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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Législatives et Municipales : Le Paddec dénonce la violation du code électorale

18 Juillet 2013, 12:58pm

Publié par Hervé Villard

D’après les responsables de ce parti politique, l’établissement de certaines pièces pourtant gratuite est payant  au niveau de certaines administrations.

 


Bureau régionale du Paddec  pour le littoral ce lundi 15 juillet 2013, il est 13h. L’ambiance qui règne au sein de ce bureau  est studieuse.   Quatre  responsables de ce parti confortablement assis sur des chaises prévues à cet effet lisent attentivement une pile de documents posés sur la table.  Ils sont tellement concentrés qu’ils n’accordent pas du temps aux visiteurs qui passent par là. Sans gène, ils prennent chacun le temps de vérifier pièces par pièces les différents dossiers parvenus à leur bureau.  «Nous classons encore  les dossiers de candidature. Nous n’avons pas encore fini. Mais, nous espérons que nous le feront  demain (ce jour Ndlr)» déclare  Patrie Zébazé  Nandong  coordonnateur régional du Paddec pour le littoral.

Pour celui qui  reconnait que le parti de Me Momo n’a pas encore déposé les dossiers de candidature de   ses différents candidats, ils ont rencontré beaucoup de difficultés au niveau de l’établissement de certaines pièces indispensables pour la constitution des dits dossiers.  «Nous espérons que nous allons  boucler  ses dossiers avant  la date buttoir. Nous avons eu des soucis au niveau de l’extrait des casiers judiciaires. Dans les zones anglophones, ce service était payant. Ils ont exigé les timbres. Les signatures de ces pièces étaient également payantes. C’est pourquoi nous avons accusé un aussi long retard. Le retrait de ces extraits a freiné la constitution des dossiers » décrie- Patrie Zébazé  Nandong  avec véhémence.

D’après  les membres du Paddec qui fustigent  le comportement de certains responsables de l’administration, les extraits des actes  de naissances ont été payés. Une chose qui est contraire à la loi électorale en vigueur au Cameroun.

 

 

Le renvoie

 


D’après les membres de ce parti  politique,  le comportement mafieux de ces agents de l’Etat, a plombé le processus de préparation des dossiers de candidature au sein du Paddec. C’est pourquoi, ils espèrent que la date buttoir de dépôt  de candidature sera prorogée par le président de la république. «Nous souhaitons même  le renvoie de cette date. Puisque, jusqu’ici,   des pièces à fournir sont encore manquant dans le dossier de certains candidats» déclarent-ils de manière unanime.

Autre chose et pas des moindre que décrient les responsables du Paddec, c’est le paiement de la caution par les différents candidats aux municipales et des législatives. Cette  décision constitue un réel problème  pour des partis comme le Paddec. Ces montants sont respectivement de 50.000fcfa pour les municipales et 1000.000fcfa pour les législatives. Montant qui n’est pas à la porté de tous les camerounais.

 

Au niveau de la désignation des  différents candidats,   le Paddec  n’a pas fait les élections primaires comme partout ailleurs. De manière consensuelle, les membres des sous sections de base ont désigné deux à trois candidats, ces candidatures  sont acheminées  à la coordination départementale. A ce niveau on se rassure si toutes les conditions ont été respectées.  On vérifie s’ils ont respecté le genre,  le pourcentage  des jeunes,  avant de la valider. « Donc, c’est de commun accord avec la base que le choix des candidats est fait » Précise- Patrie Zébazé  Nandong  avec assurance avant de déclarer que le Paddec ira aux élections.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Fête du Travail : Les travailleurs toujours malheureux au Cameroun

25 Avril 2013, 13:09pm

Publié par Hervé Villard

 
Le constat a été fait par  les responsables des confédérations syndicales. C’était  à l’occasion de la conférence de presse  organisée en marge de  la célébration  de la 127ème édition de la fête du travail à Douala.
travailleurs-en-colere.jpg
 
«Le salaire est précaire au Cameroun. Le salaire minimum interpersonnel garanti (Smig) dans notre pays s’élève à 28585fcfa. Que peut-on faire avec cela ?  Des travailleurs pour la majorité ne sont pas affiliés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Ils ne bénéficient d’aucune assurance sociale. Bref celui-ci croupit dans la misère ».
En faisant cette déclaration ce mercredi 24 avril 2013 à  Douala, André Makong, président de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun (Csac) touchait du doigt les réalités de l’emploi au Cameroun et d’avantage la situation des travailleurs au pays de Paul Biya.  Ces derniers, selon les responsables syndicales présents à cette conférence vivent à majorité dans de très mauvaises conditions. Ils sont incapables de se soigner, ils sont incapables de s’occuper décemment de leur famille. Mieux encore, ils vivent l’enfer. Pis encore, c’est  leur environnement de travail. Ces derniers sont stressés au quotidien, subissent des pressions de la part des patrons et ceci pour un salaire misérable. Cette situation selon  des statiques de la caisse nationale de la prévoyance sociale est d’avantage présents dans les entreprises privées plus importants au Cameroun.
D’après  ces données «82,5% des travailleurs du secteur privé ne jouissent pas de la sécurité sociale. Certaines politiques de formation technique et professionnelle ne garantissent pas toujours l’accès à un emploi pour les personnes ainsi promues. Ce qui constitue une violation du droit à la liberté de choix du travail. Environ 30 à 60% des jeunes diplômés sont au chômage. Les employés agricoles et domestiques travaillent dans des conditions précaires, sans contrat, rémunérés en deçà du Smig et ne sont pas syndiqués » précise ces données.
Pour mettre fin à cette situation qui n’honore pas le travailleur, premier capital de tout entreprise, les responsables des confédérations syndicales ont proposé aux employés de se syndiquer. Car, c’est par ce moyen qu’ils pourront lutter pour l’amélioration de leur salaire et des conditions de travail dans leur différente entreprise.  «10% des employés au Cameroun seulement sont syndiqués.  Il faut donc que ces travailleurs se rapprochent des syndicats pour qu’ensemble on puisse mener cette lutte. Mais, seulement chacun a peur des menaces des patrons » affirme Martin Penda président de la confédération générale du travail Liberté du Cameroun (Cgt/liberté).
Thème
Pendant cet échange qui tournait autour de la fête du travail, l’on est pareillement revenu sur le thème de cette célébration de la 127ème édition intitulé «Travail décent et lutte contre la corruption ». Pour cette énième édition de cette célébration qui vise à améliorer la condition des travailleurs dans le monde.  Le ministère du travail et la sécurité sociale a choisi d’assainir le milieu du travail en luttant contre la corruption. Selon Martin Penda, «La corruption gangrène ce milieu. Il ya des inspecteurs de travail qui sous le fait de la corruption se sont reconvertis en conseillers des patrons. Ce qui continuent à amplifier la situation du travailleurs déjà médiocre ». Pour permettre que la condition du travailleurs s’améliorent, ces derniers promettent se battre au quotidien pour que l’Etat respecte les normes internationales qu’elle a ratifiées. Et que le code du travail soit en fin respecté. Ils ont pareillement demandé aux journalistes qui passent leur temps à décrier la mauvaise condition de travail des autres, à parler de leur profession et de leur condition de travail aussi. Et surtout à se battre pour l’application de la convention collective des travailleurs. Ils   ont promis prendre part de manière massive à la parade de la fête du travail qui  va se dérouler à la place de l’Udeac le 1er mai 2013.
 
Hervé Villard Njiélé

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La Jci s'attaque au paludisme

12 Avril 2013, 15:49pm

Publié par Hervé Villard

Les membres de  cette association entendent distribuer près d’un million de moustiquaires d’ici 2015 pour soulager les ménages et les entreprises victimes de cette endémie. 

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Selon des statistiques, le paludisme est la première cause de mortalité maternelle et infantile en Afrique. Des milliers de femmes et d’enfants perdent la vie chaque année à cause de cette maladie. Au Cameroun, la situation est la même. Le paludisme, selon le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), cette maladie reste cependant la première cause de mortalité au Cameroun avec un taux clinique de 41%. «Le paludisme tue davantage», déclarait André Mama Fouda lors du lancement de la campagne NightWatch («Dormez sous moustiquaire»), en septembre dernier à Yaoundé. Il sévit de manière endémique dans les dix régions du pays avec près de deux tiers de la population exposée. Première cause de consultations (40-45%) dans les formations sanitaires, il draine une portion considérable des revenus des ménages, soit 40% des dépenses familiales.

 

Engagement

jci.jpg

Conscient du fait que, pour contribuer à la réduction de cette endémie qui tue des milliers d’enfants et des femmes en Afrique et au Cameroun chaque année, il faut passer à l’action, les membres de la jeune chambre internationale (Jci) ont décidé de mouiller le maillot.  Ils s’engagent à distribuer près d’un million de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda)  d’ici 2015. «La jeune chambre internationale s’engage  à réduire l’évolution du paludisme au Cameroun. Ensemble, impactons notre environnement. Pour faire cela, ça ne passe pas seulement par la pensée mais, par l’action. C’est pourquoi, il faut agir » ; a précisé  Danielle Nelly Manga présidente nationale 2013 de la jeune chambre internationale Cameroun. Pour réussir cette mission les membres de cette association ont d’ores et déjà planifié les lieux de distributions de ces moustiquaires.   Il s’agit des centres  hospitaliers et des  centres de détention. Selon des responsables de ce mouvement, c’est  dans ces milieux que se trouvent la plupart des nécessiteux. Ils envisagent cependant à l’avenir descendre dans les quartiers défavorisés pour continuer cette œuvre.

Samedi 6 avril 2013, les membres de la jeune chambre internationale ont lancé officiellement  cette campagne de distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. L’hôpital de la garnison militaire, première bénéficiaire de cette campagne a  reçu un lot de cent moustiquaires. Les responsables comptent étendre cette distribution dans toutes les régions du Cameroun.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Douala: Les trottoirs de la pénétrante Est toujours occupés par les riverains

28 Janvier 2013, 11:17am

Publié par Hervé Villard

  

embouteillage douala430Malgré le déguerpissement et les casses effectués dans cette partie de la ville de Douala, les commerçants et autres propriétaires de petit commerce ont réinvesti le trottoir et la chaussé de cette voie. 

 

« Décidément, les habitudes ont la peau dure. »C’est ce que l’on est tenté de dire en observant ce qui se passe sur la pénétrante Est de Douala depuis quelques  semaines déjà. La circulation fluide depuis le 3 décembre 2012, suite aux  casses qui ont eu lieu dans ce tronçon  routier qui relie la capitale économique du Cameroun à la capitale politique, est redevenue bouchée. Pour aller du Carrefour Elf Village à « Borne 10 », c’est un véritable parcours de combattant. Le voyageur est obligé d’attendre plusieurs heures dans le taxi.  Ceci à cause des nombreux embouteillages qui se créent sur cette voie pourtant libérée il y a quelques temps.

Les commerçants, les mécaniciens et autres débrouillards ont envahi à nouveau cette voie. Et, Parmi ces commerçants, les vendeuses de vivres frais, les propriétaires d’échoppes et les call boxeurs se comptent par centaines.  Les vendeurs de friperies et les restaurants occasionnels communément appelés « tourne dos » se recrutent également parmi eux. Pour boucler la boucle de cette occupation anarchique de l’espace publique, les éternels benskinneurs désordonnés et non civilisés qui ne respectent aucune consigne de sécurité ni de règles de circulation. Ils sont bien présents à tous les carrefours et les points d’embarquement. Ces derniers  exercent leurs activités sans s’inquiéter du sort des passagers qui  ont de la peine à relier soit leur domicile soit leur boulot. Et du coup, des éclats de voix se font entendre. «Je ne sais pas comment sont les camerounais. Ils n’aiment pas ce qui est bien fait. Il y a quelques jours  on circulait à cet endroit sans problème. Les embouteillages avaient disparu. A moins de 20 minutes, je partais de « Borne 10 Village » à ancien Dalip sans problème. Mais, voilà depuis 45 minutes que je suis  dans ce taxi et ça ne bouge pas » ; se plaint Olivier T rencontré au lieu dit «Entrée bille».

Dans un autre taxi  bloqué dans  cette file interminable de véhicule, c’est le sort d’une dame qui inquiète les passagers. Transpirant à grosse goutte sous l’effet de la chaleur accablante qu’il y a à Douala depuis la fin du mois de décembre 2012, cette dernière, peine à faire taire  son nouveau né âgé de quelques mois, lui aussi en colère  contre cette embouteillage, qui l’empêche de rejoindre rapidement la maison familiale, certainement plus confortable que ce taxi, stationné depuis plus d’une vingtaine de minute et dans lequel il fait excessivement chaud. «C’est même quelle malchance ça !» s’exclame la dame visiblement énervée. « Si j’allais à pied je serai déjà loin » ajoute-t-elle non sans maudire les autorités camerounaise responsables selon elle, du désagrément que subissent les usagers sur cette voie. «Cette route devait être construite depuis. Je ne sais pas pourquoi cela tarde. Si on l’avait élargi comme prévu, nous ne serions pas bloqués dans cet embouteillage. C’est vraiment décevant pour un pays comme le notre» déclare-t-elle avec colère. Argument partagé par Gérard un autre passager. «Ça fait près de 10 ans qu’on annonce la réfection des travaux sur cette voie. Maintenant c’est nous qui souffrons. Vivement que les chantiers des prochains travaux commencent rapidement »; souhaite-t-il.

 Riverains Téméraires. 

Du coté des commerçants qui ont envahi la chaussée et les trottoirs à nouveau, c’est une résistance. Bien que conscient de ce qu’ils seront à nouveau déguerpis, ils ne craignent plus. «Nous sommes déjà habitués à cette situation là. Ça ne nous dérange plus. C’est depuis qu’on nous dit qu’on va construire la route. La route là est où ?» s’interroge  maman Anne, vendeuse de vivres frais à l’entrée du marché Non glacé à Village.

Bien que réinstallé sur le trottoir, Justin Timpe,  vendeur de livre reconnait le caractère incivique de son activité. «Ce que nous faisons n’est pas bien mais on n’a pas le chois. J’ai une famille à nourrir, j’ai un loyer à payer ou voulez-vous que j’aille chercher de l’argent ?  En plus vous savez tous qu’il y a un problème d’emploi au Cameroun» ; argue-t-il comme pour se dédouaner, avant de reconnaitre que les  derniers casses orchestrés par la communauté urbaine de Douala lui ont couté beaucoup d’argent.  «J’ai perdu beaucoup de biens pendant les dernières casses » ; reconnait-t-il. Il promet du moins libéré le trottoir des le lancement des travaux qui sont imminent. «Avant le début des travaux, il faut que je pointe un peu. Si non, on ne va pas manger chez moi. Dès que les travaux commencent je quitte » rassure-t-il.

Parlant de ces travaux qui sont imminents, aucune date  précise du début effectif n’est encore avancée.  Ce que l’on sait c’est que, les travaux d’aménagement de l’accès Est de Douala ont été confiés à Razel, la filiale camerounaise du groupe Fayart. L’entreprise française a 30 mois pour exécuter ces travaux évalués à un peu plus de 39 milliards Fcfa. Ces travaux consistent concrètement en la construction d’une chaussée à six voies, à partir du lieu dit marché des Fleurs jusqu’au pont sur la Dibamba.


Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Société : Sept policiers écroués pour vol au Cameroun

17 Juillet 2012, 13:32pm

Publié par Hervé Villard

garde présidentielle Sept policiers écroués pour vol au Cameroun

Sept éléments de la police camerounaise sont actuellement en détention préventive à la prison centrale de Douala pour ‘’vol et pillage’’, a-t-on appris mardi de sources judiciaire et

Ils sont notamment accusés d’actes de pillage, de participation et de complicité de vol lors de l’incendie qui a ravagé il y a quelques jours le marché ‘’Congo’’ à Douala.

Les sept policiers ‘’ripoux’’ vont être présentés cette semaine au parquet, suite à une plainte déposée par l’Association des commerçants du marché Congo de Douala (ACMCD).

Les sources proches de la Délégation générale de la sûreté nationale (DGSN) indiquent que six des policiers inculpés appartiennent aux Equipes spéciales d’intervention rapide (ESIR) de Douala, et un autre est en service au Groupement spécial d’opération (GSO) à Yaoundé, en mission à Douala, au moment des faits.

Il s’agit, entre autres, de : Alain Engono, Jonathan Motina, Paul Djom, Tina Olinga, Moulongo Ekouti, Sylvain Ntonga et Philippe Essoubo.

Un court-circuit consécutif à un retour brusque de l’électricité avait provoqué un grave incendie le 3 juillet 2012, provoquant, d’après un bilan partiel établi par la Communauté urbaine de Douala (CUD), la perte de plus de 550 commerces pour une valeur estimée à plus d’un milliard de francs CFA.

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Nuisance sonore : Le sous préfet scelle les bars à Bépanda

22 Juin 2012, 15:00pm

Publié par Hervé Villard

 Nuisance sonore

Le sous préfet scelle les bars à Bépanda

 L’opération qui poursuit son bonhomme de chemin, a débuté depuis le 7 juin 2012 dans ce quartier populeux de la ville de Douala.

 

 

«A Bépanda contrairement à ce qui a été constaté aux environs de l’université de Douala, ce sont les nuisances sonores. L’objectif de cette opération pour nous, c’est d’assurer la tranquillité des citoyens. Nous scellons des débits de boisson  et les exploitants de ces débits de boisson signent des  lettres engagement qui les obligent à  éviter les troubles et surtout à  respecter  les heures de fermeture.  Au cas contraire, après la saisine des  boissons qui seront vendues aux enchères   conformément aux textes en vigueur  et le fruit de la vente  reversé au trésor public, leurs licences d’exploitation seront définitivement retirées.» Cette déclaration de Jeanneaux Tamadjo, le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 5ème   plante d’une manière succincte le décor des actions qu’il a engagées dans le quartier Bépanda depuis près d’une semaine.

Après avoir procédé à la fermeture des snacks bars et des bars situés aux environs de l’université de Douala, celui-ci poursuit son action au quartier Bépanda. Où, plus d’une vingtaine de débits de boisson ont  été scellés jusqu’à nos jours.  En compagnie des forces de  maintient de l’ordre et  de certains agents de la mairie de Douala 5ème, celui-ci a procédé depuis le 7 juin 2012 à la fermeture des débits de boisson au quartier  dans ce quartier populeux de la ville de Douala. 

Même si le sous préfet  évoque comme prétexte de son action la pollution sonore, sa forte équipe  et lui en ont profité de cette descente musclée,  pour faire un contrôle minutieux de ces établissements présents presque partout à Douala.

Du contrôle de la licence  d’exploitation,  à l’existence des toilettes, sans  oublier le respect des heures de fermeture, le chef de terre à obliger   tous les patrons de ces établissements à se conformer en scellant  leurs entreprises. Parmi la vingtaine de bar qui sont passés à la trappe, on peut citer « Mini Menor », « Souvenirs  La fontaine » « 3ème division » « Sun shine  club ». Tous des débits de boisson à forte notoriété.

Lettre d’engagement.

Pour rouvrir  les portes, les patrons de ces établissements étaient obligés après s’être conformés, de signer des lettres d’engagement, qui les contraint à respecter les conditions d’exploitation des débits de boisson telles que prévues à l’article 13 du décret N° 90/1483 du 09 novembre 1990. Sans quoi comme, précise Jeanneaux Tamandjo «les  licences d’exploitation seront définitivement retirées.».

 

«Le sous-préfet nous a dit que la musique trouble les voisins. On a enlevé le baffle qui était dehors. Ce n’était pas un problème de licence. Nous avons signé une lettre d’engagement pour respecter ce que voulait le sous préfet. C’est pourquoi  il nous a autorisés à rouvrir. On ferme à 22h et la musique  n’est plus forte » affirme Viviane Djine, gérante de « 3ème division » un bar situé non loin du « carrefour Tonnerre.» à Bépanda. Nombreux autres débits de boisson à nouveau opérationnels  ont été soumis à la même procédure. Malgré les plaintes des nombreux exploitants de débits de boisson qui parlent d’arnaque, L’objectif  de cette action précise  le sous-préfet est  « d’assainir » 

 

Hervé Villard Njiélé

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Jeanneau Tamadjo Sous-préfet de Douala 5ème: le téméraire

22 Juin 2012, 14:58pm

Publié par Hervé Villard

  A la tête de la sous préfecture de Douala 5ème depuis environs deux ans le nouveau chef de terre de cet arrondissement de la capitale économique du Cameroun a fait de la lutte contre le désordre urbain son cheval de bataille.  Ayant finalement constaté que la rue de la joie qui s’est développée autour à la Cité- Sic ne pouvait pas faire bon ménage  avec l’université de Douala, il a décidé d’en finir avec cette affaire, qui avait déjà des influences négative sur les  enseignements dispenser et surtout  au niveau de la compréhension des cours par les étudiants. En  tant que parent, il a signe un communiqué 21 mai 2012 pour informer les exploitants de débits de boisson situés autour du campus de déguerpir. Le 25 mai, accompagné des forces de l’ordre, il a lui-même procédé aux scellés. Celui qui   a remplacé Gabriel Gounou ancien sous préfet de Douala 5ème n’entend pas s’arrêté là. Il entend s’attaqué à tous les débits de boisson de l’arrondissement de Douala 5ème pour mette fin aux nuisances sonores.

Herve Villard Njiélé.

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Vox Pop :Que pensez-vous de la fermeture des bars autour de l’université de Douala ?

22 Juin 2012, 14:56pm

Publié par Hervé Villard

 

Eric Choupé (Etudiant en 4ème année. Faculté des sciences juridiques et politiques)

 

« L’étudiant conscient et soucieux des valeurs qui poursuit ne saurait s’égarer dans ces milieux »

 

Une institution éducative ne saurait être associée aux établissements tels que des bars et débits de boisson. Car nous savons tous que, pour la bonne compréhension des leçons, le corps doit rester lucide. Chose que l’installation des buvettes autour de l’université ne favorise pas. La décision du sous préfet de fermer les buvettes qui sont dans un rayon de moins de 200 mètres de l’université, est une avancée remarquable. L’étudiant conscient et soucieux des valeurs qui poursuit ne saurait s’égarer dans ces milieux.

Pascal Baho  (Etudiant en faculté des sciences juridiques et politiques)

 «Ces débits de boissons constituent un frein à l’épanouissement des étudiants »

 L’université est le temple du savoir et autour d’elle ne doit exister que des institutions profitables aux étudiants. Mais l’on se rend compte que la majorité des activités qui gravitent autour d’elle sont plus tôt déviantes. L’initiative du sous préfet est à encourager car ces débits de boissons constituent un frais à l’épanouissement des étudiants et empêche la plupart des étudiants à atteindre les objectifs qui sont les leurs.

Carelle(Etudiante en 1ère année sociologie)

 « On ne devait pas fermer ces bars »

On ne devait pas fermer ces bars et consort ; on doit plutôt donner à leurs tenanciers des heures de fermetures et d’ouvertures et il reviendra aux autorités de veiller au respect de ces  horaires. Où allons nous prendre des rafraîchissants quand on aura soif.

 

Joëlle Atsing (Etudiante en sociologie)

 «Les étudiants n’avaient plus la tête aux études  »

Cette  décision administrative est bonne. Les étudiants n’avaient plus la tête aux études ; il

Fallait une telle initiative pour mettre fin aux embouteillages que créaient ces bars. La majorité des étudiants se retrouvaient au Facebook (nom d’un snack) au lieu d’être dans les amphis. Il faut qu’on ouvre des buvettes dans l’enceinte de l’université pour compenser cette fermeture.

 

Mwey Sara (Etudiante en communication)

 « La musique qu’on y jouait perturbait les étudiants ».

Cette décision est à saluer parce que la présence des bars à proximité  de l’université n’est pas bien pour la moralité  et la tranquillité des étudiants. La musique qu’on y jouer perturbait les étudiants.

 

Propos recueillis par Christian Happi (Stagiaire)

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Interview :Jeanneau Tamadjo Sous-préfet de Douala 5ème : Nous voulons assainir le secteur universitaire »

22 Juin 2012, 14:53pm

Publié par Hervé Villard

« Nous voulons assainir le secteur universitaire »

Très engagé dans l’assainissement de la zone universitaire à travers la fermeture des bars des snacks et des bars dancings, le chef de terre de l’arrondissement de Douala 5ème revient sur les raisons de  cette action d’envergure.

 

Quel bilan  pouvez-vous faire de la commission de fermeture de bars et débits de boisson autour de l’université de Douala que vous avez coordonnez personnellement ?

 

Vous savez que  nous avons mis sur pied une commission chargée du respect de la publication du respect du décret fixant les conditions d'exploitation des débits de boisson dans notre circonscription. Cette commission est à pied d'œuvre depuis le 23 mai 2012. Après une semaine de terrain, il était question pour nous de faire le point. Et au terme de cette semaine, on a contrôlé plus de 80 établissements. Et 32 établissements sont en marge  de la réglementation et les scellés ont été posés. Il s’agit des établissements situés à moins de 200 mètres des écoles, des collèges, des églises. Et, ce sont des licences qui vont être systématiquement annulées. Au regard des dispositions du décret; Nous avons également des établissements qui ont une licence de vente de boisson de première catégorie deuxième classe qui se retrouve entrain de vendre les boissons alcooliques et autres ; c'est à dire première catégorie première classe. Nous avons scellés. Nous avons des établissements qui sont sans licence du tout et tout cela nous nous devons de faire le point. Et nous constatons que, les opérateurs dans ce secteur confondent les établissements de loisirs qui nécessitent  l'autorisation du ministère de tourisme aux débits de boisson. Les débits de Boisson faut-il le rappeler ; c'est un local aménagé au fin de consommation ou d'enlèvement tout simplement. Alors qu'un établissement de tourisme comme on vient de le dire, est une structure commerciale où il y a de la musique, là où on peut manger et boire. Le distinguo c'est cette musique là. On ne joue pas de la musique  dans les débits de boisson. Dans un établissement touristique, il ya des conditions à remplir. C'est pourquoi nous avons demandé à tous ceux qui ont les bars dancing, les snacks les boites de nuit de se rapprocher d'avantage du délégué régionale du tourisme pour qu'on puisse leur facilité la tâche d'être à  jour.

 

Ces responsables ont investi assez d'argent est ce qu'on pourra leur donner le temps pour qu'ils puissent rentrer dans leur investissement ou ils vont rester scellés?

 

Pour le moment ils vont rester scellés; je crois qu'ils ont pris langue avec le délégué; des demain, ils vont aller le voir pour qu'il leur dise les dossiers à fournir et la composition de celle-ci. Il revient au délégué de me dire M le sous préfet nous sommes dans un processus de création et d'ouverture d'un établissement de loisir et à ce moment, précis nous allons ordonner que ces établissement soient descellés. Parce que voyez-vous, quand un établissement est à jour, les conditions d'exploitation et d'insonorisation sont remplies, il n' ya pas de nuisance sonore il n'ya pas de tapage nocturne et c'est l'une des récriminations qui sont formés à l'encontre de ces établissements. Et  je voudrais profiter des colonnes de votre journal pour dire que nous voulons assainir le secteur universitaire dès lundi. la mission du tourisme va descendre appuyer des forces de maintient de l'ordre pour qu'on puisse vérifier tous ceux qui font dans ces établissements de tourisme. Vous même vous savez que c'est dans ces milieux que l'on regorge les malfrats où se recrutent  les bandits de grands chemins. Ils se cachent dans ces milieux estudiantins en se disant que les forces de l'ordre ne vont pas venir les chercher là-bas. Tout établissement qui n'a pas l'agrément d'hébergement seront systématiquement scellés et fermés parce que la mission du tourisme va descendre pour assainir ce milieu. Et, Nous voulons que tous ceux qui exercent dans notre circonscription  soient conforme à la réglementation et aux dispositions légales.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

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Hervé Nana :Nous allons introduire un recours gracieux au près du sous préfet pour que, ces gens viennent exploiter au moins pour la dernière année. »

22 Juin 2012, 14:44pm

Publié par Hervé Villard

Interview

«Président régional du syndicat national des exploitants des débits de boisson du Cameroun (Synedeboc) pour le littoral, Hervé Nana  revient ici sur la condition difficile dans laquelle se trouvent les exploitants de débit de boisson scellés par ordre du sous préfet de Douala 5ème

 

 Le sous-préfet de Douala 5ème a engagé le processus de fermeture des bars autour de la zone universitaire et dans l’arrondissement de douala 5ème en général .En tant que responsable du syndicat des débits de boisson dans la région du littoral, où en êtes-vous avec cette situation ?

 

Ça fait une semaine que la première  descente a été effectuée tous nos collègues  sur le terrain et que plusieurs établissements ont été fermés.  Cette commission va travailler  jusqu’au 23 juillet. Aujourd’hui il y avait une réunion de synthèse et nous avons voulu suivre la réunion de synthèse du Sous préfet face à cette multitude d’établissement et ce qu’on reprochait à ces derniers. Et comment il comptait gérer la suite et la fin de l’affaire. Donc nous avons recueillis des éléments de monsieur le sous préfet et nous allons voir dans quelle mesure nous allons travailler avec tous notre collège pour voir dans quelle mesure on pourra faire un recours gracieux

 

Quels sont les faits qui vous sont reprochés exactement ?

 

Il nous ait reproché d’abord la distance avec les établissements scolaires, les hôpitaux, les centres de santé, et les églises. Une distance qui selon la loi doit être au moins à 200 mètres de ces lieux. Voilà ce qui nous ai reproché pour un premier fait. Le second fait qui nous est reproché est la conformité des licences. Vous savez les licences d’exploitations doivent être en conformité avec la loi. C’est-à-ire qu’une licence hygiénique ne doit  vendre uniquement que de la bière et du vin. Or lorsqu’on le trouve déjà  entrain de vendre des liqueurs, c’est déjà une faute et ça fait une incompatibilité par rapport à votre licence. ON nous reproche également les heures de fermeture des licences. Il a précisé que toute la licence qui annonce la fermeture à 4h devrait être retirée parce que ces licences ne sont pas conformes à la loi. Le fait d’être proche des centres universitaires et le défaut de toilettes ne sont pas à négligés. Il faut relever qu’il y avait dans les membres de cette commission des responsables de la mairie chargé de l’hygiène et de la salubrité. Il y avait  complication aussi au niveau des toilettes que l’on trouvait dans les différents établissements.

 

Au sortir de la réunion de crise avec les sous préfet de Douala 5ème, qu’est ce que vous vous êtes dit ? Qu’est ce qui a été arrêté ?

 

Nous avons demandé au sous-préfet de donner un moratoire pour permettre au responsable de ces débits de boisson d’enlever leur investissement de là, de déménager. Parce que vous savez les gens ont investi beaucoup d’argent dans cette zone là. Il y a des gens qui ont investi plus de 40 à50 millions dans la zone et du jour au lendemain comme ça arrêté  c’est très compliqué. Mais, la loi c’est  la loi  on y peut  rien et on doit la supporter. Nous demandons tout simplement à monsieur le sous préfet de nous donner un temps et il a été catégorique tout en nous disant qu’il n’ya pas de temps à ça. Parce qu’il faudra fermer pour  laisser les étudiants vaquer à leur occupation d’étudiant. 

 

Comment vous organiser vous au sein de votre association pour amener le sous-préfet à revenir à des meilleurs sentiments?

 

Nous étions à la réunion de synthèse pour recueillir les arguments du sous préfet. Nous allons exploiter  les failles  de  son action et allons rédiger des moratoires pour lui. Parce qu’il y a l’aspect social qu’il faudra considérer dans cette affaire. En faisant le point de toutes les ventes qui ont été scellées dans la zone et en recensant  des employés, on se rend compte que, ces plusieurs personnes qui ont été mises au chômage. Nous croyons que nous allons introduire un recours gracieux ou un recours administratif au près du sous préfet pour  que, ces gens viennent exploiter au moins pour la dernière année. Parce que, ils ont au moins payé la patente et les impôts pour une année budgétaire. Et cette année va de janvier jusqu’en décembre. Qu’on leur laisse le temps d’exploiter au moins jusqu’en décembre avant de leur demander de se conformer .Le temps  que d’autres demande des licences de transfèrement pour leur nouveaux  locaux.

 

Pouvons-nous avoir le nombre de débits de boisson victime de cette opération ?

 

 Le rapport exact de ceux qui ont été scellés donne 42 débits de boisson scellés. Mais, il faut multiplier ce nombre par trois ou par quatre pour savoir le nombre de personnes qui sont en chômage. Ca veut dire que c’est difficile et la commission continue ; vous savez. Le sous préfet à dit que la décision ne sera pas basé du coté de l’université mais qu’il sera plus ferme dans cette zone là. A partir du 6 juin l’opération va continuer dans  les quartiers  Bépanda, Logpoum puis Logbessou.  Donc, le sous-préfet  a dit qu’il va gérer ça dans tout Douala 5ème.

Pour l’instant, on attend puisqu’on ne pouvait pas  prendre de mesure sans savoir ce que voulait le sous préfet. Et comme je le disais c’est là  où il va faillir que nous allons récupérer. Et vous constatez qu’il n’a pas tenu compte du volet sociale de cette activité ; C’est vraiment difficile ;

 

 Réalisé par Hervé Villard Njiélé

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