Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Elections Législatives:Roger Milla lance un appel à une inscription massive sur les listes électorales

12 Avril 2012, 20:54pm

Publié par Hervé Villard

 
 roger-milla
Lors de  la cérémonie de remerciement des populations du canton Bakoko, l’ambassadeur itinérant a invité les populations de ce canton  à s’inscrire massivement sur les listes électorales.
 
«L’inscription sur les listes électorales doit être le quotidien des populations du Canton Bakoko. J’y veillerai personnellement  afin que, chaque fils et fille,  mère et grand-mère puissent accomplir son devoir civique. » C’est propos sont d’Albert Roger Milla, ambassadeur itinérant du Cameroun et élite du canton Bakoko.
Présent à la cérémonie que lui-même a organisé pour remercier les populations du canton Bakoko, pour  leur soutien massif à  Paul Biya, pendant les élections présidentielles d’octobre 2011, il a invité les habitants et ressortissants du canton Bakoko à aller s’inscrire d’une manière massive sur les listes électorales.   
Pendant le discours  de circonstance qu’il a tenu ce jour là, il a fait savoir à ces derniers que, seul leur inscription sur les listes électorales et leur participation massive aux élections,  pourront permettre au parti des flammes de continuer les grands chantiers engagés dans le canton Bakoko.  Par ce discours, il a convié de manière unilatérale tous les habitants ressortissants et sympathisants du canton à accomplir ce devoir civique, indispensable pour la bonne marche des affaires de la république.
 Une attitude appréciée par toutes les délégations ayant effectué le déplacement du lycée de Japoma, lieu où se déroulait cet évènement politique, très couru par les hommes de médias et les populations du canton Bakoko le 7 avril 2012.
 Avec la refonte du fichier électoral et l’utilisation de la biométrie pendant les prochaines échéances électorales, seule une participation massive des camerounais aux élections peut renverser la donne des choses. Surtout que, selon les statistiques avancées par celui qui était vice coordonnateur de la campagne électorales  pour le Rdpc dans la région du littoral, plus de 28000 personnes ont voté pour le Rdpc dans le canton Bakoko pour un pourcentage de 40% de participation.  Roger Milla  toujours dans ces propos, n’a pas manqué de rappeler qu’il fera tout ce qui est de son possible pour que cela soit une réalité.
Pierre Titi, le ministre délégué au près du ministre des finances, qui  représentait Jean Kuete, le secrétaire général du Rdpc empêché, a plutôt prêché pour la paix. Il a recommandé une vie harmonieuse dans la région du littoral et surtout une entente cordiale au seins des différents regroupements du parti des flammes. «Je vous exhorte à taire vos différence et à construire avec  vos différence. Puisque  c’est elle qui vous permet de construire l’avenir du parti et  de dynamiser les organes de bases. » A-t-il affirmé avant d’exhorter les populations du canton Bakoko à soutenir de manière inéluctable Roger Milla. Etaient présents à cette cérémonie,  Narcisse Mouelle Kombin, conseiller à la présidence de la république, Philipe Mbarga Mboa, Fritz Ntone Ntone, Françoise Foning,Denise Fampou, les chefs traditionnels et d’autres personnalités du Rdpc.
 
Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Portrait:Antoine Tsimi le président de la Cemac

10 Avril 2012, 12:33pm

Publié par Hervé Villard

 
 
 
Au cœur du conflit diplomatique qui a effrité les relations bilatérales entre la république du Cameroun et celle de la république centrafricaine (Rca), le président en exercice de la Cemac (communauté économique  et monétaire de l’Afrique centrale) est malgré tout un expert financier.
 
Antoine Ntsimi est l’actuel président en exercice de la communauté Économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Il est nommé  le 5 Avril 2005 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac). Un poste qu’il occupe jusqu’à nos jours. Bien qu’au centre d’une crise diplomatique encore d’actualité dans la sous région Afrique centrale, Antoine Ntsimi est reconnu d’une manière quasi unanime, comme l’auteur de la réactivation des dossiers majeurs tels que : le passeport biométrique  dans la zone Cemac en 2005, et  la mise en place de la zone de libre échange en 1997. Il est depuis Avril 2007, le tout premier président de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), après les mesures de réformes institutionnelles ayant marqué la transformation du Secrétariat Exécutif en Commission.
Economiste chevronné et banquier de profession, Antoine Tsimi jouit d’un palmarès élogieux. Vice-président au siège de la Boston Bank aux États-Unis, il contribue à l’ouverture au Nigeria de la Nigerian American Merchant Bank Limited (NAMBL).
Affecté au Cameroun à la Boston Bank Cameroon S.A, il occupe  successivement les fonctions de directeur des crédits, puis de  directeur général Adjoint. A à la Caisse Nationale de Réassurances du Cameroun (CNR) il occupe les fonctions de directeur Général  cumulativement avec les fonctions de Directeur Général du Fonds de Garantie Automobile du Cameroun.
De 1990 à 1995, Antoine Ntsimi entre au gouvernement et occupe les fonctions gouvernementales de Vice-ministre et de Ministre des Finances du Cameroun. Sa nomination au poste de Ministre des Finances intervient à une période critique où, il faut redresser l’économie camerounaise et celle de la zone franc. Il instaure TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) dans l’économie camerounaise.
 Les fonctionnaires camerounais gardent un mauvais souvenir de lui. Car, il est à l’origine des  nombreuses réductions du salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat dans les années 1993 et 1994.
Pour lutter contre la crise économique, il instaure pareillement le système de péage routier sur toute l’étendue du territoire et le payement de la taxe à l’exportation des grumes. Ce qui permet à l’Etat d’enregistrer d’importantes recettes budgétaires. Originaire du département de la lékié et membre du Rdpc, il est élu député en 1997. Il occupe  le poste vice-président de l’Assemblée Nationale la même année.
Biographie
 
 Aîné d’une famille de dix enfants, Antoine Ntsimi est né le 31 Mars 1955 au Cameroun d’une mère enseignante et d’un père fonctionnaire. Il fait ses études secondaires au petit séminaire Saint Paul de Mbalmayo où il obtient le BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle). Au moyen séminaire Sainte Thérèse de Mvolyé et au Collège Vogt où il continu les études, il obtient le Baccalauréat série C Scientifique. Une bourse d’étude USAID lui permet de poursuivre ses études supérieures aux Etats Unis.
Au pays de l’oncle Sam, il obtient un MBA à la prestigieuse Chicago Booth School of Business qui est la Business School de l’université de Chicago. Avant sa nomination à la présidence de la Cemac, Antoine Tsimi était fonctionnaire à la Ceeac.

Hervé Villard Njiélé.

Voir les commentaires

Douala :Un incendie réduit toute une maison en cendre

4 Avril 2012, 22:20pm

Publié par Hervé Villard

 

 photo incendie

Le feu s’est déclaré dans cette habitation le 2 avril 2012 aux environs de 16h, quand la majeure partie de ses occupants était absente. Aucune perte en vie humaine, mais des dégâts matériels importants.

 
« Je ne sais pas encore là où je vais aller maintenant. Là où je suis, je suis bloqué. Je n’ai pas d’argent et je ne sais comment faire.» Ces propos sont de  Pius, l’une des victimes de l’incendie qui a réduit toute une habitation en cendre au quartier « Bépanda  Yong Yong », le 2 avril 2012. Fouillant dans les décombres, celui-ci espère trouver quelques  objets important, ayant échappés ou résisté aux flammes.  «Le feu s’est déclaré quand je n’étais pas là. Ce sont les voisins qui ont cassé les portes pendant qu’il éteignait les flammes. Comme vous voyez là, j’ai perdu  des pièces importantes et, nombreux de mes biens ont été volés pendant cette opération de sauvetage.» affirme celui-ci l’air désemparé.   

 Contrairement à Pius, dont une partie des choses a été sauvée, la famille Nguen   a tout perdu dans ces flammes, qui ont été sans pitié pour elle. Le feu  a consumé entièrement le domicile qu’elle occupait en réduisant en cendre tout son contenu. C’est chez des connaissances, que cette famille de  neuf personnes, sans abris depuis la déclaration de l’incendie,  a passé la nuit.  «C’est depuis hier après l’incendie qu’on aperçoit plus les habitants de la maison. On ne sait pas où ils sont allés. Mais, tout ce que l’on sait c’est que le feu a brûlé toute la maison et le contenu. Rien n’a pu être sauvé » déclare  Antoine Biffou, chef de bloc 13 à Bépanda Tsf. La maison entièrement réduite en centre comportait un salon,  trois chambres, une cuisine et une douche.

D’après les  riverains, l’incendie dont on  ne connait pas  encore exactement l’origine, s’est déclaré aux environs de 16h  le 2 avril 2012 alors que la majeure partie des habitants était absente. C’est avec l’aide des riverains et surtout, des sapeurs pompiers alertés, que les flammes qui se propageaient à une vitesse exponentielle ont été stoppées. «Nous étions tous dehors et on discutait avec les amis.  On a juste aperçu les flammes et on s’est mis à crier au feu ! au feu ! C’est comme-ça que les voisins ont accouru et on a aussitôt alerté les sapeurs pompiers. » Affirme Antoine Biffou. D’après celui-ci, les flammes se sont rapidement rependues parce que la maison était construite en planche.

 Sur le  lieu de l’incident hier matin, aux environs de 8h, c’était la désolation totale. Des populations informées du sinistre venaient se rendre à l’évidence.   Le site sur lequel se trouvait la maison était un véritable dépotoir de décombres. On pouvait distinguer dans cet amas de brulis  des  restes de vêtements, des ustensiles de cuisine, des  tôles,  des planches du charbon et de la cendre. Au moment où nous quittions les lieux, le chef de quartier aidé par certains riverains  s’organisaient pour  faire une quête pour les victimes de cet incendie.


Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Grève à Sitrafer: .La part de vérité de Jacques Bimaï

4 Avril 2012, 21:10pm

Publié par Hervé Villard

Grève à Sitrafer

Jacques Bimaï accuse la société Camrail.

 

Selon l’administrateur directeur général de cette entreprise chargé de l’entretient du chemin de fer, le morcellement des  parts de marché par Camrail est à l’origine du mouvement d’humeur des employés du 2 avril 2012.

 

Quelques jours après le mouvement d’humeur organisé par les employés de la société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer), la seule entreprise privée camerounaise spécialisée dans la maintenance et la réhabilitation des voies ferrées, Jacques Bimaï, son administrateur directeur général, est monté au créneau pour dire sa part de vérité, sur ce qui se passe au sein de cette entreprise. Devant les micros et les cameras des médias, l’homme n’est pas passé par quatre chemins pour pointer un doigt accusateur vers la Cameroon Railways (Camrail).

Selon celui qui préside aux destinées de cette entreprise, le fait que le marché a été émietté à la fois par Camrail et par la banque mondiale  est à l’origine des différentes tensions, qu’il y a au sein de son entreprise.

D’après lui, la Camrail et la banque mondiale qui sont les partenaires de Sitrafer,  parce que, ce sont eux qui lui offrent les marchés se sont entendus pour faire disparaitre cette entreprise. « Le marché a été émietté. Sitrafer a été disqualifié par la banque mondiale et par Camrail. Comment voulez-vous qu’une entreprise qui n’a pas de part de marché et qui a des charges n’ait pas ce genre de problème. Il faut que nous travaillions pour satisfaire les besoins de nos employés. Si non, on va tout droit vers la faillite. » A tenté d’expliquer l’actuel membre du comité central du Rdpc. «tout ce qu’on avait comme prévision n’est plus existant. C’est ce qui justifie la situation que l’entreprise à connu. »  Conclut-il.

D’après le chef d’entreprise, il y aurait  une guerre d’intérêt entre la compagnie ferroviaire chargé du transport ferroviaire au Cameroun (Camrail) et Sitrafer.

 Depuis l’arrivé du nouveau Directeur général de la Camrail en 2009, les relations qui étaient au beau fixe se sont rapidement dégradées au point d’être délétère aujourd’hui. explique Jacques Bimï. Cette entreprise préfère selon les propos de l’Adg «confier les travaux aux entreprises ayant moins d’expériences,  au détriment de Sitrafer, la seule entreprise nationale qualifiée.»  soutient-il.

Malgré cette situation, Jacques Bimaï croit pouvoir compter sur la médiation de l’Etat camerounais pour que ses parts de marchés lui soient enlevées. «Nous avons saisi l’Etat du Cameroun et nous savons que si l’Etat n’intervient pas, tous les marchés nous seront enlevés » affirme-t-il.

Parlant de la grève  des employé du 2 avril 2012, qui s’est déroulée à la fois à Douala et à Yaoundé, il a rappelé à l’assistance  présente qu’un accord a été trouvé entre les différentes partie. Et que, le mot d’ordre  de grève a été levé.  Ceci  s’est fait à la suite de la réunion de crise convoquée en urgence  par le Grégoire Owona, le ministre du travail et de la sécurité social le 2 avril 2012.

 Au cours de cette réunion à laquelle ont pris part les responsables de Sitrafer, Camrail, du Cstc, et de  Syntramfer, il a été convenu que : Camrail et Sitrafer ont quatre semaines pour conclure un contrat de maintenance, pour que les employés de Sitrafer trouvent un minimum de satisfaction à leur revendication.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Voir les commentaires

L’escargot une véritable richesse pour les populations du Moungo

2 Avril 2012, 18:37pm

Publié par Hervé Villard

 

 des escargot

 

Généralement prisé par les voyageurs et les populations du département du Moungo, la vente de la viande d’escargot est devenue une source de revenu pour certains habitants de cette région du Cameroun.

 

«Nkongo meat », «Nkongo meat». Ce refrain fredonné par les vendeurs des  brochettes d’escargot,  n’est pas nouveau pour  tous les voyageurs qui font la route de l’Ouest-Cameroun. De Mbanga à Manjo, sans oublier  Loum, Penja et Njombé, cet hymne est répété le long du trajet par   des vendeurs de brochettes d’escargot qui se font nombreux au fur et à mesure que les années passent.

Recrutés parmi toutes les tranches d’âges  de la population,  on trouve parmi les pratiquants de cette profession les jeunes,  les adultes, les hommes  et les femmes. Ces vendeurs, leur marchandise  sur la tête, écument les gares routières, les ventes  à emporter et  stations de payages routiers à la recherche des voyageurs, véritables clients de la « viande sans os ». A  100f ou à 200 francs CFA la brochette en fonction de la grosseur du mollusque, chacun des voyageurs tient absolument à goutter à cette viande trop prisée.

«Je ne peux pas faire un voyage à l’Ouest sans manger de l’escargot. C’est une très bonne viande. Et en plus ceux qui préparent cela dans le Moungo savent bien le faire. C’est une viande très appétissante.» Déclare Adeline T, passagère d’un car de transport en partance pour l’Ouest le week-end dernier, tout en dégustant avec appétit quelques brochettes qu’elle vient d’acheter.

Tout près d’elle, Alirou, la quarantaine dépassée, est très concentré. Il savoure tout doucement cette viande qu’il a l’habitude de consommer. D’un hochement de tête, il approuve entièrement toute la déclaration d’Adeline. «La viande d’escargot est une viande exceptionnelle. Elle possède plusieurs vertus. C’est pourquoi je la mange. Toute ma famille d’ailleurs, consomme sans exception les brochettes d’escargots. » Ajoute-il, en augmentant quelques brochettes à son fils Zinedine, assis tout près de lui, et  qui déguste goulûment cette viande.

 

Selon Geneviève Ngogne, vendeuse des brochettes d’escargot depuis près de cinq ans dans la ville de Manjo, cette viande est prisée par les usagers  de la route et même par les habitants du département du Moungo. Ces derniers en raffolent d’ailleurs. «Depuis que je vends les brochettes d’escargots, il n’ y a jamais eu reste. Je vends toujours entièrement ma marchandise. Les clients disent que je sais faire frire le «nyama» et que j’ai aussi un bon piment.» Déclare-t-elle.  

brochettes-d-escargots-jpg.jpg

Selon cette dernière, l’activité nourrit son homme. En dehors des difficultés liées à l’approvisionnement et au traitement de ce mollusque dont, nul n’ignore le caractère gluant, on réalise près de 150 à 200% de bénéfice  en commercialisant cette marchandise. « On mesure les escargot dans le « sac motto » ou « le sac Bandjock ». Ce sont des petits sacs plastiques avec lesquels les femmes font souvent le marché. Quand il y a abondance le sac coûte 6000 FCFA et quand il y a pénurie, il coûte 8000fcfa. Mais, quand on achète, on s’en sort toujours. Tu peux vendre un sac même à 13000  voire même 16000 franc CFA. Si tu as la chance d’avoir les gros escargots, alors tu as gagné le jackpot. Le sac peut te revenir même à 17000 francs.» Explique Rosalie  Nken, une autre vendeuse de brochette d’escargot.

 

D’après cette dernière, il est difficile de trouver la marchandise chaque jour. «Je vend l’escargot trois fois par semaine. Il y a des fois que tu vas au marché et tu ne trouves pas la marchandise. C’est ça qui nous dérange. En dehors de cet aspect, tout va bien. C’est avec l’argent des escargots que j’envoie mon fils à l’école et que je m’occupe de ma petite famille. ». Ajoute-t-elle.

 

En plus des vendeurs de brochette, l’escargot permet également à ceux qui le ramassent d’avoir un peu d’argent. «On cherche les escargots dans la nuit aux environs de 2h. Avec la torche, on se ballade dans la brousse pour ramasser le mollusque qui aime les endroits humides et qui se déplace et  se nourri uniquement la nuit. » Affirme jacques Ndée, ramasseur d’escargot. «C’est vrai que ç’est pénible. Mais, cet argent nous  aide. Pour ramasser une bonne quantité, on expose dans  les champs, les papayes et les bananes pourries. Ils aiment ce qui est sucré. Et ça les attire. On met souvent 3 jours pour ramasser un sac »ajoute-t-il.

 Pour celui qui estime que l’argent de l’escargot c’est le « gando » ou  de l’argent gagner gratuitement, parce qu’ils sont d’abord des cultivateurs, il y a des gens qui font la culture de l’escargot et qui les exportent. «Je connais des Bayam sellam qui viennent acheter l’escargot  et vont  le vendre à l’étranger. C’est pourquoi c’est devenu un peu rare.» affirme-t-il

 En plus de faire frire le mollusque et de le consommer sous forme de brochette, on le consomme également sous forme de bouillon (bouillon d’escargot) » déclare Dorine une habitant de Manjo. Même sous cette forme, le mollusque est toujours prisé.

 

 

Hervé Villard Njiélé  de retour de Manjo.

Voir les commentaires

Daniel B Ekollo Directeur Hôpital protestant de Bonabéri

29 Mars 2012, 21:37pm

Publié par Hervé Villard

 
 « Nous étions obligés de faire appel aux propriétaires des corps,  pour qu’ils viennent enlever les corps et les amener  en ville. »
 
Rencontré mardi 27mars 2012 dernier, à son bureau sis à Bonabéri,  le directeur général de l’Hôpital Protestant de Bonabéri, privé  de l’électricité depuis vendredi 24 mars 2012, parle  les dommages causés par l’absence de l’énergie électrique dans son centre hospitalier.
 
Quels ont les désagréments causés par l’absence de l’énergie électrique dans votre hôpital ?
Vous avez trouvé que je suis trempé de sueur. Je ne travaille pas normalement à cause de la chaleur. Vous constatez, le climatiseur ne fonctionne pas. C’est pourquoi, j’ai ouvert toutes les fenêtres, pour avoir un peu d’air. Il n’y a même pas la possibilité de brancher un ventilateur pour se rafraichir un peu.
Depuis vendredi dernier, jour de la coupure, nos services sont affectés par cette panne d’électricité. Le service le plus touché est la morgue. Nous n’avons pas un générateur pour alimenter ce service. Nous étions  obligés de faire appel aux propriétaires des corps,  pour qu’ils viennent enlever les corps et les amener  en ville. La morgue actuellement est vide. Nous avons par la suite le service de néonatalogie, qui n’a pas de courant électrique. C’est ce service qui s’occupe de l’encadrement des enfants prématurés. Sans courants électriques, ces enfants souffrent beaucoup. Le service administratif et la comptabilité ne sont pas en reste. Puisque, les ordinateurs ne peuvent pas démarrer. Le forage aussi. Il y a un  grand manque d’eau.
Dans l’ensemble, tous les services sont touchés.
 Plus grave encore c’est la nuit. On ne peut même pas faire les soins. C’est l’occasion pour nous, de lancer un appel au ministre de la santé et aux responsables des grandes structures pour l’achat d’un groupe électrogène pouvant alimenter tout l’hôpital.
Nous avons deux groupes électrogènes qui sont malheureusement de faible capacité, qui ne peuvent pas alimenter tout l’hôpital.
Comment réussissez-vous malgré cela à administrer  des soins et à gérer le flux des malades qui arrivent chez vous ?  Est-ce que le manque d’énergie ne paralyse pas ses soins là ?
Dans la nuit, c’est difficile à cause du manque d’énergie. On ne peut pas faire certains soins  tels que, la radiographie, l’échographie, l’aspiration. Nous ne pouvons pas réaliser ces soins, à cause du manque d’énergie. Nous sommes réellement paralysés.
Mais, ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Nous nous efforçons pour ne pas laisser les malades mourir.
Est-ce que les groupes électrogènes que vous utiliser comme palliatifs ne sont-ils pas d’un grand secours ?
Nous avons deux générateurs pour les services de chirurgie, la pharmacie et la caisse. Puisqu’il faut que ces services là fonctionnent. Mais, comme je viens de vous le dire, ces générateurs sont d’une capacité minime. Ils ne peuvent pas faire démarrer la morgue ni le service  de radiologie, qui sont des services très importants dans notre hôpital.
Est-ce qu’on peut évaluer le manque à gagner ?
 Je l’ai mentionné plus haut, j’ai fait sortir tous les corps de la morgue. Je ne peux pas faire de radio, je ne peux pas avoir d’eau. C’est ça qui est encore grave. Tout ce qui fonctionne avec l’énergie électrique ne fonctionne pas. C’est un manque à gagner criard. Moi aussi je ne peux pas travailler. Je vais sortir bientôt parce que je ne peux pas mourir de chaleur.
C’est vrai que la situation n’est pas bonne mais, on ne peut pas encore parler de catastrophe. Néanmoins, si on ne peut ne pas brancher un ventilateur pour travailler, ça veut dire que c’est grave. Tout ce que l’on souhaite, c’est que, l’énergie soit rétablie le plus rapidement possible.
 
Propos recueillis par Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Electricité:Cinq localités sans électricité depuis samedi

29 Mars 2012, 21:28pm

Publié par Hervé Villard

un-quartier-de-Bonaberi.JPG

 
Selon un communiqué de l’Aes sonel, un incident survenu au poste de transformation de Bonabéri serait à l’origine  de la perturbation de  l’alimentation en énergie électrique, qui a paralysé Bonaberi, Ayatto, Dibombari, Souza et ses environs.
 
Dame Elodie Kameni, une habitante de Bonassama, peine  à trouver le sommeil hier après midi. Couchée à demi-nue à la véranda de sa maison, elle se ventile avec l’ardoise de son fils Jordan, qui dort  tout près d’elle, malgré la chaleur torride qu’il fait.
Etendue à même le sol, la propriétaire de  la maison explique que, c’est de cette manière que sa famille et elle, réussissent à trouver le sommeil, depuis la suspension du courant électrique à Bonaberi samedi dernier. « Il fait très chaud. Il n’ya pas moyen de dormir. Le ventilateur ne fonctionne pas faute d’énergie électrique.  Dans la nuit avec les moustiques ce n’est pas évident de trouver le sommeil. Avec les enfants qui pleurent  de chaleur, on ne peut que se battre comme ça pour dormir un peu, en attendant le retour du courant électrique. » Explique-t-elle. 

Chez  Valérie Moumi,  une habitante  de « Nkomba » un autre quartier de Bonabéri, c’est la débandade totale. Les enfants le torse nue, crie à tue tête. Sur leur peau, on observe de petits boutons de couleur rougeâtre. «Ce sont les boutons de chaleur. » Explique-t-elle. «On dort depuis sans ventilateur et, c’est à force de  les gratter que ces boutons qui démangent  deviennent rougeâtre. Et ça picote » poursuit-elle.

 En plus  de cette chaleur qui  se fait insupportable au fur et à mesure que le temps s’égraine, Valérie M. déplore le fait que, toutes ses provisions se sont détériorées. «J’ai fait le marché jeudi passé et j’ai garni mon frigo. Tout s’est gâté. J’étais obligé de fumer les poissons pour que cela ne pourrissent pas. La viande  s’est faisandée  de même que  d’autre vivre frais. Et, j’étais obligée de jeter» se plaint-elle.
 
 Comme ces deux ménagères, c’est toute la population de Bonaberi qui vit dans un chaos total, depuis la coupure d’électricité du samedi 24 mars 2012.

 En plus de la chaleur et des vivre qui se détériorent, ces derniers sont  également coupés de la majorité des moyens de communications existantes.  La radio et la télé sont devenus inusuelles et encombrantes.
Les téléphones aussi  ne dérogent pas à la règle. Certains habitants  ne sont plus joignables, parce que les téléphones sont éteints, pour défaut de charge.  Ils  sont obligés de se déplacer  chez des connaissances vivant dans le centre ville, pour  les charger. «Depuis hier dimanche, mon téléphone est éteint. C’est aujourd’hui que je suis allé charger cela à New-Bell Chez ma sœur »  explique François, la vingtaine avancée.  

En plus des ménages qui subissent les affres de cet incident énergétiques grave, les maisons de commerce  ne sont pas en marge. Les buvettes, les bars dancing, habituellement bondée de monde sont vides, faute de boisson glacée et de la musique.  Ici, les boisson vendues sont tièdes et ne sont pas appétissante. «Avec la chaleur qui fait là, qui peut boire la bière qui n’est pas glacée. Tous les clients ont fui. » Regrette Pélagie, gérante du « bar la consolation » situé  à l’entrée de l’hôpital protestante de Bonabéri.
L’un des gros perdants dans cette affaire, ce sont les propriétaires des chambres froides, les poissonneries et les boucheries.

La « poissonnerie Omega » située à l’entrée du  « marché Grand Hangar » a littéralement fermé les portes parce que ne possédant pas de groupe électrogène pour conserver des poissons. «Nous avons délocalisé une partie de nos marchandises pour la ville de Nkongsamba où il y a une autre poissonnerie. La quantité  qui reste encore à l’intérieure là est estimé à environs 12tonnes. Nous n’attendons que la nuit pour décharger les poissons qui sont pourris pour empêcher que les odeurs des poissons pourris n’étouffent les populations» affirme Elvis Taakoua, magasinier à la poissonnerie Oméga.
 Pour celui qui déclare que le manque à gagner est estimé à plus d’un million de franc Cfa, il va falloir beaucoup de temps pour rentrer dans cet investissement.
 
Les groupes électrogènes comme solutions.
 
A la poissonnerie Congelcam du marché «Grand Hangar », pour palier à ce désagrément l’entreprise à mis sur pied un groupe électrogène pour alimenter la chambre froide et les différents congélateurs. Ici même si les marchandises sont sauvées, les manque à gagner est énorme «Notre groupe électrogène consommes en moyennes 200 litres de gasoil par jour. En faisant le ratio journalier, Nous dépensons énormément en carburant  déclare Joseph Kankeu, peseur dans cette poissonnerie.
 
 
La morgue et  les hôpitaux paralysés
 
Pour palier à ce problème de manque d’énergie électrique qui touche également d’autres quartiers de la ville de Douala, les hôpitaux situés à Bonaberi font usage des groupes électrogènes.

A l’Hôpital protestante de Bonaberi, faute de groupe électrogène puissant, le directeur a ordonné que les familles enlèvent les corps. Les groupes installés alimentent uniquement  la caisse, la pharmacie et la chirurgie.
A l’hôpital du district de Bonassama, ce groupe électrogène permet d’assurer le service minimum. Ceci pour ne pas laisser les malades mourir.
 Selon Dr Alice  Nkongo directeur de cet Hôpital, la morgue, le bloc opératoire et la banque de sang sont alimentés par un groupe électrogène. Le reste de service et le service administratif en particulier, étant paralysés. D’après cette dernière qui prie que l’énergie soit rapidement rétablit, la situation de son hôpital n’est pas du tout à apprécier. «Le fonctionnement de tous nos appareils dépendent du courant électrique. Cette situation n’est pas du tout reluisante pour nous » déclare-t-elle.
Dans les bureaux administratifs de l’arrondissement de Douala 4ème, c’est le service minimum qui est assuré.

 Au commissariat central N°3, le service d’identification, le bureau des enquêtes  de même que le secrétariat sont  paralysés par l’absence de l’énergie électrique. La majorité des bureaux sont presque déserte à cause de la chaleur.

Espoir

A l’agence Aes Sonel  de Bonaberi Sud, Alain Doualla, qui assume l’intérim du chef d’agence, rassure quant à l’issu de cet incident. «Le problème est localisé au niveau du poste de haute tension de Bonassama. On doit remplacer le transformateur haute tension, qui désert Bonabéri, Souza, Ayatto,Dibombari. C’est ce travail qui est en cours de réfection, qui a obligé la suspension de toute la ligne. L’équipe  de réparation est en poste depuis hier (Dimanche) On est conscient des désagréments causés et  on est en train de prendre toutes les mesures pour remédier à tout cela.» Tente-t-il de rassurer.  

Dans un communiqué publié le 24 mars 2012, la direction d’Aes Sonel, après avoir donné  les raisons du désagrément causé, exprime son regret face aux multiples dommages. La direction rassure également les clients sur les dispositions prises pour remédier à cette situation.

Sur place à Bonassama hier, des agents d’Aes Sonel étaient à pied d’œuvre. Une grue portant un transformateur était  également perceptible.
 Selon un des agents rencontrés, ils étaient en plein dépannage.  Et,  selon ce dernier, la lumière devrait revenir aussitôt les  travaux de dépannage fini. En attendant, les populations de Bonaberi et les zones sinistrées vivent le chaos.  Les hôpitaux et services administratifs sont paralysés.
 
Hervé Villard Njiélé.

Voir les commentaires

Interview:Dr Hermine Abessolo, infectiologue

29 Mars 2012, 21:26pm

Publié par Hervé Villard

« La rougeole n'est pas éradiquée. Ça entre dans un système de Santé publique. C'est à dire que chaque année on s'attend à un certain nombre de cas de rougeole, en fonction du nombre d'enfants vaccinés. Si au cours de cette période, on se retrouve avec plus de cas que prévu, on déclare qu'il y a problème. » 
Le Dr Hermine Abessolo, en service au département Infectiologie à l'hôpital Central de Yaoundé nous donne le mode opératoire de la maladie et les raisons de son retour dans la région.  
Comment se manifeste la rougeole?

Tout d'abord, il faut dire que la rougeole est une maladie infectieuse due à un virus, le paramixovirus qu'on appelle généralement le virus de la rougeole On a deux grandes phases: la phase d'incubation et la phase d'état. Pendant la phase d'incubation, le malade présente une petite fièvre, son nez coule légèrement et il ressent un malaise général. Et c'est au cours de cette phase que la maladie est très contagieuse. Et la maladie se contamine par voie aérienne. Dont tout ce qui est promiscuité, proximité et certaines conditions d'hygiène favorisent la contamination. Pendant la phase d'état ou éruptive, on a une éruption de maculo papules qui se présentent comme de petites piqûres de moustiques surélevées avec un petit bouton. Le mode de propension prévoit que cette éruption commence à la tête pour s'étendre aux pieds.


Que risque le malade en cas de mauvaise prise en charge?
 
C'est des complications, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. La rougeole était tout récemment l'une des premières causes de mortalité infantile. C'est pourquoi le vaccin contre la rougeole est entré dans le programme élargi de vaccination. Parmi les complications que j'ai citées, il y a des problèmes respiratoires, on peut avoir des pleurésies, des otites surinfectées, on peut avoir un syndrome de malnutrition, de déshydration. L'enfant ne mangeant ni ne buvant, peut se mettre à faire plusieurs types de maladies.

Comment se fait la prévention de la rougeole?

C'est essentiellement la vaccination qui se prend une seule fois pour toute la vie, entre le 5e et le 9 e mois, même si on le donne généralement à neuf mois. Il y a aussi la mise en quarantaine des malades. En Afrique, on dit même que ça ne sert à rien puis que la maladie est beaucoup plus contagieuse durant la phase pré éruptive, c'est
à-dire lorsqu'on ne soupçonne pas encore la rougeole chez lui.
 
Seuls les enfants peuvent-ils être atteints de la rougeole?

En principe, la rougeole est une maladie de la petite enfance. Mais de plus en plus il y a des patients défavorisés sur le plan immunitaire. Il y a une recrudescence de la rougeole chez l'adulte à cause du Vih.

Comment se fait t-il qu'au nord où la maladie semblait éradiquée, elle réapparaisse aussitôt?
La maladie n'est pas éradiquée. Ça entre dans un système de Santé publique. C'est à dire que chaque année on s'attend à un certain nombre de cas de rougeole, en fonction du nombre d'enfants vaccinés. Si au cours de cette période, on se retrouve avec plus de cas que prévu, on déclare qu'il y a problème. C'est ce qui c'est passé au Nord.
Source journalduCameroun.com

Voir les commentaires

La rougeole menace le Cameroun

29 Mars 2012, 21:24pm

Publié par Hervé Villard

 

La rougeole est une maladie infectieuse éruptive de la seconde enfance, endémo-épidémique, très contagieuse et solidement immunisante. Elle est due à un Paramyxovirus, le virus morbilleux. La maladie est habituellement bénigne mais peut toutefois revêtir un aspect préoccupant chez certains sujets prédisposés, en raison de ses complications respiratoires et surtout encéphaliques.
La rougeole est l'une des plus grandes causes de mortalité infantile dans la majorité des pays du Tiers Monde. La rougeole en général bénigne dans nos pays est néanmoins responsable chaque année en France de 30 décès, 100 à 200 encéphalites. Si un taux de couverture vaccinale optimal n'est pas rapidement atteint (plus de 95% d'enfants vaccinés sur l'ensemble du territoire), des études scientifiques laissent présager des épidémies de rougeole. La rougeole survient entre 1 à 3 ans, lorsque les enfants ne sont pas vaccinés et ou ne sont plus immunisés par les anticorps de leur mère.

Elle se caractérise par  une fièvre de 39 à 40 °C, un écoulement nasal, une toux sèche,  une conjonctivite, des larmoiements, des oedèmes des paupières, une diarrhée, des Plaques rouges foncées, qui apparaissent d'abord sur le visage, derrière les oreilles et s'étend progressivement sur le cou, le thorax et sur le corps en 3 à 4 jours. L'éruption se termine par à une desquamation. L'enfant reste contagieux jusqu'à la disparition totale de l'éruption. La déclaration de la rougeole est obligatoire, sa prophylaxie par la vaccination est efficace, à condition de ne pas y recourir avant l'âge de 12 mois.
Herve Villard Njiélé

Voir les commentaires

Epidémie:Le Cameroun sous la menace de la rougeole

29 Mars 2012, 21:10pm

Publié par Hervé Villard

 

Neuf régions sur dix touchée par l’épidémie. Selon  Marie Kobela, secrétaire permanente au programme élargi de vaccination, une riposte vaccinale est programmée d’ici la mi-avril 2012.

Gilbert Tessa, âgé d’environ quatre ans, fait la fièvre depuis environs cinq jours. Il a une température élevée et a les mauves qui coulent. Sur son corps, apparaissent des tâches de couleurs rougeâtres. Le petit garçon très vaillant qui se baladait dans tout le quartier il y a quelques jours, a perdu  presque toutes ses forces. Les yeux larmoyants, il mange à peine. Odette Tessa sa maman, consternée de lui donner sans suite des médicaments, est surprise de savoir  après des examens  faits dans un centre de santé de la ville de Douala, que son fils souffre d’une rougeole. N’ayant pas assez d’argent pour payer les frais d’hospitalisation de son fils comme l’a recommandé le médecin, elle le soigne a domicile non sans s’inquiéter. « Je ne savais que cette maladie existe encore. Je savais qu’elle avait disparu depuis des années. Quand le médecin m’a dit que  c’est de la rougeole que souffrait mon fils, j’ai été surpris » déclare-t-elle. Malgré le traitement que suis son fils elle est toujours inquiète quant à la vie de son fils. «Cette maladie à tué beaucoup d’enfants. Quand j’étais tout jeune c’était grave. Mon premier fils  aujourd’hui âgé de 19ans en a souffert aussi. J’ai peur pour la santé de mon fils » atteste-t-elle inquiète.

Non loin du domicile de dame Tessa sis à Makepe Université à Douala, deux autres enfants manifestent le même symptôme. Ils font la diarrhée, ils ont la fièvre et ont des taches rouges sur le corps. Des parents avertis ont d’ailleurs demandé à leur progéniture de ne plus jouer avec leurs camarades malades, de peur d’être contaminés.
 Comme à Makepé université, un quartier situé dans l’arrondissement de Douala 5ème, la rougeole sévit dans nombreux des quartiers de la ville de Douala et de la région du Littoral.  Aucun quartier n’est à l’abri de cette maladie infantile qui décime plusieurs milliers d’enfants dans le monde entier.  

Dans les centres hospitaliers de la place, les médecins en service reconnaissent qu’il y a comme une flambée de la rougeole en cette période. «Nous avons reçu plusieurs enfants souffrants  de la rougeole ici. N’ayant pas d’isoloir dans nos service, après les premiers soins qui vont permettre à l’enfant malade de résister contre la maladie nous les renvoyons soit à l’hôpital Laquintinie, soit à l’hôpital du district de Bonassama où on peut les interner et les suivre normalement. Vous savez on ne peut pas les mélanger avec d’autres enfants dans la salle d’hospitalisation. Car, c’est une maladie contagieuse. » Affirme un médecin en service à la pédiatrie de l’hôpital de district de  Deido.  
 
Au centre de santé intégré de Bonanjo et à l’hôpital de la garnison militaire, les médecins en service confirment la résurgence de la maladie.  «J’ai consulté des enfants ici qui souffrait de cette maladie. Je les ai directement envoyés à l’hôpital de la garnison militaire et à l’hôpital Laquintinie. » Affirme-t-il.

Près de 8districts

A la  délégation régionale de la santé publique pour le littoral l’hypothèse de la l’épidémie est confirmée. «C’est une épidémie de rougeole qui est entrain de sévir. Et elle a déjà attaqué  près de huit districts de santé dans le littoral.  C’est depuis le début de l’année que l’on a noté la présence de cette maladie» Les districts  de santé dans lesquels  les cas de rougeole ont déjà été signalés, sont le district de Deido, le district de Bonassama, le district de Nilon, la cité des palmiers, le district de Logbaba, les districts de Loum et d’Edea.

D’après des informations,  l’épidémie de rougeole qui sévit au Cameroun  touche  presque tout le Cameroun. Selon Marie Kobel, secrétaire permanent du programme élargie de vaccination cité par nos confrères de Cameroun tribune, 9 régions sur les 10 existantes sont frappés par ce fléau avec plus de 490 cas suspects et  331 cas confirmés au laboratoire. Le taux de létalité, selon cette dernière se situe au tour de 0.39% apprend –ton.

Au centre épidémiologique de la région du littoral  qui est conscient du fait que   la maladie est entrain de se propager, des études sont entrain d’être fait pour diagnostiquer le foyer avant de sévir avec fermeté.  Sur le plan local, pour limiter les dégâts, tout  en attendant  la vaste campagne contre cette maladie, des actions de sensibilisation sont en train d’être menés. La surveillance épidémiologique est renforcée. Et le programme élargi de vaccination encouragé dans les différents centres de santé de la région. «On est au niveau de la planification et du renforcement des stratégies pour mieux contrecarrer la maladie. Le gouvernement se prépare pour appuyer le district de santé à éradiquer cette maladie. La riposte va commencer bientôt. » Affirme Atem Peter épidémiologiste à la délégation régionale de la santé pour le littoral. En attendant, les médecins recommandent aux parents de  faire vacciner les enfants pour limiter les affres de cette maladie.
 
Hervé Villard Njiélé.

Voir les commentaires