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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Mtn Elite One ;Union de Douala affirme ses ambitions

18 Janvier 2012, 13:05pm

Publié par Hervé Villard

Mtn Elite One Union de Douala affirme ses ambitionsDSC_0263.JPG

 

Les poulains de Djonkep Bonaventure ont battu par deux buts à zéro la formation de Tiko United, lors de la première journée du tout premier championnat professionnel du Cameroun qui a débuté le 14 janvier 2012 à Douala

 

 

 

C’est un accueil froid que les Nassaras Kamakaï ont réservé à leur homologue de Tiko united lors de la première journée de la Mtn élite one qui s’est déroulée samedi dernier à Douala. Moins de deux minutes après le coup d’envoie donné par Ottou mathurin le central de la partie, Union de Douala ouvre la marque. Edoa Nga l’attaquant de union de Douala, en plein mouvement dans la surface de réparation de TiKo United, reprend du plat du pied un centre bien ajusté d’Ashu Clevis sur le flanc gauche de la défense de Tiko et oblige le portier Zonkou à aller chercher le ballon dans ses filets. Le stade est en émoi total. Les fans et supporters des Nassaras Kamakaï crient à tue tête. Union vient de donner le ton à la rencontre. Cette équipe qui bénéficie d’un avantage psychologique prend la direction des opérations et oblige les joueurs de Tiko United, incapables de réagir à subir la rencontre. Myntya Angoh, le dossard numéro 17 du club de Douala, prend le jeu à son compte. Il est sur tous les flans et organise le jeu de cette équipe. Appuyer par Mbarga Manga qui manque d’ailleurs à plusieurs reprises de concrétiser des actions offensives de Union de Douala pourtant bien mener, et d’autres coéquipiers, celui-ci permet à l’équipe de Douala de dominer cette rencontre. Ceci au grand plaisir des fans assoiffés de buts. Du coté de Tiko United, il a fallu attendre la demi heure de jeu, pour voir les poulains de Mayebi John Yebi réagir. Sur un corner joué à la rémoise, Ake Ambeno voit son coup de tête détourné en corner par le portier Mouchili Mfombam très en jambe. Ce coup d’éclat du portier de Union va réveiller ses coéquipier déjà très confiants et les obliger à reprendre le jeu à leur compte. A la 42è minute Union inscrit le second but. Babanda Joël, ancien sociétaire de Coton Sport de Garoua va propulser dans les filets un ballon mal repoussé par Nzonkou le portier de Tiko United, Peu avant la fin de la première manche. «Les carottes sont cuites Union a gagné ce matche» clame un confrère dans les gradins. Les Sambas Boys ne s’avouent pas vaincu et entendent réduire le score.

 

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Dans la foulée, il bénéficie d’un penalty qu’il rate malheureusement. Suite à une faute de main de Mandjombé dans la surface de réparation d’Union. Nkafu Chapajong le dossard numéro 14 va tirer le cuir au dessus de la barre transversale. C’est sur le score de 2 buts à zéro en faveur d’Union de Douala que la première manche va s’achever. A la reprise, les Nassareas maintiennent leur domination. Les joueurs mettent en pratique le conseil du coach Djonkep. Ils resserrent la ligne défensive et conserve d’avantage le ballon. Toutes les velléités des joueurs de Tiko sont stoppées par cette défense qui ne veut encaisser le moindre but. Mounchili Mfombam, le portier de l’Union de Douala fera également parler son gabarit durant cette rencontre. A la 20ème minute, alors que tout le monde voit le tir de Mario Elimbi le dossard numéro 20 de Tiko United dans les filets, il réussit on ne sait par quelle dextérité à repousser la balle hors de ses buts. Les remplacements de Tiko ne portent pas de fruit. Union de Douala continue d’imposer son rythme et manque de peu d’inscrire le 3ème but. Sur un centre d’un de ses coéquipiers, Mbarga Manga qui a vu le portier Zonkou sortir tente un lobe. Le cuir malheureusement vient échouer sur la barre transversale alors que tout le gradin avait déjà crié but. C’est sur ce score de deux buts à zéro en faveur de Union de Douala que la première rencontre de la Mtn Elite 1 saison 2011-2012 va s’achever.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

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Rue de la joie de Deido:quand la joie cède le pas à la tristesse

18 Janvier 2012, 12:57pm

Publié par Hervé Villard

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Ce quartier Douala bruyant  et très couru  la nuit n’est plus que l’ombre de lui-même. L’ambiance et les animations diverses ont foutu le camp.


Deido samedi 14 janvier 2012. Il est 22h.  A la rue de la joie de Deido, c’est un calme  totale qui règne.  La majorité des bars et des night clubs ont fermés les portes. Quelques  bars encore seulement  sont ouverts.  Devant  Elisée Night club, un carrefour très fréquenté, l’ambiance bruyante qu’elle connaissait par le passé a disparu.  En lieu et place des sonorités musicales y existante, c’est un calme qui s’observe. A cet endroit toujours bondé de monde, juste une poignée de personnes sont présentes. Ces derniers pour la plus part, attendent un taxi pour rentrer chez eux.  Plus loin, et plus particulièrement  au carrefour  Total Bonatéki un autre point chaud, quelques personnes boivent à l’extérieur d’un bar fermé. La musique qui d’après le gérant du bar résonnait  il y a quelques heures vient d’être a été arrêtée car, le bar va fermer. Dans un autre bar situé tout près le gérant refuse de servir encore de la bière aux clients  qui en demandent encore. «Sortez je ne veux que la police m’arrête je ne sers plus » clament la gérante exacerbée par la demande des clients.  Dans les autres débits de boisson qui avaient ouvert leur porte, l’ambiance est la même, tous ont fermé les portes et n’attendent que les derniers clients pour récupérer les bouteilles. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas nombreux. Et peuvent se compter au des doigts d’une main.
Selon une gérante, «ce sont mes voisins qui sont venus  se détendre un peu »  affirme t-elle. L’air est glacial qu’il y a dans ce lieu traduit à suffisance le climat qui règne dans ce quartier de capitale économique du Cameroun plus trop couru par les habitants de Douala.
C’est que,  depuis les émeutes qui se sont déroulées en ce lieu, émeutes qui ont entraîné l’assassinat de deux conducteurs de moto-taxi et la destructions de plusieurs biens parmi lesquels des maisons des motos, des voitures et des bars et restaurants, les autorités de la ville de Douala ont exigé par crainte de représailles que les débits de boisson et autres maison de commerce soient fermés à partir de 21h 30 minutes.
  Pour donc s’assurer que ces mesures soient respectées, plusieurs véhicules de police font la patrouille dans les différentes rues de ce quartier pour attrapés et punir les commerçants véreux et délinquants.  «Quand la police te surprend après ses heures là, il faut négocier au moins 10.000 francs pour qu’on te relâche et ce n’est même pas évident. Parce que si on t’amène voir le préfet, ton cas sera grave. On risque même de fermer ton bar. C’est pourquoi passé  cette heure là on ferme le bar et on met tous les clients dehors » affirme Hélène une gérante. D’après cette  dernière qui reconnaît que le Rue de la joie a perdu «de sa joie et de sa vie »,  il est difficile de mener une activité en ces lieux ces jours-ci. «Les clients ne viennent plus ici.  Les samedi on tournait jusqu’au matin. Vous constatez vous-même que le bar est vide. Et Il n’ y a  même personne à l’extérieur. » Déclare t-elle. Il faut que l’arrêté du préfet soit annulé » poursuit-elle.  Argument partagé par Irma vendeur de viande braisé à la rue de la joie. «les samedis, je faisais, toujours une bonne recette  mais depuis  les émeutes tout le monde fuit Deido. Le marché a baissé et on ne vend plus rien » se plaint-il. Avant de prier qu’il  faut que le calme revienne pour  que les activités reprennent leur cours.

Hervé Villard Njiélé

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Régularisation des motos taxi: le délégué du gouvernement lance une chaîne de solidarité.

18 Janvier 2012, 12:50pm

Publié par Hervé Villard


 
Le délégué du gouvernement lance une chaîne de solidarité.
 
 ntone-ntone.jpgLors de la réunion de réflexion  et d’organisation de cette activité  qui s’est tenue hier à la Douala, Fritz Ntone Ntone   a exhorté les responsables des entreprises présents à financer l’identification des conducteurs de moto désireux de se réglementer.
 
Les émeutes de Deido, déclenchées par l’assassinat de Eugène Monney le 31 décembre 2011 par des agresseurs à bord d’une moto, sont venues remettre sur la sellette le problème des conducteurs de mototaxi  dans la ville de Douala.   Et du coup, de peur que des tristes évènements similaires ne  se reproduisent, les autorités de la ville  sont au four et au moulin pour organiser et réglementer une fois pour toute cette profession qui regorge près de 50. 000 jeunes  dans la seule capitale économique du Cameroun.
 Après la réunion de concertation avec les maires organisée par Fritz Ntone Ntone qui  s’est tenue à Douala le 9 janvier dernier et qui a débouchée sur le lancement de la procédure d’identification, en cours  dans les différentes mairies de Douala actuellement, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala a convoqué une autre réunion réunissant tous  les opérateurs économiques ayant un lien avec les conducteurs de moto taxi.
Ainsi, étaient invités à cette réunion qui s’est tenue à la communauté urbaine de Douala, les responsables des assurances, des  responsables des entreprises faisant dans les ventes des motos, les responsables des entreprises faisant dans la distribution des produits pétroliers, les responsables des assurances et ceux des coopératives financières.  Sans oublier bien sur les différentes maires de la ville de Douala concernés en premier chef par ce problème.
Pendant cette réunion que fritz Ntone Ntone a voulu « d’échange », il était question de trouver de commun accord une solution au problème des conducteurs de moto, qui se considèrent  comme «rejetés par la société et mal aimés ». Après des nombreux échanges qui ont permis de faire le tour de la profession, des  nombreuses propositions pour faciliter la tâche aux conducteurs de moto et encourager ces derniers à se faire enregistrer et se faire identifier ont été arrêtées. «Car, l’organisation de la profession bénéficiera à nous tous » affirme le délégué du gouvernement.
Pour le faire donc deux solutions ont été arrêtées par le patron de la communauté urbaine de Douala. La première, lancer une chaine de solidarité pour aider les conducteurs de moto à s’identifier afin de leur faire savoir « qu’ils sont les fils du Cameroun et qu’on ne les rejette pas ». Puis résoudre le problème de moto en amont c'est-à-dire au niveau de l’achat.
S’agissant de la chaîne de solidarité qui est la première mesure prise, Fritz Ntone Ntone  propose que chaque responsable qui intervient dans le phénomène de moto taxi puisse encourager les motos à s’identifier en payant  les frais d’identification d’un nombre de conducteur de moto qu’il décidera en fonction de ses moyens.  La deuxième mesure  proposer permet de faciliter l’identification des motos et du conducteur au niveau de l’achat.  Ainsi il faudra que l’achat d’une moto soit un package comprenant à la foi la carte grise, une année d’assurance et que ces frais soient inclus dans le prix d’achat de la moto. Selon le délégué du gouvernement, les mesures prises si elles viennent à être appliquées seront salvatrice pour tout le monde.
D’après celui-ci qui est déterminé à règlementer ce secteur d’activité, désordonné, «il faut que dans deux mois au moins que 25 000conducteurs de moto soient identifiés. » Pour joindre l’acte à la parole, il a déclaré que  la communauté urbaine de Douala offre 2000 autocollants  gratuits (Badges d’identification) aux conducteurs de mototaxi qui veulent s’identifier.  Dans la même foulé, les responsables de la société d’achat et de distribution des produits pétroliers Spcg et pétrolex présents à cette réunion ont déclaré qu’ils supporteront chacun les frais d’identification de 500 conducteurs de moto-taxi.
Hervé Villard Njiélé

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Motos taxi :Le désordre règne malgré la régularisation

18 Janvier 2012, 12:44pm

Publié par Hervé Villard

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Les nombreuses mesures prises par le gouvernement camerounais au lendemain de la création de cette profession n’ont pas contribué à assainir ce métier à l’origine de plusieurs tensions sociales dans notre pays
 
La situation dans laquelle se trouvent les conducteurs de moto taxi, la manière donc se déroule cette activité dans la ville de Douala et partout au Cameroun, l’anarchie qui caractérise ce secteur et plus particulièrement le caractère indiscipliné des conducteurs de moto-taxi qualifiés de tous les noms d’oiseaux, laisse croire qu’aucune mesure n’a été prise par les autorités camerounaise pour réglementer et régulariser  cette profession, responsable de nombreux désordres sociaux et des nombreux accidents de la circulation au Cameroun.
 La profession qui a vu le jour dans le septentrion et qui  s’est étendue dans d’autres régions du Cameroun telles que Douala et Yaoundé et qui s’est d’avantage développé avec l’avènement de la crise économique dans les années 1990,  le phénomène de ville morte, la faillite de la Sotuc (Société de transport urbain du Cameroun) et la compression du personnel de la fonction publique a connu la première réglementation en 1975. Le Gouvernement camerounais soucieux de conserver la paix et surtout de canaliser cette profession très courue par les camerounais par  l’intermédiaire de Paul Biya, d’alors premier ministre à l’époque, va signer le premier décret visant à régulariser cette profession. Le décret N° 75/650/Pm du 16 février 1975  puisqu’il s’agit de lui sera publié et rendu public par le gouvernement Camerounais. La profession allant grandissante, ce décret sera remplacé par le décret N°94/033/Pm du 16 novembre 1995 signé par Simon Achidi Achu, le premier ministre. Le décret n°95/650/PM du 16 Novembre 1995 fixant les conditions et modalités d'exploitation des motocycles à titre onéreux déterminait les conditions d'accès à l'activité de moto taxi, jusqu'en 2008 où, il a été abrogé par le décret n° 2008/3447/PM du 31 Décembre 2008 qui fixe et réaménage les conditions et les modalités d'exploitation des motocycles à titre onéreux dans les zones périurbaines et rurales dans l'ensemble du triangle national.  Parmi ces mesures on peut citer, la possession d’une licence  spéciale de transport de catégorie s2, avoir une licence spéciale de transport de catégorie S2, s’inscrire au registre des transports par moto, obtenir auprès de la délégation départementale des transports ou une autre autorité compétente une carte de transport public routier ; établir un certificat de visite technique auprès d’un organisme agréé, établir une police d’assurance auprès d’une compagnie d’assurance agréée, s’acquitter du droit de timbre automobile (vignette), s’acquitter de l’impôt libératoire.
 Quant au conducteur de moto taxi, celui-ci doit remplir les conditions suivantes : être âgé de 18 ans au moins ; être titulaire d’un permis de conduire de la catégorie « A » ; être titulaire d’un certificat de capacité de la catégorie « MT ». La moto en service devait être immatriculée par le service territorialement compétent du ministre chargé des transports. Elle devait également posséder un numéro d’identification attribué par la commune de ressort du lieu d’exploitation, disposer d’un réservoir de carburant peint en jaune ; d’un siège à deux places, y compris celle du conducteur, de deux paires de pose pieds ; d’un trousseau de dépannage ; de deux rétroviseurs, d’ un dispositif complet d’éclairage et de signalisation ; d’un dispositif freinage fonctionnel ; d’un casque pour le conducteur ; d’un casque pour le passager ; d’un pare choc avant et arrière.
 Le conducteur de moto taxi devait par ailleurs porter un gilet muni d’une bande réfléchissante horizontale de dix centimètre à l’avant et à l’arrière et marqué du sigle de la commune de ressort du lieu d’exploitation et d’identification de mototaxi. Faute du respect de toutes ces mesures préalables, les conducteurs de moto pris en fragrant délit  devait être puni conformément à l’article R369 du code pénal.
Après le décret qui a fait tant de remous et des soulèvements de la part des conducteurs de moto taxi qui ont trouvé excessives les conditions à remplir pour exercer cette profession, des réunions avec les présidents des syndicats et des autorités vont se multiplier dans les villes du Cameroun et plus particulièrement à Douala où, ils sont estimés à plus de cinquante milles, pour trouver un terrain d’entente. Certaines de ces pièces seront revues à la baisse à l’issu de ces dernières.
Lors d’une  réunion avec les responsables des syndicats  au cours duquel le profil idéal du conducteur de moto-taxi a été défini par les autorités Okalia Bilaï, le préfet du Wouri va inviter les présidents de syndicats à amener leurs membres à respecter les conditions arrêtées. Il s’agit d’être en possession de deux casques de protection (conducteur et passager), d’un gilet (immatriculation et identification), d’un réservoir peint en jaune, d’une plaque d’immatriculation, des chaussures de sécurité et d’un dossier complet composé d’un permis A, d’une capacité, d’une carte grise, d’une assurance en cours de validité, d’une vignette, d’un impôt libératoire et d’une licence de transport.
 En 2010, Plusieurs réunions visant à identifier les conducteurs de moto taxi sont initiées  à la communauté urbaine de Douala.   Le principe est même enclenché mais, ne connait pas d’affluence. Pour faciliter, l’identification, le nombre de pièces a également été réduit à quatre. A savoir la carte grise, la police d’assurance, la carte nationale d’identité et le permis de conduire. Jusque-là sans suite.  Une attitude qui fait dire un agent en service de la communauté urbaine de Douala que «toutes les moto taxi qui roulent sont en infractions volontaires. Ils se prennent pour des seigneurs de la route  c’est pourquoi, il faut être dure avec eux si on  tient vraiment à régulariser ce secteur d’activité » selon cette dernière toujours, «les conducteurs de moto ne font pas de cartes grises parce que plusieurs motos en leur possession sont des motos volées » affirment-elle. Entre autres mesures prises par la communauté urbaine de Douala pour régulariser cette profession, toujours en 2010, la communauté urbaine de Douala de concert avec les mairies d’arrondissement du département du Wouri  a affecté des couleurs aux différentes mairies pour mettre fin aux désordres urbains orchestrés par ces conducteurs de moto taxi.. Mesures pas toujours appliquées par ces derniers qui de l’avis des observateurs se «prennent la grosse tête».  Ainsi, La couleur bleu a été affecté à la mairie de Douala 1er, la marron à douala 2ème la jaune à Douala 3ème la rouge à Douala 4ème la verte à Douala 5ème et la couleur violet à l’arrondissement de Douala 6ème.  La dernière réunion e,n date de ce jour visant à régulariser la profession de moto taxi à Douala  s’est déroulée le 9 janvier 2011 à la communauté urbaine de Douala. Lors de cette réunion que Fritz Ntone Ntone a eue avec les maires de la ville de Douala, le processus d’identification des conducteurs de moto taxi a été relancé. Cette fois ci, pour permettre à tous ces derniers de s’identifier, le nombre de pièces à fournir a été également revu à la baisse. Celle-ci est passée de quatre à deux. Les conducteurs de moto devront désormais  produire la carte grise et le permis de conduire pour se faire identifier dans leur mairie d’arrondissement. L’opération qui a débuté timidement suit son cours.

 

 

Hervé Villard Njiélé

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Téléphonie mobile :Les prix connaissent une hausse dans les call-box

18 Janvier 2012, 12:35pm

Publié par Hervé Villard

 

 
Call-boxeuse1.jpgLes propriétaires de call box pointent un doigt accusateur  vers les opérateurs de téléphonie mobile qui ont réduit les bonus et rendu payable les transferts
 
Depuis plus d’un mois le prix d’une minute d’appel téléphonique a connu une hausse considérable. Tous ceux qui effectuent des appels dans les call box ont du s’en apercevoir. Les appels Orange qui se faisaient à 50francs voir 75 francs   se font maintenant à 100 francs CFA. Idem pour les appels Mtn  qui ont subi la même hausse.  Autres choses qui fâchent les consommateurs en plus de  la hausse des prix d’appel, ce sont les transferts. Mis à part le fait  que  les bonus ont été réduits, ceux-ci sont obligés payer la somme de 50francs pour tous les transferts donc la valeur est inférieure à 500francs Cfa.
Selon les gérantes de call box qui appliquent ces nouveaux tarifs, les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun et plus particulièrement Orange Cameroun et Mtn Cameroon sont les principaux responsables de cette fluctuation des prix sur le marché.  Ces derniers ont réduit les différents bonus qu’on obtenait lors des transferts de crédit. C’est pourquoi les clients ou les consommateurs sont pénalisés par ces changements de prix. Affirment les gérants de call box. «Les opérateurs de téléphonie mobile ont décidé de supprimer de manière drastique ce que nous appelons super bonus pourtant, ils sont les premiers à dire que la communication a baissé. En supprimant ces supers bonus, les avantages qu’on avait se sont réduits et nous ne gagnons presque plus rien. Et conséquence, les prix de communication ont augmenté et les clients n’ont plus presque de bonus quand ils font des transferts ». Cette mesure qui pénalise les utilisateurs du téléphone mobile n’a pas été prise ces jours-ci. D’après les gérantes de call box, c’est depuis la fin du mois d’octobre 2011 que la procédure de réduction des bonus a été enclenchée et s’est faite successivement. «Au départ, pour tout transfert de 500 francs que le client faisait, il recevait 575frs. Puis c’est passé à 550frans à 525 francs et à rien de nos jours. C’est le client qui est obligé de payer quand il fait un transfert de moins de 500 francs », explique Viviane gérante de Call Box. «Les frais des transferts de crédit n’étaient pas facturés au départ. Avec la nouvelle règle qui s’applique maintenant, les frais de tous les  transferts réalisés sont facturés. Il s’élève à 50 francs pour tous transferts d’une valeur de 500 francs fait. Et, croissent ou décroissent en fonction du montant de transfert réalisé. Plus le montant de transfert est élevé plus les frais de transfert est également élevé» Poursuit-elle.  
Selon Martin Ngounou, « c’est pour  avoir un peu de bénéfice,  que les call boxeurs exigent que le client paye 50francs pour tout transfert de moins de 500francs sinon, il fonctionnera en perte ». 
D‘après Carine Tchientcheu gérante de Call-Box à Akwa, ce métier qui lui permettait de gagner sa vie n’est plus qu’un  perd temps «Avant on s’en sortait. Maintenant qu’on a réduit tous les bonus on ne gagne presque plus rien, c’est un perd temps. Si je ne faisais que du call-Box à Akwa j’aurais déjà abandonné. Vous imaginez que pour un crédit de 10.000 francs tu gagnes 700frs. Et en plus, ce n’est pas facile d’épuiser ce montant par jour. Vous convenez avec moi  que c’est pas facile» déclare-t-elle courroucée.
Il n y a pas de hausse des prix.
Si les propriétaires de call box se plaignent de la hausse des prix de la minute de télécommunication, cette hausse n’est pas reconnue par les responsables des entreprises de téléphonie mobile. Selon Melvin Akam, responsable de la communication à Mtn Cameroun, le coût de communication reste le même partout au Cameroun et les efforts  fait depuis 2000, les prix de la minute de communication téléphonique ne font que baisser. «Il y a zéro augmentation des tarifs. Depuis 2000, les prix baissent, aucun franc n’a augmenté et les prix vont continuer à baisser par ce que c’est la loi du marché.» explique le patron de la communication à Mtn Cameroon.
Selon ce dernier, ce sont les call boxeurs qui ont augmenté les prix d’appel téléphonique parce qu’elles veulent gagner plus d’argent que la norme. «Les propriétaires de call box utilisent une puce qui  est destiné aux clients pour faire des transferts. Au lieu de faire le transfert avec la puce Evd qui est la puce commerciale, ils le font sur la puce Mee to you.» Déclare-t-il. Cette manœuvre observée explique le responsable de la communication de Mtn «est orchestrée par les gérants de call box qui veulent maximiser les gains. Les opérateurs économiques veulent tout simplement que le ce soit les clients qui profitent des bonus» 
Argument pas trop partagé par les grossistes, les propriétaires de call shop et les call boxeurs qui pensent que les raisons sont ailleurs. D’après ces derniers, le besoin d’écouler les cartes de crédit qui n’étaient plus très sollicités comme les transferts ces derniers mois restent l’une des raisons de la baisse des bonus dans les call box. «Les cartes prépayées  ne sortaient plus depuis plusieurs mois. Les clients préféraient les transferts avec bonus aux cartes. Mais, depuis que le bonus de transfert a baissé les clients sollicitent plus les cartes.» Témoigne Nadège une call boxeuse  rencontrée à Akwa.  D’après cette dernière choquée par cette attitude des opérateurs de la téléphonie  mobile au Cameroun qui n’ont d’ailleurs fait aucune campagne de communication pour informer le public de cette décision, les gérants de call box sont les premiers à avoir des démêlés avec les clients qui s’en prennent à eux après les transferts.  
Hervé Villard Njiélé.

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Douala: Le calme revient à Deido

18 Janvier 2012, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

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Le quartier, théâtre des affrontements sanglants avec mort d’homme à l’appui a connu un calme  particulier hier. La vie a repris son cours et les nombreuses boutiques et snack-bars ont ouvert leurs portes.
 
Quartier Deido ce jeudi 5 janvier 2012. Il est 10h.  La majorité des ruelles qui desservent ce quartier est calme. Les habitants vaquent à leurs nombreuses occupations. A l’entrée du Boulevard des Stars, une rue de Deido où deux maisons, une voiture et plusieurs commerces ont été incendiées pendant les émeutes qui ont duré plusieurs jours, la vie a repris.  Les commerçants vaquent à leurs occupations de même que des conducteurs de moto taxi. Du pont Bonabassen à l’école publique en passant par l’axe lourd Bépanda, ça circule normalement. Veuve Toko Jacquie propriétaire de l’une des maisons incendiées qui a rendu visite à sa voisine  discutent paisiblement avec elle malgré le coup dur donc elle a été victime. Abattue par le poids du désastre qu’elle a subi, elle ne sait à quel saint se vouer. «J’étais à la maison, avec mes petits-enfants quand cela a commencé. Les gens sont venus brûlées ma maison devant la police et ils n’ont rien fait » raconte-t-elle péniblement.
 Selon la pauvre qui déclare squatter  encore chez une amie en attendant où aller, sa maison de quatre chambres un salon deux douches une cuisine sans oublier deux autres chambres  qui servaient de maison de commerce a été entièrement réduite en cendre avec leur contenu, «rien n’a pu être sauvé car l’incendie était rapide » témoigne-t-elle avec amertume. A total Bonabassen,Bonatone, Rue des stars, Eyengue Kongo, Deido Plage, le calme est revenu, des commerces sont ouverts. «Les deido Boys» qui patrouillaient dans tout le quartier à la recherche de l’ennemi (les motos taxis) ne sont pas visibles. Ces derniers ont abandonné les rues et le quartier aux activités qui commencent à reprendre leur droit de cité.
Selon  Hamidou propriétaire d’une alimentation qui a tout de même ouvert son commerce, le calme n’est que apparent. «Ça ne va pas encore puisqu’on n’a pas encore enterré la personne qui est morte. Vous voyez les policiers et les gendarmes sont partout ce qui veut dire que ce n’est pas fini. Nous on teste encore le terrain, des que ça recommence là, on ferme » Pense-t-il.
Argument battu en brèche par Jean Claude, gérant du Snack-Bar le vélodrome situé à l’entrée dit Trois boutiques où, plus d’une vingtaine de consommateurs assis à l’extérieur boivent tranquillement. Selon l’avis de celui qui a ouvert son lieu de commerce aux environs de 8h hier, et qui croit fermement au retour au calme, la paix est revenue. «Comme tu es entrain de constater, la paix revient au fur et à mesure. L’ambiance qui règne là, est un début de paix. Compte tenu de la présence des forces de l’ordre je ne vois pas qui peut traverser pour venir faire du désordre de ce côté. C’est vrai que les motos ne passent pas encore et c’est normal. Il faut respecter la mémoire de celui qui est mort. » Affirme-t-il.
 Du rond-point feu rouge au rond-point Deido, les activités ont repris de plus belles. La circulation qui était perturbée hier est fluide. Les commerces fermés la veille sont également ouverts. Bref le vacarme absent depuis le début des émeutes est présent. Les conducteurs de moto interdits de circulation sur ce tronçon de la route circulent librement. On les aperçoit  d’ailleurs stationnés au rond-Point Deido.
Les motos  toujours persona non grata.
Malgré ce calme, les motos taxi ne circulent pas dans Deido. Pour se rendre au Rond-point de ce quartier, le conducteur de moto qui part de Bonamoussadi ou de Bépanda est obligé de passer par l’école publique puis le feu rouge avant de se rendre au Rond-Point. Ce que ne digèrent pas toujours les conducteurs de moto qui estiment le trajet long. «Pour arriver au Rond-point, on est obligé de contourner tout Douala alors que la route passe à Deido. Est-ce que c’est normal ça ? Il ne faut pas qu’on fasse croire aux gens qu’ils sont plus camerounais que les autres, il faut que cela change. » Réagit Paul Eric un conducteur de moto.
Pour parer à tout débordement et empêcher aux conducteurs de moto récalcitrants de circuler dans Deido et réactiver la tension qui s’estompe déjà,  les forces de l’ordre qui n’ont pas quitté le quartier sont postées  presque partout. Toutes entrées de ce quartier sont d’ailleurs minées. Les flics postés à ces endroits veillent aux grains. Ces derniers en tenu se sont débarrassés pour la majorité de leur bouclier anti-émeute et de leur masque à Gaz. Les plus  en action sont ceux postés au rond-point Deido et plus précisément à la montée Saker, au rond-point  école publique et à l’entrée du pont Bonabassen.  Armés de matraques, ils contraignent les conducteurs de moto têtus à respecter les consignes édictées.  
Entre temps, le dispositif de dissuasion est disponible. Devant le commissariat du 9ème arrondissement  les véhicules des éléments des forces de l’ordre sont immobilisés. Plusieurs d’entre eux, une cinquantaine environ sont visibles. Devant la chefferie de Deido et à l’entrée dit trois boutiques, ceux-ci se comptent en nombre important.
Selon ces derniers visiblement fatigué après le travail abattu ces derniers jours, «on ne sait pas quand est-ce que la garde va s’achever» affirme-t-il.
D’importants dégâts.
En plus de l’assassinat de deux conducteurs de moto parmi lesquels le nommé Bernard Tankeu, près d’une centaine de moto environs ont été incendiées, endommagés ou arrachés pendant ces émeutes qui ont plongé une partie de Douala dans une ambiance de guerre civile. A cela, s’ajoutent  deux maisons et leurs contenus incendiés, deux snack-bars, trois boutiques et une  voiture brûlés. A côté de ces dégâts matériels donc les valeurs n’ont pas encore été estimées par les propriétaires abattus déboussolés et désorientés, se  trouvent également des nombreux blessés qui souffrent dans les domiciles et dans certains hôpitaux de la ville.  A la suite des pertes, se comptent également le manque à gagner causer par ces émeutes qui ont paralysé les activités dans le quartier Deido et les quartiers avoisinantes pendant plusieurs jours.  Réputé pour ses activités nocturnes, et reconnu comme le lieu de distraction le plus couru de la ville de Douala, à cause de l’abondance des snack-bars et des salles de jeux qui y pullulent, ces derniers étaient fermés pendant ces jours. Un manque à gagner énorme quand on connait le rythme de vie qu’il y a à la rue de la joie pendant la nuit. On ne saurait oublier les nombreuses familles traumatisées et les nombreuses personnes au chômage. «Décidément que le calme revienne» affirme un gérant de snack à Deido
 
Hervé Villard Njiélé

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Emeute à Douala:Le mouvement s’intensifie à Deido

18 Janvier 2012, 12:14pm

Publié par Hervé Villard


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Après les réunions de sécurité qui prônait la paix mardi dernier, les manifestations et les violences ont repris de plus belles hier mercredi. Un snack-bar  et plusieurs motos ont été incendiés pendant les altercations qui ont eu lieu hier dans la ville de Douala.
 
C’est  le visage d’une ville en pleine guerre civile que le quartier Deido et les quartiers environnants  présentaient ce mercredi 4 janvier 2011. Les jeunes armés de gourdins, de machettes et d’autres objets d’un coté, la police, la gendarmerie, les  éléments de l’équipe d’intervention rapide et ceux du groupement mobile d’intervention au milieu et les conducteurs de moto de l’autre bout. Ces trois corps véritables acteurs des évènements qui se déroulent à Deido depuis près d’une semaine semblent ne pas se fatiguer.
 Les jeunes de Deido qui pourchassent, brûlent les motos  et brutalisent leurs conducteurs. Les forces de l’ordre qui jouent les sapeurs pompiers  en cherchant à rétablir la paix et à  mettre fin aux désordres, empêchent aux conducteurs de motos très remontés de venir se venger,  des atrocités dont ils sont victimes.  Pour parvenir à jouer ce rôle pas toujours évident dans un contexte comme celui-ci où, plusieurs atrocités ont déjà été commises et continuent d’être commises, les forces de l’ordre, qui se sont déployées en nombre important, font des patrouilles dans le quartier Deido, épicentre de ces émeutes qui se sont déclarées depuis le 31 décembre 2011 avec l’assassinat de Eric Monney un jeune de ce quartier poignardé mortellement.
Aidées des bombes lacrymogènes qui leur permettent de disperser la foule des conducteurs de moto et des jeunes de Deido décidés  à en finir avec cette situation qui perdure depuis et des  camions anti émeutes à jet d’eau avec lesquels ils arrosent la foule des manifestants question de les dissuader, les éléments des forces de l’ordre qui, selon certaines informations ont reçu l’ordre de ne pas tirer, broient  du noir dans cette affaire.
Au fourre et au moulin, ceux-ci n’ont pas de temps de répit tant, les foyers de tension sont nombreux et les fronts de combats multiples.  Et, il faut courir à gauche et à droite pour que la ville toute entière ne s’embrase pas. Ce qui n’est pas facile.
A coté de cette image à laquelle s’habituent déjà les populations de Douala parce qu’elles  courent dans tous les sens quand les forces de l’ordre passent à l’action, il faut ajouter celle des activités qui sont aux ralenties. Les boutiques et les ventes à emporter sont fermées de même que d’autres maisons de commerce. Les habitations aussi ne sont pas en reste.
Pour empêcher que les eaux pulvérisées et les bombes lacrymogènes qui sont utilisées pour disperser les manifestants n’entrent dans les maisons, les propriétaires ont choisi de fermer leurs portes. Ces derniers craignent aussi que les manifestants ne s’introduisent chez eux.
En plus de Deido qui où les activités sont paralysées, les commerces situés le long du boulevard de la république ont connu la même ambiance. Tout était presque fermé à cet endroit à cause du  mouvement  qui a progressé jusque là.  La circulation était pareillement perturbée  à cause de ce mouvement. Celle-ci était de temps en tant interrompue à cause des manifestations qui s’y déroulaient. Des conducteurs de moto taxi  postés à cet endroit déchargeaient  toutes les motos qui passaient de même que certains taxis. C’est l’action des forces de l’ordre qui va rétablir l’ordre à cet endroit.
Une organisation stratégique.
Pour empêcher aux conducteurs de moto qui tiennent à tout prix à incendier le quartier Deido parce que « accusés à tort dans l’assassinat » d’Eric Monney d’après leurs commentaires, les forces de l’ordre ont érigé une barrière de sécurité infranchissable à l’entrée de Trois boutiques, une ruelle du quartier Deido. La barrière constituée des élèves gendarmes arborant des masques et des boucliers permettait de repousser à la fois les conducteurs de moto qui veulent entrer dans le quartier Deido et les jeunes de ce quartier de sortir. Selon l’un des éléments de ce corps  «cette stratégie permet de contenir les deux factions en conflit et de stopper les violences.»
 En plus de  cette barrière de sécurité. Des camions anti émeutes à jet  d’eau étaient immobilisés devant le commissariat du 9ème arrondissement prêt à intervenir. Selon des informations, ce dispositif sécuritaire permet de dissuader les conducteurs de moto en provenance du rond point Ecole publique ou de Bépanda.
Entre temps, à l’intérieur et plus particulièrement devant la chefferie du canton Deido,  une cohorte des forces de l’ordre est postée et sécurisent le périmètre. Pendant ce temps, d’autres patrouillent dans les quartiers pour calmer les tentions existantes. Cette action a d’ailleurs permis de sauver deux conducteurs de moto et leurs engins. Ces derniers,  appréhendés par les jeunes de Deido qui pratiquent  une véritable « guérilla urbaine », ils  ont été extirpés de justesse des griffes de leurs bourreaux près à les lyncher par la police.  Dans la même foulée, deux autres jeunes ont été arrêtés. L’un du camp des conducteurs des motos  et un autre jeune de Deido.
Le second  qui a été sauvé de justesse par la police, avait cassé  les vitrines de la boutique de la station Mrs  situé au Rond Point Deido. Arrêté par les riverains témoins de la scène, il sera copieusement tabassé avant d’être sauvé par les forces de l’ordre au passage.
Pour cette journée pleine de rebondissements au cours de laquelle le snack-Bar 2 valeurs a été incendié et des motos brûlées, le port du cache-nez était à la mode. Car, les eaux pulvérisées partout et les bombes lacrymogènes utilisées polluaient de l’air. Pour circuler il fallait se protéger le nez.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

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Douala:Deux morts et plus de 60 motos incendiées dans une emeute à Deido

10 Janvier 2012, 20:59pm

Publié par Hervé Villard

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En signe de représailles, les habitants du quartier Deido ont incendiés plusieurs motos, tués deux conducteurs de moto et blessés plusieurs autres  pendant l’affrontement qui ont eu lieu dans ce quartier le 3décembre 2011.

 

Le bilan des émeutes qui se déroulent au quartier Deido depuis le 31 décembre 2011 est effroyable. Deux conducteurs de moto tués, parmi lesquels  un jeune habitant du  quartier Makéa, un autre habitant dans la zone du Km 14. 56 motos incendiées, 16 arrachées et plusieurs autres cassées.

 

Selon Chief Ntonefor Nguimo président national du syndicat national des motos taxi du Cameroun(Synamotac) qui donne cette information, « il faut que cela s’arrête sinon les conséquences de ces évènements seront plus lourdes que ce qu’on a actuellement.» Il interpelle  par ailleurs les conducteurs de moto à plus de calme. «Nous appelons les conducteurs de moto à la paix. Nous sommes leur porte-parole et on ne peut trouver la solution dans l’agitation. Nous sommes en train de prendre des dispositions pour que la vérité puisse être rétablie » affirme le président du Synamotac qui est sur le terrain depuis le début de ces émeutes le 31 décembre 2011.

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 Selon celui qui parle au nom des conducteurs de moto, les deux benskineurs assassinés ont été tués hier pendant les échauffourées qui ont eu lieu à Deido. L’un très tôt dans la matinée et l’autre en début d’après-midi.

Parlant de ces affrontements, c’est dans une stupeur généralisée que la ville de Douala et le quartier Deido  plus particulièrement s’est levé hier. Les habitants de ce quartier ont été réveillés par une horde de conducteur de moto en furie. Plus d’une centaine environs, à en croire  les riverains, ces  ont pris d’assaut plusieurs domiciles, ont saccagés  des maisons  et incendié un restaurant non loin du marché Saker à Deido. La propriétaire du restaurant, dame Dorette Epe s’est sauvée de justesse  en passant par une porte située à l’arrière de son restaurant avec son fils.

 

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Les  conducteurs de motos, furieux du traitement que  les habitants de Deido les ont  infligés dans la journée  du 31 décembre 2011 (bastonnades, des nombreux coups et blessures, plusieurs  motos incendiées le tout  assorti d’une interdiction de circuler dans ce quartier Deido), voulaient en découdre avec les populations de ce quartier  qui leur vouent une haine extrême depuis  le décès de Eugene Monney, habitant de ce quartier, tué par des malfrats à bord d’une moto alors qu’il revenait d’une virée nocturne avec sa conjointe.

Le 3 janvier dernier dans ce quartier, circuler relevait d’une véritable gageure. Pour aller d’un point à l’autre, il fallait faire la marche à pied ou emprunter  les taxis, les motos ayant été interdites. Une chasse aux benskinneurs était d’ailleurs faite par des jeunes de ce quartier armés de gourdins de machettes, de pelles de haches et d’autres objets leur servant d’armes. Patrouillant tels des soldats à la recherche de l’ennemi, tout benskinneur qui tombaient dans leurs griffes n’avait la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments des forces de l’ordre présents dans tous les points chauds et les  carrefours de ce quartier. Les motos quant à elles étaient immédiatement incendiées par ces hommes sans foi ni loi qui prétendent «venger la mort » d’un des leurs et surtout «protéger leur territoire violer par les conducteurs de moto taxi.»

 

 

 

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Ville morte à Deido

 

En dehors des personnes qui allaient à pied, des taxis et autres véhicules qui circulaient à Deido, les activités étaient au ralenties. Boutiques, snacks bars, Boulangeries salons de coiffure, tous avaient fermé les portes.  Les activités étaient aux ralenties.  De peur de voir leur commerce vandalisés comme samedi dernier, propriétaires ont préféré jouer la carte de la prudence en attendant la fin de ce désordre. «On a cassé la boutique de ma voisine samedi et plusieurs vente à emporter à cause de ce problème. Je  ne veux pas perdre mes biens à cause des bêtises.» Déclare Diane gérante d’un salon de coiffure.

Selon cette dernière qui est au courant de cette émeute depuis le début. Plus d’une vingtaine de motos ont déjà été incendiées et leur conducteurs gravement blessés. « On annonce depuis ce matin que deux conducteurs de moto ont été assassinés très tôt ce matin mais je ne suis pas sure puisque, je n’ai pas vu les corps »

 

 

 De la rue Kotto, à la rue de la joie en passant par  la nouvelle route Bonatéki, sans oublier la vallée trois boutiques, le boulevard  des Stars pour ne citer que ceux-là, l’ambiance était la même. Toutes les boutiques  et les ventes à emporter étaient  fermées. Même pas l’ombre d’un buveur de bière. La musique toujours  présente à la   Rue de la joie était  avait foutue le camp. Bref, c’est une ambiance de deuil qui y régnait car, toutes les activités étaient  arrêtées.  Seuls des jeunes armés des gourdins à l’affut des motos étaient visibles dans  tous les carrefours et les axes de ce quartier. Unis par le même esprit, celui de la vengeance, ils  étaient décidés chasser les benskinneurs dans leur quartier à tuer et à bruler tous ceux qui s’entêtent. «A partir de maintenant nous allons surveiller notre quartier. La majorité des agressions et des vols à la tire qui sont fait à Deido sont des conducteurs de moto. Nous allons en découdre avec eux. La police viendra seulement réclamer les corps. Jusqu’à présents nous n’avons que brûler les motos. Maintenant ce sont les conducteurs de moto eux-mêmes que nous allons brûler » menacent les habitants de ce quartier très furieux.

 

 

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Des forces de l’ordre pour limiter les dégâts.

N’eut été l’intervention des forces de l’ordre de la ville de Douala, la situation aurait viré au pire. La patrouille mixte gendarmerie, polices, polices anti émeutes, les éléments du groupement mobile d’intervention ont  été mobilisés pour parer à tout dérapage. Craignant que cette situation ne dégénère en émeute comme celle de février 2008, les patrons de la sécurité  dans la  région du littoral ont déployé toutes les forces de l’ordre sur les champs des opérations afin de contrôler et de limiter le mouvement.  Faisant usages des gaz lacrymogènes  et des camions anti émeutes à jet d’eau, plus connu sur le pseudonyme « mami wata » les forces de l’ordre présents dans tous les embranchements et carrefours, et à divers points de la ville dispersaient la foule et les manifestants qui se faisaient  de plus en plus nombreux car rongés par la colère.

Dans   les deux camps, la tension étaient perceptibles. C’est l’action de ces engins qui a quelque peu freiner l’ardeur de ce mouvement d’humeur qui d’après les parties prenantes n’est pas encore terminé «Nous, on ne va pas se laisser faire. A partir de 20h 30 vous allez voir» menacent-ils.

Des réunions de sécurité pour de désamorcer la bombe ont par ailleurs eu lieu dans la ville de Douala en présence des hautes autorités de la ville et des hauts responsables de la sécurité.  A la chefferie du canton Deido où l’une d’entre elle a eu lieu, les autorités présentes à savoir, le gouverneur de la région du Littoral Francis Faî Yengo, le préfet du Wouri Okalia Bilaï, le délégué à la communauté urbaine de Douala Fritz Ntone Ntone, Le maire de Douala 3ème Oumarou Fadil, Fritz Ngo, Jean Jacques Ekindi, le général Obama, commissaire des renseignements généraux, Edouard Yetchang, le président du Syndicat autonome des taximen du Wouri et par ailleurs, secrétaire général du Regroupement des syndicats des transports urbains et interurbains pour ne citer que cela on prêché le message de la paix. Pour ces derniers qui tiennent à ce que l’émeute qui a déjà fait plusieurs dégâts s’estompe ont demandé à Gustave Essaka Ekwala, le chef du Canton Deido de  ramener son peuple à de meilleurs sentiments afin que la paix reviennent.  

 

 

Genèse de l’évènement.

L’évènement qui perturbe la paix et la sécurité dans la ville de Douala et qui connait un bilan énorme aujourd’hui a été déclenché par l’assassinat de Eugène Monney, habitant dudit quartier le 31 décembre 2011. Celui-ci a été retrouvé mort au petit matin de la veille du nouvel an, par les populations. Son dos était ouvert par un coup de poignard et baignait dans une mare de sang. Selon les témoignages recueillis au lieu du drame, «c’est autour de 4h du matin. Alors qu’il revenait d’une sortie bien arrosée dans une boite de nuit de la place avec sa petite amie, il est abordé par deux individus à bord d’une moto. Ces présumés moto taximen l’ont mortellement poignardé après une chaude altercation et ce dernier a rendu l’âme sur place». Exacerbées après la découverte de la victime, les populations et en particulier les unes ont investi les différentes artères du quartier Deïdo pour interdire l’accès à la zone aux motos taxis.

 

 

 

C’est ainsi qu’une chasse aux motos taxis va s’organiser, sous prétexte qu’ils sont auteurs du crime commis. Cette course poursuite va causer des blessés graves ainsi que des embouteillages de longue durée au niveau des différents carrefours de ce quartier. Informés, les éléments du commissariat du 9ème arrondissement vont se déporter sur les lieux pour calmer les jeunes, en vain. Mais, face à la détermination des populations d’en découdre avec les mototaxis, des renforts de la brigade ter de gendarmerie de Deïdo, du groupement mobile d’intervention (Gmi 2), ainsi que les éléments des équipes d’intervention rapide (Esir) ne parviendront  pas à dissuader les jeunes. C’est la descente de Bernard Okalia Bilai, préfet du Wouri, qui va apaiser les esprits.

Et, c’est hier très tôt le matin avec les représailles des conducteurs de moto venus se venger en vandalisant des maisons et en incendiant un restaurant que les populations de Deido vont encore se soulever et vont se dresser contre les conducteurs de motos qui n’entendent pas baisser les bras. Selon ces derniers qui disent être victime d’une injustice parce que «on ne vole pas seulement à bord des motos, même dans les taxis on agresse» il faut que justice soit rendue. En attendant, pour limiter les dégâts, la ville de Deido est sur surveillance policière. Des patrouilles de gendarmerie et de la  police sont installées par endroit.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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Douala: Six personnes meurent dans un incendie à Ange Raphaël

10 Janvier 2012, 19:47pm

Publié par Hervé Villard

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L’incident s’est produit au « Monde arabe Plus », un snack bar populaire situé au quartier Cité-Sic dans la nuit de jeudi à vendredi dernier aux environs de 1h 30 minutes.

 

 Cinq hommes et une femme calcinés, et d’énormes appareils électroniques réduits en cendre, c’est le bilan d’un incendie qui s’est déclaré au snack-Bar « Monde arabe Plus » et au casino la flotte, deux lieux de commerce situés cote à cote non loin du carrefour Ange Raphaël à Douala.

Selon des informations recueillies sur le lieu du triste évènement, les personnes décédées dans cet incendie étaient en train de jouer au poker quand ce malheureux incident s’est produit.  Les portes du conteneur qui servait de casino étant fermé par le gérant qui, selon  les dires  est allé chercher la monnaie, ces derniers vont décéder pendant un incendie qui s’est déclaré dans le lieu de commerce. Avec les flammes qui s’embrasaient a une vitesse éclair, le gérant qui est revenu quelques minutes plus tard n’a pas pu ouvrir la porte. Car, la chaleur dégagée par le feu était insupportable. Les riverains  alertés, par les flammes, n’ont  pas pu sauver les victimes qui sont morts étouffés et calcinés dans la salle de jeu équipé de plusieurs machines. D’après les témoignages, ce sont   les sapeurs-pompiers arrivés sur les lieux de l’incident avec promptitude qui vont  stopper les flammes qui se propageaient déjà.   Leur rapide intervention  va permettre  de  sauver  « Le mini marché Source de vie », un super marché ou se vend les produits alimentaires les liqueurs et les vins,  qui commençait déjà à s’embraser. Ils vont par la suite ouvrir le conteneur qui était fermé et cadenassé avant d’extraire les corps des six victimes méconnaissables, car grillées par les flammes.

Des  témoins affirment que, sept personnes se trouvaient dans le centenaire au moment de l’ouverture. Et qu’un rescapé non identifié, sérieusement brulé, a pris la fuite pour une destination inconnue.

Sur le lieu de l’incident le vendredi matin aux environs de 8h, pas moyen de se frayer un passage. Une  foule de curieux venus se rendre à l’évidence après avoir appris la triste nouvelle barre l’entrée des commerces incendiés. Les conducteurs de mototaxis et les chauffeurs de taxi pour se frayer un passage klaxonnent à tue-tête.  Les éléments de la police du commissariat du 7ème arrondissement présents, sécurisent les lieux du drame  et filtrent les entrées. Seuls quelques proches et amis des victimes ont accès au lieu du sinistre de même que des enquêteurs et quelques journalistes. Dans le casino la Flote et le snack-bar « Monde arabe Plus », tous a été réduit en cendre. Les colonnes de fumé s’observent encore. Les machines, les chaises, les climatiseurs, les tables, tout a été réduit en fumé. Les casiers et bouteilles brulés par le feu sont éparpillés au sol. Dans la salle des machines, certaines pièces de monnaie sont versées en désordre et se confondent aux objets brulés. 

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Selon des informations, rien n’a été sauvé. Tout a péri dans ces flammes donc le coupe circuit serait à l’origine. A l’extérieur, des véhicules appartenant aux clients du snack-bar et du casino sont encore stationnés et attire la  curiosité de la foule venue nombreuse. Il s’agit  d’une Mercedes immatriculée LT 739BP qui appartiendrait à Apollinaire Simum, un ingénieur de conception mécanique décédé dans les flammes et un taxi immatriculé LT 8118Q appartenant à Elie Bikim lui aussi décédé pendant l’incendie.

Selon Victorine Boum, un témoin de cet incident macabre, le feu a commencé aux environs de 1h après les coupures intempestives de l’énergie électrique. «C’était à 1h, ma voisine venait de rentrer du boulot » Raconte-t-elle. «C’est alors qu’elle nous dit qu’il y a le feu dehors. A l’intérieur, les gens criait sauvé nous sauvé nous. Le gérant du bar a tenté en vain d’ouvrir la porte mais. La flamme étant ardente, celui-ci n’a pas pu supporter la chaleur.  Ce sont les sapeurs-pompiers arrivés rapidement qui ont éteint le feu qui a brûlé pendant 15 minutes environs ».

Selon cette dernière qui affirme avoir vécu la scène de plus près, il était incapable de se rapprocher du snack bar ou su casino car, la chaleur que le feu dégageait était insupportable.

D’après les dernières nouvelles, des jeunes fouillant dans les décombres ont été arrêtés samedi dernier et  sont gardés au commissariat du 7ème arrondissement. Les familles des victimes sont abandonnés à eux-mêmes  et  le propriétaire du casino la flotte  un certain Anatole Wabo serait porté disparu. Toutes les  procedures intentées pour le joindre se sont révélées infructueuses.

  

Hervé Villard Njiélé

 

Liste des victimes

 -Simum Apollinaire

-Bikim Elie

-Mandeng Désiré

-Bassma Emmanuel

-Tchogoué Anne.

-Un dernier non identifié.

 

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