Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Hervé Villard Njiélé

societe

Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

25 Mars 2020, 15:44pm

Publié par Hervé Villard

Consultant en marketing et communication, Charles Monguè-Mouyémè réagit au report du championnat d’Afrique des nations préalablement prévu au Cameroun du 4 au 25 avril 2020, à une date ultérieure par le ministre des Sports et de l’Education physique le pr Narcisse Mouelle Kombi à cause du Corona Virus. Dans cette interview accordée à La Nouvelle Expression, il revient sur les conséquences directes de la décision du Minsep qui était inévitable compte tenu du contexte.

Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

L’expert en communication se prononce également sur les mesures drastiques prises par l’Etat du Cameroun pour lutter contre cette pandémie qui  traumatise le monde entier. A coté des félicitations  faites à l’endroit du  gouvernement  pour sa réaction fut-elle tardive, Charles Mongue Mouyeme dénonce l’absence de planification et de coordination des actions de l’Etat dans cette lutte qui risque plomber les bonnes intentions pourtant bonnes au départ. Il dénonce l’absence de moyens mises à disposition pour lutter contre la maladie. A cote des critiques l’expert propose l mise sur pied d’une équipe de bénévoles volontaires pour sensibiliser et éduquer les Camerounais sur les mesures à prendre pour limiter la propagation de cette maladie dangereuse. Ceci pour éviter la catastrophe africaine qu’annonce l’organisation mondiale de la santé.

Lisez-plutôt

Pour des mesures de sécurité sanitaire, le ministre des Sports et de l’éducation physique vient de proroger le championnat d'Afrique des nations à une date ultérieure. Comment appréciez-vous cette décision ?

Dans le contexte actuel, c’est une décision qui allait de soi. Si la Ligue des Champions européenne, l’Euro 2020, la Nba aux Usa, la Formule 1 etc., n’ont pas résisté aux ravages du coronavirus, ce n’est pas le « petit » Chan de l’Afrique qui allait le faire. C’est donc simplement une décision conséquente au regard du climat sanitaire mondial qui impose beaucoup de vigilance et de précautions si on ne veut pas que l’humanité soit décimée par la pandémie du coronavirus. Les grandes puissances du monde disposant de systèmes sanitaires de haut niveau ont choisi de confiner leurs habitants pour se donner des chances de stopper l’invasion de ce dangereux virus, et ce n’est pas le Cameroun, avec son plateau technique sanitaire très faible qui allait prendre le risque d’exposer ses populations et les étrangers qui viendraient au Chan à une contamination quasi-certaine avec la multiplicité de contacts qu’occasionne un tournoi international de football. Le Cameroun n’avait donc pas d’autre choix que de prendre la décision inéluctable et bonne au demeurant, de différer son CHAN 2020.

Au regard de la vitesse de  propagation de ce virus, cette décision n'est-elle pas tardive selon vous ?

Non, elle n’est pas tardive, du moment où le coronavirus n’avait donné de rendez-vous à personne sur la planète. Toutes les parties du monde n’ont pas été atteintes au même moment, et en Afrique notamment, on nourrissait l’espoir que le continent berceau de l’humanité allait être épargné. Mais les choses sont allées très vite, et les mesures de lutte contre le coronavirus se sont enchaînées à un rythme effréné d’un pays à l’autre à travers le monde : le Cameroun est simplement entré dans la danse au moment où des cas de personnes atteintes ont été détectés sur son territoire. Certes, le gouvernement aurait pu prendre son train de mesures un peu plus tôt, ce qui aurait permis que le report du Chan soit annoncé plus tôt, mais nous connaissons l’incapacité de nos gouvernants à être proactifs et à anticiper sur les situations. La gravité de la situation actuelle est telle qu’il est inutile de chicaner sur la promptitude ou non de nos dirigeants du pays : disons juste qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Bien avant cette décision de report, 24h avant, le MINSEP dans une correspondance rassurait la CAF que le Cameroun pouvait accueillir cette compétition de même que des pays qualifiés. Comment expliquer ce revirement de situation en 24h seulement ?

Pour moi il ne s’agit pas d’un revirement, mais plutôt de l’aboutissement de la stratégie de l’écran de fumée qui semble avoir été adoptée par le Cameroun relativement au niveau de préparation du Chan 2020. J’ai l’impression qu’il a été décidé dans les hautes sphères dirigeantes de notre pays, que l’initiative ou la cause d’un éventuel « glissement » du Chan 2020 ne devait en aucun cas être imputée au Cameroun. On se souvient que le Cameroun avait sollicité et obtenu un report de la Can féminine en 2016, puis, du fait de ses défaillances, la Can 2019 lui avait été retirée au profit de l’Egypte : en disant dans son 1er courrier adressé à la Caf que le Cameroun était prêt à organiser le Chan malgré le coronavirus, le président du Cocan 2020/2021 savait déjà que le report était inévitable. Son 2ème courrier que vous considérez comme un revirement avait pour but de montrer que le Cameroun était navré de ne plus pouvoir abriter le CHAN 2020 à bonne date, alors qu’il était archi-prêt. Cela battait ainsi en brèche les réserves émises par la CAF dans une lettre récente adressée à la Fecafoot, et qui portaient sur l’état d’avancement des préparatifs, en relevant des insuffisances à corriger. Manifestement donc, le Cameroun n’était pas tout à fait prêt, mais il fallait faire croire le contraire, et le coronavirus, c’est cynique de le dire, offrait une occasion en or de bluffer.

Parlant du Corona virus à l'origine de la prorogation du Chan, l'Etat du Cameroun vient de prendre des mesures drastiques pour limiter la propagation de la maladie. Comment trouvez-vous ces mesures ?

Ces mesures sont relativement bonnes dans leur énoncé, parce que conformes aux prescriptions de l’Oms notamment, qui a répertorié les modes de contamination du coronavirus, et les précautions à prendre pour ne pas être infecté. Ces mesures sont donc calquées sur celles prises dans la plupart des pays atteints par le coronavirus. C’est l’application effective de ces mesures qui est sujette à caution, car beaucoup de nos habitudes et comportements séculaires sont de nature à favoriser la propagation rapide d’un tel virus.

Tout porte à croire que le gouvernement n’a engagé le travail d’implémentation de ces mesures qu’après leur publication, ce qui occasionne beaucoup de précipitation, d’improvisations et de couacs dans leur mise en œuvre, comme c’est le cas pour la réquisition des hôtels devant servir à la mise en quarantaine des passagers en provenance d’Europe entrant par les aéroports de Douala et de Yaoundé-Nsimalen.

Parmi les multiples restrictions imposées par ces mesures beaucoup vont se heurter à l’incrédulité et à l’incivisme des populations du Cameroun. De nombreuses idées reçues qui tendent à banaliser ou à remettre en question la dangerosité du coronavirus dans notre environnement, ont cours dans le pays, ce qui ne facilite pas les choses.

D’autre part, contrairement aux dépenses folles qui sont effectuées sans retenue pour l’organisation de la Can 2021, on observe comme une réticence de la part du gouvernement à engager les fonds importants nécessaires à la lutte contre le coronavirus. Les autorités administratives se retrouvent ainsi au four et au moulin, là où des cellules pluridisciplinaires assistées par des bénévoles et des volontaires recrutés en grand nombre aideraient à obtenir plus d’efficience. La mise en œuvre des mesures pour limiter la propagation du coronavirus au Cameroun apparaît donc poussive, parce que la rigueur dans l’organisation ainsi que la mobilisation des moyens humains, matériels et financiers ne sont pas au point. Le sens des bonnes initiatives, la créativité et la volonté semblent faire défaut, à cause des réflexes de centralisation des décisions au sein de l’administration camerounaise.

En réalité, le Cameroun, au-delà des mesures listées et publiées timidement, ne dispose pas d’un plan de lutte bien pensé dans tous ses contours et les moindres détails. Comme souvent, nos décideurs sont dans la réaction, et il n’y a pas une vraie coordination des actions au niveau central, décentralisée dans les régions, les départements, les communes, les villes et les villages. Même les professionnels de la santé ne savent pas exactement comment ils peuvent apporter leur contribution efficace à la lutte. De nombreux camerounais se déclarent volontaires sur les médias et les réseaux sociaux, mais ils sont royalement ignorés par les autorités qui font du spectacle pour attirer l’attention sur elles, en pensant certainement à la suite de leur carrière. En observant les attitudes de ceux qui doivent piloter la lutte contre le coronavirus, en les écoutant, j’ai bien peur qu’ils ne mesurent pas réellement le péril qui menace le Cameroun.

Les mesures prises sont-elles réalistes selon vous ?

Ces mesures sont en principe réalistes, mais dans un environnement où l’éthique et le civisme sont en lambeaux comme c’est le cas au Cameroun, la forte complexité de leur application et de leur respect les rend irréalistes dans les faits. La stimulation de la bonne volonté des populations à s’investir dans cette lutte contre le coronavirus à travers une sensibilisation intensive et même agressive est donc le gage de l’efficacité des mesures édictées par le gouvernement. L’exemple doit venir d’en haut, aucun citoyen ne devant s’estimer au-dessus des contraintes liées à ces mesures, comme on l’a vu avec le Président de l’Assemblée Nationale qui ne s’est pas soumis à la mise en quarantaine alors qu’il revenait d’un pays à risques.

 Il y aura des difficultés, des erreurs, des hésitations, des compromissions, mais le peuple doit accentuer et maintenir la pression sur ses gouvernants, et l’Etat sur tous les citoyens, pour que ces mesures produisent des résultats probants. L’humilité et la souplesse d’esprit doivent aussi être de mise pour pouvoir admettre les manquements et s’employer à les corriger.

 

Des voix s’élèvent pour critiquer ces mesures taxées de hâtives et sans préparation réelle. Pensez que ces critiques sont fondées ?

Il n’est pas jusqu’à de grands scientifiques de nos universités qui ne le disent en public sur un ton d’exaspération, tellement ils sont conscients de l’immensité et l’étendue des actions à mener pour juguler le coronavirus sur toute l’étendue du territoire camerounais. A un moment donné, quand l’heure est grave, il faut savoir mettre la politique politicienne et le carriérisme en veilleuse. Les mesures prises l’ont été, nous a-t-on dit, sur « les très hautes instructions du Chef de l’Etat », lesquelles instructions ne s’appuient pas sur un comité scientifique pluridisciplinaire de haut niveau connu, à moins qu’il n’ait été constitué de façon occulte. Et la cacophonie qu’on observe dans certaines décisions et contre-décisions prises par les membres du gouvernement trahit clairement l’absence d’une stratégie de lutte bien conçue et coordonnée rigoureusement. S’en tenir à cette rengaine passe-partout des « très hautes instructions » est suicidaire pour le pays face à un ennemi coriace tel que le coronavirus. Il faut cesser de faire semblant de travailler, et travailler effectivement avec abnégation.

Qu'est-ce qu'il faut faire d’après vous pour contenir cette pandémie et limiter sa propagation ?

Chacun de nous et nous tous habitants du Cameroun devons respecter scrupuleusement les mesures édictées par les gouvernants, et veiller à les faire respecter autour de nous. Il faut arrêter la propagation des fausses informations sur le coronavirus dans les réseaux sociaux, qui créent des doutes dans les esprits et font baisser la garde face au coronavirus, alors qu’elle doit rester haute et bien en place. Nous devons nous faire violence en adaptant nos comportements aux mesures de prévention prescrites pour gagner cette guerre utile contre ce virus pernicieux.

Nos gouvernants doivent réellement mettre en place une vraie cellule scientifique de crise, décentralisée dans les démembrements de l’Etat dans tout le pays. La menace grave pour l’Afrique prédite par l’OMS doit être prise très au sérieux, et tous les moyens humains, matériels et financiers doivent mobilisés sans retenue pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur à notre pays. L’anticipation doit être le maître-mot qui guide toutes les actions. La réquisition et la réhabilitation de certains hôpitaux privés à l’instar de la Polyclinique Soppo Priso de Douala doit être faite rapidement, sans attendre que les hôpitaux existants soient complètement débordés. On doit habiliter techniquement toutes les régions du pays et même les arrondissements et les communes, à pouvoir effectuer la détection du coronavirus qui ne se fait jusqu’à présent qu’au Centre Pasteur de Yaoundé.

Nous proposons également le déploiement dans toute le pays de «Corona Fighters », qui seront des volontaires et des bénévoles qui se dévoueront à faire assimiler les mesures de préventions adoptées par l’Etat par les populations, à veiller à leur bonne application, et à assister les équipes médicales. Nous avons engagé plus de 2000 milliards de francs pour financer la Can de foot qui n’est qu’un loisir, ce n’est pas pour préserver nos vies que nous allons faire usage du frein à main financier.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

Voir les commentaires

Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

25 Mars 2020, 14:50pm

Publié par Hervé Villard

La pandémie qui a débuté en chine il y a environ un mois a déjà tué quatre de nos compatriotes dans le monde

Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

La liste des pays qui ont perdu des compatriotes morts de suites de Corona virus s’allonge au fur et à mesure que le temps passe. Car, la maladie se répand à une vitesse exponentielle. Sans état d’âme, la maladie se propage dans le monde et décime hommes, femmes et enfants. Si les pays les plus touchés dans le monde sont la Chine qui totalise depuis le début de cette pandémie le plus grands nombre de morts et de personnes contaminées malgré la chute du taux de contamination et de l’Italie qui a désormais le foyer le plus ardent en Europe avec plus de 500 décès journalier depuis quelques jours, il faut dire que cette pandémie ne fait pas de cadeau aux nations du monde. Elle tue avec sérieux et est désormais l’ennemi numéro 1 à éliminer à tous les prix. Si à coté de la Chine et de l’Italie, on peut pareillement compter des grandes nations comme l’Espagne, l’Iran, la France, les Etats unis, il faut  reconnaitre que le Cameroun n’est pas épargné. C’est pourquoi, le pays devrait être sur ses gardes, multiplié des efforts pour éviter le désastre comme c’est le cas partout ailleurs.

Si jusqu’à présent aucun décès des suites de cette pandémie n’est encore observé sur le triangle national selon le ministre de la Santé public Dr Manaouda Malachi, il faut du moins reconnaitre que le taux de contaminations va crescendo avec déjà 66 cas dépistés positifs. Des camerounais sont d’ailleurs déjà morts de cette maladie. De quoi créer une prise de conscience, une vigilance accrue et le respect des consignes de sécurité.

Selon des informations puisées à bonne sources, quatre camerounais ont déjà été tués par cette maladie.

Le premier de cette liste s’appelait Didier Mbeng, un Camerounais habitant en France. En effet, mis en quarantaine depuis plusieurs jours le patient est décédé dans la nuit du lundi au mardi 17 Mars 2020. Il est mort dans un hôpital parisien et selon sa sœur il revenait d’un voyage en Turquie quand il a commencé à ressentir les effets du coronavirus.

Le second camerounais tué par le corona virus s’appelle Alain Siekapen, grand karatéka camerounais

L’annonce de son décès est tombée samedi 21 mars 2020 au matin lorsque son épouse reçoit un coup de fil lui demandant de venir d’urgence à l’hôpital pour l’identification du corps avant l’usage habituel à pareil circonstance. Le premier président du collectif des karateka Camerounais de la diaspora, testé positif au coronavirus, a succombé aux affres de cette pandémie sur le sol français comme le premier.

Le troisième et dernier Camerounais qui vient compléter cette liste n’est autre que le célèbre artiste musicien camerounais de renommée mondiale, Manu Dibango. Surnommé "Papy Groove", le musicien de jazz camerounais est mort du Covid-19. Décédé ce mardi 24 mars, Manu Dibango avait 86 ans. Il était l'un des fidèles du festival Jazz in Marciac (Gers). Manu Dibango a collaboré avec de grands musiciens africains comme Youssou N'Dour et Angélique Kidjo, (ils étaient ensemble lors de la soirée dédiée à l'Afrique de Jazz in Marciac). Mais aussi des rock stars comme Peter Gabriel et Sting, des chanteurs français comme Serge Gainsbourg, Nino Ferrer ou Dick Rivers, des musiciens classiques, et bien sûr des gens du jazz comme Herbie Hancock ou Bill Laswell. Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, de son vrai nom Emmanuel N'Djoké Dibango est arrivé à Marseille en 1949 alors qu'il était adolescent. Il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2010. L'artiste camerounais était en tournée l'an passé pour ses 60 ans de carrière. Le 18 mars, la contamination de l'artiste avait été annoncée sur sa page Facebook. Il est décédé hier matin.

Son décès porte donc à trois le nombre de camerounais morts des suites de cette pandémie en France et dans le monde.

Le quatrième cas de decès  est arrivé au Cameroun et dans la ville de Yaoundé. C’est le ministre de la Santé  qui  l’a  lui-même  annoncé  hier  matin  via un tweet sur sa page. Selon des informations le patient donc l’identité a été gardé secret revenais d’Italie déjà souffrant. Dénommé Patient3, il était sérieusement amoché  par la maladie

Le décès d’Achille Essombe Moukouri, l’oncle de Patrick Mboma survenu à l’hôpital Laquintinie dans des circonstances troubles laisse croire qu’il serait la 5ème victime de cette pandémie. Inhumé immédiatement lundi soir dans des conditions sanitaires sécurisées par le personnel médical le ministère de la Santé n’a pas encore confirmée le décès des suites de Corona Virus.

 

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala

12 Mars 2019, 14:49pm

Publié par Hervé Villard

L’incident qui s’est produit au carrefour Texaco aéroport a perturbé la circulation dans  cette partie de la  capitale économique du Cameroun pendant près d’une demi-journée.

 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala
Carrefour Texaco aéroport ce mardi 19 février 2019. il est 11h 30. Sur la bretelle qui traverse le magasin Quiferou à Texaco aéroport, la circulation est  bloquée. Les  véhicules en file indienne sont stationnés et attendent que la route se dégage. A 100 mètres de l’entreprise de vente de matériaux de construction, un attroupement s’est créé sur la voie publique. Une dame la pelle à la main s’en roule sur la chaussée en criant justice. Cette dernière demande l’intervention du gouverneur de la région du Littoral. 
Inconsolable malgré les supplications des voisins et riverains qui l’invitent à libérer d’abord la chaussée cette dernière ne s’exécute pas.
L’intervention des éléments de la gendarmerie de Nilon alertés n’ont fait que calmer momentanément sa colère. Car, aussitôt la circulation rétablie et les forces de l’ordre parties, cette dernière s’est réinstallée sur la chaussée en criant à l’injustice. Cette situation qui a ameuté les conducteurs de moto et plein de badauds a perturbé la circulation sur cette bretelle de la  voie publique presque toute la journée.
Litige foncier
En effet, la dame dépitée qui a criée son ras-le-bol sur la voie publique ce mardi 19 février 2019 n’est autre que dame Nouboussi épouse Guémo Suzanne habitant dans ce quartier .
Propriétaire d’une maison non loin du Magasin Quiferou, celle qui dit vivre dans ce quartier depuis plus de 28ans a été surprise en rentrant chez elle, de constater que des travaux de construction ont commencé sur une parcelle de terrain qui lui servait de servitude. Après avoir saisi le préfet qui a signé l’arrêt des travaux, le temps qu’une solution soit trouvée, les dits travaux ont repris hier matin(mardi Ndr) alors qu’aucune décision officielle n’a encore été rendue. D’où son courroux. «On veut prendre ma maison. Ceux qui ont l’argent veulent opprimer les pauvres. Tuez-moi. Il faut que le gouverneur vienne résoudre ce problème», criait-elle en se roulant sur la chaussée.
Problème de servitude
Selon la plaignante rencontrée par la Nouvelle Expression, les faits remontent au jeudi 10 janvier 2019. «De retour à mon domicile, raconte-t-elle, une voisine m’informe qu’on a placé une borne sous le manguier qui est sur la route. Je cherche donc à rencontrer celui qui l’a fait. Le samedi, mon voisin le sieur Saminou Hamadou me confirme que c’est lui qui l’a fait. Et qu’il l’a fait sur son terrain acheté à l’Etat. Je demande son titre foncier et il me présente un plan de construction. Il a ensuite engagé les travaux qui bloquaient mon entrée principale et celle des voisins. C’est ainsi que nous avons saisi le préfet. Pour intervention», raconte celle qui continue  à implorer la justice.
D’après Nouboussi épouse Guémo Suzanne qui témoigne que certaines descentes de géomètres ont été faites à son insu, l’arrêt des travaux servi par le préfet n’a pas été respecté du tout. «Il a fallu que nous fassions encore une requête pour que le sous-préfet de Douala 3ème soit saisi et que la brigade de gendarmerie de Nilon oblige les ouvriers qui continuaient de travailler de cesser les travaux», témoigne-t-elle. «Alors que nous attendions tous la décision de la commission préfectorale, ce matin, j’ai constaté que les ouvriers ont relancé les travaux. C’est ce qui a justifié mon comportement», explique cette dernière.
 Effectivement sur le chantier mardi dernier, les travaux avaient repris, on pouvait apercevoir du sable et du ciment au sol. Les ouvriers étaient en train de préparer le mortier pour continuer la construction des murs quand cette dernière a créé un scandale. Après ce qui s’est passé, pour prévenir le trouble à l’ordre public, la commune d’arrondissement de Douala 3ème a apposé une croix de saint André sur l’immeuble en construction.
 Rencontrée par La Nouvelle Expression pour avoir sa version des faits, madame Saminou qui reconnait avoir acheté ce terrain à l’Etat et qui dit posséder un titre foncier sur la parcelle querellée s’est refusée à tout commentaire. Pour des raisons personnelles, elle a décidé de soumettre à la décision administrative.
Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

Voir les commentaires

Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

Voir les commentaires

Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»

1 Février 2019, 19:28pm

Publié par Hervé Villard

Il faut  revoir  le  Code  Electoral

Il faut revoir le Code Electoral

Le rapport de la mission de supervision de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 a été rendu public ce jeudi 31 janvier 2019 par l’Ong Un Monde avenir. Ce compte rendu s’est déroulé en présence de plusieurs autres représentants des associations et des organisations de la société civile. Parmi ces derniers, on pouvait compter les responsables de la Fondation Koffi Anan, ceux de Zenu Network, de Wilf, de Article 55 et ceux de l’Ong Femme et enfants pour ne citer que ceux-ci. En marge de cette communication qui a pour objectif d’inviter les politiques, les citoyens, bref tous les acteurs du processus électoral à œuvrer pour l’amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun, Filipe Nanga a ouvert son cœur à votre blog. Lisez attentivement.
Philippe Nanga (coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir):«Le cadre juridique des  élections au Cameroun est confictogène»
Un Monde Avenir vient de rendre publique le rapport de la mission d’observation du déroulement de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Qu’est ce qu’on peut retenir en effet?
On retient de manière générale que notre cadre juridique et institutionnelle demande à être revu. Ceci pour garantir des élections crédibles. Et cette révision doit être consensuelle si on veut redonner confiance aux électeurs.
De 2011 à 2018, y a-t-il selon vous eu amélioration du cadre juridique des élections au Cameroun?
Bien sur. Il y a eu des améliorations puisqu’en 2011, il n’y avait pas un Code  électoral. Depuis 2013, il y a eu des améliorations surtout du cadre juridique, même si  cela n’est pas parfait. Il y a eu amélioration en termes de capacité de gestion électorale. Il y a aussi une relative envie de participer au processus électoral du coté des populations. L’existence du juge électoral charger de régler les différents contentieux électoraux qui est le Conseil constitutionnel fait partie des avancées appréciables.
Après la publication du rapport de supervision de l’élection présidentielle de 2018, c’est quoi la suite?
Nous sommes en train de travailler pour mettre en place une coalition de l’organisation de la société civile pour le suivi du processus électoral au Cameroun. Nous sommes également en train de mettre sur pied une synergie d’acteurs impliquant, les partis politiques et l’organe en charge de la gestion du processus électoral, Elecam, afin de porter des actions de plaidoyer pour obtenir un minimum de reforme du cadre juridique électoral. En claire, nous nous organisons pour militer la révision du Code électoral. Le cadre juridique actuel est conflictogène. C’est à dire, qu’il ouvre la voie aux conflits. Si nous mêmes allons aux prochaines élections avec ce Code électoral, cela signifie que nous ouvrons la voie aux conflits dans notre pays
Qu’attendez-vous du gouvernement?
Nous attendons qu’il comprenne l’urgence de mettre sur pied un cadre consensuelle de révision du code électoral. Ceci pour favoriser le bon déroulement des élections au Cameroun. Et surtout, pour faciliter non seulement la participation massive des jeunes et des populations en général au processus électoral mais aussi, pour favoriser une transition démocratique au Cameroun.

 

Entretien mené par Hervé Villard Njiélé.

Voir les commentaires

Marche du Mrc: Un journaliste raconte sa mésaventure

29 Janvier 2019, 19:06pm

Publié par Hervé Villard

 
Julio Trésor Tanon journaliste reporter à Canal2 international a connu une dure et folle journée de samedi. Entre la menace des éléments des forces de l’ordre et la menace des jeunes  délinquants du quartier, celui-ci n’a eu la vie sauve que grâce de la  bonté divine.
Julio Trésor  Tanon: j'ai échappé  belle

Julio Trésor Tanon: j'ai échappé belle

J’étais à Makepe samedi dernier comme reporter. Une fois le gaz propagé dans l'air devant l'hôpital générale de Douala, j’ai foncé dans le quartier avec mon sac à dos. Tout le monde fuyait. Les policiers en furie, voulaient arrêter tous ceux qui filmaient. Malgré le danger, j'ai voulu prendre quelques interviews des populations. La première personne approchée était réceptive. Au bout de quelques minutes, un autre témoin en blanc approche et veut absolument parler à mon micro. Je me retourne vers lui et directement, sans que je ne lui pose même la question, il se lance: «Ils ont tiré sur Célestin Djamen à balle réelle...»
Le temps de finir mon interview, les habitants du quartier nous ont encerclés. «Tapons les, c'est eux l'union Européenne". Je stoppe ma camera en rétorquant à celui placé juste dans mon "Tapez qui, vous êtes malades?, Je fais juste mon travail et je ne vois pas en quoi je suis fautif." Ma riposte musclée a un peu refroidi le monsieur qui directement s'est mis à s'exprimer en langue Bassa'a...
Deux autres messieurs le retrouvent ainsi que deux mamans. Je suis perdu dans leur dialogue qui se fait de plus en plus à haute voix. Pendant ce temps je range ma camera et le micro dans mon sac que je remets au dos. L'une des mamans lance alors en français "Mon fils, il faut courir"
Sans réfléchir j'engage un sprint et en moins de 10 secondes je devance mes agresseurs qui alertent le quartier de m'arrêter après un virage je les sème et me cache derrière une maison. Je me sens alors traqué, pris au piège car plus de route devant moi. Je sens le danger, et commence à réfléchir. La première idée faire une vidéo via whatsapp à mon Rédacteur en chef, qui me donne aussitôt quelques cosignes, avant d'alerté quelques autorités du danger qui planait sur son élément sur le terrain.
Je patiente 20 minutes derrière cette baraque. Le propriétaire est absent .j'enlève mon tee-shirt et reste en démembré. Je suis en même temps recherché par la police qui veut mon matériel, car aucune image ne doit être diffusée
Après les voix se font de moins en moins entendre dans la rue principale. Je prends mon courage à deux mains et sort de ma cachette. Une voix derrière moi crie «voilà le journaliste là"
Je continue de marcher le pas accéléré sans me retourner. À l'autre bout de la rue, juste à 300 m de moi, les flics sont postés. Ils me repèrent aussi. Directement quatre se détachent du groupe et foncent vers moi. Je suis pris au piège. Car les quelques habitants du quartier me suivent à grands pas. À ma gauche je repère une petite piste donnant sur la première  rue où mon calvaire a commencé .Je l'emprunte sans hésiter à une vitesse grand V. Avant d'arriver au sommet, je tombe nez à nez sur trois jeunes, la vingtaine. Je ralentis, dégoulinant de sueur. Le plus jeune est impressionné par les cicatrices sur mon torse. Et droit dans les yeux il me demande."C’est le feu grand frère ?», je réponds "oui" .Pris de compassion il rétorque" «Assia hein! Je t'ai sauvé la vie. C'est toi le journaliste que tout le monde est en train de chercher comme ça .Descends tout droit et remonte jusqu'à Bedi".
C'est ainsi que j'ai pris la poudre d'escampette jusqu'à rejoindre l'axe principale au niveau de la boulangerie Saker. Et retrouver mon collègue Robert Itock envoyé par la hiérarchie me chercher.
J'ai pu ouvrir  le journal de 20h de canal2 avec cet élément. Sentiment de satisfaction. Mais, Je suis encore sous le choc. Je réfléchis encore. Trop d'interrogations dans mon pauvre cerveau. Je sais juste que j'ai risqué. J’ai vraiment risqué.
Collectée et traité par Hervé Villard Njiélé
 

Voir les commentaires

Nécrologie: 2018 une année noire pour la presse

18 Janvier 2019, 11:44am

Publié par Hervé Villard

Plusieurs journalistes de la presse camerounaise ont  perdu la vie au courant de  l’année qui s’achève

Nécrologie: 2018 une année noire pour la presse
La mort a frappé le monde de la presse. L’année 2018 qui s’en est allée a été un véritable cimetière pour des hommes de la plume et du micro exerçant sur le triangle nationale. Issus de la presse à capitaux publics comme de la presse à capitaux privés, beaucoup ont  brusquement cassé leur plume  et leur micro en laissant pantois et sans voix leurs collègues et  amis. Et  surtout leur famille biologique encore sous le choc de leur disparition.
 La plus récente sur cette longue liste est Xaverie  NGazoa journaliste en service à la Cameroon radio and  télévision (Crtv). Elle a cassé son micro le mardi 11 décembre 2018, aux centre des urgences de Yaoundé (Cury ) où, elle était admise après avoir été atteinte d'une attaque vasculaire cardiaque (Avc ). Âgée de 50 ans et diplômée de la 25ème promotion de l'Ecole supérieure de sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic) de Yaoundé, Xaverie Ngazoa a fait toutes ses classes à la Crtv. Elle aura davantage été connue et reconnue du grand public, en tant que présentatrice de plusieurs émissions dont, «Croissance plus»  diffusée les lundis à 9 heures au poste national de la Crtv, et «Télé opinion» que suivaient alors les téléspectateurs de la télévision à capitaux publics, sur leur petit écran.

 

 Bien avant cette brillante journaliste de la Crtv, c’est Lionel Emani Tchokonté journaliste à  Radio et Tiemeni Siantou à Yaoundé  qui cassait son micro le 9 décembre 2018 à l’hôpital de l’Eglise Catholique Romaine «Nicolas Barré» situé au quartier Ekounou à Yaoundé. Malade depuis plusieurs années, celui qui a bagarré longtemps contre une plaie endémique est finalement  passé de vie  à trépas. 
Apperçu au stade omnisports Amadou Ahidjo de Yaoundé le 2 décembre 2018 à l’occasion de la finale de la  59ème édition de la Coupe du Cameroun, le titulaire d’une maîtrise en  Lettre moderne française obtenu à l’université de Yaoundé 1 est décédé le 9 décembre  2018 des  suites de longue maladie. Affaibli par cette maladie qui le ronge depuis plusieurs années l’intrépide du micro et passionné de sport s’en est allé en laissant la presse sportive sans voix. Né le 21 novembre 1971 Lionel Emani Tchokonté a collaboré  avec la quasi  totalité des médias du triangle nationale. Il prêtait ses services à tous  ceux qui le sollicitaient. D’où la douleur de la presse  sportive.
Comme s’ils s’étaient passé le mot,  Sevère  Kamen du quotidien privé  le Messager  s’en est allé au  début du  mois de décembre 2018 qui s’achève. Précisément le 4 décembre à l’hôpital Laquintinie de Douala. Le correspond du premier quotidien privé du Cameroun  souffrait lui aussi d’une maladie qui a finalement eu raison de lui. En  service dans la région du Sud, celui dont la plume a permis de dénoncer des injustices, des abus de pouvoir et surtout des trafics d’influences des hautes autorités de cette localité a passé l’âme à gauche au moment où on s’y attendait le moins. Inhumé le  15 décembre 2018 celui qui  laisse un fils de 10ans s’en va sans achever la mission qu’il avait commencée dans  la région du Sud Cameroun.

Le 24 juin 2018 dernier, c’est  Christian Akam qui s’en allait  toujours des  suites de  maladie.  Le journaliste en service à chaîne de télévision à capitaux privés du pays, Canal 2 International passait  l’âme à gauche à l’hôpital régional d’Ebolowa (région du Sud), des suites d’une longue maladie. A en croire des sources crédibles, Jean Christian Akam a séjourné à l’hôpital général de Douala, sans que cette institution hospitalière trouve quoi que ce soit, à l’issue de plusieurs examens. C’est ainsi que sa famille qui n’y comprenait pas grand-chose, avait décidé de le transférer à l’hôpital régional d’Ebolawa où il est finalement décédé. Plusieurs techniciens et journalistes à la  retraite de la chaîne de radio et télévision nationale ont également  perdu la vie au courant de cette  année. Que leur âme repose en  paix.

 
Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

2018: La liberté de la presse à rude épreuve

17 Janvier 2019, 21:16pm

Publié par Hervé Villard

Plusieurs journalistes ont été arrêtés et incarcérés dans le cadre de l’exercice de leur fonction en 2018.

2018: La liberté de la presse à rude épreuve
L’un des cas d’arrestation de journalistes les plus rocambolesques  et les plus médiatisés au Cameroun au courant de  cette est  celle  de Mimi Mefo  journaliste rédactrice en chef adjointe en charge du desk anglophone à télévision Equinoxe. Arrêtée et incarcérée à la prison Centrale de Douala le mercredi 7 novembre 2018, la journaliste qui exerce depuis six ans seulement a été libérée de manière spectaculaire le samedi 10 novembre 2018 de la  prise on Centrale de Douala où elle était gardée. Selon des informations sur haute instruction du chef de  l’Etat  Paul Biya qui venait de briguer un nouveau septennat à la tête du Cameroun. Les charges retenues  contre  elle  à savoir ;  Propagation de fausse nouvelle, atteinte à la  sûreté de l’Etat,(…) avaient été annulée  par le Commissaire du gouvernement le lundi 12 novembre  2018 au tribunal  militaire de Douala. Celle qui comparaissait  libre ce jour là a définitivement retrouvé la liberté. La solidarité de la presse en générale, de ses collègues du groupe La Nouvelle Expression et Equinoxe et celle du Syndicat national des  journalistes du Cameroun aura été  d’un  grand  apport dans  la  libération de  celle qui  a occupe  pendant  une  semaine la première page de tous les journaux du Cameroun.
Joseph Olinga correspondant du  quotidien privé Le messager à Bafoussam comparait libre au  Tribunal de première instance de  Bafoussam depuis le mois de  novembre 2018.
Le 03 novembre dernier,Joseph Olinga a été molesté par des gendarmes qui accompagnaient le 1er adjoint préfectoral de la Mifi, alors que le journaliste était sur le terrain pour vérifier l’effectivité de l’arrêté préfectoral fixant fermeture des débits de boisson à 21h, ce jour-là. Après quelques jours passés en cellule, Joseph Olinga a été renvoyé devant le juge pour répondre des  actes  qui lui sont reprochés. Pèsent  contre lui des charges de«rébellion et  incitation à la révolte». Renvoyée pour la première fois pour défaut de  plainte, l’affaire ministère publique  contre Joseph Olinga Ndoa, chef  d’agence  Ouest et Nord-Ouest de Le Messsager rendra certainement son verdict le 10 janvier 2018 prochain. 
Malgré les nombreuses critiques des médias qui estiment que c’est une forme de  trafic d’influence, l’affaire est  toujours  pendant devant le Tpi de  Bafoussam.
 Le cas Michel Biem Tong
Arrêté le 23 octobre dernier, le cyber journaliste et promoteur du Site Human Rights News, Michel BIEM TONG a été libéré par le tribunal militaire de Yaoundé après l’arrêt des  poursuites judiciaires contre lui.
Après avoir passé tour à tour des nuits depuis son arrestation dans les geôles du Sed et de la prison centrale de Yaoundé à Nkondengui, sa première audience a eu lieu le 5 décembre dernier à 11h et a duré 25 minutes. Ce jour Il a plaidé non coupable et a demandé qu'on lui donne du temps pour sa défense. Le procès a été reporté au 2 janvier prochain. Contre toute attente, le tribunal militaire a décidé de le libérer et d'arrêter toutes poursuites judiciaires contre lui.
En fait la  libération de  Michel Biem Tong a  été  décidé par  le Chef de l’Etat qui  ordonna  la  libération de  289 personnes arrêtées  dans  le  cadre de la crise anglophone. Les infractions retenues contre lui étaient: Usurpation de titre de Journaliste, apologie du terrorisme par les techniques informatiques, déclarations mensongères, outrage au Chef de l'état.
Les  sanctions du Cnc.
A coté des arrestations et de l’incarcération des hommes de  médias,  le  Conseil national de  la Communication a sanctionné une  bonne frange des médias et des journalistes au courant de cette  année 2018. Le  19 décembre 2018, l’organe  de régulation des médias  au Cameroun n’y est pas allé du dos de la cuillère.
Parmi les médias sanctionnés, on retrouve : Vision 4 sanctionné pour un mois, Ernest Obama et Patricia Mengue suspendu pour  un  mois, Roland Djotié de l’Economie quotidien écope également d’un mois. Plusieurs médias et journalistes ont été  suspendus et  blâmés.
 
Hervé Villard Njiélé 

 

Voir les commentaires

Loi de Finance 2019: Le prix de la bière ne changera pas

10 Janvier 2019, 20:13pm

Publié par Hervé Villard

D’après Armand Mbiena chef de division de préparation du budget de l’Etat au ministère des Finances, les droits d’accises sur la bière n’ont pas augmenté.

une  photo de la bière

une photo de la bière

La rumeur autour l’augmentation du prix de la bière à partir de ce mois de janvier 2019 a fait les choux gras de la presse en fin d’année 2018. Après l’adoption de la loi de Finance 2019 entrée en vigueur en début de ce mois de janvier 2019, la rumeur s’est à nouveau amplifiée. Car tous craignaient l’augmentation du prix de la bière, boisson alcoolisée très prisée et très consommée par la majorité des Camerounais.

 

Lors du lancement du budget d’investissement public(Bip) dans la région du Littoral 1 hier jeudi 10 janvier 2019 à Douala, les émissaires du ministère des Finances qui exposaient sur ce budget et ceux de la Direction des Douanes sont revenus sur cette décision de la loi de finances. Dans leurs exposés ils ont clarifié la situation en expliquant que le prix de la bière ne sera pas augmenté. Puisque les taxes sur le droit d’accises sur la bière n’ont pas augmenté non plus. Il sera donc difficile de voir le prix de la bière augmenté. «Les droits d’accises sur certains produits ont été revu à la hausse. La bière n’en fait pas partie. La taxe sur le tabac importés est passée de 3000 à 5000 frcfa. Les taxes sur le droit d’accises sur les boissons gazeuses couramment appelées jus aussi ont augmenté de même que les droits d’accises sur les vins et liqueurs», a déclaré Emmanuel Ndo Ndo représentant du Directeur général de la Douane.

Surfant sur la même vague que son collègue de la Direction de la douane, Armand Mbiena, le chef de division de préparation du budget de l’Etat au ministère des Finances, a fait la même remarque. Sans être affirmatif, il a du moins marqué son étonnement quant à l’augmentation du prix de la bière au Cameroun en cette  année 2019. «Les taxes sur le droit d’accises qui ont augmenté ne concerne pas la bière. On ne peut pas encore dire que le prix de la bière va augmenter ou pas. Des discussions entre les responsables des entreprises brassicoles se poursuivent encore», a-t-il déclaré.

Au courant de cette cérémonie, on a pareillement appris que la loi de finance a supprimé la Tva sur la consommation de l’énergie électrique et de l’eau dans les ménages. Il faut consommer plus de 20 mètres cube d’eau pour que la Tva vous soit imputée et plus de 220 kilowatts heure d’énergie électrique pour voir la taxes sur la valeur ajoutée s’appliquer.

Hervé Villard Njiélé

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>