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Le blog de Hervé Villard Njiélé

cuture

Reconnaissance; Le cardinal Christian Tumi honoré

21 Avril 2021, 19:47pm

Publié par Hervé Villard

Reconnaissance; Le cardinal Christian Tumi honoré

Le prélat a été fait commandeur de l’ordre de la valeur à titre posthume. Sa médaille lui a été décernée par Dr Dion Ngute, le Premier Ministre qui représentait le représentant personnel du président de la république.

Reconnaissance; Le cardinal Christian Tumi honoré

Le cardinal Christian Tumi, l'unique que le Cameroun a connu depuis l’existence de l’église catholique a été inhumé ce mardi 20 avril 2021 à la cathédrale Saint Pierre et Paul de Bonadibong à Douala. Celui qui a accompli de manière «élogieuse» sa mission sacerdotale et sociale pendant son séjour terrestre a été porté en terre par les membres du clergé catholique d’Afrique et du monde. Au rang desquels le nonce apostolique du Cameroun et de la Guinée équatoriale, le cardinal de Kinshasa, les archevêques, les évêques du Cameroun et d’ailleurs, des prêtres et plein d'autres membres.

 Bien avant son inhumation, celui qui a été présenté dans les différents témoignages comme un «exemple de citoyen et de berger à suivre», a été honoré par le Cameroun son pays d’origine qu’il a aimé de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée. Il a été élevé au rang de commandant de l’ordre de la valeur à titre posthume. La médaille a été déposée sur son cercueil par Dr Dion Ngute le Premier ministre qui représentait le Chef de l’Etat Paul Biya à ces obsèques  officielles. Celui-ci s’est au préalable prosterné devant la dépouille de celui qui a milité en vain pour la résolution de la crise anglophone, avant de déposer ladite médaille. «En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous fais commandeur de l’ordre de la valeur à titre posthume», a déclaré officiellement le Premier ministre. Selon des informations, la médaille qui reconnaît les loyaux services rendus à la nation symbolise en fait une marque de reconnaissance de la part du gouvernement camerounais.

 Un gouvernement qui curieusement n’a pas toujours  partagé les points de vue du prélat de son vivant. Souvent taxé d’opposant à cause de ses prises de positions dans la gestion des affaires de la cité, le cardinal Christian Tumi qui envisageait l’organisation de la Conférence générale anglophone pour résoudre la crise au tout début n’avait pas reçu l’appui du gouvernement. Il avait été presqu’esseulé dans ce combat qui a pris des proportions démesurées aujourd’hui. Bien qu’honoré aujourd’hui, beaucoup  pense que c’est une forme d’hypocrisie gouvernementale qui a été faite. Avec ce geste. «Vous l’avez taxé d’opposant hier, il était l’ennemi du gouvernement de son vivant. Les proches du pouvoir avaient même dit qu’il voulait être président de la république. Tout cela parce qu’il dénonçait ce qui ne marchait pas. Aujourd’hui il meurt on vient lui donner la médaille. C’est la médaille de quoi?», se sont interrogés quelques curieux pendant cette cérémonie. Bien avant, le cardinal Christian  Tumi a eu droit aux hommages militaires.

 Né vers  1930, le cardinal Christian Tumi meurt à l’âge de 91 ans. Le prélat moteur du développement et de l’expansion de l'Église catholique au Cameroun s’en va avec le sentiment d’avoir rempli sa mission sur terre.

Hervé Villard Njiele

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Kella Gamo épouse Seudieu Sidonie; «La Covid 19 a perturbé  le secteur»

21 Avril 2021, 19:28pm

Publié par Hervé Villard

Kella Gamo épouse Seudieu Sidonie; «La Covid 19 a perturbé  le secteur»

 

Kella Gamo épouse Seudieu Sidonie

«La Covid 19 a perturbé  le secteur»

Président directeur général de l’institut supérieur de gestion et de l’hôtellerie KGS de Douala Kella Gamo épouse Seudieu Sidonie  parle des soutenances de fin de formation en hôtellerie dans son établissement. Elle évoque au passage la qualité  des travaux et invite  les étudiants à plus de concentration pendant leurs  différents travaux et  les effets de covid 19 sur  le  secteur de l'hôtellerie 

Kella Gamo épouse Seudieu Sidonie; «La Covid 19 a perturbé  le secteur»

La production et la soutenance des rapports de fin de stage dans votre établissement, vient de s‘achever. Que  pensez-vous de l’ensemble des travaux ?

 Mes impressions sont bonnes parce que nous sommes déjà à la fin de formation de la deuxième promotion de suites. Nous  sommes ravis pour cette 2éme promotion malgré la Covid que nous puissions terminer les soutenances dans de  bonnes impressions. Les étudiants ont été braves. Les mentions vont d’excellent a bien. Cela suppose que le corps  enseignant que je dirige a bien rempli sa mission, le corps  administratifs

 Est ce que ces étudiants finissant peuvent directement  intégrer le marché de l’emploi?

 Bien évidemment ce sont des produits prêts à l’emploi. D’ailleurs lors de leur stage, 90% de ces étudiants ont été retenus par les hôtels trois et quatre étoiles et les restaurants  trois fourchettes. C’est une satisfaction totale. L’année dernière ce n’était pas évident, tous ont eu leur stage et malgré le covid ils ont  reçu une bonne formation. Nous avons eu trois majors cette année et nous espérons qu’avec ces derniers cours qu’ils  reçoivent avant l’examen national, qu’on en aura un peu plus cette fois-ci.

Quel est la plus value de la formation dans votre institut?

La plus value au sein de notre institut s’étend au moins sur cinq volets. Le nous  mettons un accent sur l’hygiène. Ici nos étudiants sont formés dans le strict respect des critères internationaux d'hygiène. Nos étudiants répondent aux critères internationaux en  matière d’hygiène dans le secteur de la concurrence. Aujourd’hui il y a des promoteurs  qui peuvent avoir des représentations ailleurs, cela repose sur l’hygiène. La qualité de la formation aussi et un autre volet. Ils ont de bons formateurs, les formateurs sont en majorité des conseillers dans de grands hôtels et restaurants. Ils sont la possibilité de faire à la fois la théorie et la pratique.

Le cadre de la formation  est un autre élément majeur. Nos salles de banquets sont équipées pour la cuisine, les salles de cours ils ont les travaux pratiques tous les mois pour appliquer ce qu'ils apprennent en théorie. Il y a aussi le volet présentation, ils ont la possibilité  d’avoir trois tenues. Le dernier point concerne l’aspect pédagogique. Nous avons des enseignants de haut volt et qui dispensent  les  cours dans un environnement propices qui permet aux étudiants d’être épanouies

Interview réalisée par Hervé Villard Njiele

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Hôtellerie; De nouveaux professionnels bientôt sur le marché

19 Avril 2021, 17:10pm

Publié par Hervé Villard

Hôtellerie; De nouveaux professionnels bientôt sur le marché

Ces derniers ont soutenu leur mémoire de fin de stage le 13 avril 2021 dernier à l’institut supérieur de gestion et de l’hôtellerie Kgs de Douala. C’était en présence d’un jury de professionnels du secteur et de nombreux parents.

 

«J’ai soutenu en management et technique d'hébergement qui est ma spécialité. Ça s'est très bien passé, je suis fier de ce que j’ai fait. Le Jury aussi était content de mon travail. Et je peux vous dire que c’est le résultat de plusieurs mois de travail acharné et d’abnégation», Pire Owen, étudiant à l’Institut supérieur de gestion d’Hôtellerie Kgs est tout heureux. Après sa soutenance, il est tout excité et rêve déjà d’une brillante carrière dans son secteur de l’hôtellerie. Après avoir obtenu la mention très bien lors de la soutenance de son rapport de stage, celui-ci n’attend plus que les résultats de Bts en hôtellerie pour faire ses preuves. «Les soutenances dans l’ensemble se sont bien passé et moi et mes camarades de classe n’attendons plus que les examens pour montrer de quoi on est capable», poursuit-il avec sérénité». Avant d’ajouter qu’il est prêt à l’emploi.

Tout prêt de lui Meujichin Batoumen Christelle Olivia continue de faire la séance de photo avec les membres de sa famille pour immortaliser cet instant. Après avoir soutenu avec succès son rapport de stage, cette dernière est émue et félicite ses enseignants sur la qualité de formation reçue. Elle espère surtout décrocher rapidement un travail, son diplôme en main. «Ma formation s’est bien déroulée ici. Le cadre de la formation et les équipements m’ont permis de mieux assimiler mes leçons. Pendant mon stage c’était plus  facile de m’adapter parce que les outils étaient presque les mêmes. On nous a bien formés dans l’ensemble », déclare celle qui est en train d’achever sa formation en Gestion et management hôtelier.

Comme Piri Owen et Meujichin Batoumen Christelle  Olivia continue, c’est environ trente étudiants de l'Institut supérieur de gestion et de l’hôtellerie Kgs de Douala qui toquent déjà les portes de l’emploi. Après deux années de formation sanctionnées par l’obtention d’excellente formation, ils aspirent retrouver les entreprises pour montrer leur savoir-faire. « On ne finit pas une formation à l’institut supérieur de gestion et de l’hôtellerie Kgs de Douala pour aller dormir. C’est pour faire quelque chose. Vous n’allez pas chômer. Si les hôtels ne vous recrutent pas ils ont tous les  outils pour être indépendant et monter leurs propres affaires. D’ailleurs avant la fin de l’année comme c’est souvent le cas, certains seront déjà partis. Plusieurs d’entre eux après les stages ont marqué positivement les esprits. D’ici la fin d’année académique ils seront recrutés. Nous formons des hommes et non des diplômés»’ a précisé  Sidonie Kella Gamo, épouse Seudieu, Pdg de cette institution.

 J’ai envoyé mon fils se former ici, j'ai entendu parler de cette école et je me suis dit j’essaie. J’avais une inquiétude parce qu’il y a une formation bilingue. Mais, dès que j’ai assisté à la soutenance, j'ai apprécié son travail. J’ai été très émue. Je remercie mon fils et cet institut de formation. Je suis heureuse pour elle.», affirme dame Nkong Grace, parent.

Hôtellerie; De nouveaux professionnels bientôt sur le marché

 

Opportunités

En effet, les professionnels du secteur de l’hôtellerie qui viennent d’achever leur formation ont plus de chance de trouver de l’emploi. Car, avec le boom du secteur hôtelier que l’on observe dans les villes devant abriter les poules du championnat d’Afrique des nations qui se joue au Cameroun en janvier prochain, la demande d’emploi dans ce secteur d’activité sera abondante. Reconnu mondialement pour son hospitalité, le pays des Lions indomptables qui doit réserver aux 24 équipes qualifiées et leurs supporteurs un accueil chaleureux doublé a déjà  demandé aux hôtels sélectionnés, d’améliorer le site, de recycler des personnels et de recruter de nouveaux personnels.

Hervé Villard Njiele

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Jacques Elimbi président Efbc; «L’esprit de Patricia Berthelot a effectivement régné sur ce tournoi».

14 Avril 2021, 21:22pm

Publié par Hervé Villard

Président de l’Ecole de football des brasseries du Cameroun, Jacques Elimbi se prononce sur la première édition de l’Easter cup Patricia  Berthelot qui vient de s’achever avec la victoire éclatante de l’école de football des brasseries du Cameroun sur Coton Sport junior en finale (4-1). Présent à cette finale très courue, celui qui préside aux destinées de cette école de football revient sur ce tournoi. Après un bilan sur le plan organisationnel et des félicitations aux équipes participantes, il revient sur la nécessité d'extérioriser cette compétition qui fait la promotion du  football jeune au Cameroun.

 

   Jacques Elimbi président Efbc; «L’esprit de Patricia Berthelot a effectivement régné sur ce tournoi».

 

 

 

 

La première édition de l’Easter cup Patricia Berthelot vient de s’achever avec le succès  de l’école de football des brasseries du Cameroun sur Coton junior. On imagine la joie du responsable que vous êtes?

 

Beaucoup de joie. Parce que ce tournoi a pu se tenir dans un contexte sanitaire complexe que tout le monde connaît. A un moment donné nous avons hésité. On a cru qu’on n’allait pas réussir à l’organiser. Mais heureusement. La  première satisfaction, c’est pour le fait que le tournoi se soit tenu. Et que cette première édition ait eu le succès apprécié de tous malgré la pandémie. Naturellement, avec le succès réalisé par l’Ecole de football des brasseries du Cameroun (Efbc) à la finale et de manière éclatante sur un nouveau site, on pense que l’esprit de Patricia Berthelot qui est née un 7 avril autour d’une pâques a effectivement régné sur ce tournoi.

 

Comme par coïncidence ou fait de hasard, le meilleur buteur de ce tournoi pour l'École de football des brasseries du Cameroun durant cette finale portait le numéro 7 .Et c’est lui qui a d’ailleurs été désigné comme le meilleur joueur du tournoi. Vous voyez donc qu’il y a comme le signe du destin autour de ce tournoi, autour de cette grande dame de regrettée mémoire, qui parraine cet évènement depuis le ciel ou nous l’espérons prêt du seigneur.

 

Il faut reconnaître que la compétition dans l’ensemble avait un niveau technique un peu plus relevé que les autres?

 

Effectivement, tout est à l’honneur du Cameroun reconnu comme un grand pays de football. Nous avons de nombreux talents qui sont en train de partir. Le championnat a repris après de nombreux litiges. Nous sortons d’un championnat d’Afrique des nations très populaire et d’un niveau très relevé au Cameroun. C’est certainement une vague extrêmement positive de notre football. Comme ce sont les jeunes qui y contribuent, on ne peut que se réjouir du niveau technique du jeu observé durant ce tournoi. Vous savez les jeunes c’est l’avenir du football.

 

Après l’édition 2020 manquée à cause de la Covid 19 vous attendiez-vous à un tel succès sur le plan organisationnel?

 

Le succès de l’organisation de cette compétition ne nous surprend pas. Vous savez vous même que la Eater cup c’est une petite compétition. Au niveau du Cameroun, la société anonyme des brasseries du Cameroun est une machine en matière d’organisation des évènements. Mais, vous pouvez bien organiser et les autres n’adhèrent pas. Nous remercions et félicitons l’engagement et la participation des autres équipes. Sans eux, on ne pouvait rien faire. Nous remercions la participation des joueurs des autres académies de football, des médias autour de ce tournoi. Il faut féliciter les encadreurs qui ont abattu un travail de titan. Réussir à maintenir les enfants pendant cinq jours de dure compétition, ce n’est pas facile. Ça veut dire que dans l’ensemble ces techniciens sont des meilleurs dans leur domaine.

 

La finale de ce tournoi s’est tenue pour la première fois hors des installations de l’Ecole de football des brasseries du Cameroun. Est-ce qu’on peut rêver d’une délocalisation totale de ce tournoi l’année prochaine?

 

C’est ce que nous avions envisagé .Et nous pensons que ce tournoi aujourd’hui, au vu de sa cote de popularité, mérite de se dérouler sur ce type d’infrastructure. Le Cameroun aujourd’hui a la chance d’avoir des infrastructures de qualité, ou, des gens peuvent regarder un match de plus de quatre-vingt-dix minutes dans de très bonnes conditions. C’est notre souhait. Le ministère des Sports et de l’éducation physique nous a fait l’honneur cette fois-ci en nous accordant le stade annexe omnisports de Bépanda. On espère qu’il le fera la prochaine fois sur une longue durée.

 

Après le trophée gagné à Limbe vous venez de gagner un nouveau trophée à Douala. Il faut dire que c’est une bonne année pour vous ?

 

Vraiment ce ne sont que des choses heureuses. Laissez-moi vous dire que c’est le fruit d’un travail acharné, permanent. Faire du sport et étudier comme ces garçons le font, c’est vraiment difficile vous voyez comment  ils le font avec sérieux. Il y a un énorme travail à la base. Après une période d’interruption à cause de Covid19, ces gamins ont retrouvé la sensation de jouer ensemble. C'est bénéfique pour eux. Mais, il y a un gros travail derrière.

 

Interview réalise par Hervé Villard Njiele

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Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

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Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

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Orange Comedy club GohoOrange Comedy club: Mamane et Tigbeu régalent Douala

19 Février 2019, 21:07pm

Publié par Hervé Villard

 

Yvette a les mains aux hanches. Elle a les yeux larmoyants mais continue de rire. Depuis son entrée dans la salle de spectacle de Canal Olympia où se déroulais la 2ème édition d’Orange Comedy Show, celle qui assiste pour la première fois à cet évènement culturel qui met ensemble et sur la même scène, les meilleurs humoristes africains de l’heure, n’a cessé de se marrer. Car, la prestation des humoristes qui se succédaient sur la scène de cette salle de spectacle ne laissait personne indifférent.
Tout à coté d'elle, Herman est presque dans la même situation. Celui qui a emmené toute sa famille pour vivre ce moment important de détente ne se contient plus. Affalé dans son siège, il nettoie sans cesse ses yeux larmoyants à  l’aide d’un mouchoir. Très ému, il contient à peine sa joie devant sa femme et ses enfants eux aussi joyeux. Puisque tombés sur le charme des humoristes invités pour la circonstance.
 Comme Yvette et la famille d’Herman, c’est l’ensemble des personnes présentes à Canal-Olympia vendredi dernier qui ont été satisfait duspectacle donné par l’ensemble des humoristes invités à la 2ème édition du Live Comedy show organisé par Orange Cameroun via le concept «More2lap».
A l’occasion de la 2ème édition de cette concept, les responsables de cette compagnie de téléphonie mobile, on invité des meilleures humoristes africains de l’heure pour chatouiller ses abonnés et tous les camerounais fans de l’humour. Parmi ces stars de l’humour de l’heure, on pouvait retrouver moustik le charismatik, Pastor, le Nigérien Mamane, le plus court des humoristes célèbres d’Afrique Gohou Michel, et Tigbeu cravate de la république très démocratique du Gondwana pour ne citer que ceux.
Après les prestations très bien appréciées du public venu nombreux et casé à la fois à l’intérieur comme dans la cour du Canal-Olympia où des écrans géants étaient aménagés, Gohou Michel, Mamane et Tigbeu cravate qui faisaient office de Guest stars de l’évènement, ont assuré.
Prestant au Cameroun pour la première fois, ces derniers très célèbres ont confirmé tout le bien qu’on pensait d’eux. Avec les histoires de la célèbre république très très démocratique du Gondwana, Mamane le premier de la bande à prester a égayé le public. Surfant sur la démocratie au Cameroun les maux de société comme le délestage, celui qui a trouvé une similitude entre les problèmes sociaux en Afrique à sensibilisé les gouvernements sur des mesures à faire. D’un ton ironique, il a évoqué ces problèmes choquants sans choquer. A sa suite, Tigbeu cravate, Gohou Michel qui l’ont remplacé sur scène ont fait la pareille. Pour le plaisir d’un public heureux. «Ça fait longtemps que je ne me suis pas autant amusé j’ai passé une très belle soirée», a lâché Christian émerveillé à la sortie du spectacle.
 
Hervé Villard Njiélé

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Concert: L’artiste Dadju fait un tabac à Douala

3 Janvier 2019, 22:18pm

Publié par Hervé Villard

Invité par Orange Cameroun, le rappeur français qui a fait le plein de l’esplanade de Canal Olympia a permis aux populations de la ville de Douala de passer une fête de fin d’année mémorable.
Dadju en  plein spectacle

Dadju en plein spectacle

 

 

L’esplanade de la salle de cinéma du groupe Bolloré grouillait de monde. Ce samedi 29 décembre 2018 aux environs de 20h, il était presque ‘impossible de se mouvoir. Pour partir d’un bout à l’autre, l’équation était prequ’impossible à résoudre. Il fallait se faufiler entre les milliers de personnes présentes dans cette grande cour, ou bousculer une grande partie d’entre eux pour passer. Car, ces derniers sont venus nombreux à ce concert de fin d’année organisé par Orange Cameroun.
En effet, pour permettre à ses abonnés et aux habitants de la ville de Douala de passer des fêtes de fins d’année inoubliables, Orange Cameroun à travers le programme «The show by Orange» a invité l’artiste français Dadju à un concert à Canal Olympia le 29 décembre 2018 dernier. Et pour ne pas rater une seule seconde de la prestation de ce rappeur français d’origine congolaise qui a fait carton plein à Yaoundé lors de son premier concert le 28 juillet 2018, les fans sont venus tôt.
Des 17h, les milliers de fans de cet artiste qui a côtoyé le groupe Sexion d’Assaut étaient déjà présents. En compagnie de leurs enfants, les parents aussi n’étaient pas en reste. Tous attendaient patiemment ce jeune rappeur donc la musique a déjà conquis le cœur des Camerounais.
Le show
Après une première partie savamment assurée par les rappeurs locaux tels Malhox le  viber, Locko, Min’s, Daphné, Blanche Bailly, la 2ème partie animée par Dadju a été plus qu’émouvante. A coté de son entrée tonitruante qui a arrachée des cris de joie dans la marrée humaine présente, sa prestation est venue tout comblée. Le public était heureux. Reprenant par cœur tous les titres de l’artiste, ces derniers chantaient et dansaient avec  lui. A chaque nouveau titre, la symbiose était parfaite.
 Avec ses choristes de fortune de la ville de Douala, Dadju a repris les titres «Django» «Jaloux», «aime moi demain», «Mr Franglish», «Reine». Il a rendu hommage à Bob Marley «Bob Marley».
Chantant et dansant avec eux au  courant d’une soirée de rêve, le rappeur a eu de la peine de se séparer de ses fans estimés à plus de 5000. C’est avec  beaucoup de regret qu’il a quitté la scène aux environs de minuit. Non sans promettre de revenir. «Public de Douala, vous êtes adorables. Je vous aime», a lancé le rappeur satisfait de l’accueil et surtout de la communion avec le public.
Bien avant cette prestation qui est restée dans les anales, Dadju en journée, avait rendu visite aux orphelins de l’orphelinat Mains dans la main à Bonamoussadi. Il s’est entretenu avec eux et à promis de souvent venir les voir.
Hervé Villard Njiélé.

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Destruction du Monument Um Nyobe: Les camerounais s'indignent

28 Mai 2018, 10:53am

Publié par Hervé Villard

Seigneur pardonne leur ignorance

Seigneur pardonne leur ignorance

 Ils sont  nombreux  des Camerounais qui  ont  commenté  la  destruction de la stèle  devant supporté  le monument Um Nyobe  au carrefour dit Mobil Njoh-Njoh à Bonapriso. Pendant que  certaines  personnes  cherchent encore à  comprendre le  fondement de l'action du  canton  Bell,  considérée comme barbare,  raciste et indigne , d'autres camerounais très courroucés le  condamnent avec  la  dernière énergie.
Hervé Emmanuel Nkom
«La profanation mémoriel de la statut de Ruben est  inacceptable»
 
La profanation mémorielle de la statut de Ruben Um Nyobè est totalement inacceptable : c’est la défaite de l'intelligence, de la sagesse et de la mémoire. Halogènes hier, autochtones aujourd'hui.
La mémoire courte d'un groupe hystérique. Où sont les Kum-A-Ndoumbé, les Beyoum ba Bato. Rien ne peut justifier le crime d'hier. J'ai honte pour Ma ville chérie, il n'y a pas, et il n'y aura pas de guerre bassa/duala. Les auteurs ont des visages et des noms seuls les montagnes ne se croisent. Il y'aura en plus de statut de Ruben, celle d'Ernest Ouandjié a Dla. La bêtise n'arrête jamais la marche irréversible de l'Histoire !!!
Professeur Eric Owona  Nguini
«Cette attitude exprime l’ensemble national Camerounais»
Elle est disproportionnée mais explicable. L'attitude des Chefs et Notables du Canton Bele-Bele au sujet du Projet de Monument de Ruben Um Nyobe Nsounga est Critiquable, car Celui-ci quoiqu'on en pense tout comme Rudolf Duala Manga Bell, est un Héros National. Il n'y a pas de Compétition Obligée entre les Héros Nationaux. Chaque Héros National est comme Chaque Citoyen de Base issu d'un Foyer Ethnique et Régional. Pour autant, Chaque Héros National déborde largement les Frontières de son Foyer National. C’est pourquoi on ne saurait seulement lui rendre Hommage dans son Terroir. Un N'sa'a même non Issu des Clans Basa'a de Dihala/Lihala(Duala) ne peut être Étranger à Dihala,car avec les Mpo'o ,ils sont les Maîtres du Sol. Les Ewale et autres Bo'Mbedi sont les Alliés des Bassa et Mpo'o à travers le Pacte Civilisateur du Masoso Ma Nyambe. Cela dit, si la Respectable Personnalité qu'est le Délégué auprès de la Communaute Urbaine de Douala qu'est le Dr Fritz Ntone Ntone a eu une Heureuse Initiative avec ce Projet de Monument dédié au Mpodol,il aurait pu mieux se concerter avec les Chefs et Notables Belè- Belè sur l'emplacement de ce Monument. Ne dramatisons pas autour de cette Affaire. Que l'auguste Assemblée qu'est le Ngondo soit un Cadre de Résolution de ce Differend. Que le Délégué et les Autorités Coutumières Sawa y mettent du leur. Qu’enfin, la République du Cameroun articule mieux son lien avec les terroirs pour ce qui a trait à la Politique des Monuments.

 

Kheops Ndoumbe Kum (fils aîné du Prince Kum A Ndoumbe III)
« Je n'ai jamais ressenti autant de honte»

 

Je pense ne pas me tromper en disant que dans mon âge adulte quant aux agissements de ma famille Douala. Je ne sais où me mettre!
Mon frère dis-moi que tu ne sais pas que les Duala et les Bonambedi par extension viennent du Congo et qu'ils TROUVENT LES BASAA et les BAKOKO sur place??? Dis moi que tu ne savais pas ça!
Sais-tu que nous venons de briser de manière grave l'alliance des "Masoso Ma Nyambé" que nous avons conclues avec les Basaa et les Bakoko dans les temps anciens??? Je pense que tu ne le savais pas ou que tu as oublié. Ensuite qu'avons-nous fait de concret pour que les statues de Leclerc en plein poste de Bonanjo et le soldat inconnue en pleine place du gouvernement soient descendues pour que le King Douala Manga y soit érigé? Le résultat est NUL. Voilà la pagode de Manga Bell qui est devenue un lieu d'amusement, de débauche, homosexualité et autre. Depuis on fait qoi? ESSAMA est Duala ou basaa? Ce n'est pas lui le nouveau héros?
Quand il y a quelques mois au même endroit la blanche là avait fait mettre sa statue est ce que c le Canton Bell qui es sorti ou c'était encore Essama qui n'est ni Duala ni Basaa? Maintenant qu'on veut ériger le père de l'indépendance de ce pays qui s'est battu pour tout le Cameroun en monument, on sort de faux muscles!
C'est honteux, triste et pathétique. J'ai honte et tu devrais te sentir pareil!

Yves MINTOOGUE

«Considéré Um Nyobe au Cameroun, comme le héros d'un groupe ethnique relève de la névrose»

Ruben Um Nyobè est le premier Camerounais dont la production intellectuelle et la pratique politique ont consisté à donner un socle culturel, symbolique, éthique et politique commun à l'espace qu'on nomme le "Kamerun"/"Cameroon"/"Cameroun". C'est le premier dont la réflexion s'est efforcée de faire en sorte que le mot "Cameroun" ne renvoie plus seulement un espace géographique mais aussi et surtout à une somme d'idées et de valeurs que les populations qui vivent dans cet espace auraient en commun et qui leur serviraient de repères. Um a pensé le Cameroun comme un projet de civilisation, pour le dire en un mot. Cela au moment même où le pouvoir colonial travaillait (avec tous ses moyens de propagande) à mettre dans la tête des "indigènes" que le Cameroun n'était rien d'autre qu'une juxtaposition d’ethnies et de "races" incapables de vivre ensemble sans la médiation d'un tiers "salvateur" qui ne pouvait être d'ailleurs que le pouvoir colonial lui-même.

La pratique et la pensée politiques de Um pourraient se résumer à ça: établir les bases mémorielles, culturelles, symboliques, éthiques et politiques susceptibles de servir de fondement à un projet de civilisation que les Camerounais travailleraient à réaliser eux-mêmes et pour leur propre compte. Ses écrits en témoignent. Même après lui, je ne vois pas un autre homme politique camerounais qui se soit essayé à un tel exercice. Il n'y a même pas beaucoup d'intellectuels qui se soient lancés dans une telle voie. Il n'y a pas beaucoup de pays africains qui peuvent se vanter d'avoir bénéficié hier (et aujourd'hui encore) d'un tel travail critique et prospectif auquel ils pourraient se référer pour se construire et se donner une identité politique et culturelle cohérente.

Que des gens considèrent un tel homme, dans son propre pays, comme le héros d'un groupe ethnique relève de la névrose. Que 60 ans après sa mort, des gens se lèvent à Douala, dans la ville où l'UPC est née, pour s'opposer à la construction d'un monument à sa mémoire, parce qu'il ne serait pas un "fils du village", ça ressemble à ce qu'on appelle en bassa "bissimba". Les "Bissimba", ce sont des phénomènes étranges et insolites dont on dit qu'ils commencent généralement à se produire lorsqu'un grand malheur va arriver dans une communauté. Ce sont des présages funestes ; les signes annonciateurs d'un désastre.

Dieu veuille qu'il n'en soit pas ainsi et qu'au final, ce soit simplement une affaire d'indigènes qui ont voulu empêcher l'érection d'un monument de pierres, en se perchant sur un monument d'idiotie !

 
 
Rassemblés par  Hervé Villard Njiélé
 

 

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Monument Um Nyobe:Les chefs du canton Bell vandalisent le site

28 Mai 2018, 09:29am

Publié par Hervé Villard

Par ce fait, ils disent exprimer leurs mécontentements à la Communauté urbaine de Douala qui a décidé d’ériger à l’intersection des quartiers Bali et Bonapriso la stèle du nationaliste Um Nyobe d’origine Bassa sans les contacter.
La nouvelle a fait le tour du monde ce samedi 26 mai 2018. Dans la rue comme dans les taxis, c’était le principal sujet de conversation. Sur la toile alors, l’évènement a pris une autre tournure. Puisqu’il est devenu le sujet le plus commenté par les  internautes qui n’en revenaient pas. 
Au  départ beaucoup  pensaient  que c’est un «fake news» spécialement conçu pour ternir l’image du noble Canton Bell. C’est à la vue de la vidéo qu’Essama Andre Blaise l’activiste qui a mené seul et gagné la bataille de la construction de  cette  stèle que  beaucoup ont cru à ce qui s’est passé.

 

 En effet dans la journée du samedi 26 mai 2018, les chefs du Canton Bell qu’accompagnaient des hommes et des femmes de ce canton se sont mobilisés à la rue Njoh-Njoh et plus précisément au Carrefour Mobil Njo-Njoh
Alors que certains croyaient à une procession comme cela est souvent coutume dans ce canton pendant des célébrations, ces derniers armés de pioches de massettes de pelles et de gourdins se sont plus tôt dirigés au lieu de la construction de la stèle en hommage au nationaliste Um Nyobe secrétaire permanent de l’Upc de regrettée mémoire et héros national.

 

En lieu et place d’une cérémonie de bénédiction qu’attendaient les riverains curieux, ces derniers vont plutôt détruire la barrière construite autour de la stèle devant accueillir le monument. Comme des chiens enragés qui s’attaquent à un ennemi, ils vont saccager entièrement la barrière protectrice érigée. Tous ceci sous le regard admiratif de Sa majesté Jean Yves Eboumbou Manga le chef du canton Bell, principal commanditaire de cette opération de destruction d’un bien national. La police souvent prompte à intervenir quand des actes de vandalisme sont perpétrés dans la ville ne se signalera pas.
Après ce forfait, ils vont
tranquillement rentrés chacun dans son  domicile sourire aux lèvres avec le sentiment du devoir accompli.
 Selon des informations, après la démolition de la barrière, les chefs traditionnels du canton Bell ont, en outre, fait des rites sur la fondation pour conjurer le mauvais sort sur celui qui poursuivrait les travaux d’érection de la stèle en ces lieux. Le chef supérieur du canton Bell,. Ceux-ci ont d’ailleurs entonné des chansons pendant l’exécution des rites.
 Pour justifier cette action qui ressemble à un acte de défiance de l’Etat puisque la construction de ce monument fait partie d’une œuvre d’envergure nationale qui fait l’objet d’un appel d’offre  public , Sa Majesté Pierre Nteppe Mahove, chef traditionnel du village Bonapriso a déclaré dans les colonnes du site internet www.JournalduCameroun qu’ils n’ont pas été consultés avant la construction du monument. « Il s’agit quand même d’un signe fort. Eriger un monument d’une telle envergure dans un village comme le nôtre, qu’on nous surprenne comme tout le monde, ne nous parait pas correct. Raison pour laquelle nous avons voulu qu’il soit clair que cette façon de faire n’est pas du tout appréciée par nous. Notre manifestation montre que nous ne voulons pas avoir ce monument. C’est un droit », a-t-il indiqué.
Les travaux d’aménagement du monument Um Nyobe ont été engagés il y a environ un mois, après plusieurs manifestations de l’activiste André Blaise Essama, réclamant des stèles en l’honneur des martyrs de la lutte des indépendances à travers le pays. Le jeune homme qui s’est attaqué plusieurs fois au monument du général Leclerc à Bonanjo a d’ailleurs séjourné deux fois en prison pour cette cause.
Les travaux de construction du monument sont conduits par l’entreprise Ets Market House Plus. La Communauté urbaine de Douala (Cud) est le maître d’ouvrage et en assure le financement. Le délai d’exécution des travaux est fixé à cinq mois. Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la Cud, ne s’est pas encore prononcé sur la démarche à suivre après la manifestation des chefs traditionnels du canton Bell.
 
Hervé Villard Njiélé

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