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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Crise post-électorale : Près de 2 000 détenus et 39 morts confirmés

27 Novembre 2025, 14:46pm

Publié par Hervé Villard

 L’information est donnée par le collectif des avocats de l’Association Stand Up for Cameroon, une organisation de la société civile. Cette organisation revient sur les cas de violation des droits de l’homme observés pendant la crise post-électorale au Cameroun
Crise post-électorale : Près de 2 000 détenus et 39 morts confirmés
Le Collectif Défense Citoyenne, qui regroupe 149 avocats mobilisés dans sept régions du Cameroun, a rendu public un rapport provisoire particulièrement préoccupant sur la situation des droits humains depuis le début de la crise post-électorale du 12 octobre 2025. Le document fait état d’arrestations massives, de détentions arbitraires et de graves violations des droits fondamentaux, sur fond de tensions persistantes.
Selon le bilan communiqué, les avocats du Collectif ont recensé plus de 1 900 personnes toujours en détention, pour un total estimé à environ 2 500 arrestations sur l’ensemble du territoire national. Parmi les personnes interpellées, des mineurs âgés de 14 à 18 ans figurent en nombre important. Les régions les plus touchées sont : Littoral (Douala) : 640 interpellations, dont 383 détenus à PK19, sans accès aux avocats. L’ Est (Bertoua – Batouri – Garoua Boulai), 373 détenus ; Ouest (Bafoussam – Dschang – Bandja) : 397 gardes à vue et détentions ; Extrême Nord (Maroua – Mokolo) : 191 arrestations, dont 12 mineurs ; Centre et Sud (Yaoundé – Ntui) : plus de 300 arrestations, avec un accès très limité des avocats aux détenus.
Le Collectif rapporte également des détentions administratives non notifiées, des prolongations de garde à vue illégales, ainsi que des conditions de détention qualifiées d’inhumaines.
39 morts par balles confirmés
Autre chiffre alarmant : 39 décès par balles ont été formellement documentés par les avocats.
Ces morts sont réparties dans plusieurs régions du pays, et certaines victimes n’ont pas encore pu être identifiées. Des enquêtes complémentaires sont en cours.
Violations graves des droits humains
Les avocats mobilisés dénoncent un ensemble de pratiques contraires aux lois camerounaises et aux conventions internationales ratifiées par le pays. Ils relèvent notamment : des refus d’accès aux avocats, notamment au centre de détention de PK19 à Douala ; des mauvais traitements, y compris le manque de soins pour des personnes blessées par balles ; des familles privées d’informations sur le sort de leurs proches ; la garde à vue de mineurs dans des conditions non conformes à la loi ; la non application des garanties procédurales prévues par les textes.
Malgré ces entraves, le Collectif indique avoir déposé de nombreuses constitutions d’avocats, introduit des requêtes en habeas corpus, et saisi les autorités compétentes.

 

Crise post-électorale : Près de 2 000 détenus et 39 morts confirmés
Un appel pressant aux autorités
Face à la gravité de la situation, le Collectif Défense Citoyenne appelle les autorités nationales à garantir l’accès immédiat des avocats aux personnes détenues. De mettre fin aux détentions arbitraires et aux pratiques illégales. De respecter les normes constitutionnelles et les engagements internationaux du Cameroun en matière de protection des droits humains. Le Collectif demande également aux citoyens, partenaires et institutions. De soutenir les efforts d’assistance juridique et renforcer la vigilance face aux violations.
Hervé Villard Njiélé
Encadré.
Liste des 39 décès  par balles
Zouhaira Hassana
Mohamed Pouamoun
Simo Fokam Achille
Aboubakar Saddick
 «Vieil homme  
 Wanssi Bertrand
 Mohamed
Abdoul Aziz
 Oumarou Béké
  Sankara — Ayang Kevin
  Bachirou
Liyasou
Sanda
 Guibolo Constantin
 Saïdou Nana (dit Keita)
Oumar
Sarki Adoum
 Hammadou Doudjo
 Femme non identifiée
Souina Guilonsou
Personne non identifiée
Abdoul Karim
Enah Precillia (« Mami Eru »)
Sanje Claude Lilinu — Hamadou Sali
Saffou Maximilien. 
plusieurs  autres  personnes  non identifiées
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