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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Affaire Dubuisson : Le délibéré sous la menace d’une autre prorogation

29 Août 2012, 19:23pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Jacques-Dubuisson

 


 Selon des informations en provenance des experts, l’absence du juge Kenmoé  sera certainement à l’origine de cette nouvelle décision que va prendre les juges durant le procès qui s’ouvre ce matin.

 

Le verdict finale de l’affaire Dubuisson est sous la menace d’un nouveau renvoie. Selon des informations de source judiciaire, cette affaire court le risque d’être renvoyée à nouveau. Comme raison, on avance l’absence du juge Kenmoe, président de cette collégialité. 

Selon des informations recueillies au Tribunal de grande instance du Wouri, le juge Kenmoé, président de la collégialité des juges qui arbitrent cette affaire, pendante devant le Tribunal de grande instance du Wouri depuis 2010 est absent. Celui-ci selon une source au secrétariat du service du  procureur de la république  de cette juridiction serait en congé depuis plusieurs jours déjà. Et, ne serait pas encore de retour. Du moins jusqu’au moment où nous quittions ce service hier son retour des congés n’était pas encore signalé. «Je sais que le juge Kenmoe est allé en congé. Comme tout bon fonctionnaire, il  le mérite  bien. Quant à la durée, je ne connais  exactement pas. Tout ce que je sais, c’est qu’il est en congé et qu’il  en a profité pour se soigner ». Déclare notre source. Celui n’a non plus été aperçu ces jours-ci  au tribunal de grande instance où, il a l’habitude d’être. Une situation qui laisse penser que celui-ci serait  encore en congé.

L’absence du juge Kenmoe au procès de ce jour, qui se précise au fur et à mesure que le temps s’égraine, risque d’influencer la tenue de cette dernière. Et par conséquent, la  prorogation à nouveau du  délibéré pourtant très attendu à la fois par l’accusé  Jacques Dubuisson, les public nombreux qui attend de voir le sors qui sera réservé à celui qu’il appelle tous « criminelle,  assassin » et la famille de Marie-Thérèse Badjeck, épse Dubuisson,  qui crie vengeance depuis l’assassinat de leur sœur.

 


Scénarios possibles


Selon  Me Josette Kadji, avocat au barreau du Cameroun, l’absence du président Kenmoé influence le procès à plusieurs niveaux.   Son absence peut soit entrainer la prorogation du délibéré ou soit entrainer  la réouverture des débats à nouveau.

S’agissant de la première option portant sur la prorogation du délibéré, me Kadji laisse entendre que le seul fait que le juge Kenmoe  soit absent entraine la prorogation du délibéré. Car, «il  y a absence  d’un membre de la collégialité. Et sur le plan juridique, l’absence d’un membre du collège des juges, est une raison  de renvoie d’une audience. Car,  il y a non constitution légal du tribunal.» affirme-t-elle.

La deuxième option qui,  selon  elle parait être la voie de dernier recours, c’est la réouverture des débats. Cette option n’est prise qu’en cas de constitution d’une nouvelle collégialité.  D’après les arguments que cette avocate  avance. Si indisponibilité du juge Kenmoé est avérée, «on va procéder à la constitution d’une nouvelle collégialité.» Et, en cas de constitution de cette  nouvelle collégialité,  on est obligé de rouvrir les dossiers à nouveau pour permettre aux juges de s’imprégner du dossier. Cette dernière pense plus que le délibéré sera prorogé. Car, si le juge Kenmoe a suivi les débats depuis le début de cette affaire, on sera obligé de l’attendre. «Il y a des délibérés dont le renvoie dure plus d’un an. Ce n’est pas recommandé sur le plan légal mais, c’est souvent le cas» déclare-t-elle

Argument partagé par me Pierre Marie Youmbi, l’un des membres du conseil de la défense de Jacques Dubuisson. Celui-ci pense également que le délibéré sera prorogé. Car, « même si l’on nomme une autre collégialité, il faudra que l’on laisse du temps au nouveau membre du collège de prendre connaissance du dossier donc la prorogation du  délibéré est probable. » mentionne-t-il.


Meurtre avec préméditation

Il faut dire que depuis le début de cette affaire, Jacques Dubuisson est  poursuivi pour meurtre et port illégal d’arme à feu par le ministère public. En fait, après l’assassinat de sa femme, la police a saisi 8 armes à feu  donc une de calibre douze, qui a permis de commettre le crime au domicile Dubuisson. Selon des informations, celui-ci après la dispute avec sa femme dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010 est  allé chercher son arme, qu’il avait pris la peine quelques minutes plus tard  de charger dans la chambre et, a abattu froidement sa femme, sous les regards impuissants  de son fils, Joseph Dubuisson aujourd’hui âgé de 13ans.

Après son forfait apprend-on, Jaques Dubuisson a tenté de se suicider en tirant un second coup de fusil qui va malheureusement plutôt lui arracher la chair au niveau de la mâchoire et de la joue. C’est  après de longs mois de soins intensif à l’hôpital qu’il retrouvera la santé.

 Pendant les débats, il a plaidé non coupable et a d’ailleurs déclaré qu’il aimait beaucoup sa femme et qu’il avait financé sa scolarisation.

Après avoir entendu le prévenu et l'accusation, les ayants droits de Marie Thérèse Badjeck, l'épouse assassinée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010, le ministère public a déclaré l'époux coupable du meurtre avec préméditation de son épouse.

Diverses raisons ont motivé cette décision, notamment, l'hésitation du français qui a présenté trois versions différentes de son alibi devant la barre, mais également, le témoignage à charge de son fils Jacques Joseph Ajopé Dubuisson. La réparation de l'arme du crime qui était défectueuse avant le jour du meurtre et également la confiscation des actes d'état civil de sa femme et de son fils gardés au consulat de France vont peser contre lui.

Les ayants droit de Marie-Thérèse Badjeck, épse Dubuisson,  qui se  sont constitués partie civile et leur conseil ont réclamé 300 millions Fcfa  au titre des dommages et intérêts.

Pour l’un des avocats de la partie civile, «l’incident du 29 au 30 décembre n’était qu’un alibi. Tout était déjà programmé». Le verdict de cette affaire très courue par les médias de la capitale économique du Cameroun attendu ce jour court le risque d’être prorogé comme ce fût le cas  à l’audience du 8 aôut 2012.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Tribunal: Mboua Massock embarrasse le tribunal

29 Août 2012, 15:51pm

Publié par Hervé Villard

Mboua Massok110210300 

Traduit devant la barre  pour acte de rébellion, le président de la nouvelle dynamique nationaliste africaine(Nodyna), a tourné en dérision le procureur de la république du Tribunal de première instance du Wouri pendant l’audience du 27 aout 2012

 

La troisième audience de l’affaire Mboua Massock  qui se tenait  au Tribunal de première instance de Bonanjo ce  27 aout 2012 avait l’air d’une pièce de théâtre. Tous ceux qui ont fait le déplacement du  tribunal pour voir le «commandant Mboua Massock» se défendre pour la première fois,  depuis qu’il  a été traduit devant cette juridiction, ont passé tout leur temps à rire.  Ils étaient émus par les déclarations du « Père des villes mortes »  très serein et déterminé à mener jusqu’au bout le combat qu’il a commencé.

Pendant l’examination in chief (interrogatoire de  l’accusé par les avocats de la défense), celui qui a choisi de témoigner sous serment  a nié son implication dans tout acte de rébellion et de révolte qui lui sont reproché.   «Je n’ai pas demandé au conducteur de moto de se rebeller. Je ne leur ai pas demandé de se révolter. Je n’ai non plus violenté un agent public ou un officier de la police ou de gendarmerie venu faire respecter cette loi » a déclaré le président de la Nodyna.

A la question de savoir s’il était au courant de cette mesure du premier ministre ordonnant la régularisation de l’activité des conducteurs de mototaxi dans la ville de Douala, celui-ci a répondu par l’affirmative. Mais, tout en précisant qu’il  l’a apprise via les médias (la presse la radio et la télévision  comme tout le monde) « je n’ai jamais  vu ni lu la réglementation ou les textes eux mêmes » a précisé Mboua Massock.¨

Pendant la cross examination (l’interrogatoire de l’accusé par le procureur), celui-ci a tourné en dérision le procureur de la république qui l’interrogeait. Répondant aux questions du magistrat qui cherchait à comprendre pourquoi, il a choisi  de distribuer ces tracts  aux conducteurs de mototaxi et  la veille de l’application de la loi organisant cette profession, Mboua massock va déclarer devant la barre qu’il distribuait ces tracts à tout le monde. Aux conducteurs de mototaxi et à tous ceux qu’il rencontrait.

  S’agissant du choix de la période de la distribution de ces tracts, il va laisser entendre que cela a commencé depuis le 4 juin et s’est prolongé jusqu’aux 11 juin 2012, jour de son arrestation. Et que, il aurait continué son œuvre  s’il n’avait pas été arrêté. «Je ne travaille pas en fonction du programme de l’Etat. Mon partie à son propre programme que nous respectons. Peu importe si ça coïncide avec le calendrier de l’Eta.» A-t-il affirmé à la barre.

Interrogé sur le contenu du message «soutien total au benskinneurs », il va dire  qu’il soutien les conducteurs de moto parce que ce sont les faibles, les affaiblis et surtout parce que ceux-ci sont rejetés par la société.  «Je soutiens les benskinneurs parce que  j’ai toujours soutenu les faibles, les affligés. Il n ya pas que les conducteurs de moto que j’ai soutenu. J’ai soutenu les enseignants dans leur grève, les chauffeurs dans leur grève et même les procureurs dans leurs mouvements. Vous savez quand vous vous battiez ici pour avoir des box pour les accusés dans ce tribunal Mboua massock était du combat. Le commandant Mboua Massock soutient tout les faible »

 Pendant qu’il expliquait l’expression «Résistance jusqu’au bout» écrit  sur le dit  tract, le président de la Nodyna va dire que c’est une signature que l’on retrouve sur tous les documents produit pas son partie depuis le  23 février 2012. Avant d’ajouter  qu’il ne soutient pas le désordre urbain, mais  qu’il lutte plutôt contre un régime qui prône le désordre urbain. «La résistance va durer jusqu’à ce que le régime Biya tombe. Je suis un résistant de la manière dont les choses sont conduites dans ce pays. », a-t-il laissé entendre. 


Son compagnon Yon Daniel a pareillement  cité devant la barre et a fait savoir qu’il était entrain de réaliser un programme politique établit par le parti. Et que, pour d’autres détails, il fallait consulter  le sécrétait général de la Nodyna(Mboua massock)  pour en savoir plus.   Dans ce procès, Mboua Massock est assisté au tribunal par Mes Mbock Valère, Me Djomo Michel. L’audience a été suspendue et sera reprise le 24 septembre 2012.

 

Arrestation


Mboua massock   a été arrêté en plein centre ville d’Akwa  pendant qu’il distribuait des tracts de soutient au conducteurs de mototaxi, le 11 juin 2012 par les éléments de force de l’ordre. Il a  passé plus de  12 jours de détention provisoire dans les cellules de la gendarmerie du Port  située non loin de l’ancienne gare de Douala.

Sur les tracts de la dimension d’une carte de visite qu’il distribuait, on pouvait lire : « Au ben-skineurs, mon total soutient. Resistance jusqu’au but.  Ainsi est justifié mon combat sociopolitique. Pour en faire un camp fort, toujours je me place à coté des faibles  et des affaiblis. Voilà pourquoi est total mon soutien pour les plus exposés et en ce moment surtout en faveur des ben-skineurs, désormais présentés comme étant  des handicaps  à la mise  en œuvre «des grandes réalisations » par ces voleurs de la fortune publiques, arrogants fossoyeurs de la justice sociale et de la paix des cœurs au Cameroun ».

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Opération épervier : Forjindam condamné deux fois pour des faits similaires

21 Août 2012, 16:24pm

Publié par Hervé Villard

 

forjindam 2 

Selon des arguments  soutenus par les avocats qui assurent la défense de l’ancien Dg du chantier naval, cela a été orchestré de  toute pièce par  l’actuel Dg par intérim du chantier  Naval  François Bikoro Alo’o qui veut absolument occuper le poste de Dg de cette entreprise nationale.

 

 «Objectivement, Forjindam n’a pas été condamné pour les même faits. Certes il s’agit des paiements par chèques  mais, il ne s’agit pas des mêmes paiements. Ni des mêmes chèques. Dans les premiers dossiers on avait incriminé des paiements précis avec des chèques précis. Ce sont ces paiements par ces chèques qui font l’objet du premier dossier. Dans le second dossier, il  s’agit des autres chèques d’un montant de 206 millions. Ce ne  sont pas les même chèques, ce ne sont pas les mêmes paiements. Ça se ressemble mais ce n’est pas la même chose. En clair, lorsque la  première procédure a été engagée sur dénonciation du commissaire au compte, qui a listé un certain nombre de paiements  par chèques fait au profit de certains entreprises. Monsieur Bikoro a demandé à son collaborateur Atouga   d’aller faire  de nouvelle recherche dit-il. C’est dans le cadre de cette nouvelle recherche que son  collaborateur Atouga dit qu’en plus dès chèques dont a parlé le commissaire au compte, il y a d’autres chèques encore qui représentent des paiements sans pièces justificatives. Donc en vérité  ces chèques sont bien différents les uns des autres. C’est pourquoi la règle non bis im idem ne s’applique pas ici (règle qui proscrit la condamnation ‘une personne deux fois pour les mêmes faits).  C’est  deux procédures différentes mais qui sont semblables.»

Cette déclaration est de Me Baombé l’un des avocats membre du collège des avocats qui assurent la défense de Zacchaueus  Mungwe Forjindam, depuis  le déclenchement des différentes procédures qui ont entrainé la condamnation à vie de l’Ex Dg du Chantier Naval et Industriel du Cameroun.

 Selon celui qui maitrise parfaitement tous les différents dossiers dans lesquels est incriminé son client,  Forjindam, celui-ci n’a pas encore été poursuivi pour les mêmes faits. S’agissant des  différents chefs d’accusations portés contre son client, Il déclare sans ambages que Forjindam est victime d’une cabale judiciaire bien organisée par  François Bikoro Alo’o, l’actuel  Dg par intérim du Chantier Naval.

 Selon celui qui  déclare fonder ses arguments sur les témoignages et les différents dossiers dont il a pris connaissance  pendant qu’il assurait la défense de son client, les différentes plaintes formulées contre Forjindam sont vicieuses. déclare-t-il. «Les différents paiements pour lesquels il est poursuivi  dans  le premier dossier sont des paiements faits au cours des exercices 2003, 2004,2005 par chèque. Dans le second dossier, il s’agit  il s’agit des paiements faits en 2003 et 2004. C’est suffisamment vicieux que de diviser des paiements  faits au cours de la même période en deux blocs pour multiplier les chances de condamnations de M. Forjindam.  Tout en sachant que, s’il est déclaré non coupable dans une procédure,  on peut voir dans quelle mesure on peut bousculer pour qu’on le déclare coupable dans l’autre. C’est l’option de la cabale. Et  cela conforte  l’idée selon laquelle  c’est Bikoro qui a provoqué la condamnation de Forjindam. Ce n’est plus une intention, cela  ressort du dossier.  Car, dans le premier dossier, c’est Bikoro qui a provoqué l’audit, c’est lui qui est venu avec les auditeurs au Cnic. Et dans ces déclarations,  il dit que c’est lui qui a supervisé cet audit. Il savait bien ce qu’il faisait. C’est vrai qu’on ne peut pas être juge et partie mais malheureusement dans les faits c’est ça. Il l’a lui-même déclaré. C’est lui qui déterminé les thermes de référence  donc le travail qui doit être fait. C’est lui qui a supervisé l’audit. Et c’est lui qui a déposé la plainte dans le cas de la deuxième procédure. C’est lui qui a encore déposé la plainte dans la troisième procédure. Nous  n’imaginons pas, les faits sont clairs.  Bikoro s’est personnellement impliqué dans toutes ces procédures. Et, il ne pourra jamais dire qu’il n’est pas à l’origine des malheurs de monsieur Forjindam.» témoigne Me Baombé  sans ambages.

Pour l’avocat  de la défense  de Forjindam Très serein dans ses déclarations, si François Bikoro  défendait justement les intérêts du chantier naval comme il l’a clamé au tribunal durant son audition, il aurait regroupé les chefs d’accusations en un seul et permettre que Forjindam se défende en bloc. «C’est comme si encore aujourd’hui, ils peuvent garder les justificatifs des autres chèques et porter une nouvelle fois l’affaire devant les tribunaux pour détournement de fond. C’était bien planifié » ajoute-t-il avant de regretter la condamnation à vie de son client. « L’Etat camerounais ne sait plus finalement ce qu’il veut. Il ne  sait qui est bon pour lui. Des hommes comme Forjindam ne devaient pas être en prison. Ce sont des génies que l’Etat devait protéger, Car, ils sont rares. Sauver une entreprise donc les trois quarts de son chiffre d’affaire ont  été engloutis, et la ramener au niveau où le Cnic était au moment de son arrestation, n’est pas donné à tout le monde. Il faut être un génie. M. Forjindam avait beaucoup de projets pour le chantier Naval. Je ne veux pas citer le projet du Yard Pétrolier de Limbe qui était déjà réalisé à 50%. C’est une grosse perte pour notre pays » argue-t-il.

 

Cabale judiciaire ?

La  condamnation à vie  de Zacchaeus Mungwe Forjindam dans l’affaire des 12 chèques frauduleux  par le Tribunal de grande instance du Wouri a laissé pantois tous ceux qui ont assisté aux différentes plaidoiries.  Plusieurs personnes n’ont pas compris pourquoi  le Tribunal de grande instance du Wouri a condamné Forjindam pour les faits similaires alors que,, la cour d’appel du littoral dans son jugement rendu le 18 juillet 2012 l’avait déclaré non coupable de détournement de fond.  Comment comprendre le paradoxe qui existe entre les  jugements rendus par les deux juridictions alors que les services ont été rendus aux mêmes entreprises et à la même période ?

Il est a noté que pendant les plaidoiries, Forjindam a apporté au tribunal les preuves irréfutables  que d’autres auditeurs indépendants avaient également vu examiné et validé toutes les pièces justificatives pour des paiements  faits par le chantier Naval Particulièrement en 2003 et 2004. Il s’agit du commissaire au compte du Cnic, la firme Pricewaterhousecoopers qui avait vu, examiné et validé les dits documents au moment des faits. Convaincu de la  sincérité et des justificatifs  de ses informations financières, il avait certifié les comptes 2003 et 2004 sans réserve. Les compte avaient par la suite été approuvés par le conseil d’administration et adoptés par les actionnaires. Forjindam avait par ailleurs reçu des lettres de félicitation de la part du conseil d’administration. M. Louis Claude Nyassa Pca du Cnic qui   s’est abstenu de témoigner contre Forjindam Dans ce procès. Le commissaire  au Compte qui n’avait par ailleurs pas signalé l’existence de 12 chèques frauduleux, a refusé de témoigner au tribunal contre Forjindam. Car Il  n’était pas d’accord pour ces allégations. Le contrôle supérieur de l’Etat qui a séjourné au Cnic  durant la période allant de septembre à décembre 2006, a conclu à la fin de leur mission qu’il a vu, examiné et validé toutes les pièces justificatives concernant toutes les dépenses  effectuées au Cnic entre 2003 et 2006. Et a conclu à la fin qu’il n y a pas eu détournement au cours de cette période. Les trois experts du Consupe dans le cadre de la première affaire, celle portant sur le détournement de près de 800 millions de fcfa  entre aout et septembre 2010 ont témoigné sous serment qu’il n’y a pas  eu détournement au Cnic entre 2003 et 2006. Ce témoignage a été présenté  au tribunal et l’extrait plumitif a été  admis comme preuve au dossier.

Malgré toutes les preuves apportées pour  justifier que les paiements  ont été effectués, malgré les témoignages sous serment, de Forjindam et de Ngwang jean Simon qui déclaraient que les justificatifs étaient disponibles au moment de la signature des dits chèques, malgré le refus du commissaire aux comptes et du Pca du Cnic de témoigner, le tribunal a condamné Forjindam et trois de ses anciens collaborateurs  à vie. Une attitude qui fait comprendre que le tribunal a finalement retenu les conclusions  de l’audit orchestré et diligenté par François Bikoro.

Cette décision du Tribunal de grande instance du Wouri rendue le 20 juillet 2012  et qui condamne Forjindam et trois anciens collaborateurs à vie,  pousse les uns et les autres à s’interroger sur la légalité de  l’audit diligenté au  Cnic par François Bikoro. Cet audit là est-elle au dessus de celle réalisée par le Consupe, le Conseil d’administration du Cnic où par le commissaire aux comptes?

Hervé Villard Njiélé

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Opération épervier : Les juges de l’affaire Etonde Ekoto changés à nouveau

17 Août 2012, 16:22pm

Publié par Hervé Villard

Etonde EkotoOpération épervier

 

Les juges de l’affaire Etonde Ekoto changés à nouveau

 

La nouvelle collégialité  en charge de cette affaire a  poursuivi les débats en cours lors de l’audience du lundi 13 aout 2012 à l’annexe du tribunal de grande instance de Bonanjo.

« Ce n’est pas moi qui nomme les juges de la collégialité. Je ne suis pas bien placé pour vous dire si cette nouvelle collégialité va mener les débats jusqu’à la fin. Puis que ce n’est pas moi qui nomme les juges qui constituent la collégialité. Tout ce que je sais c’est que, la nouvelle loi nous permet de continuer les débats dans cette affaire et non plus de revenir en arrière comme ce fut le cas par le passé. En quoi  ça va vous avancer  de connaitre la nouvelle collégialité ? »

Cette déclaration est du juge  Fogaing, président de la nouvelle collégialité,  mandatée pour juger l’affaire  Cud-Finance contre Etonde Ekoto et Compagnie.  Répondant ainsi aux questions des avocats qui assurent la défense du colonel Etonde Ekoto, qui voulaient savoir pourquoi la collégialité a été changée et les nouveaux membres qui la composent, le juge Fogaing a rappelé avec insistance que la présence d’une collégialité n’influence aucunement les débats puisqu’on ne recommence plus l’affaire à zéro.

En fait, l’inquiétude des avocats  du colonel Etonde provient du fait que le nouveau juge qui compose la collégialité n’a pas été présent au début de cette affaire et ne saurait comprendre le dossier comme ceux qui étaient  présents des le début. Par conséquent étant donné que, son avis compte au moment de la prise de la sanction définitive, son appréciation peut influencer la décision. D’où l’inquiétude des avocats de la défense.

Malgré ces différentes remarques, la nouvelle collégialité  constituée des juges Eyicke Vieux, Fogaing, par ailleurs, président de cette nouvelle collégialité et du Juge Bella ont décidé de  poursuivre les débats. Car, il n’y a qu’un seul  nouveau juge qui s’est ajouté. L’ancienne collégialité constituée des juges Fogaing, Eyicke et Kenmoé n’a perdu qu’un seul membre, le président Kenmoe. Donc, avec deux juges  sur trois qui ont suivi les débats depuis le début,  il n ya pas lieu de s’inquiéter. Pense  le président du tribunal. 

Après cet échange,  l’audience sera une fois de plus perturbée par une dispute au sujet de  la méthodologie  de gestion des différentes affaires inclus dans le dossier. Pour  le ministère public, il faut gérer au cas par cas.  En procédant ainsi ça va faciliter  la compréhension et la gestion du dossier. pense-t-il. Cet  argument est rejeté par  la défense qui  argue que, les accusations forment  un tout   et qu’on ne saurait gérer   ce dossier au cas par cas. Il est de bon ton que chaque accusé passe et qu’on l’entende. Car, en gérant au cas par cas, un accusé risquerait de passer plusieurs fois devant la barre. Propose solidairement les avocats de la défense.

Pendant cette audience, la demande de renvoie introduite par un représentant des avocats de la partie civile, absents à cause de l’assemblée générale des avocats qui se tenait à Bamenda  du 11 au 12 Aout 2012 a été rejetée malgré l’insistance.   Me Happy  l’un des avocats du collège de la défense du colonel Etonde a trouvé léger cet argument. «Je sors de Bamenda. Je suis arrivé dans la ville à 3h. L’assemblée générale était prévue du 11 au 12 aout2012. On ne peut pas boycotter une procédure dans laquelle les gens sont en prison pour cette assemblée général » a-t-il martelé en signe de protestation.

 Après cinq minutes de pause prise pour permettre aux uns et aux autres de retrouver leur esprit, le ministère public qui déclare rechercher une sérénité et une célérité dans les débats  a poursuivi l’interrogatoire de l’accusé Manynga  le directeur du Cradem.  Celui-ci  s’est  expliqué sur la nature du marché passé avec la cud, les réalisations et les gains empochés. L’audience  a été suspendue   et ne sera reprise que le 23 aout 2012 avec la suite de l’interrogatoire de du directeur du Cradem. Il faut noter en passant que, c’est pour la troisième que la collégialité en charge de juger l’affaire Etonde Ekoto vient d’être changée.

 

Herve Villard Njiélé

 

 

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Décès de Stéphane Tchakam: les journalistes camerounais en larme

13 Août 2012, 20:28pm

Publié par Hervé Villard

Après le décès brutal ce lundi 13 aout 2012 de Stéphane Tchakam, brillantissime journaliste et émérite du quotidien Le Jour, qui assurait depuis quelques mois le poste de directeur des rédactions dans le journal de Haman Mana, ses collègues et confrères lui rendent ici un vibrant hommage
 
Alain Njipou (Coordonnateur de la rédaction au quotidien Le Messager)NJIPOU (2)
« C’est finalement une grosse perte pour la corporation »
C’est une matinée de lundi qui est plutôt cauchemardesque pour les hommes de médias en général. La mort vient une fois de plus perturber un tout petit peu la tranquillité, la célérité qu’il y a dans ce métier si tant est qu’il y a même une sérénité au sein de cette corporation qui a maille à partir avec les nombreux problèmes qu’elle rencontre. C’est à travers les ondes d’une chaine de télé de la place que j’ai appris, malheureusement devrais-je dire, le décès inattendu de Stéphane Tchakam.
Quand il officiait encore au sein de Cameroun Tribune, lui et moi, nous avions de très bons rapports. Il était toujours porté sur des questions culturelles. Et à l’époque, je pense que nous formions un quatuor formé de Stéphane Tchakam à Cameroun Tribune, Marion Obam à Mutation Louis Blaise Ongolon à La Nouvelle expression et moi-même au Messager. En fait, chacun apportait toujours du sien pour que l’article culturelle qui allait paraitre dans son journal ait quelque chose de plus que ce que son confrère devait produire. Stéphane Tchakam était toujours celui qui était le plus expérimenté, le plus outillé. L’image que je retiens de Stéphane Tchakam, c’est celui d’un journaliste chevronné, pétillant de talent, dévolu et qui aime son métier. C’est finalement une grosse perte pour la corporation. Je ne suis pas sûr qu’à l’avenir, on ait encore des plumes acerbes, et matures comme celui qui s’est brisé ce matin.
Arnaud Tchapda (Journaliste au quotidien Le Jour) Photo-Arnaud-Tchapda.jpg
«J’espère que Dieu va combler le vide qu’il a créé. »
C’est une nouvelle qui m’a assommée. C’est le rédacteur en chef de Douala Denis Kouebo qui m’a appelé ce matin pour m’annoncer qu’i y a une mauvaise nouvelle. Et, qu’on devait se retrouver à la rédaction. Curieux que je suis, j’ai appelé Mathias Ngamo qui m’a fait savoir qu’il s’agit du décès de Stéphane Tchakam. J’ai été très choqué d’autant plus que, c’est samedi dernier qu’il annonçait sur facebook qu’il revenait ce lundi. Puisqu’il était en congé maladie. J’ai discuté avec lui pour savoir s’il ne pouvait pas différer son retour, question de se reposer un peu. Mais, il m’a fait savoir qu’il allait mieux. J’étais rassurer et je n’attendais plus que lundi pour le relire et le revoir. Et, ce matin cette triste nouvelle tombe dessus. Je suis un peu perdu. Je pense que je vais reprocher à Dieu de toujours nous enlever les hommes les plus valeureux, les hommes donc l’humanité a le plus besoin. Et, j’espère que Dieu va combler le vide qu’il a créé. Ce ne sont pas que des mots, Stéphane était un ange, il mettait la joie partout où il passait. C’était un professionnel accompli. Voilà un homme de qualité qu’on va perdre.
Théodore Tchopa (Journaliste au quotidien Le Jour)
« Je garde de lui l’image d’un bosseur »ThAcodore-Tchopa--journaliste.jpg
Je suis d’autant plus terrifié et abasourdi que c’est à travers la revue de la presse d’une chaîne de télé de la place que j’ai appris cette triste nouvelle ce matin (Hier ndlr). Quelques minutes avant cela, j’ai constaté un appel manqué de Arnaud Tchapda, mon confrère. Et subitement à la télé j’entends citer Stéphane dans un angle Funèbre. C’est quand l’animateur poursuit en disant «nous souhaitons nos condoléances à la famille de Stéphane Tchakam que, j’apprends qu’effectivement il est décédé. Et, je manque de peu de m’effondrer.
Si j’apprends la nouvelle de cette façon comme tous les autres c’est tout simplement parce que Stéphane dégageait une sérénité au point où, il était difficile de soupçonner quelque chose. Sa dernière apparition dans cette rédaction, c’était dimanche dernier. Stoïque qu’il est, Il ne laissait pas transparaitre le doute sur son sors. C’est vrai qu’il était malade. Il nous a ouvert ses paupières et on a constaté que ces yeux étaient blancs. Il nous a rassuré en disant qu’il a commencé à se mettre sous régime, et qu’il espère que ça ira. Je garde de lui l’image d’un bosseur, d’un infatigable. Chaque fois que je le regardais bosser, je pensais toujours à ce savant qui avait dit «si je décède un jour écrivez sur ma tombe : Ici repose celui qui de son vivant ne s’est jamais reposé. J’ai vraiment le sentiment qu’il ne fallait que ce décès pour contraindre Stéphane Tchakam au repos. Globalement, Stéphane était humain, dévoué, il savait servir les autres plutôt que de se faire servir. Si on a été à l’école de Stéphane et qu’on ne garde rien, il faut dire qu’on s’est tout simplement trompé de chemin.
Denis Kouebo (Rédacteur en chef au quotidien le jour, chargé du desk de Douala) Denis-Kwebo-jrnliste-au-Jour.jpg
« Ce qu’il a semé, on va continuer à récolter même après sa mort. »
Très tôt ce matin, j’étais en route pour mon bureau lorsqu’ on m’a appelé pour m’annoncer le décès de Stéphane Tchakam très tôt ce matin à l’hôpital général de Douala. Je me suis immédiatement rabattu à cet hôpital pour me rassurer que cette nouvelle était vraie. Là bas, j’ai découvert qu’il était réellement mort. Il faut dire que Stéphane était en repos médical de 15 jours mais, il a brisé ce repos médical pour passer nous voir lundi passé. On était là à rigoler. On pensait qu’il était entrain de revenir. Car, il souffrait d’une anémie sérieuse. Rien ne laissait croire que quelque chose de ce genre allait se passer aujourd’hui. C’était un ami de très longue date. Le contact professionnel le plus sérieux s’est créé avec le crash de Banga Pongo. Quand il est arrivé ici en 2009, il a crée une ambiance sereine. Ce qu’il faut retenir de lui c’est qu’il aimait le travail de façon anormale. Son repos médical représentait 15 jours de traumatisme pour lui.car, ça l’empêchait d’être au travail. C’est tout le monde qui est touché. Stéphane a été d’un grand apport pour ce journal, pas seulement en tant que directeur de la rédaction. Mais aussi et surtout en tant que journaliste et grand reporter. Par sa présence, beaucoup d’enfants ont aimé le journalisme et ont développé de plus en plus de passion pour ce métier. Il donnait un coup de main à tout le monde. Il a tenu la double page au quotidien le jour, il l’a créée, il l’a portée. Depuis qu’il est devenu directeur de la rédaction, il y a un saut qualitatif terrible sur l’augmentation de la qualité du journal, l’augmentation du nombre de tirage, l’augmentation du salaire qu’il a obtenu avec le concours des autres. Ce qu’il a semé, on va continuer à récolter même après sa mort.
Recueillis par Hervé Villard Njiélé

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Affaire Dubuisson : Le juge prolonge le suspens

10 Août 2012, 10:27am

Publié par Hervé Villard

 

Jacques-Dubuisson.jpgAffaire  Dubuisson


Le juge prolonge le suspens


Le verdict  final de cette affaire attendue  le mercredi  8 aout 2012 a été renvoyé au 31 aout 2012.

 

Jacques  Dubuisson et le collège d’avocats qui assurent sa défense  croyaient être fixés sur leur sort en venant au tribunal de grande instance de Bonanjo   le 8 aout 2012. Mais, seulement,  ils  sont rentrés déçus.  Car le juge  du Tribunal  de grande instance de Bonanjo ne s’est pas prononcé sur la sentence finale de cette affaire de mœurs, pendant devant  cette juridiction  depuis 2010 et pour laquelle ils sont incriminés.   Ces  derniers devront encore attendre quelques semaines pour être informés des  sanctions retenus contre eux.

Rendue en délibéré le 8 aout 2012  comme l’annonce l’ordonnance de renvoie de cette affaire, l’audience qui s’est ouverte ce jour  au tribunal de grande instance n’a durée que quelques dizaines de minutes. Juste le temps de permettre à  l’assistance  de constater que   le collège des juges devant rendre ce délibéré n’est pas complet.

En effet, selon les  explications de l’un des juges qui composent cette  collégialité, le  juge  qui préside la collégialité est absent. Cette dernière a eu des empêchements. C’est pourquoi elle n’est pas  là. A précisé ce dernier pendant l’audience, avant de renvoyer l’affaire pour le 30 aout 2012.

Comme Jacques Dubuisson et les avocats qui composent sa défense, les amis,  les membres de la famille de madame Marie Thérèse Dubuison  décédée et le public  venu nombreux être témoin de  la fin de cette affaire qui a bouleversée toute la capitale économique au moment des faits, sont restés sur leur soif.   Malgré cela, ils ont promis être présents pour être témoin de la sanction qui sera infligée à celui qu’ils qualifient tous « d’assassin ».

 

Meurtre avec préméditation

Il faut dire que depuis le début de cette affaire, Jacques Dubuisson est  poursuivi pour meurtre et port illégal d’arme à feu par le ministère public.

 En fait, après l’assassinat de sa femme, la police a saisi 8 armes à feu  donc une de calibre douze, qui a permis de commettre le crime au domicile Dubuisson.

 Selon des informations, celui-ci après la dispute avec sa femme dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010 est  allé chercher son arme, qu’il avait pris la peine quelques minutes plus tard  de charger  dans la chambre et, a abattu froidement sa femme, sous les regards impuissants  de son fils,  Joseph Dubuisson aujourd’hui âgé de 13ans.

 Après son forfait apprend-on, Jaques Dubuisson  a tenté de se suicider en tirant un second coup  de fusil qui va malheureusement plutôt lui arracher la chair au niveau de la mâchoire et de la joue. C’est  après de longs mois de soins intensif à l’hôpital qu’il retrouvera la santé.  

 Pendant les débats, il a  plaidé  non coupable  et  a  d’ailleurs déclaré qu’il aimait beaucoup sa femme et qu’il avait financé sa scolarisation.

après avoir entendu le prévenu et l'accusation, les ayants droits de Marie Thérèse Badjeck, l'épouse assassinée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010, le ministère public a déclaré l'époux coupable du meurtre avec préméditation de son épouse.

Diverses raisons ont motivé cette décision, notamment, l'hésitation du français qui a présenté trois versions différentes de son alibi devant la barre, mais également, le témoignage à charge de son fils Jacques Joseph Ajopé Dubuisson. La réparation de l'arme du crime qui était défectueuse avant le jour du meurtre et  également la confiscation des actes d'état civil de sa femme et de son fils gardés au consulat de France vont peser contre lui.

 Les ayants droit de Marie-Thérèse Badjeck, épse Dubuisson,  qui se  sont constitués partie civile et leur conseil ont  réclamé 300 millions Fcfa  au titre des dommages et intérêts.  Pour l’un des avocats de la partie civile, « l’incident du 29 au 30 décembre n’était qu’un alibi. Tout était déjà programmé ».

Le verdict de cette affaire très courue par les médias dans la capitale économique du Cameroun sera finalement connu le 30 août 2012.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

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Affaire Cnic Contre zachaeus Forjindam : L’absence des avocats de la défense paralyse le procès

10 Août 2012, 09:55am

Publié par Hervé Villard

forjindam 2Affaire Cnic Contre zachaeus Forjindam

 

 L’absence des avocats de la défense paralyse le procès

 

L’affaire prévue pour ce jeudi 9 aout 2012 a été renvoyée au 30  de ce mois.

 

La énième audience de l’affaire Chantier Nvaval et Industriel du Cameroun  contre Zacchaeus Mungwe Forjindam et madame Massot qui  s’est déroulée au tribunal de Grande instance de  Bonanjo hier, n’a duré que le temps de son renvoie. Pourtant, les trois juges qui composent la collégialité, souvent à l’origine des  nombreux  renvoies que l’on observe  dans  les différentes  affaires de l’opération épervier étaient  bel et bien présents. L’audience a été renvoyée à la demande du conseil des accusés. C’est  Me Massot, l’un des  membres du collège  des avocats qui assure la défense  de  dame  Massot,  dans  cette affaire du vol du matériel au  chantier naval qui a demandé le renvoie. Comme motif, elle a évoqué l’absence de Me Happy souffrant et qui n’a pas pu faire le déplacement du tribunal et de  Me Makolle qui est allé assister un proche souffrant. Dans sa demande de renvoie introduit au tribunal, elle a sollicité que l’affaire soit renvoyée pour un minimum de dix jours pour permettre   la constitution du  collège d’avocat qui assure  la défense de madame Massot.   Après avoir consulté le ministère public, qui n’a trouvé aucun problème à ce renvoie,  le juge de la collégialité a renvoyée cette affaire au 30 aout 2012 pour la poursuite des débats. Me Baombé  avocat de M. Forjindam, est resté solidaire à la demande de renvoie introduite par Me Massot.  Il a déclaré qu’il ne pouvait assurer la défense de Forjindam qu’en présence du collège des avocats qui assure la défense de l’Ex directeur d’administration et de ressources  humaines (Darh) du chantier naval.

 

 

Déclaré coupable


Il faut dire à titre de rappel que, lors de la dernière audience qui s’est tenue au tribunal de grande instance de Bonanajo le 27 juillet 2012, le ministère public dans son réquisitoire, avait  déclaré Zacchaeus Forjindam et Dame  Massot coupable de détournement de fond public d’un montant de 22.389.400fcfa et de tentative de détournement de matériaux appartenant au chantier Naval d’un montant de 4.236.300 fcfa.

 Pour le ministère public les faits reprochés aux accusés Forjindam et dame Massot  sont avérés. Car, le 4 février 2008, un camion immatriculé Lt 8587I chargé  de matériaux destinés à la charpente a été intercepté à la sortie de la guérite du chantier naval. Et selon les différents témoignages des différents employés du Cnic qui ont déposé à la police judiciaire, pendant les différents enquêtes et à l’audience, il s’est avéré que c’est matériaux de construction était destinés au chantier de la Directrice de l’administration et des ressources humaines(Darh), dame Massot.

 Selon le ministère public, l’ex Darh du Cnic, madame Massot a pareillement utilisé les employés du Chantier naval pour construire son domicile et, ceux-ci étaient nourris et payé aux frais du Cnic.  Les matériaux commandés via le Cnic, n’étaient  destinés à aucun chantier en cours ni avenir. Madame Massot d’après le ministère public l’a fait pour les besoins de ses propres chantiers. Et ce, avec la complicité de l’ex Dg Zacchaeus Forjindam avec qui, elle avait des relations privilégiées. Le ministère public  a pareillement déclaré ce jour que  les commandes de matériaux ont été fait au moment où dame Massot était en chantier. Pour eux, Si dame Massot n’a présenté au tribunal aucune facture des matériaux de construction de sa maison ni fait venir son architecte comme elle l’avait déclaré au tribunal, c’est parce que ces matériaux viennent du Chantier naval.

A propos de Zacchaeus Forjindam,  le ministère Publique a déclaré que celui-ci a failli à la mission que lui a assignée l’Etat camerounais. C'est-à-dire protéger  le patrimoine du chantier naval  en tant que garant des biens de cette entreprise. Pour le ministère public, l’ex Dg du Cnic a menti car, il a déclaré qu’il n’était pas au courant de l’enquête initié par Bikoro Dga du Cnic via la police judiciaire. Après avoir initié sa propre enquête en servant des demandes d’explication aux employés concernés, il n’a puni personne. Même pas madame Massot directement impliquée dans cette affaire de vol de matériel. Attitude qui selon le ministère public témoigne du fait qu’il était complice du vol de matériel et des autres trafics que faisait la Darh.  C’est pourquoi, il requiert sa  culpabilité.

Les plaidoiries qui devaient débuter ce 9 aout 2012 débuteront effectivement le 30 aout 2012 prochain

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

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Grève à la Cud : Thomas Moudoumbou désamorce la bombe

6 Août 2012, 21:07pm

Publié par Hervé Villard

cudGrève à la Cud


Thomas Moudoumbou désamorce la bombe


Dans une communication faite à l’endroit des grévistes de la communauté urbaine de Douala hier, il a persuadé ces derniers de suspendre momentanément le  mouvement d’humeur  qu’ils ont engagé depuis mardi dernier

 

«On sait généralement comment ces affaires là commencent, on ne sait jamais comment sa fini. Je sais ce que c’est que la grève. L’année dernière, nous avons eu la chance avec  les grévistes de la faim. Il ne faudra pas que cela se reproduise encore. J’ai demandé aux jeunes de suspendre provisoirement leur mouvement parce qu’ils ne peuvent pas trouver une solution à leur problème maintenant. Je leur ai demandé d’attendre le  retour du délégué du gouvernement qui est aujourd’hui en congé pour continuer leur manifestation. Car, c’est le seul à même d’apporter une solution à leur problème. »

Cette déclaration est de Thomas Moudoumbou Souga, secrétaire général du cabinet du délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala. Rencontré à son bureau après la communication qu’il a eu avec les stagiaires qui contestent  le mode de recrutement à la communauté urbaine de Douala, celui-ci déclare avoir posé cet acte de son propre chef. Il est revenu sur les  motivations qui l’ont poussé à s’adresser aux jeunes. «Ces jeunes ce sont nos enfants,  ils ont presque tous l’âge de mes enfants. Je n’étais pas là quand les faits se déroulaient. C’est à travers  les médias et les collègues que j’ai appris ce qui s’est passé. J’ai constaté ce matin en venant qu’il y avait un sit in devant l’hôtel de ville. Et,  il fallait que je fasse quelque chose. J’ai  rencontré des jeunes et je leur ai dit de venir le 14 aout 2012 quand le délégué sera là. Ce n’est que du réalisme. Car, s’ils passent tout leur temps là et que par mégarde quelque chose arrive à l’un  d’eux, je ne le souhaite pas, ce malaise là va prendre une autre ampleur. C’est par prudence et surtout par motif de conscience que j’ai posé cette acte là », explique-t-il avant de repréciser que son initiative est personnelle.

Selon des jeunes  grévistes qui ont apprécié ce geste d’humanisme et qui, l’ont immédiatement  mis en exécution, le secrétaire générale leur a également demandé sur le plan administratif, de faire une requête commune et de déposer au secrétariat  du délégué de la communauté urbaine de Douala. Il a recommandé aux jeunes de déposer la copie de leur requête à la préfecture, au service du gouverneur, au commissariat spécial, à la légion pour informer la hiérarchie de ce qui se passe.

Cette action de ce responsable de la Cud a permis de décongestionner l’entrée principale de cette unité administrative, transformée en cours de récréation depuis le début de la grève mardi 31 juillet 2012. Les jeunes assis certains, sur les bancs publics de la Cud, d’autres en pleine discussion s’attelaient à la rédaction et au dépôt de la requête commune recommandé par le Sg de la Cud hier après midi.  Les trois leaders du groupe  étaient d’avantage impliqués dans cette action qu’ils croient salvatrice pour le groupe. Ils ont d’ailleurs promis respecté scrupuleusement ces prescriptions et  ont promis ne revenir que le 14 aout 2012 pour manifester leur colère.  «Nous sommes entrain de faire la requête comme on nous a demandé. Après cela on va rentrer pour ne revenir que le 14 quand  le délégué lui-même sera là pour reprendre notre mouvement » affirme l’un d’entre eux.

A la communauté urbaine hier,, les services se poursuivaient normalement. Tout le monde etait à son poste.    Le secrétaire générale qui veut voir claire dans cette affaire de recrutement à la Cud a d’ailleurs convoqué une réunion technique avec les directeurs techniques. Cette réunion se  tient  ce jour. Il faut noter  que  c’est depuis mardi dernier que, près de 90 jeunes stagiaires qui sont en grève dans cette institution.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Mouvement d’humeurs au Pad : Le service a repris ce lundi matin

6 Août 2012, 20:57pm

Publié par Hervé Villard

 

port-autonome-de-Douala.jpgMouvement d’humeurs au Pad

Le service a repris hier matin


Selon le président du syndicat des travailleurs de la zone portuaire, un consensus a été trouvé entre les syndicats de la plate forme portuaire pour la reprise des travaux

 

Le mouvement d’humeur qui a eu lieu au port de Douala samedi dernier  n’a pas connu un prolongement hier lundi 6 aout 2012, comme l’ont annoncé plusieurs chaines de télé et radio de la ville de Douala. Débuté dans la nuit de samedi, ce mouvement qui a paralysé tout le port a été stoppé  par les représentants des différents syndicats des travailleurs qui exercent au port autonome de Douala.

Selon Tondam jean Pierre président du syndicat départemental des travailleurs de la zone portuaire, un consensus a été trouvé entre les différents syndicats des travailleurs exerçant au port autonome de Douala pour ramener le calme. « Quand nous avons été informé de ce mouvement d’humeurs qu’ il y a eu au port autonome de Douala,  immédiatement nous sommes descendus sur le terrain pour demander aux gars de travailler », précise Tondam jean pierre. D’après le président du syndicat en exercice au port autonome de Douala joint au téléphone hier soir,  le mouvement d’humeur est né d’un problème de débarquement d’un navire. En fait raconte-t-il, «un navire a accosté au port autonome de Douala et des acconiers de Cyntra une autre société de manutention qui n’a pas encore obtenu d’agrément. C’est alors qu’une vive contestation est née et à dégénéré en mouvement d’humeur. »  Pour l’instant précise-t-il,  « la situation est revenue au calme.  Les dockers ont repris le travaille tôt ce matin. Nous sommes entrain de préparer une correspondance  que nous allons adresser au gouvernement » poursuit-il.

Au port de Douala hier, la situation était revenue au calme. Les employés étaient bel et bien  en service. On a observé des mouvements dans tous les secteurs. Du terminal à conteneurs au terminal conventionnel, des va et vient s’observaient. Des grues en activité déchargeaient les bateaux qui ont accosté au port, tandis que des camions chargés de marchandises faisaient des aller et retour. «Mes équipes de travailles travaillent normalement. Au moment où je vous parle, mes équipes du jour ont fini leur boulot et ceux du soir comme vous voyez sont en train de prendre service. Vous  voyez que notre service fonctionne normalement. », affirme un responsable au centre d’embauche du groupement patronal des aconiers du Cameroun (Gpac).

Selon celui qui s’attèle a organisé les équipes de dockers qui sont en train de prendre successivement service, un jour de perturbation des travaux au port autonome comme celui de samedi  dernier entraine la perte de nombreux milliards. «L’Etat camerounais perd en moyenne 1,3 milliards par jour en cas de grève au port autonome de Douala. »

 

Hervé Villard Njiélé.  

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Surcharge dans le transport : Le silence complice des autorités.

3 Août 2012, 14:35pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Police-camerounaise.jpg Surcharge à Douala


Silence complice des autorités.

 

La suspension des contrôles routiers à l’origine de cette mafia des transporteurs qui concourent à remplir leurs poches.

« Les surcharges  dans les véhicules de transport sont  la panache des autorités administratives. C’est eux qui sont à l’origine de ces tracasseries que nous passagers, subissons dans les différentes villes du pays.  Les autorités du pays ont enlevé la police sur la route  et aujourd’hui, ces  gens se permettent n’importe quoi sur la route  et au péril de la vie des passagers. L’autorité  ne veut pas que l’on perturbe ni les conducteur de moto ni les chauffeurs de taxi en surcharge. Auparavant,   il y avait les barrières de la police qui surveillaient cela. Mais, aujourd’hui, il n y a plus rien. Cette décision contribue à  faire proliférer le laisser aller sur la voie publique, les surcharges, les vols de véhicules et autre maux graves qui vont grandissant de nos jours »

 Cette déclaration  est d’un officier de police responsable de la sécurité routière en service au commissariat centrale N°1 de la ville de Douala. Selon ce dernier très courroucé par ce qui se passe et se vit au quotidien dans le transport urbain et interurbain dans la ville de Douala et les autres villes du Cameroun, l’autorité administrative est responsable des actes délinquants et immoraux que l’on observe  de nos jours sur la voie public. D’après celui qui déplore les actes de surcharge, l’incivisme et surtout les accidents mortels qui se recrutent sur nos voies par centaine, plusieurs causes justifient cela. A coté de la décision de supprimer les contrôles routiers, principale cause de surcharge, il associe  la promotion des auto-écoles clandestins et surtout le fait que l’Etat ne veille pas suffisamment à réguler ce secteur d’activité. « Les  camerounais n’étaient pas encore prêt  à s’auto-discipliner et à s’auto prendre en charge. Depuis la suppression des contrôles de police dans les années 2005-2006, cette situation s’est empirée. Il y a également  le problème de la  délivrance du permis de conduire qu’il ne faut pas négliger. Depuis un certain temps au Cameroun, on  ne sait plus qui délivre le permis et comment cela se passe. Aucune norme n’est respectée. D’ailleurs vous tous vous savez comment on fait pour être chauffeur. Il suffit de travailler comme convoyeur pendant un à deux mois et vous devenez chauffeur après avoir acheté votre permis de conduire. C’est normal compte tenu de cette situation que les chauffeurs surchargent parce qu’ils ne savent même pas combien de passagers doit prendre le véhicule qu’il conduit » explique-t-il avant d’ajouter qu’il faut que l’Etat fasse quelques chose.

Pour un autre officier de police charge de gérer la circulation au rond point, la recrudescence des motos encouragée par l’Etat fait partie des mobiles à ne pas négliger. Selon ses explications, le nombre de conducteurs de moto s’est accru dans la ville de Douala. Ces derniers qui font également dans le transport, font concurrence aux chauffeurs taxi et autres. Ils se voient obliger de surcharger pour arrondir leur recette qui s’amenuise au fur et à mesure qu’une moto est achetée. « A l’heure de pointe, puisqu’il y a plusieurs passagers, le taximan est obligé de porter plus de passagers que prévu. Puisqu’il ne pourra pas faire plusieurs tours comme par le passé. Car, à son retour les «  benskinneurs » auront déjà  transporté le reste de passagers », affirme-t-il.

D’après cet officier de police  qui regrette amèrement cette situation, il est temps que l’on réinstaure les contrôles routiers. Car, dit-il, «en voulant sauver l’œuf, l’Etat camerounais a plutôt renverser l’alvéole.»  «On ne peut pas compter le nombre d’accident et de morts générés par les surcharges.  Car, Ils se comptent pas centaines. Et,  la situation ne fait que s’empirer. Les pertes matérielles on  en compte plus car le bilan est effroyable. Il est temps de stopper la saigner », pense-t-il avant de rappeler à toutes fins utiles que, les surcharges sont sanctionnées par le code de procédure pénale. Et que, tous les transporteurs qui feignent d’ignorer cette loi même si elle n’est pas appliquée à cause de la négligence s’exposent à de graves dangers pendant sa conduite.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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