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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Crash camair 1995 : « Le gouvernement camerounais n’a rien fait »

10 Juillet 2012, 22:17pm

Publié par Hervé Villard

crash-du-boeing-737-200-de1995.jpgTchaptchet Maurice

« Le gouvernement camerounais n’a  rien fait »

Rencontré dans le cadre du crash du boeing 737 de la Camair, baptisé le Nyong,crash qui s'est produit en 1995,  et  au cours duquel 71 passagers ont péri, Maurice Tchapchet , l’époux de Philomène Tchaptchet Yonkeu, décédée dans cet avion, revient sur les circonstances de ce drame et les cafouillages qu’il y a eu autour des indemnisations

 

 Monsieur  Tchaptchet Maurice on sait que votre femme est décédée dans le crash du boeing 737 A de la Camair en 1995 comment avez-vous appris la nouvelle ?

Je savais que mon épouse arrivait ce jour et je suis moi même allé l’attendre à l’aéroport. Dans l’enceinte de l’aéroport, quand l’avion  s’est annoncé  j’étais moi-même content de l’apercevoir quand la tour  a annoncé  son atterrissage  dans moins de 10 minutes. Quand l’avion a mis près de 20 minutes pour atterrir, je me suis demandé ce qui n’allait pas.  Car, généralement quand on déclare que l’avion fait bloc, cela signifie que l’avion est prêt à atterrir.  Mais ce jour là, quand  on a annoncé que l’avion faisait bloc, on a passé plus d’une vingtaine de  minutes sans que l’appareille n’atterrisse.  Par la suite, quand j’ai aperçu les phares de l’avion, je me suis dit que l’avion avait atterri. Mais, il a mis le plein gaz et est tombé dans la mangrove de Youpwe.  Immédiatement, je mis suis mis à courir en direction de Youpwe, J’ai traversé le bois de singe  seul et à pied. Je  suis tombé à plusieurs reprises  dans le cimetière pendant la marche. Puisque

Comment avez vous su que l’avion était tombé à Youpwé

 J’étais agent Camair, et j’étais témoin des différentes manœuvres que l’avion a fait, je savais que l’avion était tombé dans la mangrove de Youpwe.

Qu’avez-vous observé sur le site du crash quand vous êtes arrivés la-bas ?

Quand l’avion s’est posé et a redécollé, les deux réacteurs  enflammés se sont envolés. J’ai commencé par crier. Et c’est à ce moment que l’avion est descendu à Youpwe. Au départ, je croyais que c’était à coté. C’est quand j’ai traversé le cimetière à pied et que j’ai rejoint le goudron que j’ai constaté que la distance était longue. Les sapeurs pompiers qui allaient au lieu du crash m’ont d’ailleurs débordé en chemin. Je ne suis pas arrivé au lieu de l’incident. Ce sont les pêcheurs qui ont découvert l’épave. Car, l’avion est tombé là où on creuse le sable à Youpwe. Et, ce sont eux qui ont pêché les premières victimes. Madame  Marguerite Welisane faisait partie des seuls survivants.

A partir de quel moment êtes-vous rentrez en possession de la dépouille de votre femme ?

Mon épouse était fracassée. Elle n’était pas calcinée comme tous les restes. Elle faisait partie des premiers corps qui ont été conduits à la morgue.  Au départ je ne savais pas où se trouvait son corps, je croyais que son corps était calciné comme tous les autres. C’est quelqu’un qui fouillait aussi le corps d’un proche parmi les corps déposés à la morgue, qui a reconnu le corps de ma femme et m’a informé.

Est-ce que vous avez reçu une assistance quelconque dans l’organisation des obsèques de votre femme ?

Oui, la Camair m’a aidé pour les obsèques de mon épouse. Elle a fait une petite prise en charge. Elle nous a également  donné un cercueil. Normalement, c’est quand la femme d’un agent ou quand l’agent lui-même  meurt, qu’on fait cela. Ce n’était pas au compte de l’accident.  C’était de droit puisque, j’étais agent Camair et j’étais assuré et mon épouse aussi.

Qu’avez-vous reçu du gouvernement camerounais ?

Le gouvernement camerounais n’avait pas fait signe au moment des faits. Puisque, après le crash et  la prise en charge de la Camair, on attendait toujours le gouvernement. Mais, il n’a rien fait. Quand, Il a même exposé les cercueils, on croyait même que c’était pour nous. Mais, ils sont repartis avec tout. Et, on était obligé d’utiliser les frais que nous a versés la  Camair pour enterrer nos morts.

Issa Tchiroma,  l’actuel ministre de la communication et ministre de transport à l’époque des faits, a déclaré que toutes les victimes ont été indemnisées. Est-ce que vous personnellement vous avez réçu quelque chose ?

Peut être dans l’ignorance. A l’époque, on ne savait rien. On se disait que ce qu’ils nous proposaient nous suffisaient. On ne savait pas qu’il y avait y avait beaucoup d’argent  dans cette affaire. C’est quand il y a eu le clash entre eux maintenant que, nous apprenons qu’on devait être indemnisé à hauteur de cent millions de franc CFA chacun. Et pourtant, nous n’avons rien réçu. Marafat dans sa lettre nous a dit qu’on devait indemniser chaque famille à hauteur de cent millions de francs.  Mais, avec le flou qu’ils ont organisé, on ne sait même plus à qui se plaindre.

Moi j’ai perçu dix millions de la Chanas assurance. Un chèque du montant que je viens de citer m’a été remis par mon assureur et celui-ci ne nous a pas expliqué  les raisons pour lesquelles on nous  remettait ce chèque. On a été convoqué et, dès qu’on  arrivait, on nous demandait de décharger sur une feuille sans toutefois  nous expliquer le mécanisme de calcul de ces indemnités. Quand on a demandé si c’était tout, ils nous ont dit qu’ils ne nous reversaient que ce qu’on leurs a donnés. Qu’ils ne sont que des exécutants

Avez-vous lu la lettre de Marafa Hamidou Yaya  portant sur le crash du boeing 737 ?

A l’époque des faits, on ne connaissait pas Marafa, ces dernièrement dans ses lettres qu’il a dévoilé cela.  Parlant de  cette dernière lettre, je n’ai pas lu. Ce sont les partis de l’opposition qui nous ont  fait savoir qu’on a été  victime d’un détournement. Aujourd’hui dans toutes les presses du pays, on fait cette révélation et c’est ça qui nous réveille aussi. Nous demandons à l’Etat de faire quelque chose. Si le gouvernement ne fait rien pour ces sinistrés, c’est qu’on est vraiment perdu. A la suite de ce crash, nous avons eu plusieurs problèmes dans nos familles. J’ai par exemple eu des problèmes avec ma belle famille, qui a contesté le montant d’indemnisation que j’avais réçu. Elle a déclaré que j’avais négocié pour qu’on verse juste une petite somme.

Que comptez-vous faire à présent ?

Il n’y a que l’Etat qui peut nous aider pour l’instant. Nous avons beaucoup souffert. Ma femme m’a laissé  avec cinq enfants et  le dernier avait 8 mois .Et c’est moi qui l’a élevé jusqu’aujourd’hui. A l’époque des faits, il ne tétait pas. S’il prenait le lait maternel peut être  que sa maman n’allait pas voyager. Si l’Etat peut revoir notre cas, c'est-à-dire nous verser encore de l’argent, je crois que ce sera une bonne chose.

Décrypté par Hervé Villard Njiélé

Source  Equinoxe radio.

 

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Mtn elite one : Pierre Wome NLend ovationné à Douala

9 Juillet 2012, 13:01pm

Publié par Hervé Villard

 

Pierre-Wome-Nlend.jpgMtn elite one

 Pierre Wome NLend ovationné à Douala

L’ancien latéral de l’équipe nationale du Cameroun actuellement dans le Canon de Yaoundé a gratifié le public du stade de la réunification d’un spectacle alléchant.

 «Entre un joueurs amateur et un joueur professionnel, il y a un très grand fossé. Pierre Wome Lend, c’est de la classe. Regarde ses passes, ses déplacements sur le terrain. Le gars gifle seulement le ballon mon frère. ! » Cette exclamation de Leger Tientcheu,  journaliste pour le compte du site internet 45fois x 2. Venu comme à l’accoutumé couvrir les rencontres du championnat national de première division, il  est tombé sous le charme de la qualité technique et tactique de l’ancien international Camerounais Pierre Wome NLend. Comme lui, tous ceux qui ont effectué le déplacement du stade de la réunification de Bépanda ont fait le même constat. «Wome lend joue simple. Il joue propre, il joue juste. Si une équipe a deux joueurs comme lui, je suis sure qu’elle va remplacer le championnat. » Ajoute Michael, un autre amoureux du ballon rond, obnubilé par les prouesses techniques et tactiques du double champion d’Afrique. «S’il ne se distinguait pas dans notre championnat, j’allais comprendre qu’il est fini. C’est le contraire qui allait me surprendre. C’est  international. Il a joué dans les plus grands championnat du monde» Relativise William T. un autre journaliste.  

Sur le terrain, c’est un Wome Lend concentré et déterminé qu’on observe. Juste à le voir, tout le gradin est en mouvement. Ses passes, Ses dégagements et toutes ses touches de balle sont salués par le public, content de voir le héros du jour. Son positionnement et surtout la qualité de ses passes, qui arrivent toujours à destination a d’avantage fasciné le public acquis à sa cause.  Le stade s’est embrasé totalement  quand l’ancien joueur d’Inter de Milan, club de première division italienne, a inscrit le but du canon sur un coup de pied arrêté. D’un magnifique coup de pied, il loge le ballon au fond des filets et inscrits le seul but du Canon de Yaoundé dans cette rencontre qui opposait son club aux Astres de Douala.

Les spectateurs en émoi courent dans tous les sens et savourent le talent de cet ancien Lions Indomptables qui est revenus se ressourcer au pays. Les supporteurs du Canon étaient les plus contents parce que son coup de patte a permis à cette équipe de rentrer au bercail avec un point.  Jouant au stade de la réunification de Bépanda pour la première fois depuis qu’il évolue dans le championnat local, Wome NLend a gratifié le public d’un beau spectacle. Une chose qui a permis certains observateurs avertis  du ballon rond présents hier au stade de  dire que, « Wome NLend n’a pas encore fini d’écrire sa page en football, il a encore beaucoup à faire » Just Wait and see.

 

Hervé Villard Njiele.

 

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Affaire Cnic contre Forjindam et Mme Massot : Bikoro Alo’o attendu à la barre

4 Juillet 2012, 22:09pm

Publié par Hervé Villard

Antoine-Bikoro 

Affaire Cnic contre Forjindam et Mme Massot

Bikoro Alo’o attendu à la Barre

Cité à plusieurs reprise dans l’affaire qui oppose  Zacchaeus Forjindam et Mme Massot  à l’entreprise dont il a la charge, Antoine Bikoro Alo’o, le Directeur général du chantier Naval  par intérim comparaitra devant le tribunal le 16 juillet 2012 prochain.

 

Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général du Chantier Naval et Industriel du Cameroun (Cnic) et Ekoka Silvain, attaché de direction dans la même entreprise, sont attendus devant la barre le 16 juillet 2012. Ils comparaitront devant les juges pour répondre des faits qui leurs sont reprochés, ou pour dire leur part de vérité dans cette affaire de vol de matériel au chantier naval et industriel du Cameroun pour laquelle, Zacchaeus Forjindam  l’ex Dg du Cnic et Mme Massot sont inculpés.

Cette décision qui marque certainement le tournant de cette affaire a été prise par le juge de la collégialité, lors du procès qui se déroulait hier. Pour  faire jaillir la vérité dans cette affaire pour laquelle les accusés déclarent  tous avoir été victimes d’un coup monté  de toutes pièces par  l’actuel Directeur général par intérim du Cnic,  Antoine Bikoro Alo’o, les juges de la collégialité ont décidé de faire comparaitre celui-ci à la barre. C’était à la fin de l’audience qui s’est tenue au tribunal de grande instance de Bonanajo hier et au cours de laquelle Mme Massot, l’une des accusés passait à l’interrogatoire.

Pendant  « l’examination in chief », (l’interrogatoire de l’accusé par la défense) « la cross examination », ( l’interrogatoire de l’accusé par  le ministère public et les avocats de  la partie civile) « la reexamination » l’interrogatoire de l’accusé qui intervient après la cross examination pour clarifier certains points flous, Mme Massot  alors directeur administrative et des ressources humaines (Darh) au moment des faits, a déclaré son innocence. D’après elle, toutes les accusations faites contre elle ont été montées de toutes pièces par l’actuel directeur général par intérim du Chantier Naval et Industriel du Cameroun. «Bikoro n’arrivait jamais au bureau avant 10h. Ce jour là, il est arrivé avant 8h parce qu’il savait qu’il avait un objectif précis à chercher. C’est Bikoro qui a tout planifié. Il n’est pas venu par hasard. Il savait où il  allait se diriger. Il a fait appel aux agents de 5ème catégorie parce que les hauts cadres  et directeurs de services n’étaient pas manipulables. Ça me fait mal de savoir le complot que Bikoro a fait puisque, une semaine après mon arrestation et mon incarcération à New-Bell, un huissier est venu me notifier mon licenciement pour faute lourde .Un motif pour lequel, l’information judiciaire n’avait pas débutée. L’information judiciaire pour ce chef d’accusation ne débute qu’un an et demi après mon incarcération» Explique-t-elle.

 Répondant à la question du ministère public qui cherchait à savoir s’il y avait un antécédent entre la Darh et l’ancien Dga du Cnic au moment des faits, elle va répondre par l’affirmative. «M. Bikoro est arrivé au Chantier naval le 20 septembre 2007. C’est moi qui ai organisé  la cérémonie de son installation officielle. C’était mon ancien collègue puisque nous avons travaillé à l’ancien centre d’assistance au Pme ensemble. Une semaine après son installation, il m’a convoquée dans son bureau pour me demander certaines informations qui n’était pas de mon ressort de compétence. Quand je lui ai dit que je ne pouvais pas lui donner ces informations puisque je n’étais pas la bonne personne, il m’a menacé. Et m’a promis la prison. «Tu veux faire le bras de fer avec moi, si je ne te mets pas en prison c’est que ce n’est pas moi ». Voilà les menaces qu’il m’a avancées et aujourd’hui je suis en prison. Est ce pas assez suffisant pour soutenir la thèse du complot Mme la présidente.» a affirmé l’ex Darh.

Pendant son interrogatoire, elle a pareillement reconnu qu’elle sollicitait de temps à autre les services des employés du Cnic pour certains petits dépannages qu’elle payait et rien de plus.  S’agissant du camion de matériaux saisis, elle a déclaré n’avoir jamais été interpellé par sa hiérarchie à ce sujet jusqu’à nos jours.  Et, aucun procès verbal d’huissier ou de police par rapport au camion de matériaux saisi n’est existant. Elle a par ailleurs affirmé que tous les témoignages des employés du Cnic l’accablant, ne sont que des coups montés contre sa personne. Car les employés du Cnic n’ont jamais construit sa maison. Et elle n’a jamais été responsable des approvisionnements comme le prétend Bikoro

Après Zachaeus Forjindam qui accusait Bikoro Alo’o d’avoir entretenu le flou sur l’affaire  des matériels  volés et affectés au chantier de Mme Njoh née Massot Rose, directrice de l’administration et des ressources humaines le 26 juin 2012 lors d’une audience, l’ex Darh en soutenant la thèse du complot vient de rejoindre son Dg dans sa position. Même Si  la présence de Bikoro Alo’o ne va rien changer à l’issu de ce procès, comme l’affirme Me Ebah, avocat de la partie civile, sa présence sera cependant déterminante dans l’avancement de ce procès le 16 juillet prochain. On ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Affaire Camair contre NGamo Hamani : Six chefs d’accusations retenus contre Paul gamo Hamani

4 Juillet 2012, 21:48pm

Publié par Hervé Villard

 

Ngamo Hamani

 

Affaire  Camair contre NGamo Hamani

Six chefs d’accusations retenus contre Paul gamo Hamani

 

L’ancien Dg de l’ex Camair qui plaide  non coupable,  dans cette affaire sera interrogé durant   l’audience du 18 juillet 2012 au tribunal de grande instance de Bonanjo.

 

L’affaire  Camair contre Ngamo Hamani qui s’est tenue hier au tribunal de grande instance de Bonanjo, a été renvoyée à la demande de Me Happy l’un des avocats de l’accusé au 18 juillet 2012. Comme motif de renvoie, la défense voudrait faire citer des témoins devant la barre dans le cadre de cette importante affaire.

Pendant l’audience qui s’est  tenue hier, le ministère public  qui procédait au réquisitoire intermédiaire a  retenu des charges portées  contre l’ancien administrateur provisoire de la défunte Cameroon airlines (Camair).  Ainsi, six chefs d’accusations au total ont été retenus contre celui qui clame son innocence depuis le déclenchement de cette affaire. Il s’agit du détournement des fonds allouer à la Camair par la caisse de stabilisation des hydrocarbures (csph) et la société nationale des hydrocarbures (Snh) et les frais de location du 747 de Logistic air , le détournement de la somme de 84.240.994.054 FCFA représentant l’ensemble des subventions que l’Etat  du Cameroun a versé à la Camair pendant la période de liquidation, la cession de plusieurs immeubles de la Camair aux particuliers, le détournement des fonds   d’un montant de près de 165.000.000,  issu du  contrat qui liait la Camair à l’entreprise Star jet, une entreprise qui faisait dans la location des avions ,Et le détournement d’un montant de 1.515.018.472 fcfa  représentant les dépenses aéronautiques pour le compte de la Air Leasing une compagnie qui fait dans les locations des avions.

Selon le ministère public qui a retenu ces charges contre l’accusé Ngamo Hamani, toutes les preuves qui l’accablent dans cette affaire sont évidentes. C’est pourquoi, il faut qu’il réponde de ces faits devant le tribunal.  «Ngalmo Hamani doit répondre de 6 chefs d’accusations durant la période allant du 29  février 2004 à mars 2008. Selon le décret N° 2005/064 du 24 février 2005, et en application de la loi N° 99/016 portant organisation des sociétés publiques et parapubliques, Ngamo hamani devait veiller à la sauvegarde du patrimoine de cette entreprise. Mais plusieurs griefs ont été notés contre lui pendant cette période d’administration provisoire.» A déclaré le ministère public.

Pendant son argumentaire qui a duré près de 1h 30 d’horloge, le ministère public a balayé du revers de la main toutes les 12 pièces comptables brandîtes lors de la dernière audience par les avocats de la défense. Pour eux, les pièces comptables ne servent à rien et n’ont pas de valeurs dans cette affaire.  «Nous pensons que, la Camair n’a jamais tenu de comptabilité depuis sa création. Car, l’entreprise est soumis à un régime particulier comme toutes les sociétés publiques et parapubliques.»

Argument repris par Me Tchakounté Patié l’avocat du ministère des finances dans son intervention. D’après lui, les pièces produites par la défense ne justifient pas l’utilisation des subventions. «Les pièces produites par la défense de M. Ngamo ne justifient pas les dépenses faits par la Camair. Et ne mentionnent aucunement les subventions. D’après les mécanismes judiciaires, l’utilisation des subventions est bien précis » déclare-t-il. Avant de demander au tribunal d’appliquer l’article 366 du code de procédure pénale. Ce qui a été fait

Selon cet article, le tribunal, convaincu que des éléments de preuve réuni contre un prévenu sont suffisants, offre à celui-ci  la possibilité de présenter sa défense en trois options ; faire des déclarations pour sa défense sous serment, sans serment ou ne faire aucune déclaration.

Pour le cas d’espèce Ngamo Hamani a promis, après avoir choisi de déclarer sous serment, de faire entendre des témoins. L’affaire a été renvoyée au 18 juillet 2012. La camair déclare avoir perdu 100 milliards de fravncs cfa durant la gestion de Ngamo Hamani. 

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Installation de Dieudonné Oyono : Quelques clichets de la cérémonie

4 Juillet 2012, 21:27pm

Publié par Hervé Villard

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Université de Douala : Le dialogue comme méthode de gestion

4 Juillet 2012, 21:17pm

Publié par Hervé Villard

Photos-installation--recteur-UD-003.jpgUniversité de Douala

Le dialogue comme méthode de gestion

Le nouveau recteur de l’université de Douala  installé hier, par Jacques Fame Ndongo, pense s’appuyer sur la collaboration des uns et des autres,  pour résoudre les nombreux problèmes que connait l’université dont il a désormais la charge.

 

Depuis sa nomination à la tête de l’université de Douala le 29 juin 2012, Dieudonné Oyono n’a  cessé de réfléchir sur les différents modes de gestion qu’il choisira pour administrer l’université de Douala.  Pendant son installation, il a certainement continué à y réfléchir car, il fallait trouver une méthode adaptée et surtout appropriée pour résoudre la majorité sinon la totalité des problèmes que rencontres cette institution universitaire d’Etat.

 

Ce mode de gestion, le coordonnateur du projet de bonne gouvernance au Cameroun croit l’avoir trouvé. Il compte s’appuyer sur le dialogue et la collaboration de tous pour parvenir à cette fin. « Je pense que le ministre de l’enseignement supérieur a tracé ma lettre de mission. Mais ce que je peux dire à titre personnel, je pense que, je vais travailler sous le signe du dialogue et de la collaboration. Dialogue avec les étudiants. Et c’est pour moi une occasion de lancer un appel aux associations des étudiants, pour leur dire que nous allons nous rencontrer et que, pendant tout mon mandat ma porte leur sera ouverte. Parce que je suis persuader que quand les gens se parlent, ils trouvent des solutions ensemble. C’est à l’Unesco qu’on disait que « c’est dans le cœur des hommes que naissent les guerres, et que c’est également dans le cœur des hommes qu’on peut bâtir les piliers de la paix.» a déclaré  Dieudonné Oyono après la cérémonie d’investiture.  Volontaires et surtout plein d’optimisme, mais aussi et surtout du réalisme, il sait qu’il ne saurait accomplir cette tâche seule.

 

C’est pourquoi, il interpelle  tous les différents chefs d’établissements à se joindre à lui. Et surtout à jouer chacun sa partition pour que les choses avancent pour le mieux, pour l’intérêt de  chacun.  En passant, il promet de respecter scrupuleusement les textes du décret présidentiel. « Pour ce qui est de l’établissement, les textes du  décret du président de la république sont clairs. Les chefs d’établissements sont également concernés par ces textes. Je me conformerai également à ces textes. Ce qui leurs revient, ils les auront dans un esprit de collégialité.  Si je peux donner une touche personnelle, je n’hésiterai pas à le faire. Comme vous le savez, et le ministre de l’enseignement supérieur l’a rappelé tout à l’heure, j’ai été coordonnateur du projet de bonne gouvernance pendant onze ans. Ce qu’on nous apprend dans  les programmes de gouvernances c’est que, un coordonnateurs  a pour rôle d’impulser d’écouter, de faciliter et de réguler et c’est ce que je vais faire. Je donne l’impulsion, je facilite et je régule. Cela ne peut se faire que dans le cadre d’un partenariat avec tout le monde. » Ajoute l’auteur de l’ouvrage « Le pari de la Liberté ». 

 

Le nouveau recteur pense par ailleurs que, cette méthode de gestion, qu’il a toujours utilisée porte des bons fruits. Il mise cependant sur l’honnêteté et la disponibilité de  tout le personnel de l’université pour réussir ce nouveau pari. «  Je vais recevoir des associations des étudiants qui ont des problèmes et avec les responsables des établissements on va trouver des solutions.  Je pense que quand on travaille dans un cadre concerté, on peut  régler à 100 pour 100 des problèmes. C’est toujours comme ça que j’ai eu à travaillé pour trouver des bonnes solutions. Des solutions dans le cadre participatif où on intègre tout le monde. Et, il faut savoir ce qui est bon ce qui ne l’est pas, ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Donc c’et de cette manière là que je travaillerai.» propose  le l’enseignant de science politique.

 

Agé aujourd’hui de 62 ans et auteur de six ouvrages,  le Dr Dieudonné Oyono  qui dépose désormais ces valises comme recteur à l’université de Douala est professeur de sciences politiques. Après des études aux universités de Yaoundé, de Paris-1 Panthéon-Sorbonne et à Sciences-Po Paris, il a enseigné à l'institut des Relations internationales du Cameroun. Il a été  nommé chargé de mission dans les services du Premier ministre, où il a pris une part active à l'élaboration du Programme national de gouvernante. Depuis mai 2001, il assume, sous l'autorité du Premier ministre, les fonctions de coordonnateur national de ce programme.

 

Hervé Villard Njiélé

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Université de Douala : Dieudonné Oyono prend fonction

4 Juillet 2012, 21:05pm

Publié par Hervé Villard

Le-Minesup-installant-le-Pr-Dieudonn-e-Oyono.jpg

 

Université de Douala

Dieudonné Oyono prend fonction

Le nouveau recteur de l’université de Douala  a été installé  ce jour par le ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo. C’était à l’occasion d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée  à l’amphi Georges Ngango du campus II de cette institution universitaire.

 

C’est un dispositif des grands jours qui s’observait à l’Amphi Georges Ngango, lieu de la cérémonie d’installation du nouveau recteur de l’université de Douala . Des  éléments  des forces de l’ordre, des agents, de sécurité de l’université de Douala étaient postés aux différentes entrées de cet amphi. Il était question pour ces derniers d’assurer  sécuriser les lieux mais aussi, d’éviter les bousculades qu’il y a souvent lors de pareilles occasions.

   La salle quant à elle était archi comble,  il n y avait plus de place assise.  Les étudiants, les enseignants, le personnel d’appui et les différents responsables administratifs de cette  institution universitaire et ceux  de la ville de Douala, se sont donné rendez-vous en ces lieux pour vivre en direct l’installation de Dieudonné Oyono, le nouveau recteur de la seule université publique de la capitale économique du Cameroun.

 La cérémonie d’installation qui a été précédée par l’exécution de l’hymne nationale a été ponctuée par une série de discours. Frizt Ntone Ntone, le délégué du gouvernement au près de la communauté urbaine de Douala, après avoir rappelé la kyrielle de contrats qui existent entre  cette université et la communauté urbaine de Douala, a rassuré le  nouveau recteur, du  soutient de la ville toute entière. «Les magistrats municipaux vous souhaitent la bienvenue et seront toujours à vos coté pour vous permettre d’accomplir la brillante mission que le chef de l’Etat vous a assigné,  en vous nommant à la tête de l’université de Douala.  Vous pouvez compter sur nous »  a déclaré le premier magistrat de la ville.  

Jacques Fame Ndongo, le  ministre de l’enseignement supérieur qui a pris la relève  n’a pas lésiné sur les mots pour rappeler à Dieudonné Oyono les missions qui sont les siennes,  à la tête de l’une des grandes universités du Cameroun.  Parmi ces missions nombreuses, on  note la consolidation du climat de paix, de convivialité et de solidarité au sein de l’université de Douala et ses démembrements.  Pérenniser la régularité, la pertinence, la qualité des enseignements qui se déroulent au sein de cette institution universitaire.  Illuminer la traçabilité des écoles doctorales et par delà inscrire l’université dans le palmarès des meilleurs universités d’Afrique, voire du monde. Accentuer la lisibilité et la gouvernance numérique et optimiser la recherche innovante. Poursuivre la modernisation des infrastructures de l’université. Assurer la formation et le perfectionnement des enseignants. Veiller à l’application méthodique des résolutions du conseil d’administration. Elaborer le budget et respecter les lois de la république en matière de gestion financière. 

Selon les recommandations  du ministre de l’enseignement supérieur, le nouveau recteur, devra diviser le travail  en fonction des objectifs à atteindre et répartir ces tâches en fonction des ses collègues. «Car, chaque responsable doit être impliquer dans la bonne marche de  l’université de Douala surtout que, tous les postes sont importants  et on a besoin de la collaboration de tous. » a-t-il déclaré. Il a instruit également au nouveau recteur de délivrer des parchemins  aux différents diplômés de l’université et non des attestations de réussite comme ce fut le cas par le passé.   

Pour chuter dans ces recommandations, Jacques Fame Ndongo a ordonné à Dieudonné Oyono de consolider le technopole que représente l’université de Douala,  en matière de formation professionnalisante, et lui a conseillé le Livre blanc, relatif au fonctionnement des universités d’Etat  comme livre de chevet, pour bien assurer cette mission qu’on vient de lui assigner.

Bien avant cette phase importante de la cérémonie au cours de laquelle le nouveau recteur a été officiellement installé, Jacques Fame Ndongo a reconnu le travail accomplis par le recteur sortant, Bruno Békolo Ebe.  On peut citer en passant l’extension de l’université de Douala, création des écoles professionnelles pour ne citer que ceux-ci.

Après la signature des documents relative à la passation de service, Bruno Bekolo Ebe  a  souhaité la bienvenue à son successeur et a prier ses anciens collègues d’apporter au nouveau recteur le même soutient qu’on lui apportait.  Après l’installation de Dieudonné Oyono, Jacques Fame Ndongo s’est directement déporté à Buea pour installer le Vice Chancellor de cette université. Etaient présents à cette cérémonie, le gouverneur de la région du littoral, Joseph Beti Assomo, le présidant du comité d’administration de l’université de Douala, Ngando Pondo, le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur, les vices recteurs de l’université de Douala et des enseignants.

 

Hervé Villard Njiélé

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Affaire Cnic contre Forjindam et Mme Massot : Antoine Bikoro Alo’o attendu devant la barre

2 Juillet 2012, 23:14pm

Publié par Hervé Villard

 

Affaire Cnic contre Forjindam et Mme Massot

 

Antoine Bikoro Alo’o attendu devant la barre

 

Cité à plusieurs reprise dans l’affaire qui oppose  Zacchaeus Forjindam et Mme Massot  à l’entreprise dont il a la charge, Antoine Bikoro Alo’o, le Directeur général du chantier Naval  par intérim comparaitra devant le tribunal le 16 juillet 2012 prochain.

 

Antoine Bikoro Alo’o, le directeur général du Chantier Naval et Industriel du Cameroun (Cnic) et Ekoka Silvain, attaché de direction dans la même entreprise, sont attendus devant la barre le 16 juillet 2012. Ils comparaitront devant les juges pour répondre des faits qui leurs sont reprochés, ou pour dire leur part de vérité dans cette affaire de vol de matériel au chantier naval et industriel du Cameroun pour laquelle, Zacchaeus Forjindam  l’ex Dg du Cnic et Mme Massot sont inculpés.

Cette décision qui marque certainement le tournant de cette affaire a été prise par le juge de la collégialité, lors du procès qui se déroulait hier. Pour  faire jaillir la vérité dans cette affaire pour laquelle les accusés déclarent  tous avoir été victimes d’un coup monté  de toutes pièces par  l’actuel Directeur général par intérim du Cnic,  Antoine Bikoro Alo’o, les juges de la collégialité ont décidé de faire comparaitre celui-ci à la barre. C’était à la fin de l’audience qui s’est tenue au tribunal de grande instance de Bonanajo hier et au cours de laquelle Mme Massot, l’une des accusés passait à l’interrogatoire.

Pendant  « l’examination in chief », (l’interrogatoire de l’accusé par la défense) « la cross examination », ( l’interrogatoire de l’accusé par  le ministère public et les avocats de  la partie civile) « la reexamination » l’interrogatoire de l’accusé qui intervient après la cross examination pour clarifier certains points flous, Mme Massot  alors directeur administrative et des ressources humaines (Darh) au moment des faits, a déclaré son innocence. D’après elle, toutes les accusations faites contre elle ont été montées de toutes pièces par l’actuel directeur général par intérim du Chantier Naval et Industriel du Cameroun. «Bikoro n’arrivait jamais au bureau avant 10h. Ce jour là, il est arrivé avant 8h parce qu’il savait qu’il avait un objectif précis à chercher. C’est Bikoro qui a tout planifié. Il n’est pas venu par hasard. Il savait où il  allait se diriger. Il a fait appel aux agents de 5ème catégorie parce que les hauts cadres  et directeurs de services n’étaient pas manipulables. Ça me fait mal de savoir le complot que Bikoro a fait puisque, une semaine après mon arrestation et mon incarcération à New-Bell, un huissier est venu me notifier mon licenciement pour faute lourde .Un motif pour lequel, l’information judiciaire n’avait pas débutée. L’information judiciaire pour ce chef d’accusation ne débute qu’un an et demi après mon incarcération» Explique-t-elle.

 Répondant à la question du ministère public qui cherchait à savoir s’il y avait un antécédent entre la Darh et l’ancien Dga du Cnic au moment des faits, elle va répondre par l’affirmative. «M. Bikoro est arrivé au Chantier naval le 20 septembre 2007. C’est moi qui ai organisé  la cérémonie de son installation officielle. C’était mon ancien collègue puisque nous avons travaillé à l’ancien centre d’assistance au Pme ensemble. Une semaine après son installation, il m’a convoquée dans son bureau pour me demander certaines informations qui n’était pas de mon ressort de compétence. Quand je lui ai dit que je ne pouvais pas lui donner ces informations puisque je n’étais pas la bonne personne, il m’a menacé. Et m’a promis la prison. «Tu veux faire le bras de fer avec moi, si je ne te mets pas en prison c’est que ce n’est pas moi ». Voilà les menaces qu’il m’a avancées et aujourd’hui je suis en prison. Est ce pas assez suffisant pour soutenir la thèse du complot Mme la présidente.» a affirmé l’ex Darh.

Pendant son interrogatoire, elle a pareillement reconnu qu’elle sollicitait de temps à autre les services des employés du Cnic pour certains petits dépannages qu’elle payait et rien de plus.  S’agissant du camion de matériaux saisis, elle a déclaré n’avoir jamais été interpellé par sa hiérarchie à ce sujet jusqu’à nos jours.  Et, aucun procès verbal d’huissier ou de police par rapport au camion de matériaux saisi n’est existant. Elle a par ailleurs affirmé que tous les témoignages des employés du Cnic l’accablant, ne sont que des coups montés contre sa personne. Car les employés du Cnic n’ont jamais construit sa maison. Et elle n’a jamais été responsable des approvisionnements comme le prétend Bikoro

Après Zachaeus Forjindam qui accusait Bikoro Alo’o d’avoir entretenu le flou sur l’affaire  des matériels  volés et affectés au chantier de Mme Njoh née Massot Rose, directrice de l’administration et des ressources humaines le 26 juin 2012 lors d’une audience, l’ex Darh en soutenant la thèse du complot vient de rejoindre son Dg dans sa position. Même Si  la présence de Bikoro Alo’o ne va rien changer à l’issu de ce procès, comme l’affirme Me Ebah, avocat de la partie civile, sa présence sera cependant déterminante dans l’avancement de ce procès le 16 juillet prochain. On ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Affaire Ngamo Hamani : La défense confond l’expert

1 Juillet 2012, 23:33pm

Publié par Hervé Villard

 

Ngamo HamaniAffaire Ngamo Hamani

La défense confond l’expert

Cette dernière a amené l’expert Dissack à reconnaitre la partialité du rapport d’expertise qu’il à lui même produit pour permettre la manifestation de la vérité dans l’affaire Camair contre Ngamo Hamani.

 

Comme précédemment annoncé dans le numero 3263 de votre journal, la guerre des chiffres était encore au centre de l’affaire Ngamo Hamani, qui a eu lieu le 28 juin 2012 au Tribunal de grande instance de Bonanajo. Ce jour, « la cross examination » c'est-à-dire l’interrogation du témoin par les avocats de la défense, suspendue la veille par le juge de la collégialité se poursuivait. L’expert  Georges Dissack qui était appelé à répondre aux nombreuses questions des avocats de la défense était presqu’embarrassé pendant cette phase du procès. Il a laissé entendre à la cour que le rapport d’expertise qu’il a produit n’a porté que sur les six représentations de la Camair à savoir : le littoral, le Centre, l’Admaoua, le Nord, l’Extrême-nord et Paris (France) alors que la Camair comptait 17 représentations dans le monde du moment où l’entreprise était opérationnelle. Invité par Me Kadji à la page 25 et 26 de son rapport pour s’expliquer sur les contradictions qu’il y a au niveau de l’affrètement des avions et prestation pour le compte de la présidence de la République, contradiction qui porte sur un montant de près de deux milliards de Fcfa, celui-ci va exprimer son embarras. Il ne donnera pas de véritable réponse. A la question de savoir s’il était au courant du fait que l’Etat camerounais était le gros client de la Camair et qu’il était débiteur de près de 27 milliards auprès de cette compagnie, l’expert laissera savoir qu’il sait que, l’Etat camerounais était le client de la Camair mais qu’il ignore le montant de ses dettes. Pendant l’interrogatoire de Me Dieudonné Happi, l’expert finira par admettre qu’il en existe qu’une seule porte de sortie d’argent au ministère des Finances qui est, la paierie générale du trésor. Pourtant dans leur rapport, il est mentionné qu’il  y a deux sources de paiement au ministère des Finances. (La direction générale du Trésor et la paierie générale du Trésor). Il confirmera pareillement que toutes les subventions de l’Etat à l’endroit de la Camair ont toujours transité par la Beac. L’expert va préciser en passant que tous les fonds alloués à la Camair faisaient toujours l’objet de décision du ministre des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, qui indiquait toujours à quoi l’argent devait servir. Une affirmation contredite par Mes Kadji et Weladji qui vont brandir des décisions de  virement dont la Camair n’était pas ampliatrice.

 Suite à la question de Me kadji qui voulait savoir si l’expert était au courant du fait que tous les mois il était adressé au Ministre des Finances un rapport mensuel sur l’utilisation des fonds virés par l’Etat à la Camair, pendant la durée de l’administration provisoire, et que ces pièces étaient versées au dossier, la contestation du ministère public, de la partie civile et du climat délétère qui commençaient à s’installer, l’audience sera suspendue par le juge pour 15 minutes. Le temps de permettre au greffier de ramener toutes les pièces concernant l’affaire.

Les douze chemises à sangle seront déposées sur la table à la reprise de l’audience. Surpris, le ministère qui cherchait à savoir à quel moment lesdites pièces a été introduit dans le dossier, sera rappelé à l’ordre par le juge qui va préciser que, ces pièces ont été reçues au même moment que le réquisitoire d’instance. Cette attitude du ministère public va surprendre l’assistance curieuse qui cherchait à comprendre pourquoi le ministère public et la partie civile n’avaient pas consulté ces pièces.

Pendant l’interrogatoire, Georges Dissack, l’expert, va déclarer qu’ils n’ont pas rencontré Ngamo Hamani dans le cadre de leur travail et qu’ils se sont contentés des documents. « Les documents en notre possession étaient suffisants » a-t-il affirmé. Il va par ailleurs déclarer qu’ils n’ont pas recherché les pièces justificatives de l’utilisation des fonds ou des dépenses. Et va par la suite expliquer que la liquidation ne leur a pas permis d’entre en possession desdites pièces Malgré le fait qu’ils ont rendu compte au juge. Une réponse qui va susciter le courroux des avocats de M. Ngamo qui vont contester cette opinion en déclarant qu’ils ont eu les mêmes difficultés mais, avec l’aide du juge d’instruction, ils ont consultés lesdits documents. « Nous qui sommes en prison avons pu obtenir ces pièces et vous qui étiez dans les bonnes grâces du juge d’instruction avez pas pu obtenir. La vérité est que votre travail a été bâcler car tous les justificatifs sont bel et bien à la Camair et on les a même vu lors de la descente sur les lieux avec le juge d’instruction », a Précisé  Me Kadji. Et Me Happi, après que l’expert Dissack ait déclaré qu’il trouvait toujours son rapport crédible, va rappeler à l’intension de la cour que l’expert Koum Théodore avait déclaré au tribunal lors des auditions qu’ils n’ont travaillé que sur les entrées d’argent et non sur les dépenses. La suite de ce procès renvoyé au 3 juillet 2012 pour les réquisitions intermédiaires du ministère public s’annonce importante.

Hervé Villard Njiélé

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Université de Douala: Bruno Bekolo Ebe limogé

30 Juin 2012, 20:57pm

Publié par Hervé Villard

Bruno Békolo Ebe ,recteur de l'université de Douala

Bruno Bekelo Ebe Jean Tabi Manga, Vincent Titanji limogés

La nouvelle est tombée pendant le  journal  de 13h    de la Crtv radio vendredi dernier.

 

Bruno Bekolo Ebe, recteur de l’université de Douala, Jean Tabi Manga, recteur de l’université de Yaounde II et Vincent Titanji, le Vice Chancelor de l’université de Buea viennent d’être limogés par le président de la république du Cameroun, Paul Biya.

Le décret présidentiel qui donne l’information a été lu au journal parlé radio de la Crtv à 13h le vendredi 29 juin 2012. Par ce decret, deux  des plus anciens chefs des institutions universitaires publiques viennent ainsi d’être limogés. Il s’agit de jean Tabi Manga et de Bruno Békolo Ebe. Parlant du premier, Jean Tabi Manga,il part de l'université de Yaoundé 2 qu'il a dirigé au terme d'un long autre mandat à l'université de Yaoundé 1. Quand au second  Bruno Bekolo Ebe, après avoir dirigé l'université de Yaoundé 2,il était depuis plusieurs années à Douala. Il était l'actuel président de la conférence des recteurs et vice président de la conférence des universités africaines. Ces deux recteurs avaient été mis en cause par des missions de contrôle des inspecteurs d'Etat. Des étudiants ont appelé récemment à la démission du recteur Jean Tabi Manga. Des appels similaires sont émis depuis quelques années contre Vincent Titanji,  le vice Chancellor de l'université de Buea qui complète cette short list.

 

Ce décret présidentiel de vendredi qui consacre le départ des suscités procède cependant à leurs remplacement. Ainsi, Dieudonné Oyono succéde à Bruno Bekolo ebe à l’université de Douala tandis que  Oumarou Bouba recteur de l’université de Yaoundé I va remplacer Jean Tabi Manga à Université de Yaoundé II. Maurice Aurélien Sosso Quant à lui  est  nommé  nouveau recteur de l’université de Yaoundé I pendant que,  Nalova Lyonga prendra la place de  Vincent Titanji, au poste de vice Chancelor de l’université de Buea.

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

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