Musèlement de la presse: Les policiers sautent sur un journaliste de La Nouvelle Expression
Vivien Tonfack s’était rendu au commissariat du 5ème arrondissement de Douala pour une enquête quand il a été agressé par les policiers. C’est grâce à sa vitesse de course qu’il a échappé à ces derniers trop zélés qui l’ont pris en chasse
Vivien Tonfack, journaliste stagiaire à La Nouvelle Expression depuis plusieurs mois déjà, se remet petit à petit des coups de matraques qu’il a reçus ce vendredi 9 aout 2013, au commissariat du 5ème arrondissement de la ville de Douala. Malgré les douleurs qu’il ressent encore à la cheville gauche et aux jambes, il a repris le service ce lundi 12 aout 2013. Les maux de tête et les douleurs de la sérieuse bastonnade qu’il a reçue se calment peu à peu. Malgré se rétablissement qui va s’améliorant, il n’a pas encore oublié le film de cet abus de pouvoir des policiers du commissariat du 5ème arrondissement, dont il a été victime.
En effet, ce jour là pendant la conférence de rédaction, une enquête sur le trafic des enfants à Bonabéri lui a été confiée. Après la conférence de rédaction, il s’est aussitôt mis au travail. Dans la collecte, il se rend donc au commissariat du 5ème arrondissement pour en savoir d’avantage. Puisque, la femme soupçonnée de trafic d’enfant était arrêtée et conduit dans ce commissariat.
Là-bas, il découvre que le commissariat est bondé de monde et se rapproche alors des policiers, pour recouper l’information. C’est alors que ceux-ci le rouent des coups de matraque. «Quand je suis arrivé au commissariat, raconte Vivien Tonfack tout colérique. Je me suis rapproché d’un policier de ce commissariat. Après avoir décliné mon identité de journaliste, je lui ai fait savoir que je venais vérifier une information suivie. Il m’a repoussé violemment tout en demandant celui qui m’a appelé là-bas. Quand j’ai insisté, il m’a promis une bastonnade et m’a demandé de quitter le commissariat.». «Pendant que je reculais à petit pas poursuit-il, Il s’est approché de moi et m’a roué de coup. Je me suis reculé d’avantage pour échapper à cette bastonnade. Mais, cela ne l’a pas empêché de me suivre. Il m’a bastonné à nouveau. A la vue de ses collègues armés de gourdin qui avançaient vers moi. J’ai traversé la route pour échapper à leur colère. Quand je sors mon téléphone de manière discrète pour les filmer, une de leur collègue femme qui a vu mon geste les alerte. C’est alors que ces trois policiers se mettent à ma poursuite. J’ai pris mes jambes à mon coup. Quand je traversais le petit marché en courant, j’ai entendu des personnes se demandé si j’étais un bandit. J’ai fait un sprint d’environ deux kilomètres. C’est au stade de Dikolo où j’ai arrêté de courir que, je me suis rendu compte qu’on ne me poursuivait plus. Je suis directement rentré au bureau pour informer ma hiérarchie », se souvient avec amertume Vivien T.»
Après cette agression suivie de bastonnade, Vivien Tonfack a passé des sales moments. «J’ai eu des violents céphalées, j’ai eu un déboitement au niveau de la cheville qui m’empêche de marcher normalement jusqu’à l’ores. J’ai fais recours à un masseur et pris des anti-inflammatoires pour retrouver la santé ». L’état de santé de Vivien T s’est amélioré mais celui-ci ne comprend pas toujours pourquoi il a été molesté par la police qui est censée protéger les journalistes
Du coté du Syndicat National des journalistes du Cameroun(Snjc), tous les membres sont remontés contre ce comportement barbares des forces de l’ordre. Ils décrient avec véhémence cette attitude avec toute leur énergie. Ils demandent que justice soit faite et que les responsables soient punis sévèrement conformément à la loi. D’après Charles Nforgang, secrétaire National à là la communication et aux alertes au Snjc, les journalistes au quotidien sont martyrisés par les policiers les gendarmes et les militaires dans l’exercice de leur fonction. Il invite les autorités camerounaises à a mettre fin ce genre de bavure et surtout à sanctionner les éléments des forces de l’ordre auteur de ce genre de bévue.
A La Nouvelle Expression, les responsables administratifs sont remontés contre cet incident malheureux. Ils ont décidé de voir claire dans cette affaire. Des mesures sont prises pour que justice soit rendue. Selon des sources dignes de foi, le directeur de publication Severin Tchounkeu aurait déjà saisi un cabinet d’avocat pour s’occuper de cette affaire.
Hervé Villard Njiélé
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