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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Culture-Exposition:Mujart Gallery marque sa rentrée culturelle.

28 Octobre 2010, 22:55pm

Publié par hervy

 

 

A travers un vernissage  débuté le 27 octobre 2010 et qui s’achève le  8 novembre prochain, Mujart Gallery  a exposé des tableaux de divers ordre.

 

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Vingt deux. C’est le nombre de tableaux exposés par Mujart Gallery  mercredi 27 octobre 2010, lors du vernissage qui a débuté dans cette galerie située à Bonanjo. Tous de thèmes et de design différents, ces tableaux ont été peints par des plasticiens dont la dextérité et la qualité professionnelle  ne sont pas ignorées par les passionnés de cet art. Francis Bundin (Bundin), Ngambi Elie Walter (New), Pierre Cheuping Njoya (Cheuping), Samuel Dipoko (Py Dipoko), André Kanga Nyam (Kamga Viking) pour ne pas les citer, sont les auteurs des tableaux exposés dans ladite galerie.  Leur beauté et surtout leur originalité  incitent  les visiteurs curieux  à découvrir et à apprécier l’ensemble de l’exposition.

Faits sur toile  pour les uns et à base des matériaux de récupération pour les autres, la multitude des tableaux traduisent  des messages différents. Si les uns parlent de l’environnement,  de sa protection et de son importance dans la vie des hommes, les autres interrogent  l’avenir de celui-ci de même que son rôle et sa présence dans l’univers. Une troisième catégorie, exalte plutôt la beauté de la femme et invite cette dernière à faire œuvre utile de cette qualité. Pour  Ngambi Elie Walter plus connu sous son nom d’artiste «New », et donc les tableaux interrogent d’avantage le rôle de l’homme dans la nature, «C’est un moyen de contribuer à l’amélioration de la condition de vie des hommes et d’avantage nous inviter à influencer positivement notre environnement par nos multiples actions.» Affirme-t-il.

Au sujet de la diversité des messages et des tableaux Frédéric Fongang, le directeur de la galerie explique: «Notre galerie tient à promouvoir la diversité culturelle et artistique du Cameroun. C’est ce qui explique  la diversité des tableaux des messages et des matières de production.» Roberty Bendegue le délégué régional de la culture présent à cette rentrée culturelle et artistique, a apprécié l’initiative. «Je suis venu les encourager parce qu’ils travaillent bien. Je leur demande de ne pas se décourager. Car, comme je l’ai toujours dit, il suffit d’un seul déclic pour que leur vie change » 

Profitant de cette ouverture, le délégué de la culture s’est entretenu avec les différents plasticiens présents sur l’avenir de l’art au Cameroun. A la fin de cette discussion conviviale, il est ressorti que le marché de l’art est inexistant au Cameroun et que  la peinture jusqu’à lors demeure le parent pauvre de cette activité qui peine à prendre de l’envol au Cameroun. Toute chose qui explique l’état de pauvreté dans lequel se trouve les plasticiens, qui sont obligés pour survivre, de brader leurs œuvres pour quelques francs Cfa. Certains du fait le gouvernement aura fort à faire pour développer cette activité, il a demandé au artistes présent de s’organiser pour faire eux-mêmes la promotion de leur œuvre. A coté des tableaux exposés, se trouvaient aussi des produits dérivés tels que les tee-shirts, les cartes  de vœux. Ce vernissage qui marque l’ouverture  des activités à la galerie Mujart, marque pareillement le début d’une année qui s’annonce riche en évènements parmi lesquels; l’exposition du cinquantenaire qui se tiendra en mars prochain.  Cette initiative  comme l’affirme Frédéric Fongang, vise  à promouvoir l’art et à sortir les plasticiens de la misère dans laquelle ils sont plongés.

 

Hervé Villard NJIELE mujart

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Concours Cames: L’université de Douala prépare ses candidats

26 Octobre 2010, 18:30pm

Publié par hervy

 Société –Education

 

Un séminaire de préparation et d’orientation des candidats  que l’université de Douala présentera au concours Cames édition 2011 a débuté le 25 octobre 2010 au sein de cette institution universitaire. universit--douala.jpg

 

  «Je suis très heureux du fait que cette session puisse se tenir  et du fait qu’elle soit  ouverte aux autres candidats de la sous région. Je voudrais souhaiter la bienvenue à tous et vous demander de tirer le maximum de votre séjour ici au Cameroun ». Tels sont les propos  tenus par Bruno Bekolo Egbe, le recteur de l’université de Douala le 25 octobre 2010 dans cette institution universitaire. Ces propos marquaient l’ouverture solennelle du séminaire de préparation des candidats au concours africain et malgache de enseignement supérieur (Cames) qui a eu lieu dans cette université. Pendant cette cérémonie qui a rassemblé les membres d’administration de l’université de Douala parmi lesquels  le recteur de l’université de Douala le vice recteur chargé des affaires académiques, le doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et d’autres responsables pour ne citer que ceux-ci, le recteur a pris la peine de situer le cadre de ce séminaire.  «Nombreux sont les candidats qui arrivent au concours Cames sans être préparés. Ce constat  fait par la plupart du  jury de ce concours d’agrégation nous amène  à prendre des dispositions nécessaires pour encadrer les enseignants. C’est pourquoi Nous avons organisé ce séminaire de formation des formateurs  et je voudrais vous exhorter à  en profiter pour combler vos lacunes et vos manquements.» a affirmé Bruno Bekolo Egbe. Durant  ce séminaire qui vise à réorienter  les sujets  des candidats et à ressortir les forces et les faiblesses de leur thème, les candidats seront face à un jury de sept personnes dont cinq examinateurs et deux rapporteurs. Pour la première session de ce séminaire qui concerne uniquement les candidats au concours  d’agrégation en  science économique et gestion de l’Afrique centrale, près d’une vingtaine de candidats ont été présents. Parmi ceux-ci, se recrutent des enseignant de l’université de Douala, de Yaoundé1, ceux  de l’université de Ngaoundéré  de l’université de Libreville au Gabon et trois  enseignants de l’université Maria Ngouabi de Brazzaville au Congo. Les travaux ont débuté hier après midi par l’enregistrement des candidatures et la répartition des candidats par jury.  Quand aux travaux qui ont déjà débuté, Rufin Willy Mantsie enseignant à l’université  Maria Ngouabi est plutôt optimiste.  «J’ai déjà fait ce concours pour la première fois. J’espère que pour cette seconde fois ça ira pour le mieux » Pendant  cette phase de préparation, Les candidats seront également formés à la rédaction des notes de synthèses.  Pour le bon déroulement des travaux, Bruno Bekolo Egbe a invité les candidats à faire preuve d’humilité pour faciliter la tâche aux examinateurs.  La deuxième session de ce séminaire de formation  des candidats au concours africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames) concernera les candidats  des sciences juridiques.

Hervé Villard NJIELE

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Université de Douala:Deux nouvelles filières professionnelles s’ouvrent à l’Essec.

26 Octobre 2010, 18:22pm

Publié par hervy

 

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Le master en Etudes professionnelles en gestion des petites et moyennes entreprises  et celui  en Etude professionnelle en commerce international et supply-chain management (M.P.C.I) seront opérationnelles à partir du 15 novembre 2010

 

 

 La scolarité  de l’école  supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de l’université de Douala ne désemplit plus depuis la publication du  communiqué qui fait état de la création au sein de cette institution universitaire de deux nouvelles filières professionnelles. Des étudiants  et responsables des entreprises ne cessent de se renseigner à ce sujet. Le master  en étude professionnelle en gestion des petites et moyennes entreprises et celui en étude professionnelle en commerce international et supply-chain management(Mpci) puisqu’il s’agit d’eux seront incontestablement opérationnelles à partir de cette année académique 2010-2011. D’après le communiqué signé du recteur de l’université de Douala Bruno Bekolo Egbe affiché à l’entrée du rectorat et qui approuve l’ouverture des nouvelles filières, le recrutement se  fait sur étude dossier. Et, la date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 30 octobre2010. Pour faire partie des étudiants de ces nouvelles filières, il faut être titulaire d’une licence d’enseignement supérieur, d’un Bachelor  ou d’un diplôme universitaire équivalent. Le candidat doit aussi  justifier d’une expérience professionnelle  passée ou en cours d’au moins deux ans. Le programme de formation est offert exclusivement en cours du soir pendant la semaine et le samedi. Précise le communiqué.   Selon les responsables de l’Essec, la formation se tient sur deux années et le coût de formation est évalué à un million six cent milles francs Cfa. Soit huit cent milles francs Cfa l’an. D’après les responsables  de la scolarité de l’Essec, les deux filières professionnelles ouvertes ont valeur  de Mba (Master and business affairs)  et permettront  aux candidats d’améliorer leur carrière professionnelle, de se perfectionner d’avantage  et d’améliorer leur condition de travail.  Ce sera également l’occasion pour ces étudiants de rivaliser avec leurs camarades formés dans les pays du Nord.  Ces nouvelles filières de formation professionnelles viennent augmenter le nombre de filières de formation déjà existantes au sein de l’Essec et accroitre la capacité de formation de cette école professionnelle créée il y a environ cinquante ans.

Hervé Villard NJIELE (Cp)

 

Focal

Constitution du dossier

-Une demande manuscrite timbrée à 1000fcfa

-une fiche de renseignement à retirer à la direction de l’Essec, à la division de l’animation et des relations socio professionnelle, au service de la scolarité.

-Trois lettres de recommandation dont celle du supérieur hiérarchique, du candidat (formulaire à retirer à l direction de l’Essec)

 -Une autorisation de l’employeur pour les candidats actuellement salariés.

-Une copie certifiée conforme de l’acte de naissance datant de moins de trois mois.

 -Un certificat médical datant de moins de trois mois délivré par un médecin exerçant dans une formation sanitaire agrée par l’Etat.

-Un curriculum Vitae détaillé

-Les copies certifiées conformes des diplômes présentés, vérifiables en cas de besoin.

-Les relevés des notes des diplômes présentés vérifiables en cas de besoin.

-Toutes les lettres de félicitations et d’encouragement professionnel, s’il y a lieu.

-Deux photos d’identité (4X4) du candidat.

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faits divers: Deux hommes se battent pour 50Fcfa

18 Octobre 2010, 23:21pm

Publié par hervy

 

Carrefour Ange Raphael : deux hommes se battent pour 50 francs

 

 Deux portables et de l’argent perdu, chemises et sous vêtement déchirés et des contusions sur le corps, c’est le triste bilan de la rixe qui a opposé un conducteur de moto et un client samedi 16 octobre 2010 au carrefour Ange Raphael. Selon des informations recueillies auprès de ceux qui ont vécu la scène, le conducteur qui a transporté son client de   Zacheman pour le carrefour Ange Raphael lui réclamait en plus de 100Fcfa la somme de 50 Fcfa. Une augmentation que le client n’aurait pas appréciée. «Quand je l’ai transporté au carrefour Zacheman à Ndogbong, il ne m’a pas donné une destination précise. Il m’a tout simplement dit de le laisser  devant.  Et quand on arrive ici (Ange Raphael Ndr), il me donne cent francs. Cette distance ne mérite pas ce montant » fulmine  le conducteur de la moto. Version de fait contestée par son passager qui argue que «lorsqu’il  m’a transporté il ne m’a pas dit ce que je devais payer.  Je suis surpris qu’à destination il   m’exige de payer 150Fcfa. Ce n’est pas normal !»  . Après un échange de mots et d’injures, les deux hommes   se battront à mort. Au cours de la bagarre, ils vont se déchirer les vêtements qu’ils portaient. Selon Kambio, conducteur de moto, des scènes comme celle vécue au Carrefour ange Raphael sont récurrents dans la ville de Douala. «A plusieurs reprises, j’ai été dupé de la même manière. Au départ le client est consentant et à l’arrivée il fait le malin et te donne un montant en deçà de celui pour lequel vous vous êtes convenus. Et comme si cela ne suffisait pas, il t’injurie en plus », affirme –t-il. Argument battu en brèche par un étudiant. Celui-ci, tout comme bien de langues (bonnes ou mauvaises) soutient que «les conducteurs de moto sont malhonnêtes, Ils sont parfois mal élevés et pensent souvent qu’ils sont des super héros. Quand il te transporte le plus souvent, ils t’imposent un prixEt ce qui est curieux c’est qu’ils sont les premiers à occasionner la lutte.»

 

Hervé Villard NJIELE

 

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Cambriolage:Deux présumés bandits lynchés à Makepe Saint Tropez

18 Octobre 2010, 23:19pm

Publié par hervy

 

Ils ont été surpris en flagrant délit de vol par les populations qui les ont aussitôt tabassés à mort. C’était le 12 octobre 2010

 

Deux  présumés bandits lynchés à Makepe Saint Tropez

 

C’est tard dans la nuit du 12 octobre 2010 que les sapeurs pompiers  ont  emporté les corps des deux malfrats qui ont été  lynchés à Makepe Saint Tropez  ce jour là. Ces malfrats, deux au total et tous des ressortissants de la région du nord ont été battus à mort par des conducteurs de moto qui les ont surpris en flagrant délit de vol de moto au quartier Bépanda, non loin du commissariat du septième arrondissement.  «Un de nos amis  a garé sa moto et pendant qu’il dialoguait avec son ami à quelques mètres  de la route,  les deux bandits sont arrivés sur une moto.  L’un d’eux  est descendu et a volé la moto de mon collègue. C’est quand il a démarré pour tenter de prendre la poudre d’escampette que les voisins nous ont alertés et nous nous sommes jetés à leur trousse.» explique un conducteur de moto. «C’est grâce à nos collègues ‘’benskineurs’’ et aux populations de Makepe Saint Tropez qu’ils ont été arrêtés et lynchés » ajoute-t-il.

Selon des témoins, les malfrats  ont abandonné la moto lorsqu’ils ont  senti le danger venir. Avant de s’enfuir  à bord de leur propre engin. Grâce à d’autres conducteurs de motos qui se sont immédiatement lancés à leur trousse, Ils seront rattrapés et tabassés à mort.  Les deux corps seront abandonnés au carrefour. Les éléments de la police du commissariat du 10ème arrondissement descendus sur les lieux feront le constat. De l’avis d’un conducteur de moto qui déclare avoir été plusieurs fois victime d’agressions, « les malfrats devraient être tués à chaque fois qu’ils sont appréhendés ». «Ces bandits, poursuit-il n’ont eu que leur paie. Quand ils m’ont poignardé deux fois et se sont enfuis avec ma moto, personne n’a intervenu. Ils  ont eu ce qu’ils méritent. Ils m’ont braqué deux fois et m’ont arraché deux motos ».      Dans ce quartier où il règne l’insécurité, les populations affirment que « les coups de vol sont fréquents et  des cas d’agressions y sont légion  ».

Hervé Villard Njiélé

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Douala;Kotto-Village : un éboulement tue deux ouvriers

18 Octobre 2010, 23:15pm

Publié par hervy

 

 

 

 

Ils aménageaient un forage lorsque la terre s’est écroulée et les a engloutis hier jeudi 14 octobre 2010

 

 

 

La nouvelle était sur toutes les lèvres au quartier Kotto-Village hier. Dans les ventes à emporter, les  restaurants et autres lieux de rencontres populaires, le tragique incident qui s’est déroulé dans ce quartier de la capitale économique aux environs de 9h était au centre de toutes les conversations. En effet, deux ouvriers ont trouvé la mort mystérieusement dans un chantier de construction situé non loin de la paroisse Saint François d’Assise de Kotto-Village. Elanga Bayilag 26ans et Atangana Emile Landry 24ans  étaient entrain d’aménager un forage  quand soudainement, l’irréparable s’est produit.    « On était entrain de travailler de l’autre cotéNos deux camarades puisaient de l’eau devant servir à creuser le forage qui est tout près là. On a entendu les bruits. Dans un premier temps, on n’a pas prêté attention. Par après, quand le bruit s’est reproduit  on a constaté que c’était un éboulement.  N’ayant pas vu sortir Elanga et Landry qui  puisaient de l’eau, on a tous compris qu’ils ont été enterrés pendant l’éboulement. On s’est subitement tous mis à crier pour appeler de l’aide » raconte l’un des manœuvres terrifié. Selon lui, c’est  avec l’aide des riverains venus au secours que les ouvriers  présents sur le chantier vont aussitôt tenter une opération de sauvetage.  Par la suite, grâce aux sapeurs pompiers appelés à la rescousse, les corps sans vie  des deux victimes seront  retrouvés ; ce après de longues fouilles. « C’est aux environs de 13h qu’on a extrait tous les corps pourtant on a commencé les fouilles depuis 10h » affirme un témoin. Les deux victimes selon  certaines informations, étaient en service dans ce chantier depuis lundi dernier où ils étaient embauchés pour aménager un forage.  C’est quelque temps après que les éléments du commissariat du 12ème arrondissement et ceux de la légion de gendarmerie de Bonamoussadi sont descendus sur les lieux pour constater les dégâts.  Les travaux ont  aussitôt été suspendus jusqu’à nouvel avis. Une enquête a  aussitôt  été ouverte.  Au moment où nous quittions les lieux hier aux environs de 15h, des mouvements de véhicules venant livrés du gravier s’observaient encore malgré l’arrêt des travaux par les autorités.

Cet incident  vient remettre sur la sellette le problème de sécurité dans les chantiers de construction. Et surtout celui du respect des normes de construction dans les différents chantiers de la ville de Douala. Il y a quelques mois, un effondrement avait tué un homme et détruit plusieurs maisons à Bonabéri, une banlieue de Douala.

Hervé Villard NJIELE

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Photographie : des « tacleurs » à l’entrée du campus universitaire

18 Octobre 2010, 23:03pm

Publié par hervy

 

Economie-débrouillardise

Pancartes en main, ils sont à la recherche de potentiels clients à qui ils proposent leur service.

Photographie : des « tacleurs » à l’entrée du campus universitaire  

Ils  sont facilement identifiables grâce à ces pancartes sur lesquelles sont savamment disposées des demi-cartes photos en couleur qu’ils brandissent en signe d’échantillon. Debout devant le portail ou le long du carrefour « Ange Raphael », ils sont à la recherche des clients. Qu’importe le temps qu’il fait. «Demi-carte photo à 500 Fcfa  Monsieur vous voulez des photos ? » demandent-ils à longueur de journée aux passants. Selon Brice,  photographe   «C’est comme-ça que nous travaillons tous les jours. On coure après les clients chaque fois. Et ce n’est pas facile ».  Placé juste à l’entrée du portail principal, celui-ci comme de nombreux autres photographes est à la quête du client. Certains par souci d’efficacité travaillent en collaboration avec des agents commerciaux qui sont rémunérés  en fonction du nombre de clients. «Parmi les gens qui sont ici, on distingue des photographes et des agents commerciaux plus reconnus sous le nom «tacleur» ». Explique Stéphane Hossie, un autre photographe au carrefour Ange Raphael.  «En fonction des journées, ils gagnent entre 1000 et 1500 par jour. Et Pour ceux qui sont payés à l’indice, ils perçoivent entre 100 et 150Fcfa par client » ajoute –t-il. 

Le métier nourrit bien son homme en témoigne d’ailleurs cette augmentation du nombre de photographes à l’université de Douala. « Au début il y a environ trois ans, on n’était pas nombreux. Aujourd’hui dans ce petit  carrefour on compte environ 20 photographes pour près d’une cinquantaine de  ‘’tacleurs», déclare Jean. Cette augmentation ne semble avoir aucune incidence sur le gain journalier.  «Ma recette dépend des jours. Il y a des jours ou je gagne 5000Fcfa et d’autres où  je peine à avoir deux milles francs. Vous voyez que c’est pas facile » Affirme  Stéphane Hossie. La concurrence est rude et les temps ont changé. « Avant quand la demi carte photo coûtait 1000 francs Cfa, on s’en sortait facilement. Mais maintenant que les prix ont été divisés par deux, on ne gagne presque plus  », affirme un des photographes. Pour maximiser ses chances, ce photographe qui s’est doté d’un ordinateur fait également  l’infographie. «Je paie le loyer ici à 15000 Fcfa le mois. Si je ne fais pas comme ça je ne pourrais pas m’en sortir. Ce n’est pas évident avec la concurrence.» Affirme-t-il. En plus de la concurrence déloyale, l’autre difficulté rencontrée par les photographes de l’université est le fait de ne pouvoir faire des photos à l’intérieur du Campus. « Seuls les membres du Club photo de l’université de Douala peuvent faire des photos dans le campus. Les autres photographes ne peuvent que le faire à l’extérieure car, ils ne sont pas accrédité » explique Patrick Kwechi membre du club photo. La présence des brebis galeuses dans cette activité n’est pas pour facilité la tâche. « Aujourd’hui tout le monde fait la photographie même sans avoir reçu de formation. Parce qu’on a un appareil photo et une imprimante photo on se déclare photographe. » Conclut Salomon.  Depuis 2004, cette activité est devenu une profession pour de nombreux camerounais.

Hervé Villard Njiélé

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Université de Douala : un forum de l'entreprise organisé par la Fsega

18 Octobre 2010, 23:00pm

Publié par hervy

 

Université de Douala : un forum de l'entreprise organisé par la Fsega   

 

 

 

 

Baptisé Fore 2010, cette sixième édition se déroulera du 8 au 13 novembre 2010 au campus 1 de cette institution.

 

« Horizon 2035, une ambition partagée, ce n’est pas demain, c'est aujourd'hui" C'est le thème de la 6ème édition  du forum des entreprises (Fore) que  la faculté des sciences économiques et de gestion appliquée (Fsega) organisera du 8 au 13 novembre 2010 à Douala. Placé sur le haut patronage de Bruno Bekolo Egbe recteur de l'université de Douala et parrainé  par le professeur Um Ngouen Marie thèrèse, doyen de la Fsega, le forum qui a pour principal objectif de sensibiliser la communauté estudiantine et les responsables d'entreprises sur les nouveaux défis à relever sur le plan économique, se donne pour ambition de mettre des bases de réflexion sur l'avenir du Cameroun à l'horizon 2035. Pendant cette 6ème édition qui s’étalera sur une semaine, les  différents participants ou intervenants réfléchiront sur la situation économique du Cameroun et les projets à réaliser pour rendre le pays émergent en 2035. Sur le choix du thème de la Fore 2010, Fadil Youssouf Fondi Ntieche, président de la Fsega S’explique : « nous avons pensé qu’il faut ramener les débats dans les universités, dans les amphis afin que tous les étudiants se sentent concernés par ce projet. » Pour mener à bien cette initiative, le  bureau de l’association des étudiants de la Fsega a prévu  dans le chronogramme des activités ,  des conférences débats portant sur thèmes économiques  et  des séminaires ateliers. Il faut souligner qu’un séminaire de formation des différents délégués de classe sur le système Licence Master Doctorat (Lmd)  en cours depuis l’année dernière dans les universités camerounaises  entrera en application cette année. Avec cette formation,  les délégués  pourront  sensibiliser leurs camarades sur le déroulement de ce système. Toujours pendant ce forum et avec l’aide des responsables du fond national de l’emploi, les étudiants bénéficieront d’une formation sur les techniques de recherche d’emploi et de rédaction des curriculum vitae (cv) et lettres de motivations.  A coté des conférences débats et des séminaires de formation, il y aura en outre les animations diverses,  et  des ateliers d’orientation académique. Des journées culturelles quant à elles permettront de valoriser les diversités culturelles existantes au sein de la faculté des sciences et de gestion appliquées et surtout de les mettre en valeur. Ceci permettra à l’étudiant de mieux se rapprocher de sa culture et  de découvrir la culture des autres tribus du Cameroun. Pour cette sixième édition, précise Ida Massa de  la sous commission de la communication, un marché promotionnel où les étudiants pourront avoir des livres à des prix homologués aura lieu  au sein du campus.  

 

Hervé Villard Njiélé

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Société-Association:De la nourriture pour les enfants de la rue à Douala

18 Octobre 2010, 22:53pm

Publié par hervy

 Le syndicat des pêcheurs et activités connexes du Wouri (Specw) leur a remis morceaux de savon,   boites de conserve, sachets d’eau et du pain dimanche 17 octobre 2010 au stade Mbappe Leppé.

  

  

«Cette initiative de maman Batoum présidente et coordonnatrice du Specw me fait beaucoup plaisir ça  me remet en confiance. Car aujourd’hui, les enfants de la rue sont abandonnés à eux-mêmes, ils sont sans assistance sociale. Cette maman est avec nous depuis l’an dernier, c’est pourquoi, j’en profite pour remercier le syndicat des pêcheurs et activités connexes.» Tels sont les sentiments de Engamba Morgan Prosper, le président national des enfants de la rue du Cameroun visiblement satisfait après la cérémonie de remise des dons dont ses camarades et lui ont été les principaux bénéficiaires. Sentiment également partagé par Rodrigue Chambor Owona, le secrétaire général des enfants de la rue. « Nous sommes très contents de recevoir ce don aujourd’hui. Et nous voulons que ce type d’initiative se multiplie car nous sommes des personnes normales comme toutes les autres.»Affirme-t-il.

Au cours de cette cérémonie qui a permis à 25 enfants de la rue de recevoir chacun un paquet contenant trois morceaux de savon, une boite de matinal, des sachets d’eau et du pain, Yvette Batoum présidente et coordonnatrice du Specw a invité les bénéficiaires à rejoindre des associations question de faciliter leur insertion sociale et professionnelle. «C’est en vivant en société que l’on construit et que l’on peut facilement bénéficier des aides des organisations non gouvernementales (Ong). Vous ne savez pas combien nous, vos mamans avons souffert pour vous mettre au monde. Ca nous fait plus mal de savoir que vous êtes à mesure de vous débrouiller mais que vous continuer à souffrir»  A-t-elle déclaré en guise de recommandation.  Bien avant cette remise de don, un match de football a opposé  Santé Club à Ghetto Club, deux équipes constituées de jeunes dont l’âge varie entre 16 et 25ans. La rencontre a été remportée par l’équipe de Santé Club pendant les tirs au but. 

Ce projet a bénéficié de l’appui  du programme d’appui et du développement urbain pour Douala et Yaoundé (Padudy) et celui de la mairie de Douala 1er. Cette remise de don aux enfants de la rue et le match de football clôturent ainsi une série d’activités menées par le Specw.  

 

Hervé Villard NJIELE

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Education:Le Collège St Michel hier, aujourd’hui, et demain

7 Octobre 2010, 22:06pm

Publié par hervy

Officiellement  c’est en 2013, que cet établissement de référence qui a formé nombre de cadres de la République fêtera son cinquantenaire.

 

Jeudi 7 septembre 2010. Soit un mois jour pour jours de la rentrée scolaire qui a eu lieu sur l’ensemble du triangle national le 6 septembre 2010. Nous sommes dans la zone de Bassa située dans le troisième arrondissement de Douala. Le collège saint Michel, « l’un des plus vieux temple du savoir de la capitale économique » est plongé dans un silence cadavérique. « Un environnement éducatif pour former au bien !» peut-on lire sur le babillard. Ici, les cours se poursuivent sans interruption et pas l’ombre d’un élève dans la cour principale. Au bureau du principal, au premier niveau de cet impressionnante bâtisse qui se dresse tel un joyau architectural, quelques parents sans doute venus solliciter un moratoire attendent d’être reçu par le frère Claude Doyon, le principal. L’homme, la cinquantaine dépassée qui nous reçoit se montre plutôt  courtois. «Effectivement les cours ont démarré le 6 septembre 2010 avec l’accueil des élèves. Nous étions prêts parce que nous avons eu des personnes qui ont assuré la permanence pendant toutes les vacances. Le 6 septembre c’était la rentrée du premier cycle et le jour suivant, celle du second cycle. Et depuis ce temps là, nous fonctionnons régulièrement parce que nous avons fait tous les préparatifs nécessaires pour être au top le jour de la rentrée.  Selon une tradition qui est la nôtre depuis de nombreuses années, il y a eu la semaine pédagogique préparatoire à la rentrée scolaire. C’est une semaine au cours de laquelle nous avons reçu notre archevêque Mgr Samuel Kléda qui nous a présenté le visage de l’éducateur chrétien. Nous avons aussi  reçu un spécialiste qui nous a parlé des valeurs à véhiculer dans un établissement catholique comme éducateur et enseignant catholique.» nous confie-t-il sereinement.

Parlant des reformes qui ont été apportées sur le plan disciplinaire  pour cette année scolaire 2010-2011, il affirme que « pendant cette nouvelle rentrée scolaire, il y a eu effectivement des changements parce que deux de nos pionniers sont allés en retraite. Et donc forcement il a fallu les remplacer. Ceux qui les ont remplacés ont dû à leur tour être remplacés. C’est un peu comme la confection d’un emploi du temps. Si vous enlevez un professeur quelque part ça crée forcement un vide qu’il faut combler. Nous avons davantage de classes au premier cycle. Nous avons deux préfets d’étude au premier cycle. Un pour le  cycle d’observation (6è et 5è) et un autre pour les 4è et 3è. Ce qui est encore une nouveauté pour cette année. Avec tous ses changements, il a fallu beaucoup travailler pendant les vacances pour être à jour ».  

 

Une école de référence

 Fondation propre des frères du Sacré-Cœur, le collège Saint Michel voit le jour le 5 septembre 1960 par autorisation n° 02612/Men/Ep. Cet établissement d’enseignement secondaire comporte deux sections : une section d’enseignement général du premier au second cycle (séries A4, c et D), et une section d’enseignement technique commercial (séries B, G2 et G3), second cycle uniquement. Destiné aux garçons à sa fondation, il  devient mixte en 1973. De septembre 1986 à juin 2004, le juvénat Sacré-Cœur, recevant des aspirants à la vie de frères a fonctionné au sein de l’institution. En 2004-2005, il fut converti en Centre jeunesse au sein duquel le Foyer Saint Michel accueille, comme internes, une vingtaine de garçons de la classe de 3è à celle de terminale. Aujourd’hui, l’école d’enseignement secondaire privé catholique qui accueille les filles et garçons de tous horizons sans distinction ethnique, religieuse ou de nationalité s’est ouverte sur l’internationale. Des enfants  du Niger, de la Centrafrique, du Tchad, Sénégal et même d’Espagne y sont inscrits. On annonce des Italiens pour bientôt. Les parents de ses enfants d’une façon ou d’une autre ont entendu parler du collège Saint Michel de Douala. « Ce qui est une fierté pour les enseignants et le Cameroun ». Toutes choses qui pourraient se justifier par le fait que  «  la clientèle est allée croissant d’année en année d’un part et d’autre part le nombre de demandes que nous avons et la confiance que nos autorités de tutelle ont manifesté envers nous. Sans oublier celle des parents qui continuent de nous confier leurs enfants. Nous avons été centre d’écrit correction et délibération pour le Bepc avec 2984 candidats. De même pour le probatoire et le Bac. Ce qui est à encourager et à saluer. Parce que lorsque l’office du baccalauréat vous manifeste sa confiance. Nous sommes l’un des établissements pilote qui a l’enseignement bilingue. Nous avons le personnel, l’encadrement et les infrastructures indiqués. Nos résultats sont à la hauteur des attentes des parents. Je pense que nous sommes encore parmi les écoles de référence ici à Douala »

Ils sont nombreux ces hauts cadres de la République formés au collège Saint Michel de Douala et qui se souviennent encore comme si c’était hier de la discipline qui y régnait. Germain  Ekwe, grand chroniqueur au journal le Messager se souvient de cette époque où la discipline était de mise. «N’accédait pas dans ce collège qui voulait mais qui pouvait. La discipline et la morale chrétienne était de rigueur. Une discipline qui se traduisait  essentiellement par l’exactitude à l’école et le travail bien fait. L’élève était un érudit. Les enseignants tenaient à la bonne formation des élèves. Aussi, les élèves devaient-ils connaître au bout des doigts, toutes les semaines les leçons dans toutes les matières » se souvient-il. Et Hubert Ngandeu, responsable dans une micro finance d’avouer que « nous étions parmi les meilleurs des meilleurs. Tous ceux qui sortaient du collège Saint Michel trouvaient facilement un emploi parce qu’ils étaient des modèles. Nous travaillions avec les meilleurs enseignants qui nous inculquaient la morale chrétienne. Nous étions comme des frères et il fallait étudier pour réussir. La discipline comptait aussi. Il ne fallait pas seulement avoir de bonne note et prétendre aller en classe supérieures. Il fallait aussi être obéissant et respectueux des valeurs morales chrétiennes ». Maintenir le cap n’est pas une mince affaire. L’équipe dirigeante du collège est plus que déterminée à maintenir la barre haute nonobstant les difficultés rencontrées. Pour la nouvelle année le principal du collège Saint Michel et tout le personnel veulent continuer d’améliorer les résultats antérieurs. «  Il y a une certaine difficulté inhérente quand je suis arrivé en 2005 après le décès d’un principal adjoint qui était là et que j’étais venu remplacer. Nous avons eu beaucoup de départs d’enseignants, qui pour l’école normale Supérieure qui pour des études avancées. Donc le remplacement de tous ces enseignants qualifiés a exigé de nous beaucoup de travail parce qu’il fallait trouver des personnes compétentes. Il y a également eu le fait que le collège s’est considérablement accru ces dernières années.  De 1850 à 2382 l’inscription officielle de cette année. Donc forcément qui dit nombre accru d’élèves dit aussi nombre accru de professeurs et de classes. Tout le recrutement nécessaire, tout ce travail ne va pas sans exiger beaucoup d’énergie et de santé de la part du personnel » reconnait le principal.  Pour lui, « le fait que nous ayons mis un grand accent pour remettre sur les rails la série A qui pendant des années était mise de côté à Saint Michel est à saluer. Nous avons voulu faire des séries A et B des séries autonomes. La série B étant une nouvelle série que nous venons de mettre sur pied. Donc tout ce travail a nécessité de gros efforts de suivie qui ont été déployés. Le fait d’avoir l’enseignement technique avec des séries G2 et G3 exige un gros investissement. Vous conviendrez avec moi que plus la structure grandi plus il est nécessaire d’avoir le personnel prêt et qui partage les valeurs des formateurs qui forment les jeunes dans la coutume qui est la nôtre à savoir : éduquer le Christ dans le jeune pauvre et sans espérance ».

 

L’amour de Dieu

Au collège Saint Michel, «  l’accroissement de la clientèle a exigé une restructuration au niveau administratif, des infrastructures. Nous avons construit un bloc multimédia. Géré tout cela au quotidien n’est pas une mince affaire.

«Sur la base de l’accroissement en terme de clientèle, l’amélioration des résultats, les infrastructures, les commentaires des divers autorités de la place,   nous sommes sur la bonne voie. Nous espérons, nous d’une certaine génération laisser  à nos successeur quelque chose dont ils peuvent en être fiers »

En 2009-2010, le collège Saint Michel employait 78 enseignants pour 2268 élèves dont 950 garçons et 1318 filles.

Pour le frère Claude Doyom, « faire partie de l’institut aujourd’hui, c’est croire à l’amour de Dieu, en vivre et le répandre ; c’est, en tant que religieux-éducateurs, contribuer par l’éducation des jeunes (Rdv 13) ».

Depuis sa fondation, le collège a été dirigé par les frères : Sylvain (Marius Roy), Octavius (Jean-Louis Lemire), Gilbert Allard, Pierre Nyetewe, Alexandre Nana (frère ordonné), Jacques Bouaikaho, André Zanga et Claude Doyom.

 

Blaise-Pascal Dassié

 

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