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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Elections présidentielles 2011:Jean Jacques Ekindi harrangue le public au stade omnisports de Bépanda

19 Septembre 2011, 23:39pm

Publié par Hervé Villard

 Ekindi

Le candidat du mouvement progressiste (Mp) s’est adressé pour une première fois au public de Douala hier. C’était  lors du meeting organisé par son parti au stade Omnisports de Bépanda.

 

 

Elles étaient nombreuses, les personnes qui ont effectué le déplacement du stade omnisports de Bépanda hier. Parties des horizons diverses, elles ont tenu à venir vivre en direct le meeting de jean Jacques Ekindi candidat du Mouvement progressiste(Mp). Le tout premier   que  ce candidat aux élections présidentielles d’octobre 2011 à lancer  dans la ville de Douala depuis qu’il s’est déclaré candidat. Pendant cet instant fatidique il a   voulu se saisir de cet instant important et mémorable pour ameuter les foules et amener ces dernières à le choisir comme le prochain président du Cameroun.

Pendant près de deux heures d’horloge (17h-19h) le chasseur de lion à haranguer la foule présente par des arguments que lui seul détient le mystère.

 

Décrivant l’ambiance morose et la situation dramatique et chaotique dans lequel se trouve le Cameroun dans son ensemble, il s’est passé pour celui qui pourra mettre fin à cette situation. Et a donc demandé à la foule présente, de soutenir sa candidature le moment venu afin que le Cameroun soit redressé. « Pendant trente ans les camerounais ont souffert le martyr, ils ont supporté l’insupportable, ils ont admis l’inadmissible, C’es  assez(…). Le temps est venu pour les Camerounais de gagner. Préparons nos phalanges préparons nos escouades  de scrutateurs de Macari à Campo et nous allons gagner le Cameroun »

 

Pendant qu’il s’adressait au public présent, jean Jacques Ekindi n’a pas manquer de tancer le gouvernement en place et le Rdpc qu’il affirme  êtres responsables  du chaos existant. Et qui continue à se faire passer pour le seul moyen  pour reconstruire le pays. « (…) des griots vous caressent les tympans en chantant d’une voie forte et mélodieuse :   le Rdpc est le plus fort, Paul Biya est invincible et imbattable, il n’y a rien en face. Renoncez, renoncez braves gens, abdiquez vos droits, aliénez votre souveraineté car contre Biya il n’y a rien à faire. (…)  ils ont fini par croire qu’on peut tromper tout le peuple tout le temps. Non !, Non !, Non !  No make erreur»  a-t-il affirmé. Et de poursuivre «le Rdpc et son régime de décadence de régression sociale, de corruption, d’aliénation, (…) sont arrivés au bout du bout, au terme du terme, on est en fin de cycle et le Cameroun doit changer » a déclaré JJ Ekindi dans son discours.

 

L’orateur du jour  s’est  pareillement saisi de l’occasion pour brosser en quelque ligne, son programme d’action et de reconstruction du Cameroun. Pour construire un régime de liberté comme le présidentiable le dit si bien,  il faut limiter le pouvoir. Et pour le faire, il entend créer un gouvernement fédéral  à Yaoundé avec 10 états fédérés.  « L’éducation, la santé, l’environnement, l’agriculture l’industrie, le tourisme seront organisés sur une base fédérale de l’Etat » affirme-t-il.  Parmi les reformes scolaires qu’il entend mener, Jean Jacques Ekindi  promets suspendre le probatoire. Il projette pareillement des reforme sur le plan sanitaire et  promets mettre sur pied une véritable politique de l’emploi.

 

Bien avant le discours de JJ Ekindi, plusieurs autres personnes se sont succédé sur le podium.. A savoir Joseph Marie Eloundou membre de la société civile et président du parti dénommé « Paradis ». Dans son discours, il a présenté le candidat du Mp comme celui que les camerounais devraient voter car, il est le « candidat du consensus ».  Christiane Moullende député suppléante du Mp, Blandine Kenfack de l’université de Douala, pense que le candidat du Mp est la panacée au problème du Cameroun

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Elections Présidentielles 2011: Les journalistes boudent la campagne de Jean Jacques Ekindi

19 Septembre 2011, 23:24pm

Publié par Hervé Villard

 Ekindi 

Venus massivement couvrir le lancement de la campagne du candidat du mouvement progressiste(Mp) c’est  fou de rage qu’ils ont quitté le Q G de Jean Jacues Ekindi. 

 

On  manquerait de mots pour décrire avec exactitude la réaction des journalistes qui ont assisté au lancement de la campagne de jean Jacques Ekindi samedi dernier. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils étaient réellement courroucés.  S’étant rendu après le meeting au complexe Joël Ekindi à Deido pour récupérer la copie du discours du candidat  Ekindi, c’est  sur un aire de colère que chacun d’entre eux est rentré non sans manifester sa colère. «Les responsables de Parti Politique pense qu’ils sont quoi ? Pour qui prennent –t-ils des journalistes ? Pour des mendiants ? Est ce qu’on est obligé de parler de leur évènement ?, Trop c’est trop, nous avons marre de ce genre de comportement. Ces gens là nous manquent trop de respect  et ça ne peut pas continuer comme-ça.» Vociféraient des journalistes sur le chemin de retour.

 Au centre de cette colère des hommes de médias pourtant venus nombreux  au lancement de la campagne de ce digne fils de Deido, deux faits banals mais significatifs.

Le premier  et le moins important a  été le retard accusé lors du lancement effectif de ladite campagne présidentielle.  Prévu débuté à 15h et s’achever aux environs de 18h, c’est à 17h passé de 10 minutes exactement que cette dernière a effectivement commencé.  Ce qui a suscité la colère des journalistes présents  et plus particulièrement des journalistes des chaines de télévision de la ville présents depuis 14h 45 avec leurs cameramen. Il a fallu que ces derniers passent le concours de patience  pour couvrir cet évènement pourtant important. Ce qui a choqué plus d’un. « On ne peut pas programmer un évènement 15h et le débuter à 17h. Ce n’est pas logique ça » s’est exclamé un confrère. Pour un autre journaliste  de la télévision Canal 2 International, la situation est inacceptable. « Quand un évènement comme celui-ci qui devait commencer depuis  débute tardivement ça nous pénalise. Car, il n y a pas de la lumière on va réaliser quelles genres d’images ? Ce n’est pas facile ». Se plaint-il comme bon nombre de cameramen et de reporters.

 

Au sujet  du second fait banal qui a mis les journalistes hors de leur état, plusieurs éléments sont à mettre à son actif. La perte de temps, la promesse non tenu et le manque de considération. Convié au Complexe Joël Ekindi pour récupérer  la copie du discours de Jean Jacques Ekindi, Ils ont presque été oubliés par le chargé de la communication de ce parti.  Les uns dans  leur véhicule de service, les autres à l’abri à l’intérieur, ils ont attendu pendant longtemps ce discours qu’ils n’ont finalement  pas eu.  Pis encore, c’est l’attitude du chargé de la communication arrivé sur les lieux. Sans adresser le moindre mot à la presse à qui il a promis la copie du  discours, celui-ci défilait sans arrêt.  Ce qui a d’avantage courroucé les hommes de médias qui ont interprété le geste comme un mépris à l’endroit de la presse. C’est très remonté que ces derniers ont quitté les lieux tout en espérant que les prochains évènements ne seront pas pareils.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

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Bts 2011:L’absence des résultats pénalise les étudiants et les promoteurs d’établissements

19 Septembre 2011, 21:55pm

Publié par Hervé Villard

 

Ne connaissant pas les résultats, ils ne peuvent planifier ni préparer dans des conditions optimales la rentrée académique qui est déjà effectif dans certains établissement de la ville.

 

 

S’il y a des personnes qui sont d’avantages frustrés par la non promulgation des résultats du Brevet des techniciens supérieurs édition 2011, (BTS), c’est bel et bien les étudiants ayant composés cet examen. Ces derniers, las d’attendre  sont déjà dans tous les états depuis environ deux semaines. «Qu’est ce qu’on attend pour publier les résultats du Bts ? J’attends ces résultats pour préparer l’année académique qui commence bientôt »  Déclare Marie Laure Ngamaleu  étudiante dans un établissement de formation de Bts de la ville de Douala. Candidate au BTS en comptabilité et gestion des entreprises(Cge), elle est impatiente de connaitre ses résultats. «Je voulais m’inscrire en licence professionnelle à l’école supérieure de gestion (Esg) en cas de succès. Mais maintenant, je ne sais quoi faire. Je ne peut rien envisager parce que je ne connait pas mon résultat » Ajoute-t-elle courroucée.

 

 

 

 

Etienne Tongue, étudiant en deuxième année communication d’entreprise(Ce) connait lui aussi les mêmes déboires. « J’ai débuté un stage pré-emploi dans une entreprise de la place depuis près d’un mois. Mon patron n’attend que les résultats de cet examen pour confirmer ou non mon recrutement. Je suis très embarrassé.» se plaint-il


 

 Comme ces deux étudiants embarrassés, nombreux sont les candidats au Bts édition 2011 de la république du Cameroun qui attendent  impatiemment les résultats du brevet des techniciens supérieurs. Résultats qui permettront aux  uns de s’inscrire en licence professionnelle et aux autres de débuter une carrière professionnelle.  «Pour l’instant, aucun des deux n’est envisageable à cause du retard que connait la promulgation des résultats.» Déclare Bernadette T. candidate au Bts en Secrétariat de Direction

 

A la direction du complexe scolaire Esg-Ista, l’on affirme ne pas être au courant des raisons du retard  que connait la publication des résultats.  Comme tout le monde, Olivier Moutongo, le directeur de cet établissement affirme avoir constaté les faits. Pour celui qui renvoie le reporter de La Nouvelle Expression au ministère de l’enseignement supérieur pour en apprendre d’avantage sur le sujet, la reprise  de certaines épreuves de cet examen national et les évènements politiques en cours pourraient  influencer la publication des résultats. « Nous constatons comme tous les autres le retard de la publication des résultats. Mais, nous pouvons comprendre que c’est  certainement dû aux évènements politiques en cours. Mais on comprend aussi que pour éviter les problèmes de l’année dernière, le ministère prend tout le temps. La reprise de certaines épreuves peut être mise à l’actif de ce retard. » Pense-t-il.

 

A l’institut des professeurs réunis(Ispr), on ignore les causes du retard. Ici, on pointe un doigt accusateur sur la reprise de certaines  épreuves du Bts.

 

Les fondateurs d’établissements pénalisés eux aussi.

Dans  la liste des personnes pénalisées par le retard de  la publication des résultats du Bts, se recrutent également les fondateurs d’établissement de formation en Bts.

Ici, les  inscriptions en licence professionnelle sont presque bloquées. Car aucun candidat n’ose prendre le risque de se présenter. Il faudra attendre les résultats de l’examen pour pouvoir s’y lancer.

 


 Sur le plan de la communication par ailleurs, les établissements qui ont préparé leur campagne de communication en se basant sur les résultats du Bts  sont bloqués.  Ils ne peuvent pas se déployer sur le terrain ou du moins, le feront tardivement. Ce qui n’est pas  à leur avantage.

 


Malgré cette angoisse grandissante, un enseignant de l’Iut de Douala rassure. « Que les étudiants prennent leur mal en patience les résultats seront bientôt disponibles ». Mais à quand ? Sera-t-on tenter de demander ?

 

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

 

 

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Conférence Internationale de Yaoundé : Voici le discours de Paul Biya, le président de la république du Cameroun

15 Septembre 2011, 19:04pm

Publié par Hervé Villard


 biya

Excellences, Mesdames, Messieurs,

 

C’est un honneur, et aussi un grand plaisir, pour moi d’accueillir à Yaoundé, au nom du peuple camerounais, tant d’éminentes personnalités qui exercent ou ont exercé de hautes responsabilités au sommet de l’Etat, dans la politique, les sciences humaines, la culture, l’action humanitaire et bien d’autres domaines.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs,

 Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue au Cameroun et espère que votre séjour à Yaoundé sera des plus agréables.

Les hasards de l’Histoire ont fait que, le 1er janvier 1960, le Cameroun ait ouvert la série des indépendances pour 17 pays africains. Nous avons donc pensé qu’à l’occasion de l’année du Cinquantenaire de l’accession de ces pays à la souveraineté, il serait peut-être opportun de faire le point de la situation de notre continent et de jeter un regard prospectif sur ses chances pendant les prochaines décennies.

 

Bien entendu, nous n’ignorons pas que d’autres nous ont précédés dans la marche vers la liberté. Proches de nous, le Ghana et la Guinée. Au nord du continent, ceux qui avaient connu le protectorat. Et aussi ceux qui, bien que restés formellement souverains, avaient dû se soumettre.

 

Chez aucun d’entre eux, une nuit coloniale d’à peine un siècle n’avait effacé le souvenir des royaumes du Maghreb, des grands empires de l’Afrique subsaharienne, ni celui des civilisations antiques du Sahel ou de la haute vallée du Nil dont on ne peut plus contester l’africanité.

 

Est-il besoin de rappeler, pour compléter cette toile de fond, le désastre de l’esclavage et cette lente aliénation que fut la colonisation ?

 

Puis vint l’INDEPENDANCE.

 

Les historiens débattront probablement longtemps encore pour savoir si cette indépendance, qu’elle ait été conquise, concédée, négociée, suivant les cas, était ou non authentique, puisque dans nos esprit subsistaient des modes de pensée, des comportements, voire des moyens d’expression, qui n’étaient pas originellement nôtres. Mais viendrait-il à l’esprit de quiconque de contester l’authenticité des civilisations européennes, lointaines héritières d’Athènes et de Rome ?

 


L’important est ailleurs. Nous étions indépendants parce que nous voulions être indépendants.

 

Posons plutôt la vraie question. Qu’avons-nous fait de notre indépendance ?


 Nous avons dû commencer par construire nos Etats. Ce ne fut pas facile. Nos cadres étaient peu nombreux et inexpérimentés. Avec nos étudiants, retour de l’étranger et les premières promotions de nos écoles de formation, nos administrations ont progressivement pris corps. Il nous a fallu constituer une armée et des forces de police dans un contexte souvent tendu. Et aussi une diplomatie pour faire nos premières armes sur la scène internationale. 

 


En partant de la base, nous avons étendu notre système scolaire en remontant vers le haut, jusqu’aux universités, inexistantes au début du processus. Nous avons également commencé à mettre en œuvre un système de santé encore embryonnaire. 

 


Pour la plupart de nos pays, l’économie, tournée vers les cultures de rente et orientée vers les anciennes métropoles, était un monde que nous ne maîtrisions pas. Le crédit était aux mains de banques étrangères. L’immense majorité de nos populations était cantonnée dans l’économie de subsistance et dans l’informel. Ce n’est que peu à peu qu’elles ont pris pied dans les cultures d’exportation, le commerce et la petite entreprise. Notre apprentissage de l’économie, nous l’avons fait dans les sociétés publiques, avec les vicissitudes que l’on sait.

 

 

Des tâtonnements, bien sûr. Des erreurs, sans doute, nous en avons faits. Mais pouvait-il en être autrement ? J’ai invoqué l’impréparation, l’inexpérience. J’aurais pu arguer de la faim, des pandémies, de la guerre civile, des pressions extérieures et même de la corruption pour justifier nos échecs. Nous préférons les assumer et dire : « nous avons fait de notre mieux ». 

 


D’ailleurs, peut-on parler d’échecs ? Car si l’on veut bien y réfléchir, nous avions pour la plupart d’entre nous hérité d’immenses territoires, sans unité géographique, sans homogénéité ethnique, sans cohésion culturelle, sans uniformité linguistique. Et les uns et les autres, de puzzles disparates, nous avons fait ce que de vieilles nations ont mis des siècles à accomplir.

 


Excellences, Mesdames, Messieurs, 

Vous me pardonnerez, je l’espère, ce bref retour passionné en arrière qui n’avait d’autre but que de relativiser les idées reçues sur le développement de l’Afrique depuis les indépendances.

Depuis « l’Afrique noire est mal partie » de René DUMONT, les prétendus échecs des coopérations bilatérales, la remise en question des modèles de développement des organisations internationales, la critique systématique de l’ajustement structurel, que n’a-t-on pas entendu sur le mal développement de notre continent ! Au point de ne plus savoir à quel saint se vouer. 

 


La mondialisation a, un temps, entretenu l’espoir d’un décollage de nos économies. A condition de ne pas se laisser marginaliser, nous disait-on. Mais les vieux démons ont vite resurgi : la dégradation des termes de l’échange, la concurrence déloyale des subventions, la décroissance de l’aide publique, etc. La crise économique et financière a fait le reste : baisse des cours de nos matières premières, chute de nos exportations, report des investissements étrangers, avec les conséquences que cela implique.

 Il ne pouvait en être autrement puisque les règles de nos relations avec le monde industrialisé n’avaient pas vraiment changé. Nous restions en marge de l’économie mondiale. Nous demeurions des fournisseurs de pétrole, de matières premières, de produits de rente dont nous ne maîtrisions pas les cours. De plus, les coûts de nos importations ne cessaient d’augmenter, comme ceux des transports, du crédit, etc. 

 


Comment dans ces conditions assurer notre développement ? Comment construire nos infrastructures, routes, barrages, centrales ? Comment exploiter nos mines, lancer nos grands projets agricoles et agro-industriels ? Bref, comment moderniser nos pays et les sortir du ghetto économique où ils étaient confinés ? 

 


Un espoir est né avec l’entrée en scène des pays émergents. Timidement d’abord, ils se sont ensuite enhardis et offrent désormais des solutions adaptées à nos besoins et à nos moyens. Bien entendu, l’idée n’est pas de remplacer systématiquement les uns par les autres mais tout simplement de résoudre les problèmes qui nous sont posés au mieux de nos intérêts. 

 


Pendant longtemps, nous avons cru à l’avènement d’un nouvel ordre économique mondial qui permettrait à l’Afrique de s’insérer dans la globalisation et de trouver ainsi sa voie pour sortir de la pauvreté. Nous essayons d’y croire encore, car nous pensons qu’il n’y a pas d’autre véritable issue qu’une régulation de l’économie à l’échelle mondiale, prenant en compte une nécessaire solidarité avec les plus démunis.

 


 Mais nous avons compris que, dans le meilleur des cas, cela prendra du temps. En attendant, l’Afrique est déterminée à avancer. Elle espère qu’à côté des moyens qui sont les siens, de ceux des nouveaux acteurs de l’économie, elle pourra continuer à compter sur le soutien des partenaires qui l’ont assistée depuis l’indépendance.

 


 Excellences, Mesdames, Messieurs,

 Après ce long détour, j’en arrive à ce qui nous réunit aujourd’hui.


 

La commémoration des indépendances africaines est, je crois, une bonne occasion pour tenter de répondre à l’interrogation formulée dans le thème central de cette Conférence : « l’Afrique, une chance pour le monde. Réalités et défis ».

 


 Après avoir été longtemps décrite comme le continent de la pauvreté et de l’immobilisme, l’Afrique se voit aujourd’hui reconnaître certains atouts. Nous ne nous interrogerons pas sur ce revirement. Contentons-nous de dire qu’elle est incontestablement riche en ressources minières, en capacités énergétiques, en potentialités agricoles et qu’à terme sa démographie, actuellement un handicap, pourrait devenir un avantage. Le problème sera, bien entendu, de savoir comment tirer parti de ces atouts.

 


 L’un des obstacles sur lequel notre continent a souvent buté –et bute encore– pour mettre en valeur ses ressources a été celui du financement. Il reste l’un des plus difficiles à surmonter. Ce n’est pas tant, semble-t-il, les possibilités de financement qui font question que la viabilité des projets et les garanties qui peuvent être apportées aux investisseurs. Il sera intéressant d’examiner les conditions dans lesquelles des solutions praticables pourraient être trouvées à ce problème dans le cadre de partenariats mutuellement avantageux.

 


 Il est évident que, dans ce domaine comme dans d’autres, les chances de notre développement sont étroitement conditionnées par la bonne gouvernance sous tous ses aspects. La mauvaise gestion des finances publiques, l’insécurité judiciaire, les lenteurs administratives, pour ne pas parler de la fraude douanière et de la corruption, si fréquentes en Afrique, doivent être systématiquement combattues. Bien qu’elles soient le plus souvent clairement identifiées, elles sont particulièrement difficiles à éliminer, car profondément enracinées dans les comportements. Nous devons savoir qu’aussi longtemps que nous n’en serons pas débarrassés, nos efforts de redressement resteront aléatoires.

 

 

D’autre part, depuis la montée du terrorisme, l’apparition de la piraterie et le développement du grand banditisme, l’insécurité a pris un autre visage sur notre continent. Aux « guerres civiles », qui opposaient des factions politiques entre elles ou des rebelles aux pouvoirs en place, heureusement désormais moins fréquentes, a succédé une instabilité plus insidieuse et plus imprévisible. Or, nous savons bien que les désordres, quels qu’ils soient, font mauvais ménage avec la démocratie et le développement. Si nous voulons préserver l’une et l’autre, il est de notre haut intérêt de trouver entre Africains, par la concertation, au niveau régional ou continental, des arrangements nous permettant de combattre ces phénomènes meurtriers, autrement qu’en ordre dispersé. Personne ne conteste non plus que l’Afrique n’est pas suffisamment représentée aux niveaux où sont prises les décisions qui engagent l’ensemble de la planète. C’est notamment le cas à l’ONU, et en particulier au Conseil de Sécurité, où les pays africains ne peuvent accéder qu’en tant que membres non permanents. Le problème de la réforme du Conseil a été soulevé depuis longtemps mais n’a toujours pas été résolu. Il serait équitable que l’Afrique y dispose d’au moins un siège suivant un mode de représentation à arrêter entre Africains. On peut par ailleurs se féliciter que l’Afrique du Sud fasse désormais partie du G20 mais ne serait-il pas normal qu’un pays africain en développement puisse l’y accompagner ?

 


La même observation pourrait être faite s’agissant d’autres domaines où l’Afrique a souvent le sentiment d’être encore tenue en tutelle. Il me paraît que cela n’est pas acceptable aux yeux des Africains qui en ressentent une certaine frustration mais ne devrait pas l’être non plus pour le reste du monde qui ignore ainsi nos aspirations et nos virtualités.

 Après tout, à cinquante ans, nous sommes majeurs ! 

 

 

Excellences, Mesdames, Messieurs,


Ce sont là quelques pistes que vous explorerez peut-être, parmi d’autres, au cours de vos travaux. Je ne saurais trop vous remercier d’avoir accepté de vous associer à cet exercice de réflexion collective.

Je crois sincèrement que le jeu en vaut la peine. 


J’ai en effet la conviction que vos échanges pourraient contribuer à l’élaboration d’un vaste programme d’intégration de l’Afrique dans les affaires du monde. « Terre baignée de sang et de larmes » au cours des siècles, elle y a moralement droit. Riche de ses ressources naturelles et de la vitalité de ses peuples, elle y a sa place.

 

Je vous remercie de votre aimable attention

 

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Troisième congrès du Rdpc: Voici le discours de Paul Biya, son président national

15 Septembre 2011, 18:23pm

Publié par Hervé Villard

Discours d’ouverture et de Politique Générale du Président National du RDPC, S.E. Paul BIYA, à l’occasion du 3ème Congrès Ordinaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais.

Yaoundé, le 15 septembre 2011  

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biya

 

 

Excellences,  

Mesdames, Messieurs,  

Mes chers Camarades 

 

 


Je voudrais d’abord vous dire combien je suis heureux de vous retrouver aujourd’hui, à l’occasion des assises du troisième Congrès Ordinaire du Rassemblement Démocratique du peuple Camerounais, notre grand parti.

 


Vous m’avez réservé, continuez à me réserver, à mon arrivée en ces lieux, un accueil enthousiaste et chaleureux avec cette touche spéciale propre aux militants du RDPC. J’en suis profondément touché et je tiens à vous en remercier très sincèrement.

 


J’exprime ma satisfaction aux Camarades des sections du Mfoundi et des sections environnantes pour leur impressionnante mobilisation dont l’ampleur témoigne de la vitalité et de la force de notre grand Parti.


Je remercie tout particulièrement le Président de la section du Mfoundi II, le Camarade Luc Assamba pour ses souhaits de bienvenue et les propos aimables qu’il a tenus à mon endroit.

 


Je salue la présence parmi nous des Chefs des Missions Diplomatiques et des Représentants des Organisations Internationales, ainsi que celle des observateurs, de nos distingués invités et des représentants des formations politiques nationales et étrangères. Leur présence nous honore et nous réjouit ; elle témoigne des bonnes relations que nous entretenons et de l’importance que nous y attachons réciproquement.



Mesdames, Messieurs,

 


Avant toutes choses, permettez que je vous invite à rendre hommage à la mémoire de nos camarades qui nous ont quittés depuis notre dernière rencontre.

Je vous prie de bien vouloir vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire … 2 2

Je vous remercie

 


Chers camarades,

 


Le RDPC tient une place prépondérante et joue un rôle majeur dans la vie politique nationale.

Nos militants et nombre de nos concitoyens nous ont accordé leur confiance et notre devoir est de leur rendre compte de l’usage que nous avons fait de cette confiance.

 


Dès sa naissance, le RDPC a fait le choix de la modernisation. Nos présentes retrouvailles nous donnent l’occasion de consolider notre engagement envers la modernité et le changement, dans un environnement international marqué par des bouleversements aussi fulgurants que complexes.

 


Deux événements majeurs ont donc ponctué notre vie politique depuis notre dernière rencontre : L’avènement d’Elecam et la modification en 2008 de certaines dispositions de notre Constitution.

 


La création d’Elecam est venue consacrer une étape décisive dans la modernisation de notre système électoral. Le rôle des partis politiques a été renforcé et la société civile est maintenant impliquée dans la gestion du processus électoral. Les administrations publiques peuvent prêter leur concours à Elecam dans l’exécution de ses missions, et le pouvoir judiciaire peut intervenir en amont du processus électoral avant tout contentieux éventuel.

 


L’indépendance et la neutralité d’Elecam sont garanties, tout comme la bonne organisation technique et matérielle des scrutins, au même titre que l’ordre et la sécurité des opérations de vote.

 


La révision de la Constitution intervenue à l’issue de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale de mars 2008 a porté sur deux principaux points : D’abord la levée de la limitation des mandats présidentiels et la mise en mouvement d’une dynamique pour parachever le processus de décentralisation.

 


Par cette double mutation, nous avons voulu rétablir le peuple souverain dans la plénitude de ses prérogatives quant au choix de ses gouvernants et à la conduite de sa destinée.

 


Avec l’entrée en action effective d’Elecam, les élections de 2011 se dérouleront donc dans un contexte tout à fait nouveau.

 


En confiant à notre parti ainsi qu’à moi-même le pouvoir de décision et de gestion des affaires publiques, le peuple camerounais a fait du RDPC, de son Président National et du projet politique qu’ils incarnent, les principaux garants de ses espérances, de son destin et de l’avenir de notre beau pays.

Qu’avons-nous donc fait des espoirs fondés sur nous par nos compatriotes ?

 


Je répondrai sans ambages, en disant simplement que beaucoup a été fait, que beaucoup a été accompli, malgré les obstacles, malgré les difficultés et malgré les crises et leurs multiples conséquences.

 


Et j’ajoute, au risque de chagriner les champions de la critique pour la critique, au risque de peiner ceux qui ne voient que le mal partout, au risque de décevoir les ténors de la péroraison creuse, et d’affliger les bonimenteurs du chaos, j’ajoute dis-je que nous pouvons, … mieux, que nous devons être fiers des résultats que nous avons obtenus dans ces conditions si difficiles, pour le bien du Cameroun et du peuple camerounais.

 


En effet, dans un monde de plus en plus incertain, nous avons veillé à maintenir le cap là où de nombreuses nations, y compris parmi les plus avancées, peinent à conduire leur barque.


Au plan politique,


- Nous avons poursuivi notre politique d’ouverture en direction des autres formations politiques et de la société civile. Nous avons toujours mis en avant le dialogue, la concertation, la participation à la réflexion sur les grands problèmes de la Nation.

 


- Nous avons amorcé la phase de mise en œuvre de la décentralisation par l’institution des Régions en lieu et place des Provinces, ainsi que le transfert des compétences de l’Etat vers les collectivités décentralisées plus proches des attentes des populations.

 

Au plan de la morale publique,

- Le dispositif institutionnel pour lutter contre la corruption a été structuré, ainsi :

 

 La Chambre des Comptes, qui juge de la régularité des comptes de l’administration publique et de ses démembrements, cette Chambre dis-je, est désormais fonctionnelle.


 

 La CONAC, ou Commission Nationale Anti-Corruption est passée de la phase pédagogique et de sensibilisation à une phase véritablement opérationnelle,

o A ces deux structures, s’ajoute l’action de l’Agence Nationale d’Investigation Financière, du Contrôle Supérieur de l’Etat, de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, de celle des différentes commissions ministérielles de lutte contre la corruption, des commissions de passation des marchés placées auprès des institutions publiques et parapubliques, sans oublier le rôle répressif des juridictions nationales traditionnelles.

 

Grâce à ce dispositif, d’importants résultats ont été obtenus dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Toutefois, comme vous le savez, beaucoup reste à faire sur ce terrain très sensible.

 


Sachez, Mesdames, Messieurs et Chers Camarades, que ma détermination à combattre ce fléau est totale et que la lutte contre la corruption va se poursuivre en s’in-ten-si-fiant, sans complaisance, sans discrimination, indépendamment du statut social ou de l’appartenance politique des personnes incriminées. Personne ne pourra se considérer comme étant au-dessus des lois.

 


Au plan de l’économie,


Lors de la Campagne présidentielle de 2004, j’avais annoncé une politique de « Grandes Ambitions » pour imprimer un nouvel essor à notre économie.

 


La première étape de ce programme fut la stabilisation des finances publiques qui avaient été mises à mal par les effets de la crise et les contraintes de l’ajustement structurel. Aujourd’hui, grâce à une rigueur budgétaire retrouvée, et aux sacrifices consentis par le peuple camerounais, nos finances publiques sont revenues à une meilleure orthodoxie.

 


Mais les contraintes exercées sur l’économie nationale par les impératifs de notre redressement ont sensiblement compromis notre capacité d’investissement et nous n’avons pas pu agir comme nous le souhaitions. Tirant les conséquences de cet état de fait, j’ai décidé d’engager le Cameroun dans une nouvelle stratégie pour la Croissance et l’Emploi visant à faire de notre pays, un pays émergent à l’horizon 2035.

 


Pour mener à bien cette politique, nous devons axer nos efforts sur l’accélération de la croissance, adossée à une bonne gouvernance et à une gestion stratégique optimale des affaires publiques.

Nous devons donc également poursuivre nos efforts de renforcement de l’Etat de Droit en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes, l’amélioration de l’environnement des affaires et l’accès du citoyen à l’information.

 


La décentralisation est amorcée pour un accroissement substantiel du rôle économique des régions et l’émergence d’une véritable fonction publique locale débarrassée des tares qui affectent la fonction publique nationale.

En effet, notre fonction publique doit se moderniser, elle doit tourner le dos à l’attentisme, à l’inertie, à l’immobilisme, pour devenir plus efficiente et se donner une éthique à la mesure des enjeux et résolument tournée vers la satisfaction de l’intérêt général.

 


Chers Camarades,


Cette vision de l’avenir, celle d’un Cameroun émergent auquel nous aspirons tous, nous l’avions baptisée en 2004 « Les Grandes Ambitions ». Cette vision est en train de devenir une réalité. En effet, toutes les études concernant notre programme de « Grandes Ambitions » sont réalisées et nous avons obtenu les financements.



Camarades, chers militants,


Les « Grandes Ambitions » d’hier vont devenir les « Grandes Réalisations ».

Et à partir de janvier 2012, le Cameroun sera transformé en un immense chantier !

Ces « grandes réalisations » vont prendre corps avec les grands projets structurants dont certains sont déjà en cours d’exécution.

Il s’agit, dans le domaine de l’énergie,

- des barrages hydroélectriques de Lom Pangar, Memve’ele, et Mekin, Nachtigal et Song Ndockayo,

- de la centrale de gaz de Kribi,

- de la centrale thermique de Yassa,

- du Yard pétrolier de Limbé.


Il s’agit, dans le domaine des transports, de l’aménagement des structures routières, tel le deuxième pont sur le Wouri, des structures portuaires, avec notamment le port en eau profonde de Kribi et celui de Limbé, et aussi des structures ferroviaires destinées à accompagner l’exécution des grands projets porteurs de croissance.

Il s’agit également de la reprise des activités d’une Compagnie Nationale de transport aérien avec le lancement de « Camair Co ».



Chers Camarades,  


L’agriculture et d’une manière plus générale, tout ce qui touche au monde rural, est un aspect essentiel et vital du développement de notre pays.

L’agriculture constitue une mine de richesses énorme pour notre pays, mais son potentiel reste encore largement sous exploité.

 


La conséquence la plus paradoxale est que notre pays, pour nourrir ses populations, est obligé d’importer des denrées que non seulement il pourrait produire, mais aussi qu’il pourrait exporter… et ceci évidemment aggrave le déficit de notre balance commerciale au lieu de le résorber.

Une telle situation n’est pas tolérable.


La nouvelle politique annoncée au Comice Agricole d’Ebolowa vise à positionner le secteur primaire à l’avant-garde de nos exportations.

Pour ce faire, l’amélioration du cadre de vie des populations rurales est également au coeur de nos préoccupations avec l’intensification des programmes d’accès à l’eau potable et d’électrification par une utilisation optimale des sources d’énergie alternatives, notamment.


Sur le terrain social, les secteurs de l’habitat social, de la santé et de l’éducation sont l’objet de toute notre attention.

 


Au plan de l’habitat social, nous avons engagé un programme de construction de 10 000 logements sociaux. Au regard de l’ampleur des besoins, il me semble que ce programme n’avance pas à la cadence souhaitée. J’ai donc demandé au Premier Ministre de relancer au plus vite ce programme, en concertation avec l’ensemble des secteurs institutionnels impliqués.


 

 

 

Au plan de la santé, nous poursuivrons le programme d’accroissement des infrastructures hospitalières de proximité en les combinant aux établissements hospitaliers de référence.

A cet effet, je suis heureux d’annoncer la mise en service prochaine de l’hôpital de référence à vocation régionale de Sangmélima et le début des études en vue de la construction de l’hôpital général de Bamenda.

 


Par ailleurs, il est temps de moderniser notre système d’Assistance et de Prévoyance Sociale en vue de parvenir à la mise en place d’un dispositif de Sécurité Sociale universelle.

Au plan de l’éducation, l’accent continuera d’être mis sur l’amélioration de l’accès à l’éducation de base et aux premiers cycles des enseignements secondaires, général ou technique.

 


L’objectif à terme demeure celui de former des jeunes prêts à relever le défi de l’emploi ou à accéder à l’enseignement supérieur, lui-même en pleine rénovation à travers le renforcement de la professionnalisation.

 


Chers Camarades,

 


Le Cameroun que nous nous efforçons de construire, nous le bâtissons pour assurer une qualité de vie meilleure aux générations présentes, mais aussi à celles à venir, … nous bâtissons pour le présent et pour le futur.

 


Le présent et le futur, c’est d’abord la jeunesse.

La jeunesse camerounaise est à l’image de toutes les jeunesses dans le monde : elle est angoissée sur son présent et inquiète sur son avenir.

 


A l’origine de cela, les incertitudes sur l’emploi.

Nulle part dans le monde il n’existe de remède miracle au problème de l’emploi des jeunes. Faut-il pour autant baisser les bras et se soumettre à je ne sais quelle fatalité ?

 


Bien évidemment NON !!!

Nous avons déjà consacré à la formation de la jeunesse plus d’un cinquième du budget de l’Etat et nous devons imaginer tous ensemble des axes de solutions innovantes qui engagent autant la communauté nationale que les jeunes eux-même.


Pour sa part, l’Etat continuera de jouer son rôle pour contribuer à l’épanouissement des jeunes et, le cas échéant, en prenant des mesures exceptionnelles.

C’est dans ce sens que j’ai prescrit au Premier Ministre Chef du gouvernement de faire procéder cette année à un recrutement spécial de 25 000 jeunes dans la fonction publique.

 


Mais il faut savoir que l’emploi des jeunes dépend avant tout de notre capacité à créer des richesses. La quête de cette prospérité ne saurait être l’affaire de l’Etat tout seul. Toutes les composantes de la Nation sont concernées et en particulier le secteur privé, premier créateur de richesses du pays, et qui est un partenaire incontournable dans notre lutte contre le chômage.

 


J’annoncerai bientôt un plan concret pour la création de plusieurs milliers d’emplois. Ce plan sera axé sur la mise en place d’incitations propices à la création d’entreprises de toutes tailles par le secteur privé et notamment par les jeunes, dans tous les secteurs de l’économie, de l’agriculture aux arts, en passant par l’industrie et les services.


Nous envisageons aussi de créer des conditions favorables à une meilleure transformation du secteur informel en un secteur formel bien structuré et plus conforme aux contraintes de la jeunesse.

La jeunesse doit s’investir davantage en milieu rural, riche de gisements d’emplois.

Le secteur de l’économie culturelle est également un secteur porteur pour l’emploi des jeunes. Grâce à notre exceptionnelle diversité le Cameroun est une « mine d’or touristique » et donc un excellent site d’investissement dans les divers domaines de la culture.

 


Le sport est aussi un secteur porteur de richesses.

Les technologies de l’information et de la communication ouvrent de nouvelles voies d’expression et d’épanouissement aux jeunes.

Vous le constatez, pour les jeunes les gisements d’emploi sont nombreux, à condition qu’ils envisagent la vie avec détermination, humilité et probité, endurance et abnégation, intelligence et observation pour savoir tirer profit des mutations qui s’opèrent dans le monde.

 


Ce n’est pas en restant en situation d’attente, ni en espérant tout de l’Etat qu’ils trouveront une solution, alors je leur dis : INNOVEZ, CREEZ, et surtout OSEZ !

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour assurer le développement du Cameroun, ce sont, bien sûr d’hommes et de femmes entreprenants, dotés d’un bon bagage culturel et technique, mais ce sont également d’hommes et de femmes courageux, nantis d’un bon bagage éthique, moral, voire spirituel, profondément acquis aux idéaux d’intégrité et de justice, respectueux de la chose publique.

C’est à ces conditions que notre pays pourra parvenir à l’émergence.

 


C’est également dans cette optique que j’ai récemment réactivé le Service National de Participation au Développement.


La mise en place en décembre 2009 du Conseil National de la Jeunesse témoigne bien de leur souci de responsabilisation qu’il convient d’encourager et de conforter.

Nous devons redonner l’espoir à nos jeunes, c’est pourquoi, tant dans le processus de rénovation de notre parti que dans la gestion des charges publiques, nous encouragerons plus encore le rajeunissement des appareils dirigeants.

 


Faire une place significative à la jeunesse, c’est la préparer à prendre la relève, notre relève.

C’est pourquoi j’encourage nos jeunes à participer davantage à la vie politique, le premier symbole de cet engagement se traduisant par l’exercice responsable de leur droit de vote, lors de la prochaine élection présidentielle d’octobre.

 


Je voudrais maintenant m’adresser spécifiquement à la femme camerounaise pour lui dire que notre vision du développement a toujours considéré la promotion du genre féminin comme un facteur prioritaire de notre réussite collective.

Ce que nous projetons à l’horizon 2035 va plus loin.

- Nous souhaitons réduire les pesanteurs que comportent certaines coutumes et traditions.

- Nous souhaitons renforcer les mesures visant l’épanouissement de la femme, ce sur les plans intellectuel et des valeurs familiales.

 


Sous mon impulsion, la participation de la femme aux processus de décision s’est nettement améliorée. Nous allons la faire progresser encore aux plans politique, administratif et professionnel.


 

Chers Camarades,



Avec le concours de la grande majorité des Camerounais et grâce à notre parti, le Cameroun est en mouvement.


Beaucoup de choses ont été faites, beaucoup de choses sont en train de se faire, beaucoup de choses encore sont à venir. Toutes sont porteuses de bien-être et de progrès social.

Nous entendons faire davantage en imprimant une nouvelle dynamique à la vie de la Nation.

Mais pour préserver les acquis et maintenir l’espoir, nous devons toujours et toujours nous en remettre à nos valeurs fondamentales : la Paix, l’Unité, la Solidarité.

 


La Paix, l’unité et la solidarité sont des valeurs avec lesquelles on ne transige pas.

Nous serons toujours implacables, inflexibles et irréductibles dans le refus de la violence et de la force, préconisées par certains comme moyen d‘expression ou de revendication politique dans notre pays.

 


Je le répète, le Cameroun dispose d’un cadre légal d’expression des libertés fondamentales : liberté politique, liberté syndicale, liberté de culte, liberté d’opinion, liberté de circulation, liberté de la presse et bien d’autres encore.

Face aux enjeux de ce monde en mutation rapide, nous devons unir nos énergies pour qu’au-delà de nos différences, nous puissions relever tous ensemble les défis du futur.


Mes Chers Camarades,


La célébration des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification de notre pays nous a donné l’occasion de repenser notre présent et notre avenir à la lumière de notre passé.

Nous avons retenu de cette réflexion que le peuple camerounais est un peuple jaloux de son indépendance, et c’est en toute indépendance que le Cameroun nourrit ses relations avec les autres pays du monde.

 


Nous avons retenu aussi l’attachement des Camerounais aux valeurs de Paix, d’Equité et de Solidarité qui constituent le socle de notre action diplomatique. Nous les portons du mieux que nous pouvons dans un monde en proie à des bouleversements inédits qui ébranlent les équilibres et instaurent l’instabilité.

A titre d’exemple, c’est grâce à la volonté commune de nos deux pays qu’une solution pacifique a été trouvée lors du différend frontalier de Bakassi. C’est bien la preuve que la paix est possible dans le monde, à condition bien sûr que les parties aux divers conflits fassent montre de volonté politique et fassent confiance aux instruments internationaux que les Etats se sont librement donnés.

 


Nous menons la bataille de l’équité pour un juste partage des responsabilités entre tous les continents à l’échelle des relations internationales. C’est le sens du combat que nous menons en faveur d’une place pour l’Afrique au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Enfin notre plaidoyer vise à plus de solidarité entre les peuples : solidarité dans le combat contre la pauvreté et la précarité, solidarité face aux nouvelles contraintes écologiques, solidarité face aux menaces qui pèsent sur la paix et tout particulièrement, solidarité face à la menace terroriste.

Cette solidarité nous entendons la construire d’abord au sein de la zone CEMAC dont nous devons parachever et dynamiser le processus d’intégration.

Nous entendons également la soutenir au sein de l’Union Africaine dont la voix doit résonner avec plus d’écho sur la scène mondiale.

 


Chers Camarades,

 


Je viens d’exposer dans leurs grandes lignes les enjeux majeurs de notre projet d’émergence pour notre société.

Le Parti est et doit rester un catalyseur essentiel de ce projet.

Les Camerounais nous font confiance et il nous appartient de continuer de mériter cette confiance.

Nous la mériterons par l’exemple que nous donnerons de rigueur et de moralisation. 12 12

La protection de la fortune publique, la lutte contre la corruption, la primauté de l’intérêt général doivent s’imposer aux militants de notre parti. Les cadres du parti, les ministres, les directeurs généraux et les députés issus des rangs du RDPC doivent montrer l’exemple.


Par ailleurs, nous devons intensifier le travail d’occupation du terrain pour dialoguer, discuter, porter le message de la paix, de l’unité et du développement, pour expliquer les objectifs de notre politique, susciter l’adhésion.

Nous devons également continuer d’encourager le débat intérieur au sein de notre famille politique.

En fait, le RDPC doit demeurer un cadre d’ouverture au sein duquel le dialogue, la tolérance, la discussion et le débat continueront d’être les moteurs de l’action.

A nos camarades qui vivent à l’extérieur de nos frontières, je tiens à rappeler qu’ils doivent se comporter en promoteurs et défenseurs de nos idéaux auprès de leurs pays d’accueil, demeurer vigilants pour contrer toute tentative de désinformation ou de diffusion d’une image négative de notre pays.

Le Cameroun attend de sa diaspora qu’elle participe aussi à l’oeuvre de construction nationale ; c’est dans le souci d’associer pleinement cette diaspora à la grande dynamique républicaine, que j’ai promulgué, après approbation du Parlement, une loi leur ouvrant le droit de vote.

 


Mes chers Camarades,


Les convulsions qui secouent le monde, les mutations qui bouleversent les équilibres internationaux, la montée en puissance des pays émergents, les revendications populaires nombreuses sont autant de signes qui montrent à quel point le monde est en train de changer, et avec lui les problématiques qui s’imposent à nous.

Sachons nous doter de tous les outils nécessaires pour y répondre.

- Pour cela le RDPC doit demeurer un Parti fort dans un Etat fort,

- Un Parti Moderne dans un monde en pleine mutation

- Un Parti ambitieux dans un pays en voie d’émergence.

 

 


C’est dans la force de nos convictions et dans la ferveur de notre militantisme que nous devons trouver l’énergie nécessaire pour demeurer mobilisés.

C’est dans ce réservoir éthique que nous devons puiser pour faire vivre ce parti par-delà les âges.

Ayons pleinement conscience de notre responsabilité historique et travaillons tous ensemble dans cet esprit pour demeurer le plus grand et le premier parti que nous sommes aujourd’hui.

C’est l’appel que je vous lance à tous en cette circonstance exceptionnelle.

 


C’est sur cet engagement majeur auquel je vous convie instamment, tous unis et en ordre de bataille, que je déclare ouvert le troisième Congrès ordinaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, le Congrès de la nouvelle dynamique, pour un RDPC toujours plus fort au service du peuple camerounais.

 


Vive le RDPC, notre grand parti, 

Vive le Cameroun, 

Je vous remercie. 

 

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Rejet de candidature aux élections présidentielles de2011:Le manidem accuse Elecam de complixité avec le parti au pouvoir

15 Septembre 2011, 15:54pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

 

La révélation a été faite le 13 septembre 2011 dernier à Akwa. C’était lors d’une conférence de presse organisé par les responsables du Manidem à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Rubben Um Nyobe.

 

 

 « Le rejet  du dossier de candidature du Manidem  aux élections présidentielles de 2011 est une provocation et une intimidation  parce que nous représentons pour eux un danger mortel. Donc, il faut nous exclure du jeu politique. Elecam qui est constitué des apparatchiks du pouvoir, joue le jeu du pouvoir en place (…).» Telles sont  les déclarations de Abanda Kpama, le président du Mouvement africain pour la  nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) le 13 septembre 2011 dernier.

 

 Profitant de cette journée du 13 septembre, date historique pour le Cameroun, parce que se célèbre l’anniversaire de l’assassinat d’Um Nyobe ce jour, les  responsables de ce parti politique ont tenu  à exprimer leur colère face au  rejet de la candidature de leur parti. Et faire comprendre aux hommes de medias l’objet de ce  rejet qui pour eux est incompréhensible.

 «Anicet Ekane candidat aux élections présidentielles d’octobre 2004 avait  produit exactement le même document, un certificat de non imposition qui lui avait été délivré le 14 septembre 2004 par Gnowe Justin chef de centre principal des impôts du littoral 1, le même centre des impôts. Or, tout le monde sait que le dossier d’Anicet Ekane a été retenu et il a participé aux élections présidentielles de 2004. Le candidat Ekane a donc produit en 2004 et 2011 un document conforme aux lois et règlement organisant les élections présidentielles au Kamerun. Quelle mouche a piqué Elecam si ce n’est la mouche de la provocation ?» S’interrogent les responsables de ce parti qui croient comprendre les actions  de la structure qui a en charge de gérer les élections présidentielles d’octobre prochain.

 « Elecam subit une pression politique des membres du parti au pouvoir »  croient savoir les responsables du Manidem.

 

Face à cette situation irritante, les responsables de ce parti n’entendent pas baisser les bras. Ces derniers qui ont déjà introduit un dossier de recours à la cours suprême déclarent  être prêts à tout pour faire accepter leur candidat.  Ils demeurent du moins confiant quand aux résultats de la cours suprême. Car affirment avoir sollicité l’expertise des juristes pour constituer le dossier.

Menace

Les responsables du Manidem entendent passer aux mesures fortes  s’il arrivait que la cours suprême ne tranche pas en leur faveur. «L’élection présidentielle du 9 octobre prochain ne pourra pas se passer sans le Manidem. Nous avons sollicité l’expertise des juristes pour déposer nos dossiers. La cours suprême va dire le droit, elle n’a pas le choix. Si elle prend le risque, nous allons faire ce qu’on sait faire, jusqu’à offrir nos vies ». Menace  un des responsables.

S’agissant des actions à entreprendre les responsables du parti qui a investi Anicet Ekane  comme son candidat aux prochaines élections présidentielles ne se prononce pas. Ils disent attendre la sentence de la plus haute juridiction du Cameroun pour se mettre à l’œuvre.

En attendant, Abama Kpama, le président décrie par contre la situation dans laquelle se trouve le parti. Car le parti ne peut pas préparer la campagne. Elle est préoccupée par  la réhabilitation de son candidat. Une situation qui ne leur est pas favorable. «A ce moment on devait être entrain de planifier la campagne. Vous-même vous voyez qu’on ne peut rien faire. Nous sommes obligés d’attendre la décision de la cours suprême pour démarrer les hostilités ce qui nous pénalise. » Déclare-t-il                          

Hervé Villard Njiélé.

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Elections présidentielles 2011:Voici la liste complète des candidatures retenues

15 Septembre 2011, 15:33pm

Publié par Hervé Villard

 


1.- Atangana NSOE Simon Pierre (Le grand Cameroun)

2.- Ayah Paul Abine (People's Action Party)

3.- Bile Olivier Anicet (l’Union pour la fraternité et la prospérité)

4.- BIYA Paul (RDPC)

5.- Dang Esther (Peuple uni pour la reconversion sociale)

6.- Dzongang Albert (La dynamique)

7.- Ekindi Jean-Jacques (Mouvement progressiste)

8.- Feuzeu Isaac (Mouvement pour l’émergence et le réveil du citoyen)

9.- Garga Haman Adji (Alliance pour la démocratie et le développement)

10.- Hameni Bieleu Victorin (Union des forces démocratiques du Cameroun)

11.- Kamgang Hubert (L'union des populations africaines)

12.- Marcus Lontoua (Congrès national camerounais)

13.- Momo Jean de Dieu (Parti patriotique pour le développement du Cameroun)

14.- Muna Bernard (Alliance des Forces progressistes)

15.- Ndam Njoya Adamou (UDC)

16.- Ngo Fritz Pierre (Mouvement des écologistes du Cameroun)

17.- Ni John Fru Ndi (SDF)

18.- Njeunga Jean (Front uni du Cameroun)

19. Nyamdi Georges (Social Liberal Congres)

20. Tabi Owono Joachim (Action pour la méritocratie et l’égalité des chances)

21. Kalbang Wallang Edith (Cameroon People’s Party)

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Election présidentielle 2011:Le conseil national des jeunes cherche son candidat

14 Septembre 2011, 19:45pm

Publié par Hervé Villard

 

Un code de  bonne conduite permettant d’évaluer  les différents candidats aux  élections présidentielles en cours vient d’être mis sur pied par le conseil national des jeunes du département du Wouri.

 

Amener les responsables des partis politiques à avoir un esprit de faire play, et à protéger les acquis  et les biens de l’Etat du Cameroun pendant le déroulement des élections, pousser ces derniers à impliquer d’avantage les jeunes dans la politique de développement du pays. Et surtout trouver à base des critères de sélection qu’ils ont pris l’initiative de mettre sur le candidat de la jeunesse parmi les candidats aux élections présidentiels, c’est l’objectif visé par le bureau du conseil national des jeunes du département du Wouri qui a organisé un point de presse mardi dernier a Bali.

 

Pour trouver le portrait robot de celui qui pourra être le candidat que les jeunes voteront le 9 octobre 2011 prochain jour des élections, ces derniers ont émis 10 critères de notation des différents candidats donc le total est fixé à 100 points. Selon  Alphonse  Ayissi Abena le vice président départemental du Cnjc pour le Wouri, « C’est le candidat qui enregistrera le plus grand nombre de point sur les cent possible, qui sera proclamer le candidat des jeunes. Pour faire ce travail qu’ils déclarent compliqué, le Cnjc du Département du Wouri a dix jours pour rendre les résultats des travaux qui disent déjà avoir débuté. Les critères d’évaluations, dix au total sont les suivantes : être marié et avoir des enfants , être bilingue et maitriser les Ntic, signer le code de bonne conduite, s’engager à déclarer ses biens , avoir jouit d’un mandat électif, s’engager à intégrer dans son gouvernement des jeunes de moins de 35ans  en prenant en compte le genre et l’handicap, s’engager à promouvoir l’emploi des jeunes, s’engager à moderniser le système éducatif et faciliter l’accès au plus grand nombre, s’engager à moderniser  le système de santé et faciliter l’accès des soins au plus grand nombre. Et en fin, s’engager à protéger l’environnement. Pour faire partie des candidats à évaluer, les responsables des partis politiques devraient préalablement signer le code de bonne conduite lui soumis et qui contient 16 articles à respecter pendant les campagnes électorales. Selon ces jeunes qui déclarent compter sur l’appui des médias pour d’avantage sensibiliser les différents candidats, les responsables de politiques de la ville de Douala sont déjà contactés.

 

Si l’opérationnalité et l’application de cette nouvelle initiative prise par le conseil national des jeunes du département du Wouri restent à questionner il y a du moins lieu de reconnaitre à ces derniers le mérite de vouloir booster les choses, la volonté d’impulser le changement et de contribuer par ricochet à la construction de la nation camerounaise. En attendant, les yeux sont rivés vers eux.

 

Hervé Villard Njiélé.

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interview: « L’orage est un phénomène naturel »

13 Septembre 2011, 20:26pm

Publié par Hervé Villard

 

 Rencontré au sujet des sportifs morts foudroyés à Douala lundi dernier, Alexis Christian  Ewolo, le  sous directeur des applications météorologiques au centre météorologiques de Douala,  présente ici ce que c’est que la foudre et les conséquences de ce phénomène naturel dangereux


 

Deux sportifs sont morts hier au stade de l’Ascena tués par la foudre alors qu’ils s’entrainaient. En tant que météorologue comment expliquez-vous ce phénomène ?

 

Ils ont été victimes de la foudre. La foudre vient d’un nuage cunéiforme c'est-à-dire à partir d’un orage. Un Orage  se forme comment ?  C’est lorsque l’air anormalement froid retrouve l’air anormalement chaud à l’intérieur d’un nuage que l’on appelle cumulonimbus En saison sèche quand, il fait tellement chaud, vous observez  un bourgeonnement, un nuage blanc qui monte vers le ciel. A un moment donné ça forme  des nuages. Ce sont ces nuages là qui sont à l’origine des orages. Ces nuages là sont les plus dangereux au niveau de l’aviation. C’est ça qui est à l’origine des accidents. Voilà même que ça tue des gens.

 

 Quelles définitions scientifiques pouvons-nous donner à la foudre. C’est quoi ce phénomène. ?

La foudre c’est une décharge électrique. Qu’est ce qui se passe ?  Il se trouve que quand l’air anormalement froid  recouvre de  l’air anormalement chaud, les conditions sont favorables au déclenchement d’un orage. De violents courants d’airs verticaux entrainent l’humidité, les fragments de glace, les grêlons  et les gouttelettes d’eau à l’intérieur du nuage. Ces frottements  créent une séparation des charges électriques. Les particules les plus fines chargées d’électricité positive se dirigent vers le sommet. Les plus lourdes chargées d’électricité négative vont vers la base. A cause des mouvements verticaux très violents et puissants, il y a déséquilibre entre les charges électriques  à l’intérieur du nuage ainsi qu’à l’extérieur, entre la base négative du nuage et le sol positif. Quand les charges accumulées deviennent trop importantes, et surtout lorsqu’il y a opposition directe entre ces charges, il y a décharge électrique  et un orage éclate. D’où la foudre.

 

Comment comprendre que cela puisse tuer des gens qui sont entrain de jouer ?

 Ceux qui jouent dans la pluie sont assez mouillés et vous  le savez, l’eau conduit le courant électrique. Quand il y a déjà le passage de ce courant d’air chargé d’onde négative et que le courant d’air provenant du sol est positif il y aura donc une décharge électrique et si les joueurs sont mouillés ils seront foudroyés.

Comment donc prévenir ce phénomène à l’avenir afin d’éviter que ce genre de sinistre ne se produise plus. ?

 Des experts ont réfléchis à cela. Pour éviter d’être foudroyer par le tonnerre, il faut se cacher dans un fossé en cas d’orage, ne pas s’approcher à plus de trente mètre d’une clôture en fil de fer, pendant qu’on est  à la maison, il faut laisser ouvertes les portes et les fenêtres. Les golfeurs devraient éviter de lever leur bâton au dessus de leur tête pendant l’orage et les nageurs devraient sortir de l’eau. Pour ceux qui ont des véhicules, il ne faut pas se garer au près d’un grand arbre pendant l’orage ni s’abriter en dessous. Il ne faut pas jouer en plein air  surtout sur des terrains qui ont les gazons.

Que  pensez-vous de ceux qui disent –que la foudre à une origine mystique ?

Vous  savez que  l’homme africain a des génies. Les africains sont capables d’exploiter des phénomènes naturels à leurs propres fins. Mais tout ceci, c’est pour faire du mal. Une personne qui est capable de contrôler l’orage ne l’utilise pas pour faire du bien. Très souvent, c’est  pour faire du mal. Mais, dans la plus part des temps, ce ne sont que  des superstitions. La foudre est un phénomène naturel. Seulement, l’énergie dégager par un orage n’a pas encore été quantifiée. Si on pouvait le capter, on l’utiliserait à d’autres fins.

 

Propos recueillis par Hervé Villard Njiélé

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Catastrophe naturelle:Deux sportifs tués par la foudre à Douala

13 Septembre 2011, 20:19pm

Publié par Hervé Villard

 

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Ces derniers étaient en plein entrainement au stade de l’Asecna  avec leur coach et plusieurs de leurs  coéquipiers  quand le malheureux incident s’est produit.

 

 

Amadou Bouba plus connu sur le pseudonyme de ‘’ali’’ et Herman Brice Ketchou ne s’entraineront plus jamais avec leurs coéquipiers de la Nousia Sport Academy. Sortis s’entrainer avec leur équipe comme tous les lundis, au stade  de l’Asecna non loin de l’aéroport international de Douala, ils ont été tués par la foudre alors qu’ils jouaient sur l’aire  de jeu.

 Selon des informations recueillies sur les lieux de l’incident,  les sportifs présents au moment du malheureux incident étaient une cinquantaine.

« Hier (lundi 13 septembre 2011) matin, on s’entrainait comme d’habitude au stade de l’Asecna. On a organisé une rencontre qui se déroulait sans anicroche. A un certain moment, il a commencé à pleuvoir. Quelques minutes plus tard, j’ai juste entendu un grand bruit  puis, je n’ai plus su ce qui s’est passé. Quand je me réveille plus tard,  je constate qu’il y a un calme totale et que les joueurs sont au sol. Les autres se sont levés tandis que  Amadou Bouba et Herman Brice ketchou sont restés étalés au sol. On a tenté en vain de les réanimer et on les a transporté pour l’hôpital du district de New-Bell où, ils ont rendus l’âme.» Raconte Simon Ngbam l’encadreur de Nousia Sport académy, lui aussi victime de cette catastrophe naturelle qu’il a échappé de justesse.

Encore sous le coup de l’émotion  Simon Mgbam qui narre l’évènement est inconsolable. «C’est très difficile de perdre des enfants dans cette circonstance. J’ai juste eu de la chance. Je serais  mort moi aussi car, on a été  tous foudroyé » affirme-t-il.   

Jean René Noubissi, le président de ce club quand à lui ne sait à quel saint se vouer. Pour celui qui encadre les jeunes sportifs depuis près de cinq ans, la pilule est difficile à avaler. «J’étais à mon bureau à Akwa quand on m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle hier (lundi 13 septembre 2011) au environs de 10h. J’ai couru au stade et je n’ai vu personne. Quand j’arrive à l’hôpital du district de New-Bell où  ils ont été conduits, je trouve les enfants, une quarantaine, assis à l’hôpital terrorisés et déboussolés. C’est alors que les infirmières me confirment que les deux enfants sont morts. »

 Pour  cet encadreur des jeunes sportifs qui ne comprend pas pourquoi c’est à lui que cela arrive, le ciel vient de lui tomber sur la tête. « Ils étaient très biens dans leur tête et je misais sur eux .c’est vraiment difficile à digérer tout cela » déclare-t-il abattu.

Pour consoler les membres des familles éplorées,  Jean René Noubissi, Simon Ngbam et les autres membres de l’équipe se recueillent aux domiciles des victimes chaque soir. « Nous aussi nous sommes éplorés et nous allons assister les familles jusqu’au bout. Nous ferons tout ce qui est en notre possible pour accompagner nos enfants jusqu’à leur dernière demeure. » Déclare le président encore traumatisé.

Dans les familles des victimes, hier, ces dernières  étaient inconsolables. Ces enfants jouant au football étaient source d’espoir pour eux. « C’est notre futur Samuel Eto’o qui vient ainsi de mourir. » se lamente  un  proche de Brice Ketchou au quartier Bagangté à New-Bell. Ce dernier inconsolable comme bon nombre de ses frères, est d’avantage choqué  de  la manière par laquelle son frère  est décédé. Celui-ci signale par ailleurs que le corps du défunt est encore à la morgue de l’hôpital du district de New-Bell et que les obsèques seront organisées bientôt.

Quant à Amadou Bouba, de religion musulmane, il a été immédiatement inhumé au bois des singes après son décès. Dans les quartiers proches du stade de l’Asecna hier, c’est cette triste nouvelle qui alimentait toute les conversations.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

 

 

  

 

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