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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Rejet de la candidature de kamto : Le siège du Manidem toujours assiégé par les forces de l’ordre

30 Juillet 2025, 21:16pm

Publié par Hervé Villard

Encerclé par la police et la gendarmerie immédiatement après la lecture des 13 candidats retenus par le conseil électoral pour la prochaine élection présidentielle le 26 juillet 2025 le siège du Manidem est toujours en état de siège.

Rejet de la candidature de kamto : Le siège du Manidem toujours assiégé par les forces de l’ordre

C’est un fait qu’on n’a plus vu au siège du Manidem depuis au moins une décennie. Le siège du Manidem est toujours  sur  surveillance des éléments des forces de l’ordre. A savoir la police et la gendarmerie. Depuis le 26 juillet 2025 date de la proclamation des résultats des candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025,  par le Conseil electoral, ce lieu a été pris  d’assaut quelques minutes seulement après. Et jusqu’à présent, ils y sont toujours. Comme s’ils redoutent des tractations de ce côté. Mardi dernier un tour au siège de ce parti a permis d’apercevoir au niveau du feu rouge du carrefour Tif à Akwa, un pick up de la gendarmerie. En face du Manidem de l’autre cote de la route, des jeunes gendarmes et policier, une dizaine environ sont posté. A côté des boutiques des ventes de sacs qui jonchent ce carrefour, d’autres y sont également. Si ce dispositif semble léger par rapport au premier jour, il faut néanmoins noter qu’il est toujours présent. Contrairement aux premiers jours les policiers et les gendarmes en faction ici ont un peu plus rajeuni ne filtrent plus les entrées et ne fouillent plus tous ceux qui entrent au siège du Manidem. Une situation qui inquiète les militants de ce parti politique plus habitués à vivre avec les éléments de forces de l’ordre. Ils se disent en danger permanant.

 

 

 

Rejet de la candidature de kamto : Le siège du Manidem toujours assiégé par les forces de l’ordre

Rappel

Le samedi 26 juillet aux environs de 13h 30 alors que Anicet Ekane le président du Manidem et quelques membres de ce parti politique s’apprêtait a donné un point de presse à l’intention de quelque journalistes présents au sujet du «rejet illegal» de la candidature de Maurice kamto, une escouade des éléments des forces de l’ordre Police gendarmerie a apparu pour mettre fin à cette initiative. Malgré les pourparlers avec Anicet Ekane et les membres de son parti politique, plus rien n’a eu lieu. Pourtant Anicet Ekane voulait tout simplement dénoncer l’illégalité du rejet de la candidature de celui que son parti a investi.

Après avoir interdit cette activité politique, ces derniers ont campé devant le siège de ce parti politique de l’opposition à Douala. Et y sont toujours comme pour voir ce qui doit se passer en ce lieu. Comme s’ils avaient reçu des consignes particulières, ces derniers plus d’une dizaine environ empêchaient à tous ceux qui se rendaient au siège du Manidem d’y aller. Sam Baka qui s’est rendu en ce lieu samedi dernier a du bravé le cordon de sécurité policière installé ici. Joint au téléphone par La Nouvelle Expression, Charles  Cacharel Ngah Forgang qui se trouvait au siège de son parti au moment des faits reconnait qu’il n’y a eu aucun acte de violence pour l’instant. «Nous sommes à l’intérieur, nous n’avons aucun soucis. Seulement personne ne peut entrer au siège. Nous ne sommes pas interdits de mobilité. On peut sortir sans soucis», renseigne le responsable de la communication de ce parti politique de l’opposition.

Surpris par la présence des forces l’ordre au siège de son parti,  Anicet Ekane n’a pas manqué de dénoncer ce qui se passe. Il a d’ailleurs fait savoir que cela fait partie des stratégies d’intimidations du peuple mis en place par le parti au pouvoir.

Il faut dire que le dispositif de sécurité observé devant le siège du Manidem à Akwa à Douala fait partie des mesures sécuritaires pris par conséquemment par les éléments de force de l’ordre à ce. La veille c’est à dire précisément vendredi 25 juillet 2025, la ville de Douala était sur haute surveillance. Après la publication sur la toile de la liste des candidats retenus à l’élection présidentielle de 2025 qui sonnait comme un ballon d’essai puisque le nom de Maurice Kamto n’y figurait pas, l’ambiance dans la ville était un peu lourde. Avec la présence des éléments des forces de l’ordre en civile dans plusieurs points stratégique de la ville.

Il faut cependant noter que la perturbation du point de presse du Manidem n’a pas empêché au Président Anicet Ekane de délivrer son message. Dans un communiqué rendu public il accuse le régime de Yaoundé d’avoir manipulé le processus en amont en organisant la fuite de documents confidentiels de Kamto, en organisant  la désinformation volontaire sur les critères d’éligibilité, de même que les attaques médiatiques ciblées par certains ministres,
et  même falsification de leur enregistrement officiel sur le site du ministère de l’Administration territoriale. Pire encore, Anicet Ekane affirme qu’une «pseudo deuxième candidature» au nom du Manidem a été déposée frauduleusement pour semer la confusion.

 «Ce tacle par derrière doit être sanctionné» gronde le président du parti, en appelant au calme et à une mobilisation sans faille du peuple camerounais. Il précise que le recours sera déposé au Conseil constitutionnel, dernier rempart, selon lui, contre cette injustice électorale. «La balle est désormais dans le camp des juges constitutionnels. Mais du côté du Manidem, le mot d’ordre est clair»

 

Hervé Villard Njiélé

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