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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Articles avec #envirronnement

Héle Pierre: «Les têtues s’exposent aux sanctions graves »

21 Avril 2014, 10:45am

Publié par Hervé Villard

  Héle Pierre: «Les têtues s’exposent aux sanctions graves »

En visite de travail à Douala, le ministre de l’Environnement, de Protection de la nature Pierre Hélé a sensibilisé les responsables d’entreprises et les leaders d’opinion sur les effets des emballages plastiques non biodégradables. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression, il met en garde les commerçants véreux. Lisez plutôt !!!

Quelles sont les entreprises concernées par la mesure prise ?

Les entreprises qui sont concernées par cet arrêté sont celles qui font dans la fabrication, l’utilisation et la commercialisation des emballages plastiques ayant une capacité inférieure ou égale à 60 microns. Tel que le précise l’Arrêté conjoint N° 004 / Minepded / Mincommerce portant réglementation de la fabrication, de l’importation et de la commercialisation des emballages non biodégradables. Cet arrêté, qui en son article 7 alinéa1 a la particularité d’interdire la fabrication, l’importation, la détention et la commercialisation ou la distribution à titre gratuit des emballages plastiques non biodégradables à basse densité inférieure ou égale à 60 microns d’épaisseur (1 micron vaut 1/1000 mm) ainsi que les granulés servant à leur fabrication. Dans cet arrêté il est dit que, les importateurs distributeurs ou les fabricants desdits emballages ont un délai de 18 mois, pour se conformer à ces dispositions. C’est pourquoi je suis ici. Car, le délai fixé arrive bientôt à expiration.

Quand on parle d’emballage plastique, on se rend compte que les gens mélanges tout. De quel type d’emballage parle-t-on exactement ?

Disons que si nous parlons d’emballages plastiques, il s’agit des emballages plastiques très légers que nous voyons souvent dans les ménages, facilement transportables par le vent et ayant le caractère de non biodégradabilité. Ces plastiquent là mettent près de 300 à 1000 années avant de se détériorer. Donc sur le plan de l’environnement cela crée des problèmes. Puisque, ça ne se désagrège pas rapidement. Cela bloque les écoulements d’eau, bouche les caniveaux et provoque des inondations. Comme c’est léger, les animaux en prennent dans les foins et comme ça ne se digère pas, ça provoquent leur mort. Quand c’est brulé, l’air qui sort de la contient certaines toxines qui nuisent à l’organisme et donnent des maladies telles que le cancer.

Dans nos ménages, on utilise ça pour emballer les repas. Et, les substances qu’ils renferment contaminent nos repas. Quand on les consomme, ces toxines créent des problèmes dans notre cerveau, dans notre organisme. C’est pour cela que nous insistons sur cette mesure. Les emballages de moins de 60 microns qui ne sont pas recyclables doivent sortir du marché.

Pendant votre séjour à Douala, vous avez fait la visite de plusieurs entreprises faisant dans la fabrication, l’usage et la commercialisation des emballages. Qu’est ce qui ressort de cette visite ?

Notre visite a été très importante et tres enrichissante. Nous avons rencontré des responsables d’entreprises qui font dans le domaine du plastique à majorité. Et j’ai été heureux de savoir que, à Douala, beaucoup de chose se font. Ayant vu ces preuves palpables, convaincantes, on peut dire des choses se mettent successivement sur pied. Nous avons discuté avec des entreprises qui font dans le plastique. Ils nous ont parlés de leurs problèmes et des difficultés qu’ils rencontrent. Ils ont compris le message qui a été envoyé par le gouvernement et, ils sont disposés à le faire. Certains d’entre eux ont évoqué la difficulté d’appliquer cette loi et je leur ai fait comprendre que les bonnes choses sont toujours difficiles à faire. Car, la santé n’a pas de prix. C’était un échange franc, et je rentre satisfait tout en sachant que tout le monde a pris des dispositions pour respecter la mesure qui a été prise.

Quelles alternatives donnez-vous aux entreprises qui produisent ces emballages là?

Ce que nous donnons comme alternative est trop simple. Nous proposons aux entreprises fabricants des emballages de fabriquer des emballages biodégradables désormais. À celles qui les utilisent on leur demande d’utiliser des emballages de papiers, de raphia ou des feuilles. A celles qui les importent et les commercialisent, nous leur demandons de respecter la norme prescrite. Vous savez que les emballages biodégradables se désagrègent rapidement dans la nature et disparaissent rapidement. Ça ne cause des problèmes à personne.

Qu’est ce que vous préconisez comme sanction ?

La loi de 1996 sur la gestion de l’environnement prévoit toute sorte de sanction à l’endroit de ceux qui ne vont pas respecter cette décision. Ils s’exposent aux sanctions règlementaires qui vont du paiement d’une amende qui va jusqu’à cinquante millions et l’emprisonnement va de deux à dix ans d’emprisonnement ferme. Il faut donc que chacun comprenne ce que nous sommes en train de faire et ce que nous sommes en train de dire pour ne pas être surpris le moment venu.

Jusqu’à présent, il n’y pas d’emballages plastiques biodégradables sur le marché. Comment va-t-on faire pour respecter cette décision ?

Vous savez, ceux qui sont avisés sont en train de fabriquer des emballages en papier ou en tissu. Et certains sont sur le marché déjà. Et les opérateurs économiques qui disent qu’ils ne sont pas encore prêts ont eu dix huit mois pour se préparer. Si on n’attend d’être prêt, on ne le sera jamais. Et je vois en cela une mauvaise foi manifeste. Et ils tomberont sous le coup de la loi de 1996, portant sur la gestion de l’environnement. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. On ne va pas passer le temps à attendre des gens.

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

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Emballage plastique : Le respect des délais reste utopique

21 Avril 2014, 10:42am

Publié par Hervé Villard

Emballage plastique : Le respect des délais reste  utopique

Selon l’arrêté conjoint signé par le ministre du Commerce et le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable le 13 février 2013 dernier, les emballages plastiques non biodégradables, ne doivent plus exister sur le marché camerounais à partir du 24 avril 2014 prochain. Si cette décision est à apprécier parce que ces emballages ont des effets néfastes sur la vie de l’homme, sur celle des animaux et sur la nature en générale, la faisabilité de cette loi, ou plus encore le respect strict de la date buttoir fixée par les autorités administratives camerounaises, demeure préoccupant. Puisque, à moins d’un mois de cette échéance, il n’y a pas encore des solutions palliatives sur le marché. Les emballages plastiques biodégradables attendus ne sont pas encore disponibles.

Pour le dire de manière polie elles sont encore dans les laboratoires des entreprises qui fabriquent ce type emballages plastiques et sortiront bientôt. Une autre chose curieuse à remarquer dans cette décision c’est le fait que tout le monde n’est pas au courant de cette mesure lancée il y a près d’un an et demi. Plusieurs commerçants, les Bayam Sellam à majorité, ne sont pas au parfum. Malgré la large campagne médiatique faite à ce sujet.

C’est vrai que la faute n’est pas aux autorités administratives qui ont fait leur boulot de sensibilisation et continuent d’ailleurs de le faire. Mais, aux Bayam sellam qui refusent de suivre la radio et la télévision ou même de lire la presse qui en parlent tous ces derniers temps. Sauf que le gouvernement gagnerait à envoyer les responsables de ses services déconcentrés dans les marchés pour sensibiliser tout le monde à ce sujet.

En plus des éléments suscités, la fabrication des emballages biodégradables nécessite plus de dépenses que la fabrication de celles non biodégradables, il faut de l’argent pour acheter les nouveaux intrants. L’Etat camerounais ne soutenant pas cette initiative, on se demande bien qui va assumer les coûts supplémentaires. La loi du marché étant la recherche du gain absolu, c’est le petit détaillant qui va subir ce coût là. Or quand on sait que les camerounais à majorité vivent en dessous du seuil de la pauvreté, pourront-ils s’adapter ?

Comme mesures palliatives, le ministre a proposé l’usage des sacs fait à l’aide des feuilles et de lianes de raphias et des cartons. Ce qui n’est pas mauvais. La question qui se pose cependant est celle de savoir si, on peut servir une boite de riz de farine ou de sucre dans un sac ou dans les feuilles de banane ou autres ? C’est quasiment impossible. En plus, le ministre de l’Environnement propose l’usage des feuilles. C’est bien beau mais, sont-elles disponibles ? Tous les Camerounais ont-ils la chance d’avoir une bananerai où se ravitailler ? Non. La mesure en question fait déjà jaser les écologistes qui estiment qu’elle va influencer la nature. Car, c’est une forme de chasse aux feuilles qui vient d’être lancée. Pour faciliter le respect de cet arrêté ministériel qui va bientôt entrer en vigueur, les emballages biodégradables devait être disponibles sur le marché depuis plusieurs semaines. Ce qui n’est le cas. Sauf miracle, des doutes persistent sur l’application de cette mesure le 24 avril 2014 prochain.

Hervé Villard Njiélé

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Emballages plastiques non biodégradables: Le pollueur universelle

21 Avril 2014, 10:39am

Publié par Hervé Villard

Emballages plastiques non biodégradables: Le pollueur universelle

Selon des informations, le Cameroun perd plus de 200.000 ha du couvert végétal chaque année à cause de la matière plastique. Par centaines de millions, ces déchets déversés dans la nature inondent nos villes et villages au vu et au su de tous. Emportés par le vent les hommes et d’autres animaux, ces derniers se répandent dans la nature à une vitesse éclairs et contribuent à polluer l’environnement et à empoisonner la vie dans son ensemble.

Des spécialistes en environnement estiment à plus de 15 mille tonnes de déchets non recyclés, déversés dans la nature. Soit une moyenne de 500 a 1000 milliards d’emballage en plastique par an dans le monde. Les effets de ces emballages non biodégradables ne sont plus à démontrer. Ils salissent notre environnent en la polluant au passage. Ces emballages sont responsables des inondations. Car, bouchent les caniveaux. Ils sont responsables de l’infertilité des sols parce que, empêchent à l’eau de s’infiltrer dans le sol, et aux plantes de se développer naturellement. Ces emballages plastiques constituent un véritable poison pour le bétail. Car, quand les animaux le consomment, parce qu’ils ne peuvent pas digérer, ils tombent malades, et meurent par la suite. Pour se décomposer, ces emballages plastiques non biodégradables mettent près de 400 ans alors que, leur durée d’utilisation est extrêmement courte. Elle est estimée à environ 20 minutes. Brulés, la fumé qui se propage dans l’air est à l’origine des maladies pulmonaires insoupçonnées. Utilisés pour emballer les repas, sous l’effet de la chaleur selon des spécialistes, ces plastiques transmettent au repas un additif qui rend l’homme malade. D’où, l’importance de cette véritable guerre engagée par les autorités du monde entier, pour la faire disparaitre.

Hervé Villard Njiélé

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Lutte contre la pollution: Les emballages plastiques biodégradables toujours indisponibles

20 Avril 2014, 17:18pm

Publié par Hervé Villard

Lutte contre la pollution: Les emballages plastiques biodégradables toujours indisponibles

A quatre jours de l’entrée en vigueur des arrêtés ministériels suspendant l’usage des emballages plastiques non biodégradables dans le triangle national, il n’y a pas encore des emballages de rechanges sur le marché.

Adeline Joëlle, une habitante du Quartier Bépanda est surprise ce dimanche après midi en se rendant à la poissonnerie Jally, située à l’entrée du marché New-Deido. Sa marchandise, trois kilos de poisson qu’elle vient d’acheter sont emballés dans de l’emballage plastique de couleur jaune. A la question de savoir pourquoi c’est dans ce style d’emballage qu’on la sert alors que c’est interdit, le responsable lui fait savoir qu’il n’a pas d’autres emballages que ceux là. «C’est avec ces plastiques que je vends », déclare-.Alex Sikam, gérant de ladite poissonnerie.

A la poissonnerie Congelcam située tout près, c’est le même scénario qui se vit. Les marchandises qui sont achetées sont emballées dans des emballages plastiques de couleur noir ou jaune. Ceci en fonction de la capacité. Jean pierre Meyongo, le chef d’agence déclare que c’est faute de mieux qu’ils continuent à utiliser ces emballages dans cette poissonnerie. « C’est ma hiérarchie qui s’occupe de l’achat des emballages. Nous continuons d’utiliser ces plastiques là parce qu’on n’a pas de choix. Des qu’il y aura les nouvelles emballages qui respectent les normes prescrites, on va les utiliser. On ne fait pas le bras de faire avec l’Etat», affirme ce dernier.

Comme ces deux poissonneries suscitées, c’est tous les commerçants de la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, qui utilisent au quotidien les emballages plastiques non biodégradables interdis par l’arrêté conjointement signé par le ministre de l’Environnement et de Protection de la nature et celui de l’Economie il y a quelques mois. Comme mobile de cette action qui contribue à polluer l’environnement et à salir la cité, ils déclarent que les nouveaux emballages recommandés ne sont pas disponibles. C’est pourquoi, ils se trouvent dans l’obligation d’utiliser ce qui est à leur porté. « On nous demande d’utiliser les emballages biodégradables. C’est une bonne chose sauf que moi qui vous parle, je n’ai pas encore vu ça sur le marché. Aucun de mes fournisseurs ne m’a encore présenté cela. Je doute même de l’application de cette mesure. Parce que, si jusqu’à présent on ne nous a pas présenté les nouveaux emballages c’est le 24 avril qu’on nous présentera, je doute fort. Mais si c’est disponible, je vais l’acheter », déclare avec étonnement Théophile Fodjo, propriétaire d’une alimentation au marché New-Deido. Son argument est partagé par Raoul Tchokolok qui pense qu’au jour d’aujourd’hui, on devait avoir ces emballages sur le marché pour faciliter la transition. «Quand une politique est bien pensée la transition est facile. Il n’y a pas d’emballages biodégradables sur le marché et on demande aux commerçants de les utiliser. On va les prendre où ? Est ce que d’ici le 24 avril ces emballages là seront disponibles ? Si tel est le cas ce sera une bonne chose. Mais, je doute fort.» S’interroge celui qui nous fait comprendre qu’il ne peut rien vendre sans emballages.

Dans les grandes surfaces, les pharmacies et les boulangeries de la ville de Douala, c’est le même constat, ces derniers déclarent utiliser ces emballages faute de mieux. «La date buttoir d’usage des plastiques d’emballages non biodégradables n’est pas encore arrivée. Certainement que le moment venu, nos responsables ferons ce qui est en leur possible pour respecter cette mesure. Mais en attendant, nous utilisons ce que nous avons », déclare les caissières des magasins Mahima et Arnaud.

Malgré l’indisponibilité des emballages plastiques biodégradables sur le marché, la mesure prise par les ministres de l’Environnement de la protection de la nature et du développement durable et celui du Commerce reste d’actualité et entrera en vigueur à partir du 24 avril 2014. D’après, Hele Pierre qui a passé deux jours dans la ville de Douala pour sensibiliser les entreprises productrices de ces emballages et les habitants de la ville sur l’importance de cette décision gouvernementale, ceux qui ne s’accommoderont pas seront sanctionnés. Et, les sanctions vont des dommages à payer aux peines privatives de liberté.

Hervé Villard Njiélé

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