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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Motos taxi :Le désordre règne malgré la régularisation

18 Janvier 2012, 12:44pm

Publié par Hervé Villard

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Les nombreuses mesures prises par le gouvernement camerounais au lendemain de la création de cette profession n’ont pas contribué à assainir ce métier à l’origine de plusieurs tensions sociales dans notre pays
 
La situation dans laquelle se trouvent les conducteurs de moto taxi, la manière donc se déroule cette activité dans la ville de Douala et partout au Cameroun, l’anarchie qui caractérise ce secteur et plus particulièrement le caractère indiscipliné des conducteurs de moto-taxi qualifiés de tous les noms d’oiseaux, laisse croire qu’aucune mesure n’a été prise par les autorités camerounaise pour réglementer et régulariser  cette profession, responsable de nombreux désordres sociaux et des nombreux accidents de la circulation au Cameroun.
 La profession qui a vu le jour dans le septentrion et qui  s’est étendue dans d’autres régions du Cameroun telles que Douala et Yaoundé et qui s’est d’avantage développé avec l’avènement de la crise économique dans les années 1990,  le phénomène de ville morte, la faillite de la Sotuc (Société de transport urbain du Cameroun) et la compression du personnel de la fonction publique a connu la première réglementation en 1975. Le Gouvernement camerounais soucieux de conserver la paix et surtout de canaliser cette profession très courue par les camerounais par  l’intermédiaire de Paul Biya, d’alors premier ministre à l’époque, va signer le premier décret visant à régulariser cette profession. Le décret N° 75/650/Pm du 16 février 1975  puisqu’il s’agit de lui sera publié et rendu public par le gouvernement Camerounais. La profession allant grandissante, ce décret sera remplacé par le décret N°94/033/Pm du 16 novembre 1995 signé par Simon Achidi Achu, le premier ministre. Le décret n°95/650/PM du 16 Novembre 1995 fixant les conditions et modalités d'exploitation des motocycles à titre onéreux déterminait les conditions d'accès à l'activité de moto taxi, jusqu'en 2008 où, il a été abrogé par le décret n° 2008/3447/PM du 31 Décembre 2008 qui fixe et réaménage les conditions et les modalités d'exploitation des motocycles à titre onéreux dans les zones périurbaines et rurales dans l'ensemble du triangle national.  Parmi ces mesures on peut citer, la possession d’une licence  spéciale de transport de catégorie s2, avoir une licence spéciale de transport de catégorie S2, s’inscrire au registre des transports par moto, obtenir auprès de la délégation départementale des transports ou une autre autorité compétente une carte de transport public routier ; établir un certificat de visite technique auprès d’un organisme agréé, établir une police d’assurance auprès d’une compagnie d’assurance agréée, s’acquitter du droit de timbre automobile (vignette), s’acquitter de l’impôt libératoire.
 Quant au conducteur de moto taxi, celui-ci doit remplir les conditions suivantes : être âgé de 18 ans au moins ; être titulaire d’un permis de conduire de la catégorie « A » ; être titulaire d’un certificat de capacité de la catégorie « MT ». La moto en service devait être immatriculée par le service territorialement compétent du ministre chargé des transports. Elle devait également posséder un numéro d’identification attribué par la commune de ressort du lieu d’exploitation, disposer d’un réservoir de carburant peint en jaune ; d’un siège à deux places, y compris celle du conducteur, de deux paires de pose pieds ; d’un trousseau de dépannage ; de deux rétroviseurs, d’ un dispositif complet d’éclairage et de signalisation ; d’un dispositif freinage fonctionnel ; d’un casque pour le conducteur ; d’un casque pour le passager ; d’un pare choc avant et arrière.
 Le conducteur de moto taxi devait par ailleurs porter un gilet muni d’une bande réfléchissante horizontale de dix centimètre à l’avant et à l’arrière et marqué du sigle de la commune de ressort du lieu d’exploitation et d’identification de mototaxi. Faute du respect de toutes ces mesures préalables, les conducteurs de moto pris en fragrant délit  devait être puni conformément à l’article R369 du code pénal.
Après le décret qui a fait tant de remous et des soulèvements de la part des conducteurs de moto taxi qui ont trouvé excessives les conditions à remplir pour exercer cette profession, des réunions avec les présidents des syndicats et des autorités vont se multiplier dans les villes du Cameroun et plus particulièrement à Douala où, ils sont estimés à plus de cinquante milles, pour trouver un terrain d’entente. Certaines de ces pièces seront revues à la baisse à l’issu de ces dernières.
Lors d’une  réunion avec les responsables des syndicats  au cours duquel le profil idéal du conducteur de moto-taxi a été défini par les autorités Okalia Bilaï, le préfet du Wouri va inviter les présidents de syndicats à amener leurs membres à respecter les conditions arrêtées. Il s’agit d’être en possession de deux casques de protection (conducteur et passager), d’un gilet (immatriculation et identification), d’un réservoir peint en jaune, d’une plaque d’immatriculation, des chaussures de sécurité et d’un dossier complet composé d’un permis A, d’une capacité, d’une carte grise, d’une assurance en cours de validité, d’une vignette, d’un impôt libératoire et d’une licence de transport.
 En 2010, Plusieurs réunions visant à identifier les conducteurs de moto taxi sont initiées  à la communauté urbaine de Douala.   Le principe est même enclenché mais, ne connait pas d’affluence. Pour faciliter, l’identification, le nombre de pièces a également été réduit à quatre. A savoir la carte grise, la police d’assurance, la carte nationale d’identité et le permis de conduire. Jusque-là sans suite.  Une attitude qui fait dire un agent en service de la communauté urbaine de Douala que «toutes les moto taxi qui roulent sont en infractions volontaires. Ils se prennent pour des seigneurs de la route  c’est pourquoi, il faut être dure avec eux si on  tient vraiment à régulariser ce secteur d’activité » selon cette dernière toujours, «les conducteurs de moto ne font pas de cartes grises parce que plusieurs motos en leur possession sont des motos volées » affirment-elle. Entre autres mesures prises par la communauté urbaine de Douala pour régulariser cette profession, toujours en 2010, la communauté urbaine de Douala de concert avec les mairies d’arrondissement du département du Wouri  a affecté des couleurs aux différentes mairies pour mettre fin aux désordres urbains orchestrés par ces conducteurs de moto taxi.. Mesures pas toujours appliquées par ces derniers qui de l’avis des observateurs se «prennent la grosse tête».  Ainsi, La couleur bleu a été affecté à la mairie de Douala 1er, la marron à douala 2ème la jaune à Douala 3ème la rouge à Douala 4ème la verte à Douala 5ème et la couleur violet à l’arrondissement de Douala 6ème.  La dernière réunion e,n date de ce jour visant à régulariser la profession de moto taxi à Douala  s’est déroulée le 9 janvier 2011 à la communauté urbaine de Douala. Lors de cette réunion que Fritz Ntone Ntone a eue avec les maires de la ville de Douala, le processus d’identification des conducteurs de moto taxi a été relancé. Cette fois ci, pour permettre à tous ces derniers de s’identifier, le nombre de pièces à fournir a été également revu à la baisse. Celle-ci est passée de quatre à deux. Les conducteurs de moto devront désormais  produire la carte grise et le permis de conduire pour se faire identifier dans leur mairie d’arrondissement. L’opération qui a débuté timidement suit son cours.

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Téléphonie mobile :Les prix connaissent une hausse dans les call-box

18 Janvier 2012, 12:35pm

Publié par Hervé Villard

 

 
Call-boxeuse1.jpgLes propriétaires de call box pointent un doigt accusateur  vers les opérateurs de téléphonie mobile qui ont réduit les bonus et rendu payable les transferts
 
Depuis plus d’un mois le prix d’une minute d’appel téléphonique a connu une hausse considérable. Tous ceux qui effectuent des appels dans les call box ont du s’en apercevoir. Les appels Orange qui se faisaient à 50francs voir 75 francs   se font maintenant à 100 francs CFA. Idem pour les appels Mtn  qui ont subi la même hausse.  Autres choses qui fâchent les consommateurs en plus de  la hausse des prix d’appel, ce sont les transferts. Mis à part le fait  que  les bonus ont été réduits, ceux-ci sont obligés payer la somme de 50francs pour tous les transferts donc la valeur est inférieure à 500francs Cfa.
Selon les gérantes de call box qui appliquent ces nouveaux tarifs, les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun et plus particulièrement Orange Cameroun et Mtn Cameroon sont les principaux responsables de cette fluctuation des prix sur le marché.  Ces derniers ont réduit les différents bonus qu’on obtenait lors des transferts de crédit. C’est pourquoi les clients ou les consommateurs sont pénalisés par ces changements de prix. Affirment les gérants de call box. «Les opérateurs de téléphonie mobile ont décidé de supprimer de manière drastique ce que nous appelons super bonus pourtant, ils sont les premiers à dire que la communication a baissé. En supprimant ces supers bonus, les avantages qu’on avait se sont réduits et nous ne gagnons presque plus rien. Et conséquence, les prix de communication ont augmenté et les clients n’ont plus presque de bonus quand ils font des transferts ». Cette mesure qui pénalise les utilisateurs du téléphone mobile n’a pas été prise ces jours-ci. D’après les gérantes de call box, c’est depuis la fin du mois d’octobre 2011 que la procédure de réduction des bonus a été enclenchée et s’est faite successivement. «Au départ, pour tout transfert de 500 francs que le client faisait, il recevait 575frs. Puis c’est passé à 550frans à 525 francs et à rien de nos jours. C’est le client qui est obligé de payer quand il fait un transfert de moins de 500 francs », explique Viviane gérante de Call Box. «Les frais des transferts de crédit n’étaient pas facturés au départ. Avec la nouvelle règle qui s’applique maintenant, les frais de tous les  transferts réalisés sont facturés. Il s’élève à 50 francs pour tous transferts d’une valeur de 500 francs fait. Et, croissent ou décroissent en fonction du montant de transfert réalisé. Plus le montant de transfert est élevé plus les frais de transfert est également élevé» Poursuit-elle.  
Selon Martin Ngounou, « c’est pour  avoir un peu de bénéfice,  que les call boxeurs exigent que le client paye 50francs pour tout transfert de moins de 500francs sinon, il fonctionnera en perte ». 
D‘après Carine Tchientcheu gérante de Call-Box à Akwa, ce métier qui lui permettait de gagner sa vie n’est plus qu’un  perd temps «Avant on s’en sortait. Maintenant qu’on a réduit tous les bonus on ne gagne presque plus rien, c’est un perd temps. Si je ne faisais que du call-Box à Akwa j’aurais déjà abandonné. Vous imaginez que pour un crédit de 10.000 francs tu gagnes 700frs. Et en plus, ce n’est pas facile d’épuiser ce montant par jour. Vous convenez avec moi  que c’est pas facile» déclare-t-elle courroucée.
Il n y a pas de hausse des prix.
Si les propriétaires de call box se plaignent de la hausse des prix de la minute de télécommunication, cette hausse n’est pas reconnue par les responsables des entreprises de téléphonie mobile. Selon Melvin Akam, responsable de la communication à Mtn Cameroun, le coût de communication reste le même partout au Cameroun et les efforts  fait depuis 2000, les prix de la minute de communication téléphonique ne font que baisser. «Il y a zéro augmentation des tarifs. Depuis 2000, les prix baissent, aucun franc n’a augmenté et les prix vont continuer à baisser par ce que c’est la loi du marché.» explique le patron de la communication à Mtn Cameroon.
Selon ce dernier, ce sont les call boxeurs qui ont augmenté les prix d’appel téléphonique parce qu’elles veulent gagner plus d’argent que la norme. «Les propriétaires de call box utilisent une puce qui  est destiné aux clients pour faire des transferts. Au lieu de faire le transfert avec la puce Evd qui est la puce commerciale, ils le font sur la puce Mee to you.» Déclare-t-il. Cette manœuvre observée explique le responsable de la communication de Mtn «est orchestrée par les gérants de call box qui veulent maximiser les gains. Les opérateurs économiques veulent tout simplement que le ce soit les clients qui profitent des bonus» 
Argument pas trop partagé par les grossistes, les propriétaires de call shop et les call boxeurs qui pensent que les raisons sont ailleurs. D’après ces derniers, le besoin d’écouler les cartes de crédit qui n’étaient plus très sollicités comme les transferts ces derniers mois restent l’une des raisons de la baisse des bonus dans les call box. «Les cartes prépayées  ne sortaient plus depuis plusieurs mois. Les clients préféraient les transferts avec bonus aux cartes. Mais, depuis que le bonus de transfert a baissé les clients sollicitent plus les cartes.» Témoigne Nadège une call boxeuse  rencontrée à Akwa.  D’après cette dernière choquée par cette attitude des opérateurs de la téléphonie  mobile au Cameroun qui n’ont d’ailleurs fait aucune campagne de communication pour informer le public de cette décision, les gérants de call box sont les premiers à avoir des démêlés avec les clients qui s’en prennent à eux après les transferts.  
Hervé Villard Njiélé.

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Douala: Le calme revient à Deido

18 Janvier 2012, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

Copie (2) de PICT0181
 
Le quartier, théâtre des affrontements sanglants avec mort d’homme à l’appui a connu un calme  particulier hier. La vie a repris son cours et les nombreuses boutiques et snack-bars ont ouvert leurs portes.
 
Quartier Deido ce jeudi 5 janvier 2012. Il est 10h.  La majorité des ruelles qui desservent ce quartier est calme. Les habitants vaquent à leurs nombreuses occupations. A l’entrée du Boulevard des Stars, une rue de Deido où deux maisons, une voiture et plusieurs commerces ont été incendiées pendant les émeutes qui ont duré plusieurs jours, la vie a repris.  Les commerçants vaquent à leurs occupations de même que des conducteurs de moto taxi. Du pont Bonabassen à l’école publique en passant par l’axe lourd Bépanda, ça circule normalement. Veuve Toko Jacquie propriétaire de l’une des maisons incendiées qui a rendu visite à sa voisine  discutent paisiblement avec elle malgré le coup dur donc elle a été victime. Abattue par le poids du désastre qu’elle a subi, elle ne sait à quel saint se vouer. «J’étais à la maison, avec mes petits-enfants quand cela a commencé. Les gens sont venus brûlées ma maison devant la police et ils n’ont rien fait » raconte-t-elle péniblement.
 Selon la pauvre qui déclare squatter  encore chez une amie en attendant où aller, sa maison de quatre chambres un salon deux douches une cuisine sans oublier deux autres chambres  qui servaient de maison de commerce a été entièrement réduite en cendre avec leur contenu, «rien n’a pu être sauvé car l’incendie était rapide » témoigne-t-elle avec amertume. A total Bonabassen,Bonatone, Rue des stars, Eyengue Kongo, Deido Plage, le calme est revenu, des commerces sont ouverts. «Les deido Boys» qui patrouillaient dans tout le quartier à la recherche de l’ennemi (les motos taxis) ne sont pas visibles. Ces derniers ont abandonné les rues et le quartier aux activités qui commencent à reprendre leur droit de cité.
Selon  Hamidou propriétaire d’une alimentation qui a tout de même ouvert son commerce, le calme n’est que apparent. «Ça ne va pas encore puisqu’on n’a pas encore enterré la personne qui est morte. Vous voyez les policiers et les gendarmes sont partout ce qui veut dire que ce n’est pas fini. Nous on teste encore le terrain, des que ça recommence là, on ferme » Pense-t-il.
Argument battu en brèche par Jean Claude, gérant du Snack-Bar le vélodrome situé à l’entrée dit Trois boutiques où, plus d’une vingtaine de consommateurs assis à l’extérieur boivent tranquillement. Selon l’avis de celui qui a ouvert son lieu de commerce aux environs de 8h hier, et qui croit fermement au retour au calme, la paix est revenue. «Comme tu es entrain de constater, la paix revient au fur et à mesure. L’ambiance qui règne là, est un début de paix. Compte tenu de la présence des forces de l’ordre je ne vois pas qui peut traverser pour venir faire du désordre de ce côté. C’est vrai que les motos ne passent pas encore et c’est normal. Il faut respecter la mémoire de celui qui est mort. » Affirme-t-il.
 Du rond-point feu rouge au rond-point Deido, les activités ont repris de plus belles. La circulation qui était perturbée hier est fluide. Les commerces fermés la veille sont également ouverts. Bref le vacarme absent depuis le début des émeutes est présent. Les conducteurs de moto interdits de circulation sur ce tronçon de la route circulent librement. On les aperçoit  d’ailleurs stationnés au rond-Point Deido.
Les motos  toujours persona non grata.
Malgré ce calme, les motos taxi ne circulent pas dans Deido. Pour se rendre au Rond-point de ce quartier, le conducteur de moto qui part de Bonamoussadi ou de Bépanda est obligé de passer par l’école publique puis le feu rouge avant de se rendre au Rond-Point. Ce que ne digèrent pas toujours les conducteurs de moto qui estiment le trajet long. «Pour arriver au Rond-point, on est obligé de contourner tout Douala alors que la route passe à Deido. Est-ce que c’est normal ça ? Il ne faut pas qu’on fasse croire aux gens qu’ils sont plus camerounais que les autres, il faut que cela change. » Réagit Paul Eric un conducteur de moto.
Pour parer à tout débordement et empêcher aux conducteurs de moto récalcitrants de circuler dans Deido et réactiver la tension qui s’estompe déjà,  les forces de l’ordre qui n’ont pas quitté le quartier sont postées  presque partout. Toutes entrées de ce quartier sont d’ailleurs minées. Les flics postés à ces endroits veillent aux grains. Ces derniers en tenu se sont débarrassés pour la majorité de leur bouclier anti-émeute et de leur masque à Gaz. Les plus  en action sont ceux postés au rond-point Deido et plus précisément à la montée Saker, au rond-point  école publique et à l’entrée du pont Bonabassen.  Armés de matraques, ils contraignent les conducteurs de moto têtus à respecter les consignes édictées.  
Entre temps, le dispositif de dissuasion est disponible. Devant le commissariat du 9ème arrondissement  les véhicules des éléments des forces de l’ordre sont immobilisés. Plusieurs d’entre eux, une cinquantaine environ sont visibles. Devant la chefferie de Deido et à l’entrée dit trois boutiques, ceux-ci se comptent en nombre important.
Selon ces derniers visiblement fatigué après le travail abattu ces derniers jours, «on ne sait pas quand est-ce que la garde va s’achever» affirme-t-il.
D’importants dégâts.
En plus de l’assassinat de deux conducteurs de moto parmi lesquels le nommé Bernard Tankeu, près d’une centaine de moto environs ont été incendiées, endommagés ou arrachés pendant ces émeutes qui ont plongé une partie de Douala dans une ambiance de guerre civile. A cela, s’ajoutent  deux maisons et leurs contenus incendiés, deux snack-bars, trois boutiques et une  voiture brûlés. A côté de ces dégâts matériels donc les valeurs n’ont pas encore été estimées par les propriétaires abattus déboussolés et désorientés, se  trouvent également des nombreux blessés qui souffrent dans les domiciles et dans certains hôpitaux de la ville.  A la suite des pertes, se comptent également le manque à gagner causer par ces émeutes qui ont paralysé les activités dans le quartier Deido et les quartiers avoisinantes pendant plusieurs jours.  Réputé pour ses activités nocturnes, et reconnu comme le lieu de distraction le plus couru de la ville de Douala, à cause de l’abondance des snack-bars et des salles de jeux qui y pullulent, ces derniers étaient fermés pendant ces jours. Un manque à gagner énorme quand on connait le rythme de vie qu’il y a à la rue de la joie pendant la nuit. On ne saurait oublier les nombreuses familles traumatisées et les nombreuses personnes au chômage. «Décidément que le calme revienne» affirme un gérant de snack à Deido
 
Hervé Villard Njiélé

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Emeute à Douala:Le mouvement s’intensifie à Deido

18 Janvier 2012, 12:14pm

Publié par Hervé Villard


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Après les réunions de sécurité qui prônait la paix mardi dernier, les manifestations et les violences ont repris de plus belles hier mercredi. Un snack-bar  et plusieurs motos ont été incendiés pendant les altercations qui ont eu lieu hier dans la ville de Douala.
 
C’est  le visage d’une ville en pleine guerre civile que le quartier Deido et les quartiers environnants  présentaient ce mercredi 4 janvier 2011. Les jeunes armés de gourdins, de machettes et d’autres objets d’un coté, la police, la gendarmerie, les  éléments de l’équipe d’intervention rapide et ceux du groupement mobile d’intervention au milieu et les conducteurs de moto de l’autre bout. Ces trois corps véritables acteurs des évènements qui se déroulent à Deido depuis près d’une semaine semblent ne pas se fatiguer.
 Les jeunes de Deido qui pourchassent, brûlent les motos  et brutalisent leurs conducteurs. Les forces de l’ordre qui jouent les sapeurs pompiers  en cherchant à rétablir la paix et à  mettre fin aux désordres, empêchent aux conducteurs de motos très remontés de venir se venger,  des atrocités dont ils sont victimes.  Pour parvenir à jouer ce rôle pas toujours évident dans un contexte comme celui-ci où, plusieurs atrocités ont déjà été commises et continuent d’être commises, les forces de l’ordre, qui se sont déployées en nombre important, font des patrouilles dans le quartier Deido, épicentre de ces émeutes qui se sont déclarées depuis le 31 décembre 2011 avec l’assassinat de Eric Monney un jeune de ce quartier poignardé mortellement.
Aidées des bombes lacrymogènes qui leur permettent de disperser la foule des conducteurs de moto et des jeunes de Deido décidés  à en finir avec cette situation qui perdure depuis et des  camions anti émeutes à jet d’eau avec lesquels ils arrosent la foule des manifestants question de les dissuader, les éléments des forces de l’ordre qui, selon certaines informations ont reçu l’ordre de ne pas tirer, broient  du noir dans cette affaire.
Au fourre et au moulin, ceux-ci n’ont pas de temps de répit tant, les foyers de tension sont nombreux et les fronts de combats multiples.  Et, il faut courir à gauche et à droite pour que la ville toute entière ne s’embrase pas. Ce qui n’est pas facile.
A coté de cette image à laquelle s’habituent déjà les populations de Douala parce qu’elles  courent dans tous les sens quand les forces de l’ordre passent à l’action, il faut ajouter celle des activités qui sont aux ralenties. Les boutiques et les ventes à emporter sont fermées de même que d’autres maisons de commerce. Les habitations aussi ne sont pas en reste.
Pour empêcher que les eaux pulvérisées et les bombes lacrymogènes qui sont utilisées pour disperser les manifestants n’entrent dans les maisons, les propriétaires ont choisi de fermer leurs portes. Ces derniers craignent aussi que les manifestants ne s’introduisent chez eux.
En plus de Deido qui où les activités sont paralysées, les commerces situés le long du boulevard de la république ont connu la même ambiance. Tout était presque fermé à cet endroit à cause du  mouvement  qui a progressé jusque là.  La circulation était pareillement perturbée  à cause de ce mouvement. Celle-ci était de temps en tant interrompue à cause des manifestations qui s’y déroulaient. Des conducteurs de moto taxi  postés à cet endroit déchargeaient  toutes les motos qui passaient de même que certains taxis. C’est l’action des forces de l’ordre qui va rétablir l’ordre à cet endroit.
Une organisation stratégique.
Pour empêcher aux conducteurs de moto qui tiennent à tout prix à incendier le quartier Deido parce que « accusés à tort dans l’assassinat » d’Eric Monney d’après leurs commentaires, les forces de l’ordre ont érigé une barrière de sécurité infranchissable à l’entrée de Trois boutiques, une ruelle du quartier Deido. La barrière constituée des élèves gendarmes arborant des masques et des boucliers permettait de repousser à la fois les conducteurs de moto qui veulent entrer dans le quartier Deido et les jeunes de ce quartier de sortir. Selon l’un des éléments de ce corps  «cette stratégie permet de contenir les deux factions en conflit et de stopper les violences.»
 En plus de  cette barrière de sécurité. Des camions anti émeutes à jet  d’eau étaient immobilisés devant le commissariat du 9ème arrondissement prêt à intervenir. Selon des informations, ce dispositif sécuritaire permet de dissuader les conducteurs de moto en provenance du rond point Ecole publique ou de Bépanda.
Entre temps, à l’intérieur et plus particulièrement devant la chefferie du canton Deido,  une cohorte des forces de l’ordre est postée et sécurisent le périmètre. Pendant ce temps, d’autres patrouillent dans les quartiers pour calmer les tentions existantes. Cette action a d’ailleurs permis de sauver deux conducteurs de moto et leurs engins. Ces derniers,  appréhendés par les jeunes de Deido qui pratiquent  une véritable « guérilla urbaine », ils  ont été extirpés de justesse des griffes de leurs bourreaux près à les lyncher par la police.  Dans la même foulée, deux autres jeunes ont été arrêtés. L’un du camp des conducteurs des motos  et un autre jeune de Deido.
Le second  qui a été sauvé de justesse par la police, avait cassé  les vitrines de la boutique de la station Mrs  situé au Rond Point Deido. Arrêté par les riverains témoins de la scène, il sera copieusement tabassé avant d’être sauvé par les forces de l’ordre au passage.
Pour cette journée pleine de rebondissements au cours de laquelle le snack-Bar 2 valeurs a été incendié et des motos brûlées, le port du cache-nez était à la mode. Car, les eaux pulvérisées partout et les bombes lacrymogènes utilisées polluaient de l’air. Pour circuler il fallait se protéger le nez.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

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Douala:Deux morts et plus de 60 motos incendiées dans une emeute à Deido

10 Janvier 2012, 20:59pm

Publié par Hervé Villard

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En signe de représailles, les habitants du quartier Deido ont incendiés plusieurs motos, tués deux conducteurs de moto et blessés plusieurs autres  pendant l’affrontement qui ont eu lieu dans ce quartier le 3décembre 2011.

 

Le bilan des émeutes qui se déroulent au quartier Deido depuis le 31 décembre 2011 est effroyable. Deux conducteurs de moto tués, parmi lesquels  un jeune habitant du  quartier Makéa, un autre habitant dans la zone du Km 14. 56 motos incendiées, 16 arrachées et plusieurs autres cassées.

 

Selon Chief Ntonefor Nguimo président national du syndicat national des motos taxi du Cameroun(Synamotac) qui donne cette information, « il faut que cela s’arrête sinon les conséquences de ces évènements seront plus lourdes que ce qu’on a actuellement.» Il interpelle  par ailleurs les conducteurs de moto à plus de calme. «Nous appelons les conducteurs de moto à la paix. Nous sommes leur porte-parole et on ne peut trouver la solution dans l’agitation. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que la vérité puisse être rétablie » affirme le président du Synamotac qui est sur le terrain depuis le début de ces émeutes le 31 décembre 2011.

 Copie de PICT0167

 

 

 Selon celui qui parle au nom des conducteurs de moto, les deux benskineurs assassinés ont été tués hier pendant les échauffourées qui ont eu lieu à Deido. L’un très tôt dans la matinée et l’autre en début d’après-midi.

Parlant de ces affrontements, c’est dans une stupeur généralisée que la ville de Douala et le quartier Deido  plus particulièrement s’est levé hier. Les habitants de ce quartier ont été réveillés par une horde de conducteur de moto en furie. Plus d’une centaine environs, à en croire  les riverains, ces  ont pris d’assaut plusieurs domiciles, ont saccagés  des maisons  et incendié un restaurant non loin du marché Saker à Deido. La propriétaire du restaurant, dame Dorette Epe s’est sauvée de justesse  en passant par une porte située à l’arrière de son restaurant avec son fils.

 

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Les  conducteurs de motos, furieux du traitement que  les habitants de Deido les ont  infligés dans la journée  du 31 décembre 2011 (bastonnades, des nombreux coups et blessures, plusieurs  motos incendiées le tout  assorti d’une interdiction de circuler dans ce quartier Deido), voulaient en découdre avec les populations de ce quartier  qui leur vouent une haine extrême depuis  le décès de Eugene Monney, habitant de ce quartier, tué par des malfrats à bord d’une moto alors qu’il revenait d’une virée nocturne avec sa conjointe.

Le 3 janvier dernier dans ce quartier, circuler relevait d’une véritable gageure. Pour aller d’un point à l’autre, il fallait faire la marche à pied ou emprunter  les taxis, les motos ayant été interdites. Une chasse aux benskinneurs était d’ailleurs faite par des jeunes de ce quartier armés de gourdins de machettes, de pelles de haches et d’autres objets leur servant d’armes. Patrouillant tels des soldats à la recherche de l’ennemi, tout benskinneur qui tombaient dans leurs griffes n’avait la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments des forces de l’ordre présents dans tous les points chauds et les  carrefours de ce quartier. Les motos quant à elles étaient immédiatement incendiées par ces hommes sans foi ni loi qui prétendent «venger la mort » d’un des leurs et surtout «protéger leur territoire violer par les conducteurs de moto taxi.»

 

 

 

 Copie (2) de PICT0181

Ville morte à Deido

 

En dehors des personnes qui allaient à pied, des taxis et autres véhicules qui circulaient à Deido, les activités étaient au ralenties. Boutiques, snacks bars, Boulangeries salons de coiffure, tous avaient fermé les portes.  Les activités étaient aux ralenties.  De peur de voir leur commerce vandalisés comme samedi dernier, propriétaires ont préféré jouer la carte de la prudence en attendant la fin de ce désordre. «On a cassé la boutique de ma voisine samedi et plusieurs vente à emporter à cause de ce problème. Je  ne veux pas perdre mes biens à cause des bêtises.» Déclare Diane gérante d’un salon de coiffure.

Selon cette dernière qui est au courant de cette émeute depuis le début. Plus d’une vingtaine de motos ont déjà été incendiées et leur conducteurs gravement blessés. « On annonce depuis ce matin que deux conducteurs de moto ont été assassinés très tôt ce matin mais je ne suis pas sure puisque, je n’ai pas vu les corps »

 

 

 De la rue Kotto, à la rue de la joie en passant par  la nouvelle route Bonatéki, sans oublier la vallée trois boutiques, le boulevard  des Stars pour ne citer que ceux-là, l’ambiance était la même. Toutes les boutiques  et les ventes à emporter étaient  fermées. Même pas l’ombre d’un buveur de bière. La musique toujours  présente à la   Rue de la joie était  avait foutue le camp. Bref, c’est une ambiance de deuil qui y régnait car, toutes les activités étaient  arrêtées.  Seuls des jeunes armés des gourdins à l’affut des motos étaient visibles dans  tous les carrefours et les axes de ce quartier. Unis par le même esprit, celui de la vengeance, ils  étaient décidés chasser les benskinneurs dans leur quartier à tuer et à bruler tous ceux qui s’entêtent. «A partir de maintenant nous allons surveiller notre quartier. La majorité des agressions et des vols à la tire qui sont fait à Deido sont des conducteurs de moto. Nous allons en découdre avec eux. La police viendra seulement réclamer les corps. Jusqu’à présents nous n’avons que brûler les motos. Maintenant ce sont les conducteurs de moto eux-mêmes que nous allons brûler » menacent les habitants de ce quartier très furieux.

 

 

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Des forces de l’ordre pour limiter les dégâts.

N’eut été l’intervention des forces de l’ordre de la ville de Douala, la situation aurait viré au pire. La patrouille mixte gendarmerie, polices, polices anti émeutes, les éléments du groupement mobile d’intervention ont  été mobilisés pour parer à tout dérapage. Craignant que cette situation ne dégénère en émeute comme celle de février 2008, les patrons de la sécurité  dans la  région du littoral ont déployé toutes les forces de l’ordre sur les champs des opérations afin de contrôler et de limiter le mouvement.  Faisant usages des gaz lacrymogènes  et des camions anti émeutes à jet d’eau, plus connu sur le pseudonyme « mami wata » les forces de l’ordre présents dans tous les embranchements et carrefours, et à divers points de la ville dispersaient la foule et les manifestants qui se faisaient  de plus en plus nombreux car rongés par la colère.

Dans   les deux camps, la tension étaient perceptibles. C’est l’action de ces engins qui a quelque peu freiner l’ardeur de ce mouvement d’humeur qui d’après les parties prenantes n’est pas encore terminé «Nous, on ne va pas se laisser faire. A partir de 20h 30 vous allez voir» menacent-ils.

Des réunions de sécurité pour de désamorcer la bombe ont par ailleurs eu lieu dans la ville de Douala en présence des hautes autorités de la ville et des hauts responsables de la sécurité.  A la chefferie du canton Deido où l’une d’entre elle a eu lieu, les autorités présentes à savoir, le gouverneur de la région du Littoral Francis Faî Yengo, le préfet du Wouri Okalia Bilaï, le délégué à la communauté urbaine de Douala Fritz Ntone Ntone, Le maire de Douala 3ème Oumarou Fadil, Fritz Ngo, Jean Jacques Ekindi, le général Obama, commissaire des renseignements généraux, Edouard Yetchang, le président du Syndicat autonome des taximen du Wouri et par ailleurs, secrétaire général du Regroupement des syndicats des transports urbains et interurbains pour ne citer que cela on prêché le message de la paix. Pour ces derniers qui tiennent à ce que l’émeute qui a déjà fait plusieurs dégâts s’estompe ont demandé à Gustave Essaka Ekwala, le chef du Canton Deido de  ramener son peuple à de meilleurs sentiments afin que la paix reviennent.  

 

 

Genèse de l’évènement.

L’évènement qui perturbe la paix et la sécurité dans la ville de Douala et qui connait un bilan énorme aujourd’hui a été déclenché par l’assassinat de Eugène Monney, habitant dudit quartier le 31 décembre 2011. Celui-ci a été retrouvé mort au petit matin de la veille du nouvel an, par les populations. Son dos était ouvert par un coup de poignard et baignait dans une mare de sang. Selon les témoignages recueillis au lieu du drame, «c’est autour de 4h du matin. Alors qu’il revenait d’une sortie bien arrosée dans une boite de nuit de la place avec sa petite amie, il est abordé par deux individus à bord d’une moto. Ces présumés moto taximen l’ont mortellement poignardé après une chaude altercation et ce dernier a rendu l’âme sur place». Exacerbées après la découverte de la victime, les populations et en particulier les unes ont investi les différentes artères du quartier Deïdo pour interdire l’accès à la zone aux motos taxis.

 

 

 

C’est ainsi qu’une chasse aux motos taxis va s’organiser, sous prétexte qu’ils sont auteurs du crime commis. Cette course poursuite va causer des blessés graves ainsi que des embouteillages de longue durée au niveau des différents carrefours de ce quartier. Informés, les éléments du commissariat du 9ème arrondissement vont se déporter sur les lieux pour calmer les jeunes, en vain. Mais, face à la détermination des populations d’en découdre avec les mototaxis, des renforts de la brigade ter de gendarmerie de Deïdo, du groupement mobile d’intervention (Gmi 2), ainsi que les éléments des équipes d’intervention rapide (Esir) ne parviendront  pas à dissuader les jeunes. C’est la descente de Bernard Okalia Bilai, préfet du Wouri, qui va apaiser les esprits.

Et, c’est hier très tôt le matin avec les représailles des conducteurs de moto venus se venger en vandalisant des maisons et en incendiant un restaurant que les populations de Deido vont encore se soulever et vont se dresser contre les conducteurs de motos qui n’entendent pas baisser les bras. Selon ces derniers qui disent être victime d’une injustice parce que «on ne vole pas seulement à bord des motos, même dans les taxis on agresse» il faut que justice soit rendue. En attendant, pour limiter les dégâts, la ville de Deido est sur surveillance policière. Des patrouilles de gendarmerie et de la  police sont installées par endroit.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Douala: Six personnes meurent dans un incendie à Ange Raphaël

10 Janvier 2012, 19:47pm

Publié par Hervé Villard

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L’incident s’est produit au « Monde arabe Plus », un snack bar populaire situé au quartier Cité-Sic dans la nuit de jeudi à vendredi dernier aux environs de 1h 30 minutes.

 

 Cinq hommes et une femme calcinés, et d’énormes appareils électroniques réduits en cendre, c’est le bilan d’un incendie qui s’est déclaré au snack-Bar « Monde arabe Plus » et au casino la flotte, deux lieux de commerce situés cote à cote non loin du carrefour Ange Raphaël à Douala.

Selon des informations recueillies sur le lieu du triste évènement, les personnes décédées dans cet incendie étaient en train de jouer au poker quand ce malheureux incident s’est produit.  Les portes du conteneur qui servait de casino étant fermé par le gérant qui, selon  les dires  est allé chercher la monnaie, ces derniers vont décéder pendant un incendie qui s’est déclaré dans le lieu de commerce. Avec les flammes qui s’embrasaient a une vitesse éclair, le gérant qui est revenu quelques minutes plus tard n’a pas pu ouvrir la porte. Car, la chaleur dégagée par le feu était insupportable. Les riverains  alertés, par les flammes, n’ont  pas pu sauver les victimes qui sont morts étouffés et calcinés dans la salle de jeu équipé de plusieurs machines. D’après les témoignages, ce sont   les sapeurs-pompiers arrivés sur les lieux de l’incident avec promptitude qui vont  stopper les flammes qui se propageaient déjà.   Leur rapide intervention  va permettre  de  sauver  « Le mini marché Source de vie », un super marché ou se vend les produits alimentaires les liqueurs et les vins,  qui commençait déjà à s’embraser. Ils vont par la suite ouvrir le conteneur qui était fermé et cadenassé avant d’extraire les corps des six victimes méconnaissables, car grillées par les flammes.

Des  témoins affirment que, sept personnes se trouvaient dans le centenaire au moment de l’ouverture. Et qu’un rescapé non identifié, sérieusement brulé, a pris la fuite pour une destination inconnue.

Sur le lieu de l’incident le vendredi matin aux environs de 8h, pas moyen de se frayer un passage. Une  foule de curieux venus se rendre à l’évidence après avoir appris la triste nouvelle barre l’entrée des commerces incendiés. Les conducteurs de mototaxis et les chauffeurs de taxi pour se frayer un passage klaxonnent à tue-tête.  Les éléments de la police du commissariat du 7ème arrondissement présents, sécurisent les lieux du drame  et filtrent les entrées. Seuls quelques proches et amis des victimes ont accès au lieu du sinistre de même que des enquêteurs et quelques journalistes. Dans le casino la Flote et le snack-bar « Monde arabe Plus », tous a été réduit en cendre. Les colonnes de fumé s’observent encore. Les machines, les chaises, les climatiseurs, les tables, tout a été réduit en fumé. Les casiers et bouteilles brulés par le feu sont éparpillés au sol. Dans la salle des machines, certaines pièces de monnaie sont versées en désordre et se confondent aux objets brulés. 

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Selon des informations, rien n’a été sauvé. Tout a péri dans ces flammes donc le coupe circuit serait à l’origine. A l’extérieur, des véhicules appartenant aux clients du snack-bar et du casino sont encore stationnés et attire la  curiosité de la foule venue nombreuse. Il s’agit  d’une Mercedes immatriculée LT 739BP qui appartiendrait à Apollinaire Simum, un ingénieur de conception mécanique décédé dans les flammes et un taxi immatriculé LT 8118Q appartenant à Elie Bikim lui aussi décédé pendant l’incendie.

Selon Victorine Boum, un témoin de cet incident macabre, le feu a commencé aux environs de 1h après les coupures intempestives de l’énergie électrique. «C’était à 1h, ma voisine venait de rentrer du boulot » Raconte-t-elle. «C’est alors qu’elle nous dit qu’il y a le feu dehors. A l’intérieur, les gens criait sauvé nous sauvé nous. Le gérant du bar a tenté en vain d’ouvrir la porte mais. La flamme étant ardente, celui-ci n’a pas pu supporter la chaleur.  Ce sont les sapeurs-pompiers arrivés rapidement qui ont éteint le feu qui a brûlé pendant 15 minutes environs ».

Selon cette dernière qui affirme avoir vécu la scène de plus près, il était incapable de se rapprocher du snack bar ou su casino car, la chaleur que le feu dégageait était insupportable.

D’après les dernières nouvelles, des jeunes fouillant dans les décombres ont été arrêtés samedi dernier et  sont gardés au commissariat du 7ème arrondissement. Les familles des victimes sont abandonnés à eux-mêmes  et  le propriétaire du casino la flotte  un certain Anatole Wabo serait porté disparu. Toutes les  procedures intentées pour le joindre se sont révélées infructueuses.

  

Hervé Villard Njiélé

 

Liste des victimes

 -Simum Apollinaire

-Bikim Elie

-Mandeng Désiré

-Bassma Emmanuel

-Tchogoué Anne.

-Un dernier non identifié.

 

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Culture:Sexion d’assaut fait un tabac à Douala

28 Décembre 2011, 21:12pm

Publié par Hervé Villard

 

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  Sexion d’assaut fait un tabac à Douala

 

Le groupe de rap français attendu avec effervescence au Cameroun satisfait les attentes du public de la capitale économique du Cameroun lors de leur prestation dans la capitale économique du Cameroun.

«J’ai passé un moment vraiment fantastique avec ce groupe ce soir. J’étais venu les voir prester en life parce que  je l’ai écoutait uniquement à travers les vidéogrammes diffusés à la télé. Pour dire vrai, j’ai été satisfait. Je ne regrette pas d’avoir assisté à ce concert. »

Très détendu et enthousiasmé, Christian M, qui reprend encore quelques refrains de «je suis désolé», titre de l’album qui a rendu d’avantage le groupe Sexion d’Assaut célèbre dans le monde entier, ne tari pas d’éloge à l’endroit de ce concert inédit qu’il vient de vivre à la maison de parti de Bonanjo ce  10 novembre 2011.  « C’est le plus meilleur groupe de rap français. Ils chantent bien et ls jeunes adorent leur rythme »

Habillé en tee-shirt barrée du nom du groupe Sexion d’assaut, tee-shirt  qui lui a été offert par un membre du comité d’organisation des concerts du groupe des rappeurs français au Cameroun, d’un Pantalon bleue jeans et d’une casquette portée à l’envers,  Christian M qui aime s’habillé  comme les membre du groupe Sexion d’assaut est bondé d’enthousiasme. A l’entendre, il a passé une saison mémorable de même que ses camarades Yanick, Michel, François et Gauthier qui crient encore d’émotion. Comme eux,  des milliers de personnes qui se sont déplacés pour vivre en live ce concert ont eu pour leur argent. Chacun d’eux est rentrés satisfait tout en demandant qu’on remette ça pour la prochaine fois.  

Coté évènement, quelques couacs ont cependant été observées. Il s’agit  des bousculades au portail pendant l’entrée des fans et le retard accusé au lancement de l’évènement.

 S’agissant du retard, celui-ci a porté un sérieux coup à l’évènement d’autant plus que, las d’attendre, certaines personnes ont du rentré. Prévu pour 16h, c’est à partir de 18h que l’évènement a effectivement commencé avec la monté sur scène des artistes camerounais tels que Tizeu No Name crew, Franky P, le jeune Franco pour ne citer que ceux-ci. Ces artistes  camerounais qui ont animé  la première partie du spectacle ont assuré.

 Pendant leur prestation, ils ont servi au public qui connaissait la plus part de leur  titres un régal.   En utilisant des « mots », le Tizeu et Franco ont dénoncé des maux de notre société. Et Franky P est venu arroser et amplifier l’ambiance avec du « champagne-up ». Le groupe Bouki dance  pour  sa part  a déchaîné une pluie d’applaudissements et d’encouragement  avec  le street dance. Le groupe en a profité pour confirmer sa suprématie en matière de danse dans le Littoral. Ces artistes évoluant dans le hip-hop ont une fois de plus prouvé de part leur prestation que le Cameroun peut désormais compter sur eux. Tout à côté, on a eu droit aux prestations des groupes : Métissage, Sissongho Mc’s.

A  19h15, moment choisit par Black M, le premier membre du groupe Sexion d’Assaut  pour faire son apparition sur le podium, c’est un branle-bas émotionnel total. Les fans retardataires  encore à l’extérieur de l’enceinte de la maison du parti Rdpc de Bonanjo se bousculent pour entrer. Dans la cour, les cris fusent de toute part. Les flashs des appareils photos crépitent à n’en point finir. A l’entame des différentes chansons du groupe, la cour s’est immédiatement transformée en un vaste champ d’artistes. Les voix tonnent. Les refrains sont repris en chœur.  La maison de partie se transforme en un bar dancing.  Bref, l’émotion est à son paroxysme. Sur le podium des titre tels « Casquette en l’envers », « Paris va bien », « Echouer », « Ecole des points vitaux », « Waiting by night », « Désolé » sont les redemandés par les fans qui en raffolent. Petro Dollars, Lefa, Doumans, Black M., Maska, Maître Gims et les autres membres du groupe ont réussi leur pari. Ils  ont servi au public ce qu’il attendait. Beaucoup ont déclaré avoir passé une soirée de rêve et compte renouveler l’initiative si l’occasion se prêtait encore.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Sanction de Samuel Eto’o Fils:Benoit Ambwa et Jean II Makoun menacent de quitter l’équipe nationale

28 Décembre 2011, 20:57pm

Publié par Hervé Villard

 

Sport

 Benoit-Angbwa.JPGjean II Makoun

Sanction de Samuel Eto’o Fils

 

Benoit Agbwa et Jean II Makoun menacent de quitter l’équipe nationale

 

Les deux joueurs cadres de l’équipe fanion du Cameroun menacent de ne plus déferrer à la convocation de l’équipe nationale si les  sanctions infligées aux capitaines Samuel Eto’o Fils et Enoh Eyong ne sont pas levées. 

 

 

«Monsieur le présidant nous avons appris avec amertumes  les sanctions injustifiées et iniques infligées à notre capitaine Eto’o  Fils Samuel et son vice Enoh par la commission d’homologation de la Fécafoot.  Motif pris de ce que la décision de ne pas aller à Alger avait été prise par l’ensemble des joueurs, nous manifestons notre solidarité à l’égard de nos coéquipiers qui ne sont que nos portes paroles et contestons formellement les sanctions prononcées à leur encontre. Aussi, n’entendons nous plus répondre de notre présence à l’équipe nationale tant que les sanctions décriées ne seront pas levées. Veuillez agréer monsieur le président l’expression de notre parfaite considération.»

 

Voilà la quintessence de la lettre servie à  Adoum Garoua, le ministre des sports et de l’éducation physique du Cameroun, à la fois par Jean II Makoun et Benoît Angbwa, tous joueurs à l’équipe nationale du Cameroun.  Cette lettre a été notifiée au successeur de Michel Zoua par la voie de maître Mah Ebenezer Paul, Huissier de justice  à la 10ème charge près de la cours d’appel du centre et des tribunaux de Yaoundé, le 27 décembre 2011.

 Ces derniers, présents à Marrakech  au moment où tous les évènement qui  ont contribué à la non participation des Lions Indomptables du Cameroun au match amicale qui les opposait au fennec d’Algerie   le 15 novembre 2011 se produisaient, demandent au ministre des sports et de l’éducation physique  de retirer  successivement les sanctions  de 15 matches de suspension infligée à Samuel Eto’o fils le capitaine de l’équipe fanion du Cameroun et celle  de deux matches de suspension  prescrite à Eyong Enoh son vice capitaine, par la commission d’homologation de la fédération camerounaise de football.  

Selon ces derniers qui affirment par ce geste  leur solidarité à leurs capitaines, Samuel Eto’o et Eyong Enoh  ne sont en rien responsables de ce qui s’est passé  à Marrakech.  Le boycott du match amical contre l’Algérie a été décidé par l’équipe toute entière et les deux joueurs sanctionnés  ne sont  que le porte parole de l’équipe. Pour ces derniers toujours, si la Fécafoot veux sanctionner des joueurs, c’est toute l’équipe qu’il faudra sanctionner.  Les deux joueurs cadres de l’équipe nationale qui tiennent absolument à ce que la sanction infligée à leurs coéquipiers soit annulée menacent de ne plus déférer aux convocations de l’équipe nationale fanion si ces sanctions ne sont  pas annulées.  Les copies des lettres notifiées au ministre des sports et de l’éducation physique  ont pareillement  été envoyées à la fédération camerounaise de football (Fécafoot) afin que cette association qui à la charge de la gestion du football au Cameroun  puisse prendre les dispositions qui s’imposent.

Les deux joueurs cadres de l’équipe fanion sont pour l’instant les premiers coéquipiers de Samuel Eto’o et de Eyong Enoh à pouvoir prendre position dans cette affaire qui fait couler d’encres et de salives depuis son déclenchement. La menace de démissionner de l’équipe nationale  brandit par  les deux cadres de l’équipe nationale viennent une fois de plus remettre en cause cette sanction infligée aux capitaines des Lions Indomptables. Et,  demander aux dirigeant du football camerounais de revoir de près ces sanctions afin de ramener la sérénité et surtout consolider l’ambiance de groupe absente au sein de l’équipe nationale depuis des années et qu’on a recommencé à revoir au Maroc lors de la compétition de la Lg-Cup remportée par l’équipe du Cameroun.   

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Sanction de Samuel Et'o'o Fils: Aux sources du problème

23 Décembre 2011, 13:54pm

Publié par Hervé Villard

 

Invité sur la chaîne de télévision Canal 2, le capitaine des Lions indomptables est revenu sur la crise, qui a entraîné le boycott du match amical contre l’Algérie. Il soutient qu’il jouera toujours en sélection nationale, même après avoir purgé sa sanction. Tout en espérant que ce geste ne sera pas négligé.

 

 

 

Marrakech, dimanche 13 novembre 2011. Les Lions Indomptables viennent de gagner la Lg Cup face à l’équipe marocaine aux tirs aux buts. Dans l’euphorie de cette victoire qui signe le retour du triomphe dans l’équipe nationale après l’élimination à la coupe d’Afrique des nations Gabon-Guinée Equatoriale 2012, une surprise attend les responsables de la Fécafoot. De retour à l’hôtel, les joueurs refusent de prendre le dîner du sacre avec les dirigeants. Après cet acte qu’ils justifient par le non paiement de la prime de présence qui s’élève à 22 millions de Fcfa pour l’ensemble de l’équipe, ils refusent également de libérer leurs chambres. C’est ainsi qu’un round de négociations va s’engager entre les joueurs et les dirigeants de la Fecafoot présents à Marrakech de cet instant-là jusque très tard dans la nuit. Ces négociations sont en fait le prolongement d’une série de pourparlers entre joueurs et dirigeants au sujet du paiement de cette prime de présence dont le principe a été acquis à Bilbao en 2005 sous le magistère de Philippe Mbarga Mboa, alors ministre des Sports et de l’éducation physique.

 

Selon la Fecafoot, des éclairages ont été apportées à Samuel Eto’o Fils, capitaine des Lions Indomptables le 8 novembre au sujet de ladite prime et des comptes financiers de la Lg Cup par l’entremise de Francis Mveng, vice-président de la Fecafoot et représentant de cette association au tournoi de la Lg Cup. «Déjà, au début du tournoi de la Lg Cup, j’ai demandé au vice-président Mveng de me montrer le contrat, il m’a dit qu’il n’y en avait pas. Je lui ai dit que ce n’était pas sérieux. Or, avant moi, Alexandre Song lui avait posé la même préoccupation. Imaginez que je me blesse en allant prendre part à ce tournoi, sans aucune garantie. C’est un manque de sérieux. A partir de ce moment là, nous avons décidé de ne plus nous laisser abuser», explique Samuel Eto’o Fils. Puis, tout se gâte quand il faut payer les primes. «C’était une situation curieuse. Il fallait voir comment les responsables de la fédération et ceux du ministère des Sports et de l’Education physique se rejetaient la responsabilité sur qui doit ou non nous payer les primes», poursuit-il.

 

 

Abcès

 

En réalité, tout cela a commencé à sentir le roussi pour les joueurs, surtout qu’il devenait clair qu’ils ne pourraient entrer en possession de leur prime qu’au terme de nombreuses transactions. Ce qui n’était pas pour leur plaire, ni pour les rassurer. «Si on nous avait donné les primes, on aurait continué et l’abcès ne se serait jamais percé. Nous avons donc saisi cette occasion pour mettre de l’ordre et trouver des solutions au problème du football camerounais en général et des Lions indomptables en particulier. Si notre geste n’est pas pris en compte, ce serait regrettable», admet-il.

 

Par ailleurs, «à aucun moment, on voulait créer un problème avec nos frères algériens. Nous voulions défendre notre cause, en présentant le décalage qui existe entre les dirigeants et les joueurs», confesse-t-il. Or, à cause du match amical avorté du 15 novembre dernier, la fédération algérienne de football demande un dédommagement d’1 million de dollar.

 

Le capitaine des Lions indomptables et son vice seront convoqués devant la commission d’homologation et de discipline et les sanctions suivront. «Depuis le début, personne ne parle de la gravité de la situation en amont. Il y a une implication financière que le Cameroun doit assumer. Sans oublier l’implication en terme d’images», a soutenu Junior Binyam sur les ondes de la Crtv radio. «Cette crise pose le problème de la double tutelle de la sélection nationale, qui n’est pas assez scindée. D’où la dissolution de la responsabilité. Il y a une urgence à donner des pré-requis», a-t-il conclut. C’était la première fois que la Fécafoot s’exprime sur la question depuis la sanction infligée le vendredi 16 décembre dernier.

 

Au reagrd de toutes les passions soulevées par cette décision, le Minsep Adoum Garoua a recommandé aux uns et autres l’apaisement. Surtout qu’après la finale de la coupe du Cameroun, le chef de l’Etat Paul Biya lui avait dit qu’il le verrait spécialement pour parler du sport en général et du football en particulier.

 

 

Samuel Eto’o Fils: Après ma sanction, je reviens en sélection nationale

 

Il demande à tous de rester calme en cette période de fête tout en reconnaissant avoir été sali mondialement par cette sanction.

 

Visiblement serein devant les caméras de Canal 2 international, un sourire en coin ne quitte pas le visage de Samuel Eto’o Fils. Ce qui pourrait faire croire qu’il n’est pas affecté par cette décision. Oh que non ! «J’ai été mondialement sali. Je l’accepte parce que je n’ai pas choisi d’être Camerounais», lâche-t-il.

 

En réalité, avec 15 matches de suspension, le joueur d’Anzhi Makhachkala n’avait pas de chance d’être désigné meilleur joueur africain de l’année pour la cinquième fois (2003, 2004, 2005 et 2010). Pourtant, il faisait partie des cinq nominés au départ. Et depuis hier, son nom ne figure plus sur la liste des trois définitivement retenus que sont : le Ghanéen André Ayew de l’Olympique de Marseille ; le Malien Seydou Keita du Fc Barcelone et l’Ivoirien Yaya Toure de Manchester City. Le successeur de Samuel Eto’o Fils sera donc connu aujourd’hui, jeudi, 22 décembre 2011, du côté d’Accra au Ghana.

 

Néanmoins, «j’ai pris acte de leur décision. Toutefois, jusqu’à preuve du contraire, je reste le capitaine des Lions indomptables. Quand vous défendez une cause juste, vous vous attendez à ce que ces sanctions soient prises», poursuit-il. Puis, «15 matches ou plus de suspension, je continuerai encore à jouer au sein de l’équipe nationale. J’attendrai que cette sanction passe. Je n’ai pas encore arrêté ma carrière de footballeur», indique-t-il. A la question de savoir pour quelles raisons, il refuse de faire appel, Samuel Eto’o Fils déclare : «Pourquoi dois-je faire appel ? Pourquoi ? J’ai eu le même chef d’accusation qu’Enoh Eyong et en plus, il avait une autre accusation, on lui a donné deux matches de suspension et moi, j’en ai eu 15. C’est compliqué! Quand j’aurai purgé mes 15 matches, je reviens en sélection nationale».

 

Mais, ce qu’il souhaite retenir de cette sanction, c’est le fait qu’«ils ont compris qu’on ne nous manipulera plus. Je tiens à saluer mes frères pour le courage qu’ils ont eu. Je sais désormais que, que je sois là ou pas, mes coéquipiers ne se laisseront plus abattre». Et surtout : «A un moment, l’équipe était divisée, la faute revenait à Samuel Eto’o. Maintenant que le groupe est soudé, c’est encore à cause de moi. Qu’est-ce qu’on veut finalement ?»

 

Au courant des nombreuses marches pacifiques que prévoient d’organiser certaines associations à Yaoundé et à Edéa pour dénoncer la décision de la commission d’homologation et de discipline, sans oublier les nombreux coups de fils reçus et autres messages envoyés sur son compte Facebook, le capitaine des Lions indomptables exhorte : «Restez calmes et ayez la tête froide. C’est la période des fêtes. Restez sages. J’ai appris que vous voulez marcher. Il n’y a que le temps, qui résout les problèmes. Nous allons être calmes et réfléchis.»

 

P. G. M.

 

 

 

Les plaies de la Fécafoot: L’argent du football et la mauvaise organisation dans la tanière

 

Ces deux volets sont en réalité les griefs latents, qu’ils ont dénoncés en boycottant le match du 15 novembre dernier contre l’Algérie.

 

Jusqu’ici, les responsables de l’équipe nationale de football expliquait qu’il était plus facile et plus pratique d’organiser des regroupements de la sélection nationale en Europe, puisque les joueurs y vivent.

Des dispositions qui gênent d’ailleurs les joueurs. «Notre dernier match des éliminatoires contre la République démocratique du Congo (Rdc) devait se jouer à Kinshasa. Quelle idée de nous amener à Bruxelles pour le regroupement ? Avoir 8h de vol pour rallier Douala. Et au départ de la capitale économique, nous avons passé 45 minutes pour arriver en Rdc. Et là, la température est de 40°c alors que nous nous sommes entraînés à Bruxelles sous -2ºc», a dénoncé Samuel Eto’o Fils.

 

Cet exemple était pris pour présenter l’amateurisme qui règne dans la gestion des Lions indomptables.

 

C’est d’ailleurs pour dénoncer cette mauvaise organisation que Benoît Assou Ekotto a décidé de ne plus répondre aux convocations en sélection nationale. «Mettez-nous dans les meilleures conditions. Ce qui signifie mettre l’accent sur notre confort en terme de transport aérien et terrestre, en terme d’hébergement, en terme de restauration. Bref, nous devons être au petit soin. Quand on est responsable, on anticipe, on prévoit», souhaite-t-il. Sur quoi comptent les Lions indomptables pour exiger un traitement princier ? «Sur l’argent que nous générons et dont on ne connaît pas la destination», révèle Samuel Eto’o Fils. En outre, la question centrale reste : «Qui gère l’argent?»

 

 

Divisions

 

En ce qui concerne le nerf de la guerre, le capitaine des Lions indomptables s’interroge notamment sur le sort réservé à l’argent des transferts de tous les joueurs camerounais, reversé à la Fécafoot. Idem en ce qui concerne les sponsors. «Vous nous vendez, vous prenez l’argent et nous ne savons pas à combien. A certains moments, on nous donne 35.000 Fcfa pour les primes de sponsors. Parfois, c’est 500.000 Fcfa. Et même 2 millions. On veut être fixé une fois pour toute sur cette question, pour ne plus être confrontés aux montants aussi variés», affirme-t-il. «On ne sait toujours pas ce qu’on a fait des 8 millions de dollars générés par notre participation à la coupe du monde 2010. Déjà, avant la coupe du monde, 1 million de dollar ont été donnés par la Fifa pour préparer notre participation. Où est passé tout cet argent ? Et toutes les retombées de nos participations aux précédentes coupes du monde ?», s’est-il interrogé.

 

Et le plus curieux pour lui, «c’est que les primes sont payés par le gouvernement. Alors que nous générons beaucoup d’argent. L’Etat n’a plus à sortir son argent.» Pour marquer son désaccord par rapport à la mauvaise gestion du football, il adoptera une attitude. «Pendant 5 ans, et même plus, je n’ai pas parlé au président Iya Mohammed, parce que je n’étais pas d’accord avec sa politique. Puis, pour détendre l’atmosphère, il nous a invités, Rigobert Song et moi, au Mont Fébé. Il nous a parlé des difficultés qu’il avait. Nous avons pensé l’aider, mais, je ne pouvais pas donner une certaine impulsion, puisque Rigobert Song était encore capitaine à cette époque», raconte-t-il.

 

Par ailleurs, selon Samuel Eto’o Fils : «à partir du moment où il était question de gérer l’argent en sélection, ils ont préféré créer des divisions dans le groupe.»

 

 

Réactions

 

Vahid Halilhodzic, coach algérien

Je suis satisfait par la décision de la Fédération du Cameroun. Ce qui s'était passé est vraiment scandaleux de la part d'une grande nation de football en Afrique. Je regrette toujours l'annulation de cette rencontre qui aurait pu nous servir.

 

Adoum Garoua, Ministre des Sports

Je n’ai pas encore été notifié de cette décision de la Fecafoot ; je ne peux encore rien dire pour le moment.

 

Kalkaba Malboum, Président du Comité national olympique

Nos tribunaux ne devraient pas être comme les tribunaux civils. L’exigence c’est de faire respecter la discipline il faut également protéger le sportif parce que même sur un stade les vedettes sont protégées par les arbitres. Et La Fecafot ne doit pas sacrifier sa star parce que sans athlète il n’y a pas de fédération. J’espère que la raison va l’emporter sur la passion et l’émotion.

 

David Mayebi, président du Synafop

Le Synafop prend acte de la décision de la Fecafoot qui a été prise afin de se faire disculper dans cette affaire qui a jeté la honte sur le football camerounais. En attendant de se réunir extraordinairement dans les tout prochains jours afin de discuter des actions à mener, le Synafop exprime son indignation par rapport à cette décision qui est loin d’apaiser la tension en vue de la relance de notre football mais exprime le détonateur pour que tout explose.

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Déguerpissement au marché Ndokotti:Les commerçants sommés de libérer les trottoirs après les fêtes de fin d’année

20 Décembre 2011, 22:07pm

Publié par Hervé Villard

 

Déguerpissement au marché Ndokotti

 

 

Les commerçants sommés de libérer les trottoirs après les fêtes de fin d’année

 

 

La décision a été prise par le sous préfet de Douala 3ème descendu dans ce carrefour hier, suite à un mouvement d’humeur initié par les commerçants déguerpis  par les agents de la communauté urbaine de Douala. 

 

Tous les commerçants qui ont transformés la chaussée et les trottoirs du carrefour Ndokoti en un espace marchand doivent le libérer après les fêtes de fin d’année qui pointe à l’horizon. Cette phrase qui est répétée par la majorité des commerçants de Ndokoti rencontrés hier après midi, est celle prononcée par le sous préfet de Douala 3ème pendant son passage au carrefour Ndokoti hier.

Venus en sapeur pompier mettre fin au mouvement d’humeur initié par les vendeurs à la  sauvette et les commerçants du carrefour Ndokoti, déguerpis très tôt le matin et qui avait ériger des barricades sur la route en signe de protestation, le chef de terre pour calmer la tension qui était  grandissante a demandé aux éléments de la communauté urbaine de Douala de stopper leur action. Après une communication avec les commerçants courroucés par les actes posés par  des agents de la Cud, actes  qu’ils qualifient «d’inhumaines », le sous préfet de Douala 3ème  qui a demandé à ces derniers de continuer à exercer,  les a rappelé qu’ils seront déguerpis après les fêtes de fin d’année  et plus précisément à partir du 4 janvier 2012.

 Selon les commerçants et des riverains témoins de la scène qui s’est déroulée au carrefour Ndokotti très tôt hier matin,  les agents de la communauté urbaine de Douala ont fait irruption dans ce lieu  très tôt hier matin.  Déterminés à libérer  ce carrefour très engorgé à cause des commerçants qui occupent la chaussé et les trottoirs de ce grand carrefour de la ville de Douala, les éléments du service de la voirie urbaine de Douala chassaient  les commerçants déjà installés en cassant et emportant leur étals au passage. Dans cette foulée, plusieurs commerces ont été mis à sac et plusieurs comptoirs et étals cassés. C’est suite à ces casses que les commerçants qui ont ravitaillé les étals et qui comptent faire de bonnes affaires pendant cette période de fin d’année, ont manifestés leur colère. Après les altercations avec les éléments de la communauté urbaine de Douala, ces derniers ont barricadé les routes empêchant ainsi aux véhicules de circuler pour manifester leur colère. C’est la venue du sous préfet de Douala 3ème qui va décanter le situation.  Selon des témoins, c’est dans l’après midi que le calme est revenu en ce lieu. «C’est maintenant que je suis entrain d’installer mes marchandises. » Déclare dame Emilienne Pougoie vendeuse de friperie avec courroux. Rencontré hier après midi au marché Ndokotti celle qui n’a pas échappé au déguerpissement orchestré par les agents de la Cud raconte sa colère. «Depuis ce matin, les agents de la communauté urbaine  de Douala ont cassé tous nos comptoirs. Tous ce que vous voyez installé là, on vient d’acheter. Ils sont venus nous demander de partir. Pourtant on vient d’acheter les marchandises pour les fêtes. Nous nous sommes endettés pour cela. Quand  on nous chasse maintenant, c’est pour  qu’on fasse quoi de ces marchandises la ? Le Cameroun est dur et c’est ainsi qu’on se débrouille. Ils doivent comprendre ça » poursuit–elle. Et jacques vendeur de chaussure de dire « C’est avec ces chaussures que je vends là que je paye mon loyer et m’occupe de mon frère quand on nous chasse là c’est pour nous demander de voler il n’ y a pas d’emploi au Cameroun qu’on nous laisse nous débrouiller. Ce n’est pas sérieux ce que fait la communauté urbaine »

 

 

 Absence de suivie

Ce déguerpissement  initié au carrefour Ndokoti n'est pas le premier du genre. Depuis plusieurs années, la cellule de lutte contre le désordre urbain à la communauté urbaine de Douala avait détruit des commerçants dans ce carrefour et confisqué des marchandises. Mais la situation n’a pas changée.  Libéré, de ces commerçants, le carrefour était aussitôt réoccupé le lendemain. Ce qui fait dire à certaines personnes que c’est un manque de suivi. «Si le déguerpissement à Ndokotti était suivi, c’est que les commerçants ne reviennent plus. Aujourd’hui les éléments de la communauté sont là  demain pas. C’est tout ce désordre dans le suivi de cette décision qui justifie cet état de fait. Et cela pénalise les usagers que nous sommes » pense Jean Jacques  chauffeur de taxi. Selon  ce dernier, il faudra trouver des mesures pour libérer  une fois pour tout ce carrefour qui permet de desservir une partie de la ville de Douala.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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