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Le blog de Hervé Villard Njiélé

actualite

Partenariat: La facture d’eau désormais payable via orange money

29 Octobre 2014, 19:56pm

Publié par Hervé Villard

partenariat gagnant gagnant
partenariat gagnant gagnant

Le contrat de partenariat permettant la réalisation de se service a été signé hier mardi 28 octobre 2014 à Douala, entre Orange Cameroun et la Camerounaise des eaux (Cde).

Faciliter le paiement des factures de la camerounaise des eaux, éviter les longues file d’attente dans les guichets de la Cde, donner la latitude aux différents clients de cette entreprise de distribution d’eau de payer leur facture partout où ils se trouvent sans se déplacer. Voilà présenter de manière succincte l’objectif visé par le contrat de partenariat que la Camerounaise des eaux (Cde) vient de signer avec la société de téléphonie mobile Orange Cameroun.

 

D’après  Brahim Ramdane , directeur général de  la Cde très serein pendant  qui ratifiait ce contrat de partenariat, cela va «permettre de banaliser les guichets de paiements et faciliter le paiement  des factures d’eau».  Cette convention va surtout «permettre à tous les clients de la Cde d’éviter les longues files d’attentes devant les caisses de paiements et  de maximiser le temps qu’ils perdaient pour payer leurs différentes factures », a jouté  Brahim Ramdane dans son discours  de circonstance.

 

Pendant la cérémonie de signature de ce contrat de partenariat,  l’on a appris que le paiement des factures de la Cde via Orange money sera opérationnel à partir de la semaine prochaine. Et qu’elle ne se fera que dans les agences expérimentales  que sont les agences de la Cde de Koumasssi et de Bassa. Et que, c’est conformément au calendrier établi par les responsables du service d’Orange Money  que ce mode paiement s’étendra à l’ensemble du pays.

 

Après avoir remercié le Dg de la Cde pour la confiance accordé à son entreprise, Elisabeth Badang, Directeur général d’Orange Cameroun a fait savoir que ce partenariat  permet de renforcer les liens existant  entre les deux entreprises.   D’après la responsable de cette entreprise de téléphonie mobile, «ce partenariat  permet aussi d’aller plus loin dans la satisfaction de nos clients, de faciliter la vie à ces derniers», a-t-elle déclaré.

 

Pour bénéficier de ce service qui d’après Moussa Dao, directeur d’Orange Money à Orange Cameroun est sécurisé, il suffit d’être client Orange et de créer gratuitement un compte Orange money. Et à partir de cet instant, «même couché dans son lit, on peut payer  sa facture aisément» déclare-t-il.  

Pour  payer sa facture de la Cde, il suffit de composer #150# et suivre le menu qui se déroule dans notre téléphone. A partir de ce menu, chacun pourra payer sa facture de manière aisée. D’après les responsables d’Oranges Cameroun, les clients peuvent pareillement se faire assister au besoin dans tous les points Orange Money.

D’après Moussa Dao, l’opération se fait en moins d’une minute.
 


 

Hervé Villard Njiélé

 

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Pont du Wouri: Un incendie paralyse la circulation

6 Octobre 2014, 15:53pm

Publié par Hervé Villard

L’incident s’est déroulé aux environs de 13h alors que les populations vaquaient à leurs différentes occupations.

Il a fallu près de trois heures de temps aux éléments de la gendarmerie du port et  autres forces de l’ordre pour décongestionner l’embouteillage qu’il y a eu sur le pont du Wouri ce dimanche après midi.

 

Les véhicules, les piétons ont eu  de la peine à circuler à cause de cet incendie subite, qu’il y a eu sur le fameux pont, qui relie l’arrondissement de Douala 4ème, aux quatre autres arrondissements de  la ville de Douala.  Un tracteur qui traversait le pont, a subitement pris feu au milieu du pont. Ce qui a créé une phobie généralisée et un grand  bouchon  à ce niveau là.

 D’après des informations, le tracteur qui apparemment n’avait pas de problème roulait tranquillement quand l’irréparable s’est produit. Celui-ci a pris feu sans le moindre signale de détresse. Le chauffeur lui aussi surpris par ce qui s’est passé, n’a  eu que le temps de sauver sa peau. Malgré ses nombreux cris de détressecelui-ci va assister impuissant  à la destruction de son engin.

 La descente des sapeurs pompiers ne changera rien à cette situation. Puisque, les flammes avaient déjà tout léché avant leur arrivée. Ils vont néanmoins éteindre les bouches de flammes restantes et limiter les dégâts.

Au sujet de la cause de cet incendie, nul ne peut expliquer avec exactitude ce qui s’est passé. Même pas le conducteur de cet engin.

D’après ce dernier encore troublé, le tracteur a pris feu sur le pont du Wouri pendant qu’il roulait tranquillement.  «Il était pourtant bien en forme quand je  le conduisais », fait-il savoir.

Alertés, les sapeurs sont arrivés sur les lieux pour limiter les dégâts. La police et la gendarmerie aussi. Pour limiter le bouchon qui s’est créé à cet endroit, ils se sont employés à diriger circulation. C’est aux environs de 16h que les restes de cet engin ont été débarrassés du pont.

 

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Accident de la circulation: Un camion tue cinq personnes à Ndokoti

3 Octobre 2014, 15:27pm

Publié par Hervé Villard

accident grave à Ndokoti
accident grave à Ndokoti

La défectuosité du système de freinage de ce semi remorque transportant du conteneur serait à l’origine de cette tragédie qui a pareillement fait de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels.

 

Richard Tiwa est l’une  des chanceuses victimes de l’accident de la circulation qui s’est produit  au carrefour Ndokoti dans la soirée de mardi 30 septembre 2014. Interné à l’hôpital du district de Logbaba où il est sous soins, il déclare souffrir de moins en moins puisque sa situation sanitaire s’améliore. 
 
Conducteur de moto de son état il peine à raconter le film du drame dont il a été victime. «Je ne sais pas comment ça s’est passé. Je ne sais non plus comment je suis arrivé ici. Je me souviens juste que j’avais transporté une dame derrière la moto», raconte-t-il.
 
 
Le pied gauche bandé, il déclare aussi avoir eu un choc au niveau des reins. «J’attends encore les résultats de la radio. C’est ça qui va déterminer mon mal», poursuit le blessé. D’après le Dr, Charles Soffeu, directeur  de l’hôpital du district de Logbaba qui rassure que ses jours sont hors de danger, Richard Tiwa a été conduit de manière urgente dans son hôpital hier (mardi 30 septembre 2014 Ndlr) avec deux autres blessés. Seulement, ces cas étant graves, ils ont été acheminés à l’hôpital Laquintinie pour une  prise en charge effective.
 
Plus de peur que de mal.
 
Mardi soir aux environs de 18h, alors que le carrefour Ndokoti est bondé de monde, un  chauffeur camion transportant un conteneur a perdu le contrôle de son véhicule alors qu’il amorçait la descente menant au tunnel Ndokoti. Dans  une course folle, et  à ce moment de pointe où, le carrefour est bondé de monde, le camion va dévaler la colline en écrasant  sur son passage une quinzaine de mototaxis de même que  leurs conducteurs. Plusieurs usagers de la route  ont pareillement été bousculés pendant cet accident. Au niveau du bilan de cet accident qui a mobilisé sur le théâtre des activités le préfet du Wouri Naseri Paul Bea, le sous-préfet de Douala 5ème, les éléments du commissariat central n°2, de la gendarmerie territoriale de Ndogbond, de la compagnie de gendarmerie de Ndogbong et les éléments des sapeurs pompiers, il y a eu plus de peur que de mal.
 
Contrairement aux chiffres alarmants avancés immédiatement après l’accident sur les réseaux sociaux, et dans les différentes chaines de radios de la place, on enregistre à présent cinq morts. Deux des victimes, des femmes mortes sur le coup,  ont été transportées à la morgue de Logbaba et les  trois autres sont décédées pendant les soins à l’hôpital Laquintinie de Douala.
 
 
On a pareillement enregistré une dizaine de blessés dont seuls  les plus graves sont encore internés à l’hôpital. D’après le service des urgences de l’hôpital Laquintie où, près d’une dizaine de blessés y ont été conduits, la majorité a quitté l’hôpital. Dans la liste des dégâts, on note pareillement plus d’une quinzaine de motos écrasées. Ces derniers ont d’ailleurs été transportés au commissariat  central n°2 de Logbaba.
Selon des sources policières, le chauffeur du camion a pris la fuite et le propriétaire a été interpelé.
 
Pour faciliter la circulation, le camion a été dégagé par les agents de la communauté urbaine. Une enquête a été ouverte. Hier aux environs de 14h, la vie avait repris son cours normal au carrefour Ndokoti.
 
Hervé Villard Njiélé
 
Liste des morts
1-Bougue Tchassem Ariane (22ans) (morgue de Logbaba)
2-Tchami Mérimé (morgue de l’hôpital Laquintinie)
3-Mogni Germain (morgue de l’hôpital Laquintinie)
4-Muyombé (morgue de l’hôpital Laquintinie)
5- Femme non identifiée (morgue Logbaba)
 
imprudence, motos écrasées, Camion sans frein. morts blessés graves, Douala,
imprudence, motos écrasées, Camion sans frein. morts blessés graves, Douala,

imprudence, motos écrasées, Camion sans frein. morts blessés graves, Douala,

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Nécrologie: Paul Biya en deuil.

2 Octobre 2014, 20:15pm

Publié par Hervé Villard

Chantal Biya en pleure
Chantal Biya en pleure

Rosette Mboutchouang, la mère de son épouse Chantal Biya, est décédée en Afrique du Sud hier jeudi 2 octobre 2014, de suite de maladie.

L’annonce a été faite  de manière officielle sur les ondes du poste national de la Crtv, lors du journal radio de 17h ce jeudi 2 octobre 2014. Le communiqué signé par Martin Belinga Eboutou, le directeur du cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun et annonçant la mort de Rosette Mboutchouang, mère de Chantal Biya, stipule que : «Le président de la République a le profond regret d’annoncer le décès ce jour de suite de maladie de Madame Mboutchouang née Ndongo Mengolo Rosette Marie, mère de madame Chantal Biya, première dame du Cameroun », indique le communiqué .

Selon des informations la belle mère de Paul Biya est décédée en Afrique du Sud où elle a été évacuée pour suivre des soins intensifs depuis plusieurs semaines.

Agée de 60 ans, Rosette Mboutchouang était le maire de la commune de Bangou, dans le département des Hauts-Plateaux à l’Ouest Cameroun. Commune qu’elle occupait depuis 2007. En 2013, elle s’était fait réélire lors des élections législatives et municipales du 30 septembre.

Mandat non achévé,

Installée quelques jours seulement après sa prestation de serment le vendredi 6 décembre 2013 dernier dans une ambiance de haute sécurité à la place des fêtes de Bangou, selon des informations, le préfet du département de Bamboutos,  Luc Ndongo  avait  apprécié les efforts déployés par la belle mère du chef de l’Etat  au cours de son précédent mandat. «Grâce à son charisme, Rosette Mboutchouang, avait   réussi à mobiliser près de 15 milliards de Fcfa dans différents ministères, pour l’aménagement des routes,  l’adduction en eau potable l‘électrification l’électrification rurale des quartiers de  l’arrondissement de Bangou, ainsi que plusieurs autres réalisations » avait-il laissé entendre.

A la suite de ces éloges, Luc Ndongo avait  demandé à Rosette Mboutchouang de continuer la mission d’embellissement  et de développement de la ville de  Bangou et ses environs  qu’elle avait engavé. De mettre sur pied le Plan communal de développement sur la base duquel sera réalisé un certain nombre de projets avec l’appui des partenaires que sont le Pndp et le Feicom.

De même, elle devra démanteler les réseaux d’établissement des actes d’état civils frauduleux ; veiller à une gestion efficiente des fonds mis à la disposition de la commune dans le cadre des projets. Améliorer le taux de recouvrement des recettes, veiller au respect des us et coutumes, du bon ordre, de l’hygiène et de la salubrité, et gérer la commune en bonne mère de famille, en osmose avec ses adjoints et les conseillers municipaux.

Pour récompenser son excellent travail à la tête de la mairie de Bangou, la Fondation Afrique excellence (Fae) avait décerné à Rosette Mbotchouang  le grand prix de l’intégration nationale lors d’une cérémonie qui a eu lieu au palais des Congrès à Yaoundé.

 «Reine de la beauté» 

Peu après l'indépendance du Cameroun, en 1967, Rosette Mboutchouang avait été couronnée «Reine de la beauté» de la région de l’Est, en tant que Miss-Bertoua. La native de Nanga-Eboko dans la région du centre était la mère de Chantal Biya, la première dame du Cameroun et belle mère de Paul Biya depuis 1994 date à laquelle sa fille a convolé en juste noce avec le président de la République.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Nécrologie: Paul Biya en deuil.
Nécrologie: Paul Biya en deuil.

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Douala: Le pylône der la Crtv tue quatre ingénieurs

29 Septembre 2014, 10:36am

Publié par Hervé Villard

 Cute du pylône de relaie de la Crtv de Logbessou
Cute du pylône de relaie de la Crtv de Logbessou

Le drame s’est produit vendredi 26 Septembre 2014 pendant qu’ils assuraient la maintenance de cette antenne de relaie.

Quatre morts et des dégâts matériels importants. Voilà présenter de manière brève le bilan de l’effondrement de l’antenne relaie de la Cameroun radio and télévision(Crtv) qui s’est produite le vendredi 26 septembre 2014 dernier aux environs de 16h30 min.

selon des informations, des sources proches de l’enquête ouverte sur ce sujet, le pylône en question était en pleine réfection quand l’irréparable ses produit. Il s’est effondré  en tuant Hubert Epoh, Roland Massock Alain Bouma  Njeck, François Ngoh, les quatre ingénieurs de la société Cartel qui assuraient la maintenance des antennes paraboliques des différentes entreprises installées sur ce pylône.  A près de 160 mètres de hauteur et sur pylône de près de 210m de hauteur, les quatre ingénieurs qui ne tenaient sur cette espèce de poteau métallique grâce à un fil, tentaient de réparer certaines membrures de ce pylône rouillées, quand l’accident s’est produit. Le pylône  est tombé et ils n’ont  pas eu  de la chance. Ces derniers sont immédiatement morts pendant cette chute brutale et rapide. Alertés, les éléments de la gendarmerie du 13ème arrondissement sont immédiatement descendus sur les lieux du drame de même que Jean Marie Tchakui Noudjeu, le sous-préfet de Douala 5ème, Naseri Paul Bea, le préfet du département du Wouri et Joseph Beti Assomo, le gouverneur de la région du Littoral. Après constat, les corps des victimes suffisamment endommagés à cause de cette chute, ont été soigneusement emballés et conduits à la morgue de l’hôpital de la place par les éléments des sapeurs pompiers alertés.

 

D’après monsieur Takou responsable technique à la Crtv, l’opération d’entretien du pylône est une opération qui à l’habitude d’être fait  sur les pylônes de la Crtv pour garantir la stabilité du pylône et pour  assurer un bon relaie des différents signaux hébergés  là. C’est au cours de cette initiative là qui a débuté depuis un mois que le drame s’est produit. «La Société Cartel a gagné il y a un an le marché de la réhabilitation du pylône de la Crtv de Kribi et de Bamenda. Cela a été fait. Ces  techniciens ont constaté qu’il y avait des membrures qui étaient  défectueux. Qu’il y avait les traverses de certaines membrures qui étaient attaquées par la rouille. Ils nous ont fait savoir qu’ils devaient entièrement remplacer ces membrures. Ils ont commencé cette opération hier (jeudi 25 septembre 2014 Ndlr) Ils ont remplacé une membrure sur les cinq. Les deux autres se trouvaient à une hauteur de près de 136 mètres et le reste plus haut encore. C’est lors de cette opération que l’accident s’est produit », explique-t-il à Issa Tchiroma le ministre de la communication et au directeur général de la Crtv Ahmadou Valmouké qu’accompagnait le gouverneur de la région du Littoral lors de la descente sur le site du drame le samedi 27 septembre 2014.

 

Parlant des causes de  la chute du pylône de la Crtv, nul ne sait avec exactitude ce qui s’est passé.  «On ne s’est pas exactement ce qui s’est passé puisque nous n’étions pas présents », déclare, sieur Toko, responsable technique à la Crtv. La piste de la vétusté  est celui qui parait la plus évidente. Puisque, les derniers travaux de maintenance sur ce  pylône installé  depuis 1982 environ pour  distribuer le signale de la radio et télé nationale dans la région du Littoral et du Sud-ouest remontent d’après le responsable technique de la Crtv, aux années 2000. Selon le constat fait par les techniciens de la société Cartel qui a gagné le chantier de réfection du pylône, certaines parties de cette installation étaient rouillées. Une chose qui aurait contribué à la chute de cette dernière  et à la mort de ces quatre ingénieurs.

 

D’après des informations des populations riveraines, les ingénieurs en chantier étaient au nombre de cinq sur le pylône, l’un d’entre eux que l’on a qualifié de «miraculé» est descendu chercher un matériel pour la continuité des travaux. Et c’est dans  son dos que le drame s’est produit. Traumatisé par ce sont les riverains qui l’ont aidé à ce maitriser.

 

Au lieu dit antenne Crtv de Logbessou vendredi 26 septembre 2014,  c’est une ambiance toute particulière qui a régné. Les riverains qui ont accouru après le bruit soudain de la chute du pylône étaient choqués par ce qu’ils voyaient. Les corps de quatre personnes  gisaient dans  marre de sang.  Le pylône quant lui n’était plus que l’ombre de lui-même. Puisque entièrement endommagé. Une enquête a  été ouverte.

 

 

Hervé Villard Njiélé

Etats de délabrement du pylône de la Crtv de Logbessou, Quatre morts,  ingenieurs, Douala 5ème, Logbessou, Camtel Crtv, Bbc,Camtel Orange,
Etats de délabrement du pylône de la Crtv de Logbessou, Quatre morts,  ingenieurs, Douala 5ème, Logbessou, Camtel Crtv, Bbc,Camtel Orange,

Etats de délabrement du pylône de la Crtv de Logbessou, Quatre morts, ingenieurs, Douala 5ème, Logbessou, Camtel Crtv, Bbc,Camtel Orange,

Visite du ministre de la Communication à Logbessou, site du pylone éffondré de la Crtv. Douala
Visite du ministre de la Communication à Logbessou, site du pylone éffondré de la Crtv. Douala

Visite du ministre de la Communication à Logbessou, site du pylone éffondré de la Crtv. Douala

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Bertoua : Trois enfants tués par une explosion de munitions

13 Septembre 2014, 11:22am

Publié par Hervé Villard

 Des munitions abandonnées sont dangereux pour des enfants
Des munitions abandonnées sont dangereux pour des enfants

Le drame s’est produit à Mandjou, dans la région de l'Est Cameroun le 31 aout 2014 pendant que ces enfants jouaient avec ces armes dangereuses.

Mandjou, chef-lieu de l’arrondissement de Mandjou. La localité située à une dizaine de kilomètres au nord de Bertoua, la capitale de la région de l’Est,  a connu une ambiance  toute particulière ce samedi 31 août 2014.  Alors que tout  semblait suivre son cours normal les populations sont brutalement arrachées à leurs occupations  par les cries de détresse des parents de Salihou Fichara aujourd’hui interné  à l’hôpital régionale de Bertoua.

 

En effet ces derniers ont eu le souffle coupé en découvrant gisant dans une mare de sang les corps de quatre de leur fils après une série d’explosions dont ils ignoraient la provenance. Abakar Sidi, 14 ans, Ismaïla, 14 ans, et Abdoul Fathar, 7 ans, ont perdu la vie de manière tragiqu. La prompte réaction des riverains va permettre de conduire Salihou Fichara âgé de 11ans, seul survivant de cette tragédie,  grièvement bléssé à l’hôpital régionale de Bertoua.

 

Explosions de munitions

 

D’après les informations rapportées par Bari Hamza, le père du rescapé qui leur a conté le film de cette tragédie, cette matinée du samedi 31 août 2014 là, vers 6 heures et 30 minutes,  les enfants comme d’habitude sont allés  garder le champ de maïs  au champ familial  situé non loin du champ de tir de Bombé (village de l’arrondissement de Mandjou situé à quelques encablures de Mandjou sur la route qui mène à Batouri, ndlr). Chemin faisant, poursuit le géniteur des enfants dont les corps reposent depuis lors à la morgue de l’hôpital régional de Bertoua,ils tombent sur des minutions et des armes qu’ils ramassent et emportent, croyant avoir trouvé des jouets. La suite de l’histoire tragique révèle qu’une fois de retour à la maison aux environs de 18 heures et 30minutes, les garçons décident de tester «leurs jouets».  Ils entrent tous dans la cuisine où le feu est  allumé dans un coin. C’est ainsi que, l’un des enfants va jeter les munitions au feu. Il  va s’ensuivre alors une série d’explosions qui va tuer trois des quatre enfants et blessés grièvement le quatrième.

Selon des sources médicales à l’hôpital régional de Bertoua qui rassure que la vie de celui-ci est hors de danger, cet enfant à son arrivé  présentait des signes de brûlures au deuxième degré à la face, à la poitrine et au niveau de ses mains. Il a aussitôt été pris en charge et admis en réanimation où il est sous soins intensifs.

D’après madame Didiète la mère de ces enfants toute malheureuse,  c’est le bruit des détonations  qui a attiré son attention. «Jai suivi des bruits assourdissants et répétés et  j’ai directement foncé vers la cuisine pour savoir ce qui se passait.  C’est là que  j’ai constaté que  mes enfants gisaient au sol, tous calcinés, certains ayant même perdu les bras et les pieds», raconte  en sanglotant cette dernière.  Informées, les autorités administratives et militaires descendues sur les lieux du drame ont récupéré le reste des minutions et on ouvert une enquête. Seuls les résultats de cette enquête  permettra de déterminer les circonstances de  la collecte de ces munitions par les enfants et aussi celles de leur abandon  par les militaires qui s’exercent au tir à Bombé.

D’après des informations, ce n’est pas la première fois que cela arrive au Cameroun. Dans la zone de Bakassi où les guerres se sont déroulées et dans la ville de Douala également, ces genres d’incidents sont légions

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Rentrée scolaire : Les prix de cahiers connaissent une hausse

28 Août 2014, 18:44pm

Publié par Hervé Villard

D’après les commerçants, la présence en très petite quantité de ces produits sur le marché camerounais est à l’origine de cette situation.

Les parents sont désormais obligés de

débourser un peu plus d’argent que d’habitude pour acheter des fournitures

scolaires  à leurs progénitures. Ceci à cause

de  la cherté de ces produits sur l’ensemble

du territoire nationale.  En effet, les prix des

fournitures scolaires et encore plus des cahiers et autres accessoires ont connu une

hausse  en cette rentrée scolaire. D’après les

commerçants de la ville de Douala qui

reconnaissent de manière unanime cette

hausse, celle-ci varie en fonction des cahiers

et surtout de leur qualité. «Nous ne sommes

pas les seuls à avoir augmenté  les prix des cahiers. Cette augmentation est faite  aussi

par les grossistes chez qui nous achetons»,

déclare Jean Tsafack, vendeur de cahier à

Mboppi. Il fait savoir qu’on a ajouté 1000 à

1500fcfa de plus sur le prix de carton de

cahier.

D’après ce commerçant qui raconte les

déboires qu’ils rencontrent  dans la vente des fournitures scolaires, il n’ya même pas de

marchandise sur le marché. «Constatez que

le marché est vide. A cette période les

années antérieures, les jeunes qui vendent

les cahiers en bordure de route, se comptaient pas milliers. Vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi ils ne sont pas là ?  Il n’ya pas de marchandise sur le marché», déclare ce jeune camerounais en présentant son achalandage peu fourni.

Parlant de ces cahiers, quelques  variétés  seulement sont sur le marché. En plus des cahiers de la marque Safca plus présents sur les achalandages, on compte les cahiers calligraphes et  autres marques importées. Seulement, ces cahiers ne sont pas en quantité suffisante. «Tous  les cahiers importés en vente sont  ceux de l’année dernière.  La semaine dernière on n’en avait presque plus. On craint d’avoir la pénurie», déclare Jean Dibango un autre commerçant faisant dans la papeterie. Cette rareté des produits sur le marché encourage la surenchère  apprend-on. «Les cahiers importés sont les cahiers les plus sollicités par les enfants. Du coup, on augmente  les prix. Cette augmentation tient compte de la qualité du cahier et du nombre de pages et varie de 200 à 300 fcfa», témoigne ce commerçant.  Pour un cahier importé de 400 pages  par exemple il faudra  débourser près de 1000 à 1200fcfa pour prétendre l’acheter. Près de 800 à 1000 fcfa pour un cahier de 300 pages et au moins 700 pour un cahier de 288 pages. Si les parents  estiment les coûts des cahiers élevés, ceux-ci le seront d’avantage si la situation de cogestion du Port autonome de Douala  n’est pas résolue apprend-on. «Nous n’avons pas de nouveaux produits. Les cahiers et les autres fournitures scolaires qui sont exposés ne sont que le reste de stock. Les marchandises commandées ne sont toujours pas arrivées», déclare Evariste Ngassa.

D’après cet importateur de manuels scolaires et de papeterie, la congestion du Port Autonome de Douala (Pad) est une réelle menace pour la rentrée scolaire. Nombreux d’entre eux ayant passé les commandes des marchandises depuis les mois de mars et avril, déclarent n’ont pas encore reçu ces marchandises. Pourtant les produits contenus dans ces différents conteneurs encore en attente devaient déjà être sur le marché. C’est pourquoi, il y a hausse des prix. fait-il savoir. «Les commandes attendues depuis le mois de juillet ne sont pas jusqu’à présent disponibles. Que voulez-vous qu’on fasse. Ce n’est pas de notre faute», tente de justifier  Mathieu un autre commerçant.  Compte tenue de cette situation, l’entreprise Safca elle aussi, a revu les prix à la hausse. Cette hausse des prix de fournitures scolaires (cahiers) en ces périodes difficiles, complique d’avantage la situation aux parents qui peinent déjà à joindre les deux bouts.

Hervé Villard Njiélé

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Zone industrielle de Bassa: Plus de 25.000 âmes désormais sans abris

28 Août 2014, 18:35pm

Publié par Hervé Villard

tout le quartier Sobom Rasé
tout le quartier Sobom Rasé

Elles sont victimes du déguerpissement massif qui s’est déroulé dans la zone Industrielle de Bassa les 21 et 22 aout 2014.

Maman Cécile Azieh  est toute dépitée. Cette sexagénaire habitant «le quartier Bamenda», quartier situé non loin de la Zone Industrielle de Douala-Bassa  ne sait plus à quel Saint se vouer et où trouver les solutions aux nombreux problèmes qu’elle rencontre.

Depuis le jeudi 21 aout 2014, journée au cours de laquelle elle a vu toute sa propriété et toutes les richesses qu’elle a amassées depuis  près de 50 ans, voler en éclat suite aux coups des pelleteuses et des bulldozers mobilisés par les responsables de la Mission d’Aménagement et de gestion des zones urbaines (Magzi), cette  maman de 10 enfants a perdu le goût de la vie.

 

Peinant à quitter cet endroit qui contient la grande partie de sa vie et de son histoire, malgré  les destructions, elle s’est finalement  résolue de partir mais, elle ne sait où. «Je suis dépassée. Je ne sais pas jusqu’à présent où se trouvent mes enfants. Je ne sais même pas s’ils iront à l’école cette année. Je ne sais même pas encore ce que je vais faire. C’est très difficile» déclare celle qui déclare dormir à la belle étoile depuis le jour des démolitions. «J’avais une grande maison de quatre chambres un salon, une douche et une cuisine. J’avais un autre grand terrain d’environ 400m2 que j’exploitais non loin de là. Aujourd’hui je n’ai plus rien. Même pas une chambre où passer là nuit», affirme la sexagénaire en pleurant à chaude larme. Tout près d’elle les membres de sa famille ayant volé à son secours,  l’aident à rassembler quelles objets sauvés et les rangent soigneusement dans un tricycle affrété pour la cause.

 

Non loin de Maman Cécile Azieh, Hortense S, une autre habitante du quartier Bamenda rassemble les derniers mobiliers de maison qu’elle a sauvés. Coiffeuse de profession et mère de quatre enfants, elle a eu la chance de trouver une maison à louer après le déguerpissement, cette dernière avec l’aide d’un porte-tout, est  venu transporter le reste de ses biens. Chagrinée, elle maudit ceux qui ont posé cet acte. «On veut seulement nous tuer dans ce pays. On s’en fou de nous. Comme l’Etat tient absolument que l’on meure, nous allons tous mourir », fait savoir  cette dernière, tout en fouillant dans les décombres des objets importants qu’elle n’aurait pas sauvés pendant les démolitions.

Comme maman Cécile Azieh et Hortense, c’est plus de 20.000 personnes habitant les quartiers ‘’Bamenda’’ et ‘’Bana’’» non loin de la Zone industrielle de Bassa  qui  se trouvent aujourd’hui  sans domicile fixe. Ils ont toutes été déguerpis par la Magzi les jeudi 21 et vendredi 22 aout 2014.

Selon les sinistrés, les engins et les autorités de la ville de Douala sont arrivés au quartier ce jour (jeudi 21 aout 2014). Sans rien dire à personne, ils ont commencé à détruire les premières maisons. Malgré l’opposition des populations, ils ont poursuivi leur action le jour suivant dans une  indifférence totale. Dans cette mouvance des choses ils ont endommagé les biens de plusieurs personnes. «On n’a rien sauvé dans  les premières maisons détruites. Seuls les habitantssont sortis. Tout a été écrasé, maisons et meubles», déclare un sinistré heureux d’avoir sauvé certains meubles.

 

Escroquerie

 

Pendant trois jours, ces destructions vont se poursuivre et tous les quartiers seront rasés. Ce au grand dam des habitants abandonnés désormais à eux-mêmes.

 

D’après les riverains qui reconnaissent avoir été avertis comme le déclare les responsables de la Magzi, ils ne savaient pas que cela devait avoir lieu. Ils affirment avoir été manipulés par les différents chefs de quartiers qui ont collecté de l’argent pour limiter ce déguerpissement.  «On  savait qu’on allait casser puisque  on n’est venu nous sommer de partir. Mais, les chefs de quartier nous ont rassurés. Ils ont dit que la menace n’était pas réelle et qu’ils pouvaient gérer cela. Chaque ménage a cotisé 5000 fcfa. Ce qui a été fait. Regardez où nous sommes aujourd’hui», raconte tout fâchée Cécile Azieh qui dénonce pareillement l’attitude de ces chefs de quartiers qui font parti des premiers à partir. «Si on savait on partait depuis, on devait sauver beaucoup de choses et on ne serait pas entrain de souffrir. Maintenant je ne sais pas où aller», regrette-t-elle amèrement.

 

20 hectares

 

Sur le site du déguerpissement, hier dimanche 24 aout 2014, ce qui était encore il y a quelques jours les quartiers ‘’Bamenda’’ et Bana’’ ne sont plus qu’une espace vide. Plus l’ombre d’une maison. Quelques arbres  seulement occupent partiellement le site. Des populations fouillent dans les décombres à la recherche de quelques objets précieux. Des tricycles, des portes-tout et des camionnettes dans lesquels sont  entrain d’être chargés des meubles et autres bagages sont garés en désordre. Des nombreux  jeunes qui se prêtent au portage se bousculent.

 

D’après des informations, c’est  un  espace d’environ 20 hectares  que la Magzi par cette opération  de déguerpissement forcé vient de récupérer. Des espaces qui selon des informations seront octroyés aux entreprises qui sont d’ailleurs prêts à y investir.

 

Ce déguerpissement qui fait beaucoup de mécontents parce qu’il intervient à la veille de la rentrée scolaire 2014-2015  rappelle celui qui s’est passé à Komba  un quartier de Bonaberi, banlieue de Douala où, près de 3000 personnes occupant le site de la Magzi toujours avaient été déguerpis dans les même conditions

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Port autonome de Douala: Menace sur la rentrée scolaire

28 Août 2014, 18:28pm

Publié par Hervé Villard

D’après les importateurs de fournitures scolaires, les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent lors du dédouanement de leurs marchandises depuis plusieurs mois risquent affecter les prix de manuels scolaires.

A quelques jours seulement de cette grande échéance, plusieurs d’entre eux qui disent avoir passé les commandes des marchandises depuis les mois de mars et avril, déclarent n’avoir pas encore reçu leurs marchandises. Pourtant les produits contenus dans ces différents conteneurs encore en attente devaient déjà être sur le marché. Ce qui n’est pas le cas. Les commerçants déclarent  exposer le reste des marchandises de l’année dernière. «Nous n’avons pas de nouveaux produits. Les cahiers et les autres fournitures scolaires qui sont exposés ne sont que le reste de stock. Nous n’avons pas encore de nouveaux produits sur le marché », déclare Evariste Ngassa, commerçant. Une affirmation qui est partagé par Bonaventure Ndepa un autre commerçant. Selon lui, leurs yeux sont au jour le jour rivés vers le Port de Douala où ils espèrent à tout moment l’arrivée de leurs conteneurs.

D’après celui qui est au parfum des difficultés existant au Port Autonome de Douala,  ces difficultés ont connu leur vitesse de croisière depuis le mois de novembre 2013. Au moment où ils attendaient les marchandises pour la période de noël de l’année 2013. A cause du  portique qui était  en panne, c’est plutôt en février 2014 que ces marchandises ont été dédouanées et  ont  pour la plupart stockées, pour attendre la fin d’année 2014.

 

S’agissant des manuels scolaires qui préoccupent tous les investisseurs du secteur de la papeterie, le risque de voir moins de designs  ou de qualité de cahier est grand. «Tout ce que nous avons importé n’ont pas encore été dédouané. Les premiers conteneurs qui sont arrivés sont encore stockés. Ils attendent d’être dédouanés. Or, ces produits  devaient déjà être sur le marché mais hélas», fait savoir tout déçu, Charles Kamgo, commerçant. «On risque de revoir à la hausse certains manuels si les choses venaient à ne pas changer», déclare-t-il.

 

Pour ces derniers qui crient de colère, les fournitures scolaires risquent connaitre un flux durant  la rentrée scolaire prochaine à cause de ces problèmes là. Puisque, tous  les importateurs faisant dans ce secteur se plaignent du fait que les commandes qui sont attendues depuis le mois de juillet risquent d’être dédouaner plutôt en décembre. Une chose qui ne sera pas sans conséquences. C’est davantage le passage au scanner de toutes les marchandises qui viennent d’Asie et le doublement de leur frais de dédouanement qui choquent davantage ces commerçant qui menacent de licencier tous leurs employés si toutes les situations décriées ne changent pas.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Rentrée scolaire 2014: Quand l’inquitude s’empare des parents

28 Août 2014, 18:21pm

Publié par Hervé Villard

Elèves à l'école
Elèves à l'école

A quelques jours de la rentrée scolaire 2014-2015, plusieurs parents affirment n’avoir pas encore inscrit leurs progéniture faute de moyens financiers.

«Je suis encore entrain de préparer la rentrée scolaire  parce que je n’ai pas les moyens. Je ne travaille plus depuis dix. Et  les activités que j’ai entreprises pour fuir le chômage  ne marchent pas. Honnêtement je ne sais comment faire pour inscrire mes enfants à l’école».

 

Cette déclaration est de  Cyrille Tsafack, un parent d’élève rencontré au marché centrale de Douala. Assis derrière son comptoir où sont exposés des vêtements  de toutes sortes,  il affirme n’avoir pas encore inscrit ses enfants ni, acheté le moindre manuel scolaire et n’en est d’ailleurs pas sur de le faire. Je ne sais comment faire pour scolariser mes enfants cette année. Le temps est de plus en plus  difficile et le coût de vie élevé », déclare ce père de six enfants. Parmi les enfants qu’il se bat au quotidien pour nourrir et  éduquer,  deux d’entre eux font l’université et quatre autres l’enseignement secondaire.

 

 Christine K. quant à elle, ne sait plus à quel saint se vouer. Depuis le début du mois d’Aout cette mère de cinq enfants n’a presque plus le sommeil. Elle est hantée par  cette rentrée scolaire qu’elle n’a pas encore préparée. «J’inscrivais toujours mes enfants au mois d’Aout. Avant cette période, j’étais déjà prête. J’avais déjà acheté les vêtements, cousu les tenues des enfants et acheté quelques fournitures scolaires. Mais, jusqu’à présent, je n’ai encore rien fait. Je suis sérieusement inquiète», affirme cette secrétaire comptable exerçant à Akwa.

 

Pour cette mère de cinq enfants qui compte encore sur l’argent de la tontine pour inscrire ses enfants à l’école d’ici la fin du mois d’aout, la vie est devenue chère au Cameroun depuis un certain temps et l’éducation très couteuse. «Les temps sont difficiles et les écoles coutent chères au Cameroun. Les fournitures scolaires aussi. Nous attendons la dernière minute parce qu’on n’a pas le choix. Nous comptons  sur les crédits scolaires pour sauver  les meubles», explique –elle.

 

Comme Cyrille T et Christine K., c’est la quasi-totalité des parents qui  sont stressés à la veille de la rentrée scolaire 2014-2015. Ces derniers pour la plupart pas encore prêts, accusent  tous le chômage ambiant au pays, le coût de vie exorbitant et d’avantage le manque de moyens financiers qui caractérisent  la presque totalité des ménages au  Cameroun. «Tout est chère dans notre pays. Quand bien même on a trouvé le travail le salaire est insuffisant et est payé de manière hasardeuse. Ce n’est pas facile pour nous de préparer la rentrée scolaire des enfants », affirme Mouandjo,  la mère de Champion qui  ira à l’école pour la première fois cette année.

D’après Antoine Kabiwa, qui plaide pour que le gouvernement  revoie au rabais les frais de scolarité dans les écoles et les collèges d’enseignements secondaires privés,  ces coûts sont très élevés et ne sont pas à la porté de tout le monde. Il plaide pareillement pour que l’Etat s’assure de l’effectivité de la gratuité de l’école primaire publique au Cameroun telle qu’annoncée par le chef de l’Etat.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Réactions

Marie Noel Mazigui (infirmière)

«La rentrée scolaire est vraiment difficile»

 C’est une rentrée en colère  parce que nous n’avons pas  encore d’argent pour payer la scolarité et les fournitures scolaires. J’ai trois enfants   qui vont à l’école un au lycée et deux à l’école primaire. En dehors des chaussures et quelques cartables que j’ai achetés, je n’ai encore rien acheté comme fournitures scolaires. Nos enfants fréquentes dans les établissements privés qui sont ma foi couteux. L’Etat avait déclaré la gratuité de l’école primaire mais, ce n’est pas effectif. Pour être honnête, j’ai fait un tour au marché et les fournitures scolaires sont chères. C’est à la rentrée que j’irai au lycée supplier le proviseur pour un moratoire  pour mon fils. C’est vraiment difficile et on espère qu’on n’aura l’argent pour préparer cette rentrée.

 

Tefe  Comfort  (Secrétaire Comptable)

«Les temps sont vraiment dures»

La rentrée scolaire est compliquée pour nous autres puisqu’il n’ya pas de marché. C’est quand les parents achètent les marchandises que nous pouvons facilement inscrire nos enfants à l’école et préparer sereinement la rentrée scolaire. Vous constaté qu’il n’ya pas d’affluence dans nos magasins. On peut faire deux à trois jours voire même une semaine sans vendre. Et, à ce rythme là, nous ne pouvons rien. Nous avons acheté les marchandises qui sont encore stockées de nos jours. On croyait les revendre pour mieux préparer cette rentrée qui accoure à grand pas. Mais, hélas. Le marché ne passe pas et on est bloqué. A coté de cela, il y a la pluie qui est venu s’ajouter et a compliqué la situation. J’ai quand même pu inscrire mes enfants. Et j’espère que je pourrai vendre dans les jours avenirs pour acheter le reste de fournitures scolaires manquant.

 

Rassemblées par Hervé Villard Njiélé 

 

 

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