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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Election Présidentielle : Le Redhac dénonce des risques de déflagration sociale

21 Août 2025, 19:55pm

Publié par Hervé Villard

Dans un communiqué rendu public hier, le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale a décrit un climat poreux dans lequel va se dérouler l’élection présidentielle de 2025. Cette organisation note entre autres; un climat de tensions sociales exacerbées par la restriction de l’espace civique, la prolifération des discours de haine dans l’espace public, et amplifiée par certains acteurs sociopolitiques. Elle invite l’Etat à prendre des engagements pour le déroulement d’une élection transparente et crédible pendant le scrutin du 12 octobre 2025

Election Présidentielle : Le Redhac dénonce des risques de déflagration sociale

 

 

REPUBLIQUE DU CAMEROUN

 

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 OCTOBRE 2025

 

DECLARATION DU REDHAC No 0040/11/08/2025

 

Douala, le 11 août 2025 : le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (RÉDHAC) et sa Coalition pays-Cameroun, en qualité d’observateur, suivent de près l’actualité relative à l’organisation de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun. Depuis le 11 juillet 2025, date de la convocation du corps électoral par décret présidentiel N° 2025/305 du 11 juillet 2025 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection du Président de la République du Cameroun le 12 octobre 2025, le REDHAC et sa Coalition pays Cameroun ont pris acte et suivent avec une attention particulière le déroulement de ce processus électoral. Il convient de retracer les différents moments forts de cette phase pré-électorale, à savoir : le dépôt des candidatures, la publication provisoire de la liste des candidats retenus, et la phase du contentieux pré-électoral relatif aux dites candidatures.

Le 12 juillet 2025, au lendemain de la convocation du corps électoral, l’on a constaté un fort engouement des partis politiques et des candidats indépendants. Au total, 83 dossiers ont été retenus par l’organisme en charge des élections, Elections Cameroon (ELECAM). Cet organisme était chargé de l’examen des dossiers de candidature afin de s’assurer que les dossiers des candidats remplissent les conditions prévues par la Loi N° 2012/001 du 19 avril 2012 portant Code Électoral, modifiée et complétée par la Loi No 2012/017 du 21 décembre 2012.

Le 26 juillet 2025, le processus électoral a franchi une étape clé à l’esplanade de l’immeuble siège d’ELECAM à Yaoundé qui servait de cadre à la publication de la liste des 13 candidats retenus en présence des représentants des partis politiques, des candidats indépendants, de la société civile, des partenaires internationaux et de la presse. Immédiatement, s’en est suivie la phase du contentieux pré-électoral au Conseil Constitutionnel avec le dépôt des requêtes des candidats recalés ayant pour objectif la demande de leur réhabilitation pour la course à l’élection présidentielle.

Le 04 août 2025, s’est ouvert au Conseil Constitutionnel l’examen des nombreuses requêtes introduites par les candidats recalés par ELECAM. L’examen de toutes ces requêtes a abouti au rejet de toutes les requêtes demandant la réhabilitation des candidats recalés, et à l’invalidation d’un candidat précédemment retenu par ELECAM. En somme, douze (12) candidatures ont été retenues par le Conseil Constitutionnel parmi lesquelles celle d’une femme : Mme Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya (UDC) ainsi que celle du Président sortant M. Paul Biya (RDPC). Le peuple camerounais, la classe politique, la presse publique et privée, la société civile et la communauté internationale sont déjà fixés sur le nombre de candidats en course au fauteuil présidentiel pour le 12 octobre 2025.

C’est l’occasion pour le REDHAC et sa Coalition-pays Cameroun de féliciter l’ensemble des acteurs du processus électoral pour le déroulement de cette phase pré-électorale. Cependant, de nombreux épisodes enregistrés pendant cette phase pré-électorale, notamment la publication des candidatures retenues par ELECAM et le contentieux pré-électoral au Conseil Constitutionnel, amènent tout de même à marquer un temps d’arrêt pour jeter un regard sur la situation sociopolitique du Cameroun en cette période de veille de l’élection présidentielle.

Dans un climat de tensions sociales exacerbées par la restriction de l’espace civique, la prolifération des discours de haine dans l’espace public, et amplifiée par certains acteurs sociopolitiques, la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le rejet de certaines candidatures pour des motifs discutables et peu convaincants, ont fait penser une certaine opinion qu’il existait une volonté de certains acteurs du processus électoral d’écarter certains candidats de la course au fauteuil présidentiel. De tout ce qui précède, - - -

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et sa Coalition pays-Cameroun : Restent préoccupés par les risques qu’encourent les Défenseurs des Droits Humains au Cameroun surtout en cette période pré-électorale ; Condamnent par avance tout acte de violence qui se produirait avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ; S’insurgent contre la restriction de l’espace civique sous prétexte de l’organisation des élections.

Ensuite, selon le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et sa Coalition pays-Cameroun, Suite à la décision du Conseil Constitutionnel du 5 août 2025 rejetant la candidature de certains candidats, le climat social au Cameroun reste tendu et incertain. La militarisation des principales artères des deux grandes métropoles du pays que sont Yaoundé et Douala, en particulier le siège du parti politique dénommé Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) qui a investi la candidature de Maurice Kamto est un cliché qui illustre le risque d’une éventuelle dégradation du climat social.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et sa Coalition pays-Cameroun demandent au gouvernement du Cameroun :

-De prendre toutes les mesures appropriées visant à éviter une instabilité politique accrue, avec des risques de troubles sociaux et de violences ;

- Rappellent que la Déclaration sur les critères pour des élections libres et régulières stipule clairement que : « Dans tout État, l’autorité des pouvoirs publics ne peut être fondée que sur la volonté du peuple exprimée à la faveur d’élections sincères, libres et régulières, tenues périodiquement au suffrage universel, égal et secret » ;

-De décrisper le climat social en évitant les menaces, intimidations et frustrations, surtout celles émanant des autorités publiques qui risqueraient de conduire à un soulèvement populaire ;

-De procéder à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes interpellées à Yaoundé le 04 août 2025 en marge des audiences au Conseil Constitutionnel lors du contentieux pré-électoral, et actuellement en garde à vue administrative par Arrêté Préfectoral No 001480/AP/JOG/SP DU 06 août 2025 ;

-D’inciter toutes les parties prenantes au processus électoral (candidats, médias, ELECAM, Conseil Constitutionnel, observateurs électoraux, etc.) à adopter un code de conduite régissant la campagne électorale et le scrutin proprement dit en toute équité ;

-D’assurer la régularité du décompte des voix le moment venu ;

-De respecter et garantir les Droits de l’Homme en toutes circonstances surtout avant, pendant et après le processus électoral du 12 octobre 2025 ;

-D’exiger que tous les candidats puissent faire librement connaître leur projet de société à l’électorat en toute quiétude, et qu’ils jouissent d’un égal accès aux médias du service public pendant la campagne électorale ;

-De veiller à ce que le scrutin soit organisé de manière à éviter la fraude ou toute autre forme d’irrégularité susceptible d’entraver le bon déroulement du processus électoral, et de jeter le discrédit sur cette élection présidentielle

-De prendre les mesures nécessaires et appropriées pour garantir que le principe du secret du scrutin soit respecté et que les électeurs puissent voter librement, sans crainte ou intimidation.

Enfin à l’Union Africaine (CADHP, Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples) et l’ONU (Organisation des Nations Unies) d’exiger du gouvernement camerounais le respect scrupuleux :

- (CADEG) ;

-De la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ;

-De la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance

Les principes et directives sur les droits de l’Homme et des Peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique ;

Le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Me Bruno Gbiegba

 

Me Alice Nkom, Co-PCA Cameroun

Pyrrhus Boguel, Conseiller Tchad

Vice-Président RCA Lucie Boalo,

Secrétaire/Rapporteure

RCA RostinManketa, 2e Vice-Président

Marc OnaOsangui, 3e Vice-Président

RDC Annie Bambe, Gabon

Alfredo Okenve, Communicatrice RDC

 

Tél. Fixe : Bureau (+237)233 42 64 04 MOB : (+237) 681 23 89 96/ 697 61 81 95 Facebook :RedhacRedhac Twitter : @RedhacRedhac Site-Web :www.redhac1.info 2e secrétaire/Rapporteur Guinée Equatorial Roch Euloge N’Zombo, Conseiller Congo Brazzaville Maximilienne Ngo Mbe, Directrice Exécutive

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