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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Transport urbain : Les chauffeurs légitiment la surcharge

3 Août 2012, 14:04pm

Publié par Hervé Villard

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Transport urbain

 

La surcharge légitimée


Les surcharges dans la ville de Douala sont devenues légion.  Leurs applications régulières ont érigé cette pratique pourtant réprimandée par la loi, en une   règle. Elles sont tellement ancrée dans les mœurs des habitants de la cité capitale qu’on ne s’en plein plus.   D’ailleurs, tous les  moyens de transport en commun en vigueur dans la ville de Douala et partout au Cameroun respectent scrupuleusement cette nouvelle règle   au point où, quiconque  tente de déroger à cette  règle désormais  imposée,  est directement invectivé à la fois par le chauffeur du véhicule et les passagers à bord.

A l’aise où pas, cela n’intéresse plus personne. L’essentiel c’est d’arriver à destination.  Debout ou assis, serré, étouffé ou non, souffrant des crampes pendant le trajet ou à la descente du taxi, du bus, du cargo ou de la moto, ce n’est plus important. Car, tout le monde tient à arriver à destination et ça à tout prix, même au péril de sa vie.  Conséquence, on est plus surpris à longueur de journée, de voir des motos avec cinq personnes à bord, des taxis transportant  7 passagers au lieu de 5 et parfois plus, avec des gens dans la malle arrière. Les « cargos »  et les bus des transports urbains, achèvent ce dernier chapitre. Le nombre de passagers qu’ils transportent avoisine  parfois le double de ce qu’ils devraient transporter.

Ce qui est curieux dans cette affaire c’est que, cette situation bien que draconienne n’émeut plus personne. Même pas les autorités administratives chargées de réguler le secteur du transport au Cameroun. Les forces de l’ordre qui ont pour tâche de faire appliquer la loi en la matière eux aussi sont de marbre. Et ce malgré le taux accru d’accident que l’on recense dans l’ensemble du territoire national, du fait de cette pratique désormais érigé en une loi d transport. « Qui ne surcharge pas n’est pas conducteur » pouvons nous dire sans à bus. Cependant, face à cette situation très  critique, une question se pose. Comment en est–on arrivé là ? Pourquoi ce problème qui met plus d’un mal, à l’aise n’a pas encore de solution de nos jours ? La nouvelle Expression dans le dossier qui suit, vous plonge au cœur de cette pratique mafieuse des conducteurs qui  ne visent qu’à remplir leur caisse au péril de la vie des passagers.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Opération épervier :Ngamo Hamani crible le tribunal de preuves

3 Août 2012, 13:53pm

Publié par Hervé Villard

Ngamo HamaniOpération épervier


Ngamo Hamani crible le tribunal de preuves

 

L’ex Dg de la Camair a produit plus d’une douzaine de pièces  au tribunal lors de l’audience qui s’est déroulée le 27 juillet 2012 au tribunal de grande instance de Bonanjo

 

C’est aux environs de 15h15 ce 27 juillet 2012 que l’affaire ministère des Finances contre  Ngamo Hamani  s’est ouverte à Bonanajo. Ngamo Hamani qui citait comme témoin était bien présent au tribunal. L’accusé répondait aux questions que lui posait Me Weladjie  l’un des membres du collège des avocats qui assure sa défense.

Pendant l’examination in chief (interrogatoire de l’accusé par la défense) l’ex Dg pour soutenir toutes ses affirmations a criblés le parquet de pièces justificatives de ses propos. De la loi portant sur l’aéronautique qui recommande que le personnels naviguant ne souffrent d’aucun problème d’arriéré de salaire, en passant par  la décision du contrôle de discipline budgétaire et financière  du contrôle supérieure de l’Etat, le recours en annulation de ladite décision, l’état financier de la Camair en 2004 sans oublier la fiche technique de la mission Ekangar et le rapport de cette mission, pour ne citer que ceux-là. C’est en fait plus d’une douzaine de pièces que l’accusé a produit hier au tribunal pour soutenir son argumentaire.

Pendant le débat qui a eu lieu hier, on est revenu tour à tour sur la vente des immeubles appartenant à Camair et le rapport qui liait la Camair à l’entreprise Gns International.

Pour le premier c'est-à-dire la vente des immeubles appartenant à la Camair, Ngamo Hamani a laissé entendre qu’au moment où il a été désigné comme administrateur provisoire à la Camair, l’entreprise aérienne était en scission liquidation et privatisation. L’entreprise qu’il a hérité poursuit-il était  une entreprise  qui n’avait plus que 12 mois de vie, avec plus de 60 milliards de fcfa de dette. Avec un seul avion pour 2500 employés, il fallait à tout prix sauver les meubles restants. L’ex Dg a déclaré qu’il a vendu les immeubles de la Camair et plus particulièrement ceux situés à Bonanjo, pour payer des employés qui accumulaient déjà près de 4 mois d’arriéré de salaire.

S’agissant des immeubles de la Camair situés au quartier hydrocarbure, la vente était  le fruit de l’application d’une décision de justice née entre la Cameroon airline et les personnes qui occupaient ces terrains et qui prétendaient les avoir acquis du prince Ndika Akwa.

S’agissant des rapports que  la Cameroon airline entretenait avec la société Gns international, Ngamo Hamani va laisser entendre à la cour que  les deux entreprises avaient deux types de rapports. Gns international fournissait des pièces détachés d’avion à la Camair .  Gns international était également le représentant des autres fournisseurs (AJW,API). Gns international était également un fournisseur de compte à la Camair. A la question de savoir s’il était arrivé à la Camair de payer plusieurs fois la même facture à la société Gns international, Ngamo Hamani a répondu par la négative et a déclaré que les experts du ministère des finances se sont trompés. « Les réunions de pointages se faisaient avec la Gns international pour s’assurer qu’on ne payait que les services fournis ». a déclaré Ngamo Hamani.  L’audience a été suspendue par les juges de la collégialité et les débats reprennent ce jour à partir de midi

 

Hervé Villard Njiélé.

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Affaire Ngamo Hamani : Certaines pièces produites par l’accusé mises de coté

3 Août 2012, 13:44pm

Publié par Hervé Villard

 

Ngamo HamaniAffaire Ngamo Hamani

 

Certaines pièces produites par l’accusé mises de coté

 

Les différentes contestations et objections du ministère public à l’origine de cette décision du tribunal

 

« Le tribunal prend ce document en tenant compte de l’article 346 du code de procédure pénale. Nous prenons ce document à titre informationnel. Mais, nous y reviendrons. Chacun de nous peut vérifier l’authenticité de  cette pièce. Pour l’instant, nous ne pouvons pas l’admettre comme pièce à conviction »

Cette déclaration est de Thérèse Mountgui  président  du tribunal de grande instance de Bonanjo.  Prenant la parole pour mettre fin à ce qu’on pourrait qualifier de dispute entre les avocats de la défense de Ngamo Hamani et le ministère public, dispute née au sujet d’une pièce que la défense de l’Ex Dg de la Camair  a produite lors de l’audience d’hier, le président de la collégialité pour rétablir l’ordre a demandé que ladite pièce soit admise comme document informationnelle.

En effet, pendant la énième audience de  l’affaire ministère des Finances contre Ngamo Hamani qui se déroulait hier au tribunal de grande instance de Bonanjo, l’ex Dg de la Camair  qui citait comme témoin, donnait des explications sur les transactions que l’entreprise dont il avait la charge a effectué avec Star-Jet, une entreprise de location d’avion d’origine Ghanéenne. Dans le cadre  des explications qu’il donnait à la cour, Ngamo Hamani  pour justifier les dépenses faites par la Camair a produit  une copie du Swift que la Camair avait envoyé à l’entreprise Star-Jet pour  payer les frais de location de cet avion. Alors que la défense de Ngamo Hamani produit la photocopie du document tiré sur internet, pour illustrer les arguments de son client, le ministère public objecte énergiquement. Une petite  dispute va s’ensuivre et la présidente du tribunal sera obligée d’intervenir.

Cette décision du tribunal qui n’arrange pas certainement les affaires du ministère public ne va pas l’empêcher  de manifester sa colère, à la présentation d’une nouvelle autre pièce.  «J’attire  l’attention des  avocats de la défense sur les supposés pièces à conviction qu’il fournisse au tribunal. Il y a des représentations locales  de ces institutions là dans la ville de Douala. Nous pouvons refuser ces pièces mais, nous l’admettons quand même » a déclaré le ministère public.

Revenant au débat du jour, celui-ci a porté sur les différents  contrats de location des avions qu’ il y a eu entre  la Camair et  les entreprises Star- jet et Logistic Air.

S’agissant des contrats passés entre Star-jet, Ngamo Hamani a laissé entendre que, pour transporter les pèlerins camerounais lors du Hadj 2006, la camair a loué un avion à Star-jet express  pour une durée de trois mois et l’avion est tombé en panne après avoir fait uniquement 11h de vol alors que les frais de location avaient déjà été payés. Pour entrer donc en possession de cette dite somme, la Camair a saisi le cabinet Muna pour permettre à Star-jet de  payer ce qui revenait à la camair. Selon Ngamo Hamani, la décision de payer les frais de location de cet avion  a été faite  à son absence par le comité de gestion et de location d’avion dont il ne faisait pas partie.

Au sujet de la location d’avion au près de l’entreprise Logistic air, toujours pour le transport des pèlerins en 2006, l’Ex Dg de la camair a précisé que pour transporter les pèlerins  dans le cadre du Hadj de 2006, un contrat de location d’avion de cinq jours a été signé  entre la Camair et  Logistic Air pour une durée de cinq jours. Et que dès l’acquisition de l’avion, ne pouvait pas effectuer le voyage parce que les avions Camair étaient interdits d’atterrir à Djeddah.  «C’est à partir du 10 décembre 2006 qu’on a commencé l’exploitation de cet avion. Tous les vols étaient alors hors calendaires. Il n’y a pas eu de vols supplémentaires, l’exécution du contrat n’a pas commencé la période précisée. Il y a eu une négociation pour que l’avion reste à Garoua » a déclaré Ngamo Hamani.

L’affaire a été suspendue par les juges de la collégialité pour être reprise le 2 aout 2012 à 10h.

 

Hervé Villard Njiélé

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Recrutement à la Cud : Les candidats contestent le mode de sélection

3 Août 2012, 13:20pm

Publié par Hervé Villard

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Recrutement à la Cud

 

Les candidats contestent le mode de sélection

 

Selon ces derniers  en grève  à la communauté urbaine de Douala hier,   la majeure partie de ceux qui ont été sélectionnés n’ont pas pris part à la 2ème phase de stage de formation qui vient de s’achever

 

«  Qu’on nous montre le bordereau d’enregistrement pour nous démontrer qu’on ne venait pas au travail. » « Ceux qui ne venaient même pas au boulot ont été recruté tandis que, ceux qui se peinaient au quotidien pour faire ce qui a été demandé ont été  écartés de la liste. » « Ce n’est pas juste ça. » «  Quelle est le critère qui a prévalue pendant la sélection de ceux qui ont été retenus ? » « Qu’on vienne nous dire ça ici. » 

Voilà quelques phrases que l’on pouvait capter en passant  devant la communauté urbaine de Douala hier. Scandées par une pléthore de jeunes amassés en ce lieu, ces derniers très courroucés,  manifestaient par ce fait  leur colère contre  les responsables de la communauté urbaine de Douala qui sont entrain  selon eux de «  truquer les recrutements  des nouveaux personnels » en cours à la communauté urbaine de Douala depuis quelques mois déjà.  

Pour ces  jeunes qui avoisinaient la centaine, il y a eu du favoritisme dans cette présélection. «On  ne connait même pas comment on a procédé pour  présélectionner les  candidats qui ont été retenus au terme du stage  de formation que nous avons effectué durant la période allant du 1er au 31 juillet 2012. Des gens travaillent tandis que d’autres dorment chez eux et après leurs noms figurent au babillard. Ce n’est pas logique, soyons un peu sérieux dans ce que l’on fait » gronde un des jeunes dans la foule en furie. Et un autre très courroucé de rajouter «Je connais dans la liste des candidats  retenus  des gens qui se sont blessés dès  le premier jour de stage et qui ont été retenus. Je connais également des candidats qui ont démissionné depuis et qui  travaillent ailleurs dont les noms figurent sur la liste des présélectionnés.  Je peux citer  Ndjeck Severin Chauffeur. Jusqu’au moment où je vous parle, il se déplace avec des béquilles et Issouck Mouandjo Jean Bosco un autre chauffeur qui  conduit actuellement l’entrepreneur chargé de la construction du marché Congo de Douala. Je vous dis que ces de critères de sélection ne sont pas objectifs » Ralle Nden Dame  Odou serges  Francis,  représentant des conducteurs.

D’après Fobby Frang Joël, représentant des électrotechniciens, les responsables de la Cud ont tout simplement retenus leurs frères. «Nous n’avons presque  jamais fait de stage. Notre chef a dit  qu’il n’y avait pas de matériel. Même au mois de juillet, on avait  rien fait. On est surpris que l’on retienne une personne et nous ne savons pas sur quelle base on a recruté ce dernier » Explique-t-il surpris.

Selon les grévistes déterminés à poursuivre leur mouvement, toutes tentatives pour rencontrer les responsables de la communauté ont été vaines. «On a essayé de rencontrer le 4ème adjoint au délégué et il nous a renvoyé de même que le responsable des ressources humaines M. Mandengue » Explique Bedjang Michel, un stagiaire.

 A la communauté urbaine de Douala,  les responsables affichent plutôt une sérénité. Le mouvement d’humeur n’émeut personne. Chacun  est d’ailleurs à son poste. Selon Yves Hervé Mondo le chef  de la division de communication à la communauté urbaine de Douala, il n’ya pas matière à s’inquiéter car tout les candidats ne peuvent pas passer un examen. «Est-ce que tous les candidats au bacc réussissent ? Même celui qui a échoué vous dit qu’il a bien  travaillé. Il y a eu un concours pour ce recrutement et les critères de sélection sont respectés. S’ils ne viennent pas au travail ils n’ont qu’à s’en prendre à eux même » déclare-t-il sans gène.

Les grévistes qui déclarent poursuivre leur mouvement d’humeur demain ont fait une requête qu’ils ont déposée au secrétariat du délégué. « Si ça n’aboutit pas alors on va saisir le préfet et le gouverneur » déclarent-t-ils

La liste  litigieuse des candidats admis à poursuivre la 3ème phase de stage de formation qui se déroule du 1er au 31 aout 2012 est affichée à la Cud. D’après  un communiqué de M. Mandegue  signé le 30 juillet 2012 et qui précède cette liste, c’est à l’issue de cette dernière phase  que seront définitivement retenus les nouveaux employés de la communauté urbaine de Douala.  Il faut noter que, cette grogne des stagiaires de la  Cud intervient au moment où  Fritz Ntone Ntone a effectué un voyage pour l’Angleterre.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Affaire Cud Finance contre Etonde Ekotto :L'absence des juges plombe le procès

3 Août 2012, 13:06pm

Publié par Hervé Villard

Etonde EkotoAffaire Cud Finance contre Etonde Ekotto 

 

L'absence des juges plombe le procès

 

L’audience  d’hier a été renvoyée au 13 juillet 2012 pour non composition du tribunal

 

C’est sur un air de déception  que les journalistes qui ont fait le déplacement de l’annexe du tribunal de grande Instance de Bonanjo ont quitté le tribunal le 1er aout 2012. Ceux qui croyaient avoir quelque chose à se mettre sous la dent, en venant couvrir l’affaire Cud -Finance contre Etonde Ekotto et compagnie,  sont rentrés presque bredouilles. Car, l’audience était très brève. Elle a durée à peine 10 minutes, juste le temps que le juge procède au renvoie de cette affaire. 

Le président Ntomb, l’un des juges de la collégialité qui juge cette affaire s’est retrouvé à l’audience seul, les autres membres de la collégialité étant absents. Ne pouvant mener les débats en soliste,  celui-ci s’est trouvé obligé de renvoyer l’audience au 13 aout 2012. Ceci pour permettre  à la collégialité de se constituer.

 Le colonel  Etonde Ekotto  dont l’état de santé va s’améliorant était bel et bien au tribunal. Impatient de voir cette affaire se terminer, l’ex délégué  du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala n’a pas gronder le tribunal comme  il  l’avait fait à l’audience du 25 juin 2012.  On se souvient qu’à cette audience là, le colonel Etonde Ekotto n’était pas passé par quatre chemins pour signifier son mécontentement au tribunal qui avait renvoyé son affaire.  «Trop c’est trop vous pensez que c’est facile de se déplacer pour le tribunal chaque fois pour une affaire pour entendre qu’on  l’a renvoyée. S’il n’ya rien dans notre dossier qu’on nous libère.  Tous les jours on est là mais on n’a jamais entendu ce qu’on nous reproche. C’est depuis 4 ans que cette affaire dure et tous les jours on renvoie. J’en ai mare. Si le ministère public n’a rien à dire qu’il dise à la cour. Et si elle veut qu’on nous condamne  qu’elle le fasse savoir également. Tous les jours,  c’est la même chose, il faut que ça cesse.»  Avait râlé l’Ex délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala ce jour là.

Curieusement, le 1er aout 2012, celui-ci n’a pas bronché. Il est resté calme  face à la décision du juge. A la fin de l’audience, il s’est même entretenu avec ses proches, et son avocat, Me  Albert Ndime. Le rendez-vous a dont été pris pour le 13 juillet 2012.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Opération épervier : Zacchaeus Forjindam sollicite l’arbitrage de Paul Biya

25 Juillet 2012, 19:34pm

Publié par Hervé Villard

 

forjindam 2Opération épervier


Zacchaeus Forjindam sollicite l’arbitrage de Paul Biya

 

 Dans une mise au point rédigée par le  conseil de Zacchaeus Forjindam, condamné à vie par le tribunal de grande instance du Wouri le  vendredi 20 juillet 2012, l’Ex Dg du chantier Naval et industriel du Cameroun accuse Antoine Bikoro Alo’o d’être le principal responsable de ses déboires.

 

« Est-ce que  les dirigeants des sociétés publiques et parapubliques, des ministres, des responsables  à tous les niveaux dans notre société peuvent-ils s’estimer en sécurité juridique quand on se rend compte que  les conclusions des auditeurs statutaires (commissaire aux comptes, auditeurs internes) ainsi que celle  de l’organe supérieure de contrôle  c'est-à-dire le Consupe peuvent être jeté dans la poubelle au profit des conclusions d’un auditeur illégal et privé ? L’article 3 du décrèt97/048 du 5 mars 1997 relatif aux missions  mobiles du Consupe stipule que les auditeurs du conseil supérieur de l’Etat tiennent compte des rapports  des commissaires aux comptes, et de ceux de tous les autres organes de contrôle interne ou externe  des entreprises publiques. Après leur audit, il n y a pas un autre audit supérieur  pour une société comme le chantier naval et industriel du Cameroun. Quelle image la justice veut-elle donner de notre pays ? Que  les conclusions des audits des inspecteurs du contrôle supérieure de l’Etat relevant de la présidence  de la république du Cameroun sont inférieures aux conclusions  d’un auditeur privé  et illégal, effectué par un chef de section dans une société parapublique ? Peut-on laisser qu’un Dga instrumentalise la justice parce qu’il lorgne le poste de DG ? Le président de la république  devrait se pencher sur ce dossier qui  est plus semblable à une  persécution qu’à autre chose. »

Ces phrases sont un extrait d’une  mise au point faite par les avocats de monsieur Forjindam à propos de l’affaire de détournement  en coaction d’un montant de 206.666.111 fcfa  et pour laquelle il vient d’être condamné à vie  de même que Ngwan Jean Simon directeur financier du Cnic. Au moment des faits.

Dans cette mise au point qui revient sur les contours de cette affaire, il est mentionné que c’est depuis la nomination de Antoine Bikoro Alo’o comme Dg adjoint au chantier naval et industriel du Cameroun en fin d’année 2007 que tout commence. Cinq mois  seulement après sa prise de service c'est-à-dire  le 7 mai 2008  plus précisément Forjindam est  débarqué et incarcéré à la prison de New-Bell. Et, le même jour, Bikoro est nommé directeur général par intérim. Sept mois après son départ  du chantier naval, Le Dg par intérim a saisi le procureur de la république d’une plainte  contre Forjindam et trois de ses anciens collaborateurs pour détournement de 206 699 290 fcfa  représentants les frais de paiement de fournisseurs sans pièces justificatives. En effet, dans sa dénonciation selon le document, Bikoro Alo’o a prétendu qu’au cours d’un contrôle de routine  réalisé  tout seul par Atouga Edene, chef de section trésorerie à la comptabilité du Cnic  et sur ses propres instructions, 12 chèques représentant des paiements sans pièces justificatives ont été découverts. D’après Atouga  Endene, la mission à lui confiée par Bikoro était sécrète. C’est pourquoi,  il n a pas posé la moindre question sur la disponibilité des justificatifs ni à son chef de service directe Ndoumbe jean Lebon ni à son directeur financier Jean Simon Ngwan. Tous deux  en poste lors de son audit.


Au vu du rapport rappelle le dit document, Bikoro n’a fait aucune demande d’explication verbale ni écrite à son collaborateur directe jean Ngwan Simon le directeur financier du Cnic, mis en cause dans le rapport. Celui-ci n’a non plus jugé utile de saisir le commissaire aux compte du Price Water House Coopers pour savoir sur quelle base  les compte de 2003 et 2004 avait été certifié. Celui-ci n’a non plus consulté ni le conseil d’administration, ni le commissaire aux comptes. Mais, a saisi le procureur de la république pour dénonciation  tout en violant les règles de l’Ohada et la loi 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et entreprises publiques et parapubliques. Selon la  loi suscitée,  la saisine du procureur de la république des actes délictueux est encadrée par les règles strictes pour éviter que les directeurs généraux adjoints en abusent pour éliminer leurs patrons titulaires des postes, profitant de leurs accointances  leurs relations  dans les milieux judiciaires et policières.

D’après l’article 716 de l’acte uniforme Ohada, il revient aux commissaires aux Comptes de la société de faire des révélations au procureur de la république des actes délictueux qu’il  aurait trouvé dans le cadre de son audit normal.  Une chose que Bikoro Alo’o a ignoré.  D’après les proches  de Forjindam,  le Dg par intérim du chantier naval l’a fait à dessein. Car, il voulait éloigner Forjindam du Cnic et occuper le poste de Dg. Ce qui lui a réussit Car le Dg s’en sort avec une condamnation à vie de cette affaire.


Revenant sur  le procès qui se termine par sa condamnation, le document révèle que la culpabilité de Forjindam n’a été démontrée nulle part pendant les débats. Il déclare que le Tgi s’est uniquement fondé sur les déclarations de Bikoro et d’Atouga pour condamner l’ex Dg du Cnic et ’ex directeur financier de cette entreprise.  Tout en relevant l’état catastrophique de la gestion au Cnic qui a perdu plus des trois quarts de son capital de 2008  et de ses employés. Passant ainsi de 40.milliards de chiffre d’affaire  à  6 milliards de nos jours et de 2700 employés à 700 de nos jours, Zacchaeus Forjindam sollicite l’intervention du chef de l’Etat non seulement pour le rétablir dans ses droits mais aussi sauver une société nationale en voie de disparition.


Hervé Villard Njiélé.

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Affaire Ngamo Hamani : La torture par le temps continue

24 Juillet 2012, 22:15pm

Publié par Hervé Villard

Affaire Ngamo Hamani

 

La torture par le temps continue

 

L’affaire enrôlée au près du tribunal de grande instance de Bonanjo hier, a été renvoyée au 26 juillet 2012.

 

 Moins de cinq minutes.  C’est le temps qu’aura durée l’affaire  Camair contre Ngamo Hamani, enrôlée au tribunal de grande instance de Bonanjo hier. Renvoyée comme le précise l’ordonnance de renvoie du vendredi 20 juillet 2012 , pour la suite des débats, c’est à 18h02 minutes plus précisément que l’affaire prévue ce jour  aux environs de 12h a été ouverte. Mais seulement, celle-ci n’a durée que le temps de son renvoie.  Madame Kuate, l’un  des  juges de la collégialité qui est arrivée seule à l’audience,  a déclaré que les  autres membres de la collégialité n’étaient pas disponibles. «Les autres membres de la collégialité ne sont pas présents.  L’un des juges ne se sent pas bien. L’affaire  est renvoyée au 26 juillet à 12h.» A  déclaré madame Kuaté  avant de clore  l’audience. 

L’attitude du tribunal de grande instance de Bonanjo n’a pas laissé indifférents les proches de Ngamo Hamani qui ont investi le tribunal depuis 10h hier. «Ce n’est pas facile de venir attendre au tribunal pendant longtemps pour qu’on renvoie l’affaire sans rien dire. Je suis au tribunal depuis 10h. Est ce que les juges savent que c’est compliqué pour nous » Déclare l’un d’entre eux courroucé.  Et une autre de rajouter « C’est plus facile pour eux de jouer ce jeux par ce que ce n’est pas eux qui sont au tribunal ».

M. Ngamo qui était présent au tribunal depuis  la matinée d’hier,  est resté serein de même que son avocat Me Happy.  Sans faire de commentaire, ils se  sont promis de revenir à la barre le 26 juillet  2012 pour produire la suite de leur défense comme l’a décidé le juge.

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Affaire Ministère des finances contre jean Louis Edou et Cie

24 Juillet 2012, 22:11pm

Publié par Hervé Villard

Affaire Ministère des finances contre jean Louis Edou et Cie

 

Le juge du tribunal de grande instance de Bonanjo proroge le délibéré

 

Prévue pour hier mardi 24 juillet 2012, le délibéré de  l’affaire Ministère des Finances contre Jean Louis Edou et Cie, a été renvoyée au 7 août  20102à 12h

 

Jean Louis Edou,  Ex trésorier payeur général de Douala et James Fru Sallah,  qui croyaient  être fixés sur leur destin, en se rendant au tribunal de grande instance de Bonanjo hier, devront encore attendre quelques jours.  Tous deux présents au tribunal hier mardi 24 juillet 2012, ils ont presque’été déçus. Car, leur affaire a été renvoyée au 7 août 2012 prochain. Le  président Fogaing, le seul des juges de la collégialité présent à l’audience hier a aussitôt renvoyé l’affaire après l’avoir ouverte.  Aucune raison particulière n’a été donnée par rapport à ce renvoie. Le juge   tout simplement déclaré que «le délibéré a été prorogé au  7 août 2012.» Selon Me Odette Weguele, l’un des membres du collège d’avocats du ministère des finances dans cette affaire qui s’est refusé à tout commentaire par rapport à ce renvoie,  « le  collège des juges n’était pas complète. C’est certainement ce qui justifie le renvoi » déclare-t-elle. Les avocats de la défense étaient tous présents. Ils se sont tous, contentés de la nouvelle du renvoie sans mot dire. Ces derniers ont d’ailleurs passé la majeur partie de l’après midi à discuter avec leur client après l’audience.

A titre de rappel, il faut dire que Jean Louis Edou et James Fru Sallah tous employés au Ministère des Finances au moment des faits sont poursuivis pour détournement d’un montant de 4 milliards de francs Cfa au trésor public. Arrêté et incarcérés à la prison centrale de New-bell, ceux-ci attendent depuis que le tribunal se prononce  sur leur sors.  Mais seulement, ils devront encore attendre. Car, le délibéré sera donné le 7 août prochain.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Opération épervier : Zacchaeus Forjindam condamné à vie

22 Juillet 2012, 22:01pm

Publié par Hervé Villard

 

forjindam 2Opération épervier

Zacchaeus Forjindam condamné à vie

Les avocats de l’ancien DG du Chantier naval entendent se pourvoir en cassation.

 

Procès politique ou cabale judiciaire ?  C’est la question que se sont posés tous ceux qui ont assisté au délibéré  de l’affaire Chantier Industriel du Cameroun contre Zacchaeus Mungwe Forjindam et Ngouan Jean Simon.    Ayant suivi les débats qu’il y a eu autour de cette affaire et surtout toutes  les plaidoiries, ces derniers ont été surpris par la décision finale du tribunal de grande instance de Bonanjo qui siégeait en matière criminelle spéciale ce 20 juillet 2012. Prenant la parole en dernier ressort, le juge de la collégialité dans le verdict qu’il a rendu a condamné à vie Zaccahaeus Forjindam et Ngouan Jean Simon. Tous deux accusés de détournement de denier public au chantier Naval et industriel du Cameroun. Les avocats de M. Forjindam et de Nguoun Jean Simon, Mes Baombé, Alain Nguini et Djoubairou eux aussi ont été surpris par cette  décision du juge qui,  selon eux était surréaliste. «La sanction contre M. Forjindam a été très dure. On dit une chose et les juges écrivent une autre. J’ai eu l’impression lors du délibéré qu’il ne s’agissait plus de la même affaire. » A déclaré l’avocat scandalisé. Zacchaeus Forjindam déjà condamné à 15 ans de prison pars la cours d’appel du littoral le 18 juillet 2012, Ngouan Jean Simon son acolyte étaient dépaysés. Ils ne savaient plus à quel saint se vouer puisque, le ciel venait de s’abattre sur eux.  Les proches et les membres de la famille venus nombreux soutenir leurs frères  ont tous été déçus.  C’est  à peine qu’ils quittaient le tribunal car, la sentence était très dure pour eux.  «Je vous ai dit que ce procès est un procès politique. Ce n’est pas un procès juridique ici. On a montré où que Forjindam a détourné ? On juge une affaire ici, on ne nous donne aucune preuve de détournement. Mais, on le condamne à vie. Ce n’est pas normal ça. » Déclare avec regret Me Fumum, un proche de l’ex Dg du chantier naval.

La décision du juge du tribunal de grande instance de Bonanjo n’a pas arrangé les affaires des avocats de Forjindam qui croyaient suffisamment avoir défendu leur client pour obtenir son acquittement. Ces derniers n’entendent  pas s’arrêter là. Ils vont se pourvoir en cassation pour que justice soit rendue. «La décision du juge du tribunal de grande instance a été rendue en premier et en dernier ressors. Avec la nouvelle loi sur le tribunal criminel spécial, on ne peut plus interjeter appel. Nous allons pourvoir en cassation » déclare Me Baombe joint au téléphone par www.hervevillard.over-blog.com.

A titre de rappel, Zacchaeus Forjindam et Ngouan Jean Simon qui viennent d’être  condamnés à vie par le Tpg de Bonanjo étaient accusés de détournement de fond public au Chantier Naval via 12 chèques frauduleux donc le montant a  été évalué à près de 206 millions de fcfa.

Hervé Villard Njiélé

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Opération épervier :La méthode plombe le procès

19 Juillet 2012, 22:22pm

Publié par Hervé Villard

 

Ngamo HamaniOpération épervier

 

La méthode plombe le procès

 

Le ministère public n’a pas  approuvé  la méthodologie de défense  que voulait utiliser  les avocats de Ngamo Hamani, pour assurer la défense de leur client. C’était  lors de l’audience qui s’est tenue au tribunal de grande instance de Bonanjo le 18 juillet 2012.

 

 «Il est bon que chacun procède au vérification. Pas seulement pour le Cas de Ngamo hamani, car,  le problème ici est juridique. Nous allons nous même chercher les documents, nous allons contacter les organismes internationaux des droits de l’homme pour savoir ce qu’il y a lieu de faire. Nous règlerons d’abord ce problème juridique avant d’attaquer les problèmes pratiques. L’audience est suspendue et sera reprise vendredi prochain à 12h.»

C’est par cette déclaration pleine de sens  que le juge de la collégiale  a mis fin à une  discussion houleuse et  qui s’annonçait interminable,  entre les avocats de Ngamo Hamani et le ministère public, le 18 juillet 2012, au tribunal de grande instance de Bonanjo.  La discussion dont il est question, est née de la méthodologie de la présentation de la défense de Ngamo Hamani.

 

En effet, appelé à présenter sa défense ce jour, comme le stipule l’ordonnance de renvoi de la dernière audience. Le ministère public n’a pas approuvé la méthode choisie par Mes happy et Kadji qui assurent la défense de l’Ex-Dg de la Camair. 

Pendant l’audience, les avocats de Ngamo ont préféré de faire  citer les témoins  avant d’interroger  l’ex Dg de la Camair après. Ce que le ministère public a contesté. Pour le ministère public, M. Ngamo  Hamani devait citer en premier au tribunal  pour assurer sa propre défense avant que ses témoins  ne viennent confirmer ou infirmer  ses propos à travers  leurs différents  témoignages.

«Nous jugeons des cas dans ce tribunal tous les jours et c’est toujours comme ça que l’on procède. Ce  n’est pas le cas de monsieur Ngamo qui va déroger à cette règle. Il faut qu’on applique l’article 366 du code de procédure pénale » a déclaré d’une manière énergique le ministère public.   Argument objecté par  Me Kadji qui ne comprend pas  l’attitude du ministère public. Selon elle,  il veut organiser la défense d’un accusé, ce qu’elle ne trouve pas normale. «C’est de la folie ça ! Le ministère public n’a pas le droit d’organiser la défense d’un accusé. La défense organise toujours sa défense comme elle entend. » Affirme-t-elle avec rage.  La discussion allant dans tous les sens, puisque, chacune des parties cherchaient à se faire entendre et se faire comprendre, le juge de la collégialité va suspendre l’audience pour trente minutes. Question de calmer les esprits et de ramener la sérénité.

A la reprise, la discussion sur la méthode de présentation de la défense de M. Ngamo sera plus houleuse. Le ministère public qui tient absolument à ce que M. Ngamo cite en premier devant le tribunal va, évoquer l’article 365 du code  du tribunal  criminel spécial, pour amener les avocats de la défense à s’exécuter. Mais,   ils vont lui rappeler que le code  du tribunal criminel spécial n’est valable que pour les détournements d’un  montant inférieur ou égal à  50.000.000. Ce qui n’est pas dans ce procès. «On ne peut pas demander  à la chambre criminelle d’appliquer les testes du tribunal criminel spéciale que nous ne sommes pas. En plus, nous sommes dans une période de transition » déclare Me kadji. Pour Me Happy, scandaliser par cette attitude du ministère publique, le droit de l’accusé est sacré. «Je n’ai vu ça nulle part ! Qu’on s’introduise dans la défense pour organiser l’ordre de passage de ses témoins, c’est insolite ça. » Laisse-t-il entendre. Compte tenu de cet embrouillamini, le juge pour permetre aux différentes parties de retrouver le manuel qui indique la procédure de présentation de la défense de l’accusé, l’affaire a été renvoyée à ce jour.

Il faut signaler en passant que le chef supérieur  du village Bana, sa majesté sinkam Happi IV, et certains de ses notables, étaient présents à cette audience pour soutenir leur fils Ngamo Hamani.

 

 A titre de rappel, six chefs d’accusations au total avaient été retenus contre celui qui clame son innocence depuis le déclenchement de cette affaire. Il s’agit du détournement des fonds allouer à la Camair par la caisse de stabilisation des hydrocarbures (csph) et la société nationale des hydrocarbures (Snh) et les frais de location du 747 de Logistic air , le détournement de la somme de 84.240.994.054 FCFA représentant l’ensemble des subventions que l’Etat  du Cameroun a versé à la Camair pendant la période de liquidation, la cession de plusieurs immeubles de la Camair aux particuliers, le détournement des fonds   d’un montant de près de 165.000.000,  issu du  contrat qui liait la Camair à l’entreprise Star jet, une entreprise qui faisait dans la location des avions ,Et le détournement d’un montant de 1.515.018.472 fcfa  représentant les dépenses aéronautiques pour le compte de la Air Leasing une compagnie qui fait dans les locations des avions.

 

Hervé Villard Njiélé.

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