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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Articles avec #sante

  Lutte contre les hépatites:  Le Centre médical d’arrondissement de  Bépanda intensifie la lutte

12 Octobre 2017, 19:49pm

Publié par Hervé Villard

 

A l’occasion des Journées portes ouvertes de ce centre de santé situé derrière le commissariat  7ème,  les médecins ont décidé de lutter contre les hépatites Abc et d’autres maladies  de  l’heure.

 

L’esplanade du Centre médical d’arrondissement de Bepanda ne désemplit plus. Depuis le lundi 2 octobre 2017, les populations de ce quartier et ses environs  convergent vers  ce centre de santé pour bénéficier  des  soins dispensés. Surtout, pour faire les tests de dépistage des maladies  comme l’hépatites A,B,C, les cancers du col de l’utérus, des seins  et de la prostate.

 Conscient les coûts de réalisation de ces examens sont exorbitants et qu’il n’est  pas facile pour les populations de cette  partie de Douala de faire  ces tests, Dr Kapoho Ndjoumessi Justine Yolande médecin chef du  centre de médical d’arrondissement de Bepanda, a  bien voulu leur offrir cette opportunité.

 A coté de la campagne de dépistage des  cancers du col du l’utérus, seins et  de la prostate  qui se  font  à  2500fcfa  de même que  celle des  hépatites  A,B, C, d’autres  services  et soins  sont  offerts  aux  différents  patients  qui  affluent dans  ce centre. Il s’agit notamment de la consultation générale qui est gratuite, du test de  diabète et de l’hypertension artérielle, du dépistage  volontaire  et gratuit du  Vih. Pour ne  citer que  ceux-ci.  Bref, les consultations, gynécologiques, ophtalmologiques, rhumatologiques, pédiatriques et bucco dentaires meublent sont aussi à l’ordre du jour.

 Pour réussir ce pari, l’administration de l’hôpital a bénéficié du soutien de son district de santé, du laboratoire Path -Care et de toute sa  hierrachie «L’objectif  visé par cette  campagne  est de  pousser toutes  les  populations de Bependa  et ses  environs à venir profiter de  toutes  les  opportunités  que  nous  offrons  à l’occasion de  ces  journées portes  ouvertes.  Nous  voulons  que  les populations de  notre  aire de  santé  se  porte  bien. En cette  veille de  rentrée  scolaire, nous  voulons que les parents et  les enfants  soient en parfaite  santé », explique Dr Kapoho Ndjoumessi Justine Yolande médecin chef du centre de médical d’arrondissement de Bepanda.

 Interrogé  sur l’intérêt que  porte son centre sur  le  dépistages  des maladies  comme les  hépatites, le  cancer, Dr Kapoho  Ndjoumessi Justine Yolande affirme que  ces maladies sont  des «tueuses  silencieuses». «Les hépatites tuent aujourd’hui plus que le Sida et  les  autres  maladies. C’est la même chose  pour  le cancer. Les hépatites  à eux  seules  sont  responsables  de 12% de décès au Cameroun  tandis que le  Sida  ne  représente  que  4%.  C’est  plus  dangereux»,  déclare-t-elle.

Plus de  200 visiteurs

Depuis  que la campagne a commencé, il faut dire que  l’affluence  est  au rendez-vous. Le personnel est parfois débordé. Mais, réussit malgré tout à satisfaire tout le monde. Entre la prise des paramètres des  différents patients et leur orientation, Aurélie et Chantal qu’accompagnent  d’autres  infirmiers de ce  centre médical se battent comme ils peuvent  pour satisfaire tout  le monde. Cependant, cela ne se passe pas sans la colère des patients impatients. Selon des informations  plus de 250 personnes  ont déjà été reçues en trois jours. La campagne se poursuit et s’achève ce vendredi.  En plus  des  conseils  donnés  aux malades  dépistés, ceux qui doivent  se soigner sur place  bénéficient d’une réduction de 25%.

Hervé  Villard Njiélé

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Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

23 Décembre 2016, 11:53am

Publié par Hervé Villard

 Chirurgien dentiste

L’avenir de la profession en débat

L’assemblée générale de l’ordre des chirurgiens  dentistes  s’est  tenue ce  15  décembre 2016  dans  la  ville de Douala compte améliorer les conditions de travail des professionnels de ce secteur  d’activité.

Sensibiliser les membres  sur les conditions d’exercice  de  la profession de chirurgien dentiste au  Cameroun. Les  amener  à respecter la réglementation en vigueur  en matière d’exercice de cette profession au Cameroun. Inviter les  membres  à rejoindre  rapidement l’ordre pour une  bonne pratique   professionnelle. Voilà  présenter de  manière  précise  les  objectifs de la 2ème assemblée  générale  de l’ordre des  chirurgiens dentistes du Cameroun. Réunis  ce jour à Douala, ces  derniers  au cours de  cette  assemblée  qui se veut  déterminante pour la pratique de cette  profession  au  Cameroun compte de battre de l’avenir de cette profession et trouver les solutions aux  nombreux  problèmes  gangrenant l’exercice de  cette  profession.

Il est aussi  question durant cette assemblée  générale, de discuter des conditions d’accueil des nouveaux  chirurgiens  dentistes qui  sortent  fraichement des  écoles et  qui embrassent nouvellement  la  profession. «Quand on sort  fraichement de  l’école, on a besoin  d’encadrement. C’est  pourquoi il était  important au courant de cette assemblée  générale que l’on  pense  à  accueillir nos jeunes collègues. Il faut les  préparer, leurs  montrer le chemin», déclare Dr Jean  Jacques  Awouken, chirurgien dentiste et membre du conseil de l’ordre des chirurgiens  dentistes du  Cameroun

Difficultés

Parlant des difficultés, les chirurgiens dentistes en rencontre plusieurs dans le cadre de l’exercice  de  cette profession. Parmi ces dernières, on peut citer, l’exercice illégal de la profession, le problème d’assurance des chirurgiens dentistes, l’envahissement de la profession par des charlatans traditionalistes, le coût des soins souvent décrié par les patients qui le trouvent exorbitant. Et le reclassement dans la  fonction publique de la profession de chirurgien-dentiste.  Pour ne citer que  ceux-là. Bref au  cours de  cette  deuxième Assemblée générale de l’Ordre des  chirurgiens dentistes, les professionnels de ce  métier veulent trouver des solutions à ces  problèmes.  Des  solutions qui selon Dr Tankoua-Sunou cHantal   chirurgienne  dentiste  et  présidente de   l’ordre  national des  chirurgiens  dentistes  passent  par la  prise des mesures fortes.«Nous avons des   personnes qui  exercent  cette profession de   manière égale. C’est vrai que nous  allons  commencer par  les  sensibiliser.  Pour la suite  je ne vous  dis plus rien»,a fait savoir celle  qui reconnait que  cette   profession a besoin d’être disciplinée. «Notre mission est de  veiller à la  bonne  pratique  médicale, à la  qualité  de la formation continue», a-t-elle  précisé   durant son  discours d’ouverture.

Pendant cette cérémonie très  courue, le représentant du ministre de la santé  Publique, a invité  les  participants à  l’Assemblée  générale  à  une  réflexion mûrie sur  la profession. Il les  a aussi invités  à  lutter  contre  son  exercice illégal et surtout à payer  leur  cotisation.

 

Hervé Villard Njiélé 

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Lutte contre la bilharziose: Plus de cinq millions de Camerounais exposés à cette maladie

9 Août 2016, 15:21pm

Publié par Hervé Villard

 L'Ile de Barombi  Mbo un fief  de  la bilharziose

L'Ile de Barombi Mbo un fief de la bilharziose

 

Malgré les nombreuses campagnes de  sensibilisation et de déparasitage organisées sur  l’ensemble du triangle  national, des nombreux foyers  de cette  maladie existent encore au Cameroun

 

La schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites. Les parasitologues affirment que les victimes sont infectées dans le cadre d’activités agricoles, domestiques, professionnelles ou récréatives courantes, comportant des expositions à une eau contaminée. Le manque d’hygiène et certaines habitudes de jeu des enfants d’âge scolaire, telles que la natation ou la pêche dans des eaux infestées rendent ces enfants particulièrement vulnérables à l’infection. 

 

De nos jours selon les statistiques de  l’Organisation  mondiale de la santé (Oms), plus de 200 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie appartenant au groupe de maladies tropicales négligées. Parmi les victimes en Afrique, se compte le Cameroun  avec plus de deux millions de personnes  parasités

 

Selon  les chiffres  du programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, près de cinq millions de Camerounais courent le risque d’être infectés par cette  maladie. Sont  plus exposés  les enfants  en âge scolaire c’est à dire âgés de 6 à 15 ans,  les pêcheurs,  les agriculteurs et  les  couches de la population  défavorisées.

 

 Selon  le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, le coordonnateur  national du programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, la bilharziose  se manifeste  par  des diarrhées fréquentes,  les douleurs abdominales la présence du sang dans  l’urine et  les sels. Les  conséquences de cette  maladie  chez  les enfants sont  nombreuses. On  note entre autre  le retard de croissance,  la baisse du développement  intellectuel des enfants,  l’anémie et surtout de  l’augmentation du risque d’infection aux germes des autres  maladies.  Celui-ci  précise  pareillement que près de six régions au Cameroun, sont touchées par cette maladie. Il s’agit des trois régions septentrionales l’Adamaoua le Nord et  l’Extrême Nord  de la région du Sud Ouest et du département de la Meme plus exactement, du département du Moungo  dans  la région du Littoral et du département du Mbam Inoubou dans  la région du centre.

 

Conscient des conséquences  sanitaires sociales  et économiques que  la bilharziose  a sur  le Cameroun, le professeur  Louis Albert Tchuente affirme que cette  maladie  bien que  combattue avec  acuité  par  le  ministère  de la santé  via le programme de  lutte  contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales peut être éviter. Il suffit  de respecter  tout simplement  les règles d’hygiène « La lutte  contre  cette maladie est une activité de longue haleine.  La plupart de temps, cette maladie est  liée à la pauvreté et au manque d’hygiène. Donc s’il y a un changement de comportement au sein de la population,  et surtout une amélioration des conditions d’hygiène, on  va arriver  à l’élimination totale de cette maladie», déclare-t-il.

 

Pour que  cela  soit possible  ajoute   celui  qui est   pareillement ambassadeur de  la Liverpool school of tropical medicine (Lstm) «il faut  l’implication de tout  le monde. Et surtout des communicateurs,  pour informer , sensibiliser et éduquer  les  populations sur  les conséquences  de cette  maladie et les  mesures à prendre pour les éviter. Si les populations  sont suffisamment  informées, on est sur qu’on exterminera  cette maladie au Cameroun », précise  le professeur  Louis Albert Tchuente

 

Pour éviter  la maladie et limiter  les ravages qu’elle fait, le fondateur du centre de recherche  de schistosomiase et de parasitologie  précise qu’il faut  briser  la chaine de contamination en  faisant des  sels et des urines dans des toilettes bien aménagées. Car,  les personnes  malades infectent  l’eau en urinant et en  y faisant  les sels. Et  les œufs contenus dans ces déchets organiques éclosent dans l’eau  et libèrent des  larves qui infecteront à nouveau des individus en contact avec cette eau  contaminée.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Pr Louis Albert Tchuem Tchuente « En respectant les règles d’hygiène on peut éliminer définitivement la bilharziose au Cameroun »

9 Août 2016, 14:57pm

Publié par Hervé Villard

prof Tchuem Tchuente
prof Tchuem Tchuente

Professeur des universités, coordonnateur du programme de lutte contre la schistosomiase et les helminthiases intestinales au Cameroun, Pr Louis Albert Tchuem Tchuente est également ambassadeur de Liverpool school of tropical medecine (LStm) la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le monde. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression, il nous parle des maladies tropicales négligées et de la lutte contre la bilharziose au Cameroun

Pourquoi  le Cameroun  ne s’occupe que de cinq des 17 maladies  évoquées dans  la liste des maladies tropicales négligées?

L’oms a accordée  une priorité à 17 maladies négligées dans le monde et au niveau de l’Afrique, l’Oms  Afrique  priorise  10 de ces  maladies  tropicales négligées. Ces dix maladies regroupées en deux  groupes  se retrouvent au Cameroun. Il y a un  groupe de maladie à prise en charge individuelle  comme la lèpre, le pian,  l’ulcère de Buruli,  la lechmaniose, la trypanosomiase africaine ou encore la maladie du sommeil. Ces maladies sont  prises en charge de  manière individuelle puisque les cas varient d’une  personne à l’autre. Le deuxième groupe comprenant cinq maladies obéit à un traitement de masse. Ce groupe comprend la bilharziose, la filariose lymphatique les helminthiases intestinales, l’onchocercose et le trachome.  Après un examen parasitologique on fait un traitement de masse en fonction des résultats.

Comment avez-vous appréciez l’évolution de la lutte contre la bilharziose au Cameroun ?

 La lutte a été efficace dans  l’ensemble  puisqu’on assiste à une diminution  importante  de  la prévalence de ces  maladies dans  l’ensemble de toutes  les régions du Cameroun. Nous avons visité plusieurs sites et ces foyers illustrent  l’impact des interventions menées  par  le programme national de lutte contre la schistosomiase et des helminthiases intestinales créé par le ministère de la Santé publique. Nous avons été à Kinding Ndjiabi dans l’arrondissement de Makenene région du centre où on a constaté qu’il ya  un exemple de  success story parce que dans  ce foyer, la transmission de la bilharziose a été complètement interrompue. Les études de suivi ont  montré que depuis  lors  il n’y a plus de réintroduction de cas de bilharziose dans cette localité. Et  ce foyer  va rester sur surveillance pour éviter des cas de réintroduction ultérieure dans ce village.

 On a vu  le foyer de Yaoundé qui est une situation différente parce qu’on est en  milieu urbain où il y a des quartiers  où on  vit  la transmission de  la bilharziose. Heureusement,  les enquêtes  menées en début des années 2016 ont  montré que la prévalence est de 0% dans la plupart des quartiers.

Dans une localité comme Edéa, on constate  beaucoup de facteurs qui favorisent la distribution.  Par exemple le cours d’eau  qui favorise la contamination directe par les matières fécales qui sont canalisées directement dans l’eau.  Ce foyer est particulier parce qu’il a la troisième forme de bilharziose qu’on trouve au Cameroun, et qui est une espèce donc la distribution est très restreinte. Le niveau de transmission grâce au programme est maintenu en dessous  de 5% depuis de nombreuses années.   Il y a un effort particulier à faire pour arriver à l’élimination  de la transmission de la bilharziose dans ce district de santé. Il faut changer de stratégie en intensifiant. Nous avons décidé de traiter  toute les populations âgées de 5ans

La situation dans le Sud-Ouest est plutôt particulière ?  

Dans le Sud-Ouest on était dans deux sites particuliers avec des lacs Barombi qui sont des lacs de cratère constitués de  deux composantes importantes.   Barombi Mbo est un  environnement où  les populations utilisent en majorité de l’eau du lac. Heureusement dans cette  communauté  on a des installations qui permettent d’avoir un approvisionnement  en eau, ce  qui limite le contact avec l’eau du lac. Jumelé avec  le traitement et  l’éducation sanitaire, on est arrivé à une baisse significative de la bilharziose dans cette localité. On est passé de 62% à un taux de prévalence d’environ 3 %.

Le dernier foyer  visité,  Barombi Kotto est aussi situé dans le lac de cratère avec une dynamique de transmission complètement différente de Barombi Mboh. Tous les habitants de cette île ont une obligation de contact avec l’eau pour leurs différentes activités.  Ce contact régulier favorise la réinfection et c’est pour cette raison qu’on a une transmission complètement différente. Dans ce village, il n’ya  pas d’autres sources d’eau en dehors du lac. Ce contact régulier  favorise  la réinfection puisque toute la population dépend de l’eau du lac.  Grâce aux campagnes de lutte contre cette maladie, à la sensibilisation et l’éducation des populations, on est passé de 82% à 46 % de taux  prévalence sur l’île. Cependant vue le contact régulier, la réinfection est  plus rapide. Cette  prévalence si rien n’est fait,  va remonter. Mais grâce au traitement annuel mené dans ce village, bien qu’il ait de ré infestation, il n y a plus de cas de morbidité et il faut aussi intensifier l’éducation de la population.

Pourquoi dit-on que la bilharziose  fait partie des maladies tropicale négligées ?

Avant les maladies était traités individuellement. On s’est rendu compte en fin d’années 1990 que l’attention des gouvernements  des bailleurs de fonds et des chercheurs était fixée sur  trois  maladies  le Vih,  le paludisme et  la tuberculose. Donc il y avait tout un groupe de  maladies pour lequel il n’y avait plus d’intérêt. L’oms a constaté  que prise ensemble ces maladies parmi lesquelles la bilharziose, ont des dégâts plus importants  sur les populations que les trois maladies suscitées.  On a constaté que  la morbidité était plus importante que les trois autres. C’est pourquoi en 2005 le concept de maladies tropicales négligées a été mis sur pied. C’est parce que cette maladie était négligé par toit  le monde que  le concept existe.

Est-ce que  le traitement est à la portée du Camerounais moyen ?

 La lutte  contre cette maladie est entièrement  gratuite. Les firmes  pharmaceutiques se sont engagées à données gratuitement à  travers  l’Oms  des médicaments  à tous les pays  souffrant de cette  maladie jusqu’à  son élimination complète.  Ces médicaments sont donnés à travers l’Oms et les pays qui en ont besoin font la demande auprès de l’Oms. Par contre, il faut que  les communautés et les gouvernements mobilisent des financements  pour la distribution parce qu’avant le traitement il y a la sensibilisation, la formation  et l’acheminement des médicaments dans les zones reculées.  Et tout ça à un coût qui doit être mobilisé par les gouvernements et l’ensemble des partenaires pour atteindre la population cible.

Quel conseil donnez-vous aux Camerounais pour prévenir la bilharziose ?

Je souligne que la lutte contre cette maladie est une activité de longue haleine et aucune organisation ne peut y arriver toute seule.  Cela nécessite la contribution de chacun à son niveau. La plupart de ces maladies sont liées à la pauvreté et à l’hygiène.  Donc s’il y a un changement de comportement au niveau de la population, surtout une amélioration des conditions d’hygiène,  on va arriver à l’élimination de la maladie. Les populations doivent respecter les règles d’hygiène, utiliser les latrine, bien laver les fruits et légumes avant de consommer…

Est-ce qu’il y a des chances qu’à la longue on ne parle plus de ces maladie au Cameroun ?

Bien sur. Mais ça doit varier d’un  milieu  à un autre. Par exemple, dans   les milieux où  il y a plus d’hygiène, on aura une recule importante. Mais à la longue avec le développement et une prise de conscience par la population, on pourra arriver à l’élimination de cette maladie, mais ça doit être une affaire de tous.

 Est-ce que  seules les régions du centre du  Littoral et du Sud-ouest sont concernées par cette maladie ?

 Les régions visitées  ne sont qu’un échantillonnage. Les études réalisées dans  les 10 régions du Cameroun ont montré   le même impact tel que décrie  dans les différentes visitées.  Que ce soit au Nord, au Nord –Ouest, au Sud, à  l’Est, à l’Extrême Nord, on a le même impact. Les enquêtes  menées dans ces différentes région  ont démontré  qu’on a  une baisse significative du taux de prévalence de la schistosomiase au Cameroun avec  l’action du  ministère de la Santé et  du  programme nationale de lutte contre  la schistosomiase et des helminthiases intestinales.

 Quelles sont  les signes  précurseurs de la bilharziose ?

Il faut dire qu’il ya deux formes de bilharzioses à savoir  la bilharziose urinaire et  la bilharziose intestinales. Dans  le  cas e la bilharziose urinaire le signe  le plus simple c’est  la présence du sang dans  les urines. Des que vous avez un enfant qui  présente ce type de signe, il faut directement  le conduire à l’hôpital parce qu’il  peut souffrir de la bilharziose urinaire. Il faut 

Dans  la cadre de la bilharziose intestinale, on  peut avoir des traits de sang sur les sels, avoir  une douleur au  bas ventre et présenter un gros ventre. Ces signes précoces  qui se manifestent obligent  le parent de conduire  l’enfant ou  l’adulte lui-même à se présenter  dans  un centre e santé pour  des examens de dépistage de la maladie et la présence des œufs les schistosomes  dans les sels. Et  se faire soigner.

 Quel est la durée du traitement ?

 Le traitement  pris actuellement n’est pas un vaccin. Le traitement a pour but de tuer  les parasites présents dans l’organisme. Il déparasite entièrement  la personne. La difficulté c’est que  la plupart des personnes malades  vivent dans  le milieu avec le  parasite. Ce qui  favorise le risque de  réinfection. C’est pourquoi,  il  faut  traiter  régulièrement. S’il n’y avait  pas de parasite dans l’environnement, on pouvait traiter une seule fois.  Pour  la bilharziose, le traitement varie

Le moyen de lutte contre cette  maladie  c’est  le respect des règles d’d’hygiènes, le respect de la réglementation en matière de construction des latrines, de l’assainissement de l’environnement, une prise de conscience et un changement de comportement  pour éliminer cette  maladie.

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Lutte contre la schistosomiase: Les journalistes associés au combat

4 Août 2016, 15:40pm

Publié par Hervé Villard

 sur  le site de l'ile de Barombi kotto
sur le site de l'ile de Barombi kotto

Ces derniers viennent de prendre part à un séminaire de formation sur la lutte contre schistosomiase et les helminthiases intestinales

Permettre aux journalistes de vivres eux même les réalités de la schistosomiase et des helminthiases intestinales au Cameroun. Leur  donner la possibilité de toucher  du doigt  les affres  de ces maladies  sur le triangle nationale. Voilà entre autres objectifs visés par le séminaire de  formation des journalistes camerounais qui  vient de s’achever dans  la ville de Kumba  dans  la région du Sud-Ouest.

 

Organisé par  le ministère de  la Santé Publique et plus précisément  par le programme national de lutte contre  la schistosomiase et  les helminthiases intestinales, ce séminaire de formation a débuté le 23  juillet 2016  à  Yaoundé  et s’est achevé le 28 juillet 2016 dans  la ville de Kumba.

 

En plus des  formations  théoriques qui s’étant déroulées en salle, les hommes de medias accompagnés des experts spécialisés dans  la lutte contre ces maladies, sont descendus dans les différents sites où ces maladies continuent à faire des ravages. 

 

Ainsi  les hommes de medias choisis à la fois au sein de  la presse à capitaux publics que privés se sont rendus  dans les localités de Kindjing Ndjabi dans l’arrondissement de Makenene où la schistosomiase a disparu grâce aux actions du programme nationale de lutte contre  la schistosomiase. Ils ont visité la ville d’Edea  dans la Sanaga Maritime, les villages Barombi Mboh et Barombi NKotto  dans la région du Sud-Ouest tous des foyers de transmission de  la schistosomiase et le village Songdong  situé au bord de la Sanaga un foyer de transmission de l’onchocercose.

 

Selon le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente Secrétaire générale du Programme de lutte contre la schistosomiase et les helminthiases intestinales au ministère de la Santé Publique coordonnateur de cette  formation, les  différents sites choisis pour  la phase pratique  n’ont  pas été fait par hasard. ‘’Ces sites  ont été choisi pour vous permettre dans  un premier temps de  toucher du doigt  la difficulté qu’il y a à lutter contre toutes ces maladies. De voir effectivement  que  ce sont  les pauvres qui souffrent de cette maladie mais surtout de vous faire découvrir  leurs foyers de contamination’’, Explique-t-il.

 

D’après l’ambassadeur de la Liverpool school of tropical Medicine (Lstm) dans le mondepas  effrayé par l’ampleur de la tâche qui incombe au ministère de la Santé Publique et lui, seule une action  

concertée peut  permettre d’exterminer ces maladies au Cameroun. D’où l’importance de la formation  et de l’association des journalistes à la lutte contre ces maladies. « La lutte contre la bilharziose est une activité multisectorielle qui nécessite  l’implication de plusieurs acteurs venant de plusieurs domaines. La bilharziose attaque des hommes qui ne sont même pas au courant de cette maladie. Il est important qu’il y’ait une bonne communication sur cette maladie. En plus il y a trop de confusion dans tout ce que  les journalistes rendent et cela crée un flou sur le plan scientifique. Une  bonne communication sur ces maladies tropicales permet de sensibiliser les populations et les amène à se laisser diagnostiquer et soigner », affirme-t-il

Parlant de la schistosomiase, il faut dire que c’est une maladie transmissible par microbe qu’on appelle le schistosome. Toute  personne en contact avec l’eau  peut contracter  cette maladie. Car, les schistosome passent par les pores de la peau. En pondant des œufs dans l’organisme, ce parasite va créer des dégâts énormes dans l’organisme et créer cette maladie qu’on appelle la bilharziose. On distingue deux types, la bilharziose urinaire et la bilharziose intestinale. Si elle n’est pas soignée, la maladie crée la morbidité au sein des populations.  Pour éviter cette  maladie précise le professeur Louis Albert Tchuem Tchuente, il faut éviter de faire  les sels et d’uriner dans les eaux et surtout de  déverser  les sels dans  les eaux, cela permet de polluer  l’eau et d’entretenir  le cycle de vie de cette maladie

 

Herve Villard Njielé

 

 

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Lutte contre le Sida: Près de 57000 séropositifs recensés dans le Littoral

3 Novembre 2014, 16:58pm

Publié par Hervé Villard

Le Sida fait encore des ravages
Le Sida fait encore des ravages

D’après le Dr Noel Essomba, coordonnateur national du comité de contrôle et de lutte contre le Vih-Sida qui fait la révélation, le taux de séroprévalence est en nette diminution aujourd’hui.

Malgré la lutte acharnée que le ministère de la Santé Publique en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et plusieurs Ong mènent contre le Vih-Sida, cette maladie n’a pas l’intention de quitter la terre des hommes. Elle fait  au quotidien de nombreuses victimes et brise ainsi leur famille. Selon le Dr Noel Essomba, on compte dans la région du Littoral près de 57000 personnes vivant avec les Vih Sida.

Ce chiffre, d’après le coordonnateur national du comité de lutte contre cette pandémie, n’est pas définitif. Puisqu’il peut être revu à la hausse comme à la baisse en fonction du comportement des populations face à la sensibilisation contre cette maladie virale.

 

Si ce chiffre avancé  donne de la sueur froide dans le dos, Dr Noel Essomba pareillement responsable  régional du groupe technique de lutte contre le Sida pour le Littoral fait comprendre que cette  maladie  est en nette régression. Puisque le taux de séroprévalence a baissé. «Celui-ci est passé de 4,3% en 2011 à 3% à nos jours », apprend-on. Cette baisse d’après celui qui loue les efforts fait par le gouvernement camerounais et les organismes internationaux, est due à l’intensification des campagnes de sensibilisation et de dépistage engagées dans la région du Littoral et dans l’ensemble du triangle national. «Les résultats satisfaisant obtenus sont entres autres le fait de la sensibilisation désormais mieux structurée que nous faisons, d’abord au bénéfice de la population générale, mais particulièrement au bénéfice des populations les plus vulnérables. Ces résultats sont certainement aussi le fait d’une meilleur coordination des différentes interventions, aussi bien celle de nos partenaires (multilatéraux, bilatéraux, les Ong et Associations diverses) que celles des pouvoirs publics», déclare ce médecin.

 

Difficultés de prise en charge.

 

Parmi les 57000 séropositifs recensés dans littoral, seuls 30.000 sont  sous traitement et les autres sont abandonnés à eux-mêmes. Ceci selon des informations, est du à la négligence des patients, à l’état psychologique du séropositif qui refuse de dévoiler sa maladie et la considère comme une malédiction. Le manque des moyens financiers, fait partie des causes principales qui justifie cette situation. Pourtant, des efforts  sont conjugués pour faciliter la disponibilité des antis rétroviraux pour les patients. «En attendant le traitement curatif pour l’infection à Vih, elle est maitrisée, des médicaments sont en place pour tous nos malades, le nécessaire de la prise en charge est disponible, tout le monde semble être satisfait des efforts consentis dans cette lutte », déclare Dr Essomba.

Seulement, rajoute un responsable d’une unité de prise en charge des malades du Sida à Douala, «les moyens des camerounais qui croupissent dans la pauvreté en majorité ne leur permettent pas toujours d’avoir droit aux soins.  Il y a des ménages où, on ne peut même pas manger. Vous pouvez donc comprendre que ce sera difficile pour une telle famille de prendre soins d’un malade du Sida», fait remarquer cette responsable sous anonymat avec regret. Cette dernière recommande par ailleurs à tous les jeunes la prudence et surtout la connaissance de leur statut sérologique en faisant régulièrement les tests de dépistage de Vih.  «Car, plus tôt on est dépisté, on est rapidement prise en charge », précise-t-elle. Il faut noter que parmi les 57000 cas de vih dépistés dans  le Littoral, 1200 sont des enfants.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Itw: Dr Noel Essomba: La fièvre Ebola est d’actualité, et, son taux de mortalité est impressionnant.

29 Octobre 2014, 20:40pm

Publié par Hervé Villard

Le virus d'Ebola tue plus vite
Le virus d'Ebola tue plus vite

Coordonnateur national du comité de contrôle et de lutte contre le Vih-Sida pour le Cameroun, Dr Noel Essomba est aussi responsable régional du groupe technique de lutte contre le Sida pour le Littoral. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression celui qui a la charge de la mise en œuvre de la politique de la lutte contre le Sida dans la région du Littoral, Tout en faisant comprendre que la lutte contre le Sida continue, il évoque ici les stratégies mises sur pied pour faire reculer cette pandémie dans la région du Littoral.

Quelles évaluations pouvons-nous faire de la situation du Vih Sida dans la région du Littoral?

 

Je vous remercie grandement pour l’intérêt que vous portez à la lutte contre le Sida, ce qui vient très certainement informer et renforcer la sensibilisation des populations au sujet de ce fléau.

Parler d’évaluation, revient à faire une comparaison avec un idéal que l’on a fixé. Par contre je peux vous assurer que la lutte dans laquelle nous nous sommes engagés, poursuis rigoureusement son bonhomme de chemin avec au quotidien des améliorations très perceptibles rentrant dans le cadre de la facilitation d’accès aux soins au bénéfice de nos malades. Nous en jugeons par l’amélioration des données statistiques plus que plein d’espoir que présente aujourd’hui cette pandémie.

 

Pouvons-nous avoir quelques statistiques?

Je peux brièvement vous indiquer que dans la Région du Littoral, en ce qui me concerne directement, nous comptons 57 000 personnes vivant avec le VIH, 31 000 sont effectivement sous antirétroviraux parmi lesquelles à peu près 1200 enfants. La séroprévalence enregistrée à la faveur de l’enquête EDS de 2011, qui présente les chiffres officiels était de 4,3%, mais nous pouvons affirmer qu’à travers nos différentes activités de dépistage faites depuis lors, cette séroprévalence est largement au rabais aujourd’hui et devrait se situer autour de 3%.


 Pouvons-nous dire Docteur que, la lutte contre le virus Ebola a ravie la vedette à celle contre le Sida. Puisque même dans les médias on en parle plus?

 

Mais à raison, la fièvre Ebola est d’actualité, et fait de nombreux dégâts, son taux de mortalité est impressionnant et c’est de notre devoir de mettre tout en place pour lui barrer la route, notamment ce que l’on a de meilleur pour l’instant, la sensibilisation des populations.

 Par contre en attendant le traitement curatif pour l’infection à VIH, elle est maitrisée, des médicaments sont en place pour tous nos malades, le nécessaire de la prise en charge est disponible, tout le monde semble être satisfait des efforts consentis dans cette lutte. Pourquoi voulez-vous qu’on en parle ? J’en profite pour remercier les pouvoirs publics, remercier le Minsanté pour la politique mise en place. Il faudrait qu’un jour dans notre pays aussi, que l’on sache féliciter ce qui est bien fait.

Le Sida bénéficie-t-elle toujours de la même attention  de la part des pouvoirs publics, de la communauté internationale et des populations aujourd'hui ?


Vous avez certainement entendu parler des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce sont des engagements pris au très haut niveau de responsabilités par des Chefs d’Etats et qui engagent donc ces derniers. C’est vous dire quels intérêts, le Sida bénéficie encore à tous les niveaux, parce que cette pandémie connait une place importante dans ce programme. D’aucun pourrait confondre des difficultés de financement du fait de la crise mondiale que l’on peut enregistrer dans cette lutte, à une diminution d’intérêt. Au niveau national l’apport financier des pouvoirs publics s’est largement amélioré depuis 2011. La formation du personnel soignant est désormais permanente, la participation des populations dans le cadre de cette lutte est plus qu’importante.

 

Qu'elle appréciation faite vous du budget alloué à la lutte contre cette pandémie  hier et aujourd'hui?

 

Naturellement, plus on avance, plus on a des besoins, plus les budgets devraient évoluer, c’est aussi vrai pour la lutte contre le Sida que dans d’autres domaines. Nos budgets ont augmenté conformément à cette dynamique à laquelle je faisais allusion plus haut, mais reste largement insuffisants. Malgré les résultats satisfaisants que nous engrangeons, il faudrait savoir que nous fonctionnons avec moins de 40% de nos besoins. Je vous remercie d’ailleurs de me donner une autre occasion de faire un plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics sur la nécessité d’améliorer nos conditions de travail pour une nette amélioration de nos résultats et je ne pourrais d’ailleurs pas rater l’occasion de remercier une fois encore le Chef de l’Etat pour son intervention vis-à-vis de la disponibilité des ARV, ce qui nous permet de travailler sereinement depuis lors.

 

Qu'est ce qui est fait aujourd'hui pour lutter contre la propagation de la maladie dans la région du Littoral?

 

Les stratégies de la lutte sont pensées et décrites dans un document officiel dénommé ‘Plan Stratégique de la lutte au Cameroun’, validé par les représentants de toutes les entités prenant part à cette lutte y compris les malades et mis en œuvre pour une période de 5ans. Donc, dans la Région du Littoral, comme dans l’ensemble du triangle national d’ailleurs nous ne faisons que mettre à exécution les prévisions de ce document. Bien évidemment, il pourrait arriver des imprévus et c’est de la responsabilité de la Coordination au niveau régional d’y faire face. Plus concrètement, mais globalement car il serait difficile pour nous de vous étaler ici dans le cadre de cet interview, toutes les interventions qui sont menées. Les résultats satisfaisant obtenus sont entres autres le fait de la sensibilisation désormais mieux structurée que nous faisons, d’abord au bénéfice de la population générale, mais particulièrement au bénéfice des populations les plus vulnérables. Ces résultats sont certainement aussi le fait d’une meilleur coordination des différentes interventions, aussi bien celle de nos partenaires (multilatéraux, bilatéraux, les Ong et Associations diverses) que celles des pouvoirs publics. C’est également le résultat d’une quête quotidienne d’une adéquation entre notre file active, c'est-à-dire l’ensemble des malades mis sous traitement Arv, nos disponibilités en médicaments et le personnel médical en charge de cette lutte. C’est d’ailleurs un point fort à mettre à l’actif de Monsieur le Ministre de la Santé Public, qui tient rigoureusement à cet équilibre. Et le relatif silence qui règne sur la problématique du Sida en est certainement une résultante.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

Itw: Dr Noel Essomba: La fièvre Ebola est d’actualité, et, son taux de mortalité est impressionnant.

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Prévention du Virus d’Ebola: la consommation de la viande de brousse suspendue à Douala

18 Août 2014, 20:13pm

Publié par Hervé Villard

 

Selon le comité régional de lutte contre  les épidémies et les pandémies de la région du Littoral, cette mesure préventive vise à empêcher le virus  d’Ebola d'entrer dans la région.

 

Barrer la voie aux virus d’Ebola qui fait des ravages dans les pays voisins, amener les populations de la région à éviter tout acte pouvant leur permettre de contracter cette maladie qui a déjà tué près de 932 personnes  dans le monde entier. Voila présenter de manière succincte les objectifs visés par le comité régionale de lutte contre les épidémies et les pandémies  dans  la région du Littoral, présidée par Joseph Beti Assomo. Réunis ce jour à la salle des banquets de  la région, les membres de cette commission qui se recrutent dans tous les secteurs de l’administration publique réfléchissaient sur les actions à prendre pour limiter aux frontières du Cameroun et aux frontières de la région du Littoral le virus d’Ebola.
 
Parmi les mesures préventives adoptées, figure la suspension provisoire de la viande de brousse. D’après le Dr Victor kame  médecin urgentiste et coordonnateur du cercle régionale de prévention et de la lutte contre les épidémies(Crple) dans la région du Littoral, le virus d’Ebola est transmis par des animaux sauvages comme la chauves souris, les primates tels les gorilles, les chimpanzés, les singes et autres. C’est pourquoi pour le spécialiste en santé, il faudra surseoir à la consommation des viandes de brousses durant la période de l’épidémie. «On contracte la maladie en entrant en contact avec les secrétions, le sang où la consommation des animaux  infestés. En limitant la consommation de ces viandes sauvages, on limite le risque de contracter le virus d’Ebola», explique -t-il.
 
D’après celui qui fait savoir que le Cameroun et la région du Littoral est favorable au développement du virus d’Ebola à cause de la présence dans les forêts voisines des chauves souris qui sont des agents vecteurs, des primates et des singes,  si cette mesure n’est pas respectée nous courons le risque de contracter cette maladie. «Les guinéens ont contractés le virus d’Ebola en manipulant les viandes infestées. Ils ont touchés les animaux morts et en ont mangé. Hors, nous sommes pareillement des consommateurs de viandes de brousses et nous ne sommes pas toujours surs de leurs origines », fait savoir ce médecin.
 
Pour Dr  Martin Yamba, délégué régional de la santé pour le Littoral, il ne suffit pas seulement de ne pas manger la viande de brousse. Mais surtout, de ne pas toucher et de signaler tous cas de mort suspecte d’animaux dans les environs.
 
A coté de cette suspension provisoire de la consommation de la viande de brousse conseillée aux populations de la région du Littoral,  le gouverneur Joseph Beti Assomo, président du comité régionale de  lutte contre les pandémies et les épidémies a instruit le délégué régionale de la Faune et de la Forêt de mettre sur pied un programme de sensibilisation contre le braconnage  et de vente et de la circulation de  la viande de brousse dans la région du Littoral.
 
Le comité a pareillement fait savoir  que l’hôpital Laquintinie reste le seul centre de prise en charge et tous les cas éventuels de fièvre d’Ebola seront acheminés la-bas. Une unité de prise en charge a été mis sur pied dans cette institution, apprend-on.
Compte tenu du fait que les cas importés sont les plus redoutés, le renforcement de la sécurité au port, dans les aéroports et les entrées de la ville  a pareillement été conseillé.
 
La délégation régionale de la santé a promis former ses employés à la communication et la  sensibilisation sur cette maladie. Le délégué a  pareillement promis recyclé les personnels du port et des aéroports.
 
Hervé Villard Njiélé

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Prix Rolex jeunes 2014:Un camerounais sur la première marche du podium

8 Juillet 2014, 21:21pm

Publié par Hervé Villard

 

Arthur Zang, jeune camerounais de 26 ans a été déclaré vainqueur de ce prix de même que quatre autres jeunes du monde entier.

 

Arthur Zang vient d’être présenté à la face du monde entier avec quatre autre jeunes originaires de l’Arabie saoudite, du Rwanda, de l’Italie. Présenté comme l’un des plus intelligents de sa génération il vient de gagner le prix Rolex Jeunes lauréats de l’édition 2014. Son invention, le «cardiopad», la première tablette médicale d’Afrique qui permet aux soignants exerçant en milieu rural de transmettre les résultats d’examens cardio-vasculaires à des spécialistes en cardiologie via le réseau de téléphonie mobile, a séduit le jury de ce concours constitué de scientifiques et spécialistes hors hiérarchie. Ils sont tombés sous le charme de ce projet novateur pouvant permettre de révolutionner le monde de la médecine moderne de nos jours. Cette première tablette tactile médicale made in Africa, devrait permettre de sauver de nombreuses vies notamment au sein de la population la plus démunie du Cameroun, d’autres habitants des villes d’Afriques et pourquoi pas celles des habitants du monde entier. Choisis parmi 1800 candidats du monde, le jeune prodige Camerounais Arthur Zang autant que les quatre autres Jeunes Lauréats, recevra la rondelle somme de 50 000 francs suisses. Cet argent lui permettra de concrétiser son projet, de faire découvrir au monde entier sa réalisation. Outre la somme d’argent qui lui sera allouée, le Camerounais bénéficiera d’une campagne publicitaire internationale pour son projet. Il va pareillement intégrer la communauté des anciens Lauréats et membres de Jury des Prix Rolex, et va pareillement recevoir un Chronomètre Rolex. Diplômé de l’école polytechnique de Yaoundé, c’est au cours d’un stage effectué à l’hôpital général de cette ville il y a trois ans, que le jeune ingénieur initie son projet. Ayant fait le constat amer de ce qu’il y a un sérieux problème de cardiologues au Cameroun, puisqu’ il y a seulement 30 cardiologues pour vingt millions de personnes. Le jeune chercheur à la quête d’une solution palliative a inventé le «cardiopad», un projet qui lui permet aujourd’hui de gagner le Prix Rolex Jeunes Lauréats. Lancés en 2010, les Prix Rolex Jeunes Lauréats récompensent de jeunes visionnaires à un moment clé de leur carrière. Arthur Zang fait ainsi parti de la quatrième promotion des jeunes à inscrire son nom au palmarès des vainqueurs de cet important concours scientifique. D’après les informations, les Prix Rolex constituent les deux programmes philanthropiques phares de Rolex. Ce prix réunit dans sept disciplines différentes jeunes talents et grands maîtres accomplis pour une année de collaboration. Guerrir tous les Camerounais Selon des informations, l’invention du «Cardiopad » par Arthur Zand, le jeune camerounais âgé de 25 ans nait de son désir de soigner tous les Camerounais souffrants des maladies cardiovasculaires. Ayant constaté qu’il n’y avait que trente (30) cardiologues dans toute la République du Cameroun et que ceux-ci sont d’avantages concentrés dans les deux métropoles que sont Douala et Yaoundé, il a voulu que les populations vivant dans les coins les plus reculés du terroir tels Akwaya dans la région du Sud-ouest, Kette, village frontalier à la Rca, Kolofata à l’Extrême Nord, frontalier avec l’Etat du Bornou au Nigéria, Molondou à l’Est du Cameroun pour ne citer que ceux-ci, puissent aussi bénéficier des services de ces médecins là. « (…) les patients qui vivent dans des villages éloignés sont obligés de prendre le bus pour réaliser leurs examens, ce qui pose non seulement un problème au niveau de leur suivi médical mais aussi au niveau économique car le transport accroît aussi leurs dépenses », explique le jeune camerounais sur le site d’information Youthink ! Il poursuit ses recherches en systèmes électroniques embarqués au laboratoire de polytechnique avec l’appui de professeur Samuel Kingué. Pour parfaire ses connaissances en électronique numérique, il suit un programme d’enseignement gratuit à distance dispensé par le gouvernement indien. C’est ainsi que le Cardiopad voit le jour. La tablette médicale mise au point par Arthur Zang permet de réaliser des électrocardiogrammes. L’appareil est relié par des électrodes à la poitrine du patient permet de transmettre des résultats à distance au cardiologue. «Il s’agit d’une solution mobile et bon marché : nous comptons le commercialiser à 2 millions de Francs CFA (environ 4 000 dollars US), soit un coût deux fois inférieur à celui des appareils actuellement sur le marché », déclare Arthur Zang dans les colonnes de Youthink. Il précise en passant que l’appareil n’est pas destiné aux patients mais aux hôpitaux qui les prêtent aux patients. Himore Medical, Le projet Arthur Zang étant novateur et plein d’espoir pour l’avenir et l’évolution de la médecine au Cameroun et en Afrique, le gouvernement camerounais a décidé de subventionner ce projet. Une subvention qui a permis au jeune chercheur camerounais de créer Homore médical une petite entreprise qui emploie cinq personnes et dont la mission est de concevoir et fabriquer des appareils médicaux. D’après des informations, une trentaine d’appareils auraient déjà été fabriqués. «Nous avons déjà fabriqué une trentaine d’appareils et mettons au point actuellement une machine mobile qui permettra de faire des échographies à distance, si nous obtenons toutefois les financements nécessaires», précise le jeune homme. Celui qui travaille d’arrache pied pour changer «Le monde» est conscient du fait que la vie n’est pas facile au Cameroun et en Afrique pour les jeunes chercheurs. «La première difficulté pour les jeunes entrepreneurs, c’est le manque de soutien au moment où on en a le plus besoin », affirme-t-il. «Pour financer mes recherches, je me suis d’abord tourné vers les banques mais elles me demandaient toutes sortes de garanties alors qu’à l’époque je n’étais qu’un simple chercheur à l’école polytechnique. Or, chez nous, la fonction de chercheur n’est pas reconnue. Vous êtes un peu considéré comme un chômeur car vous n’avez aucun revenu », précise le Camerounais. «En Afrique, très souvent, lorsque le projet devient un peu trop complexe les gens se découragent et des projets comme le Cardiopad ont tendance à émerger uniquement dans les environnements où la recherche est vraiment développée ce qui n’est pas le cas en Afrique », remarque le nouveau modèle des jeunes africains.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

Arthur Zang,Camerounais, Genie africain; Prix Rolex, Cardiopad, Tablette numerique médicale, jeune,scientifique,25 ans
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Pris Rolex jeune 2014

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Jeux universitaires de Douala: 17 cas de diarrhées déjà enregistrés

30 Mai 2014, 15:41pm

Publié par Hervé Villard

Jeux universitaires de Douala:  17 cas de diarrhées déjà enregistrés

Les responsables de l’université de Yaoundé1 victime, parlent d’une intoxication alimentaire due à la qualité des repas consommés par leurs athlètes.

S’il y a un fait qui est venu entacher la 17ème édition des  jeux universitaires qui se tiennent depuis le 3 mai 2014 dans les deux campus de l’université de Douala, c’est bel et bien ce scandale autour de la restauration des étudiants  et surtout de la qualité des repas servis à ces derniers depuis le début des jeux.   Selon des informations publiées par les responsables de l’université mère du Cameroun, 17  cas de gastro-entérites  viennent d’être signalés au sein de  l’effectif de leurs athlètes. D’après ces derniers,  onze cas ont été observés mardi 6 mai 2014 dernier et six autres cas hier mercredi 7 mai. Ce qui porte à dix sept le nombre de victimes observés dans leur rang jusqu’à présent.

 

 Dans un message porté à l’attention du président de la fédération nationale de sport universitaire, le Pr Paul Henri Amvam Zollo, le Pr Aurelien Sosso recteur et chef de la délégation de l’université de Yaoundé1 au 17ème jeu universitaire de Douala, évoque un probable cas d’intoxication alimentaire. Il demande pareillement au comité d’organisation des jeux de prendre des mesures afin que cela ne se reproduise plus. Il propose par exemple  que les repas soient pris en un lieu unique pour toutes les délégations.

 

Même si jusqu’à présent, aucun cas grave n’a été signalé du coté des athlètes ayant été victimes de ce malaise, les responsables pensent que cela aurait déteint un peu sur la performance de ces derniers. «Car, au top de leur forme, ils auraient certainement fait un rendement meilleur», regrettent ces derniers en dénonçant les conditions d’alimentation des étudiants au jeu. «Les étudiants mangent le haricot, le riz tous les jours. On s’interroge même sur les conditions de préparations de ce repas», déclare tout furieux l’un des encadreurs. «Moi aussi j’ai subit cela. Mais, je pense que c’est d’avantage lié à un changement climatique. Et puis, quand on part d’une ville à un autre, cela peu arriver. Mais jusqu’à présent il n’ya encore rien de grave. Ils ont pris des médicaments et ça va », rassure ce membre de la délégation de yaoundé1. Pour ce dernier,  les compétiteurs de la délégation de Yaoundé1 sont assez aguerris pour surmonter ce genre de situation. «Quand on est compétiteur, on s’attend à tout genre de situation. Nous continuons de travailler», déclare-t-il.

 

Injustices

Toujours au sujet de ces jeux, l’université de Yaoundé 1 déjà affaibli par les cas de crise de gastro anthérite qu’il y a eu au sein de sa délégation, dénonce pareillement les nombreux cas injustices qui entachent les jeux et les empêchent de glaner les médailles. Selon la lettre que le Pr Aurelien Sosso, recteur et chef de la délégation de l’université de Yaoundé1 au 17ème jeux universitaires de Douala a envoyée au président de la fédération nationale de sport universitaire, le Pr Paul Henri Amvam Zollo, pour dénoncer le dysfonctionnement  et l’injustice observés pendant l’arbitrage des rencontres de Judo, tous ses athlètes sinon la majorité ont subi les foudres des arbitres. Il dénonce en passant le fait que les trois finales de judo aient été dirigées par le même trio arbitral, le 5 mai dernier. Il dénonce pareillement l’absence de l’expert de la commission de Judo, maitre Tanekeu à ces finales pour ne citer que ces cas. Celui-ci a d’ailleurs à la suite de son courrier, menacé de quitter les jeux si  les choses ne changeaient.

Rencontré, les responsables de la commission d’organisation assurent avoir tout mis sur pied  pour que tout se passe bien. Il pense pareillement que les plaintes en compétition ne sont que normales. Selon ces  derniers, il n’ya rien d’alarmant jusqu’à présent. Et, toutes les commissions travaillent d’arrache pied pour que tout marche bien Affirme  Patrice Beling Nkoumba, le secrétaire général de la Fenasu. Pour l’instant, l’université de Yaoundé est toujours dans la compétition et les jeux se poursuivent.

Hervé Villard Njiélé.

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