean-Baptiste de La salle Nguini Effa ,ex-directeur général de la Scdp, Kisito Bogne Ondoua ex-chef de cabinet, Jean Beautemps Mackongo Guéyé ex directeur administratif et comptable, Jean Onana Adzi, directeur administratif et financier, Théodore Guillaume Toko Dikongué, responsable développement à Yaoundé, et Marc Thierry Etoundi chef service de la trésorerie et du recouvrement ont été admis à la maison d’arrêt de Douala. Ceci cinq mois après l’audit du Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Contrôle supérieur de l’Etat, sur la gestion de Nguini Effa, uniquement sur les exercices à problème de 2005, 2006 et 2007, où il avait été relevé 25 irrégularités de gestions portant sur un déficit de 955 083 664 Fcfa. Des fautes de gestion assimilées à des détournements de fonds publics. Pas satisfait du verdict, les avocats des différentes accusés ont promis se pourvoir en cassation.

 

Hervé Villard Njiélé



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