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Le blog de Hervé Villard Njiélé

societe

Nécrologie: Le pasteur Hendje Toya quitte la scene

20 Juin 2022, 11:42am

Publié par Hervé Villard

Nécrologie:  Le pasteur Hendje Toya quitte la scene

L'ancien Président Général de l'Eglise évangélique du Cameroun est décédé dans la nuit du 14 au 15 juin 2022 à Melong des suites de courte maladie.

C'est dans la tristesse que la communauté chrétienne de l'église évangélique du Cameroun s’est levée ce mercredi 15 juin 2022. Pendant qu'elle s'apprêtait à faire la prière matinale, elle a été foudroyée par la nouvelle du décès du pasteur Hendje Toya, ancien président général de cette congrégation religieuse.
Selon des informations pasteur Hendje Toya a été victime d'un malaise à son domicile à Ndoungue et a rendu l'âme quelques temps après. Sans laisser le temps aux personnels  soignants de l'hôpital régional de Nkongsamba de voler à son secours. Le défunt qui présentait des signes de malaise vers 3h 30 a alerté les autres membres de la famille. Arrivé d’urgence pour s’enquérir de la situation, son état de santé se serait rapidement dégradé. Transporté d’urgence à l’hôpital, celui-ci selon des indiscrétions est décédé avant. Son corps a directement été conduit à la morgue le temps de d'informer toute la communauté chrétienne protestante. Des sources concordantes annoncent qu’il est décédé vers 4h 30 après un arrêt cardiaque à Melong.
L’annonce officielle du décès du Révérend pasteur Jean Samuel Hendje Toya a été fait très tôt ce mercredi 15 Juin 2022 à la paroisse Eec du Cinquantenaire à Makepe, un quartier de l’arrondissement de Douala 5eme. Et la triste nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre.
Nécrologie:  Le pasteur Hendje Toya quitte la scene
Président tourmenté ». 

Elu président général de l’église évangélique du Cameroun au Synode général en 2017, le Révérend Pasteur Hendje Toya n’a pas eu l’occasion de réaliser le vaste projet de restructuration et de reconstruction de l’Eglise évangélique du Cameroun qu’il avait engagé Ceci à cause de la contestation de son mandat par le pasteur Priso et l’ensemble des pasteurs de l’Eec d’origine Sawa. Lors de la passation de service au synode générale à la paroisse du Centenaire à Douala, passation de service entre le pasteur Batomen et lui, le Ngondo pourtant invité avait boycotté cette cérémonie. Le camp des perdants qui contestent par ailleurs la régularité des élections du 23 avril à Ngaoundére, avait saisi juge des référés du Tpi de Douala –Bonanjo. Ce dernier avait rendu son verdict en  ordonnant  la suspension des effets du processus électoral et particulièrement toute prise de fonction des dirigeants élus de l’Eec dans l’attente de l’issue définitive de la procédure en annulation intentée par les demandeurs devant le Tribunal de grande instance du Wouri, selon l’extrait du plumitif publié le 24 juillet 2017.

Cette situation de crise a sérieusement paralysé l’église en général et bloqué tous les travaux en cours. Beaucoup de pasteurs en fin de formation n’avaient plus été consacrés. La vie spirituelle et même politique des fidèles et de l’Eglise évangélique du Cameroun dans l’ensemble a été perturbée.

Fatigué de cinq années de bataille judiciaire physique et même spirituelle, le Pr Hendje Toya a décidé de jeter l’éponge. Il avait annoncé sa démission de son poste de président national de l'Eglise évangélique du Cameroun le 15 décembre 2021, il y a six mois exactement. Avant son décès, il avait entamé une mission de réconciliation des différentes factions de l’église évangélique du Cameroun. Une mission qu’il n’a pas achevée. Sa prédication du dimanche 5 juin 2022, jour de pentecôte, était comme une annonce de son décès. Celui qui a pardonné tous ceux qui ont perturbé sa mandature, a prêché l’union ce jour-là. Il a confié toute la communauté chrétienne de l’Eec entre les mains du Saint Esprit, véritable enseignant. "J’ai été le premier consolateur et ma mission est presque finie. Je suis sur le point de départ et dans mes paroles d’adieux je vous promets un autre consolateur et cet autre consolateur viendra raffermir en vous ce que je vous ai dit quand j’étais avec vous. Et c’est la raison pour laquelle, il sera éternellement avec vous. Et dans le gage pour l’éternité avec vous il sera en vous. Le Saint esprit est là. Si c’est ce que nous avons retenu dans l’élan de la marque éternelle du saint esprit qui réside désormais en nous, au nom du père et du fils et du Saint Esprit alors un seul Dieu définitivement"

L’ex président général de l’église évangélique du Cameroun (Eec) et brillant Professeur de Théologie s’en va après une fin de vie pastorale tourmentée. Sa dépouille et la famille a été finalement conduite dans la ville de Douala. Elle était conduite par le régional Moungo Nord. a précisé Alain Joel Ndjankou Nkwanjio. Rest In peace

Hervé Villard Njiélé

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Journée de l’enfant africain;Les enfants camerounais dans la tourmente

20 Juin 2022, 11:07am

Publié par Hervé Villard

La situation critique dans laquelle se trouvent ces derniers vient d’être portée à la face du monde par la Commission des droits de l’homme du Cameroun. C’était à l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée de l’enfant africain.

Journée de l’enfant africain;Les enfants camerounais dans la tourmente

Selon les informations rendues publiques par la Commission des Droits de l’homme au Cameroun, au premier trimestre de l'année 2020, près de 66 filles ont subi des mutilations génitales féminines (Mgf) au Cameroun, 36 d'entre elles étaient âgées de moins de 7 ans et les 30 autres de 7 à 17 ans. En 2019, environ 441 enfants vivant sans abri dans les rues des centres villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Buéa, Maroua et N’Gaoundéré ont été exposés à diverses formes d'abus. Cette situation va en s’aggravant puisque de nombreux cas de violence sur les enfants sont pareillement notés chez nous. Avec la consommation de la drogue, cette situation empire et il faudra faire quelque chose pour stopper la saignée et protéger les enfants.

D’après la commission des droits de l’homme, plus de 15 pour cent des jeunes enfants consomment de la drogue. Un pourcentage qui peut diminuer si tout le monde s’implique dans la bataille de protection des enfants. En 2020 rappelle le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, 856 cas de viol et 257 cas de mariages ont été recensés.

 Au vu de ces  réalités que vivent les jeunes camerounais, réalités qui trahissent la condition difficile dans laquelle évoluent les enfants au Cameroun, la commission des droits de l’homme appelle à une prise de conscience générale, à la protection des enfants. A côté du respect des droits des enfants qui demeurent encadrés par la loi et des nombreuses conventions signées par le Cameroun, cette commission invite tous les parents à entre des gendarmes de la protection des enfants.

Saisissant l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée de l’enfant africain cette Commission que pilote le Pr Mouangue Kobila, a décidé d'accentuer la sensibilisation, de multiplier les alertes. Elle a surtout profité de l’occasion pour mobiliser toutes les forces et énergies pour ce combat. Car, «l’enfant c’est l’avenir de demain, le Cameroun de demain».
Pour s’assurer que les enfants seront toujours protégés au Cameroun, la Commission des droits de l’homme vient de prendre certaines mesures. Notamment le renforcement des efforts dans la lutte contre les obstacles liés aux pratiques néfastes affectant les enfants en Afrique, l'application stricte de la législation sur la violence faite aux enfants pour favoriser l'abandon des pratiques néfastes.

La Commission recommande l'intensification de l'éducation et des initiatives de sensibilisation sur les conséquences néfastes de ces pratiques, en commençant par les enfants eux-mêmes, pour les informer de leurs Droits, afin qu'ils deviennent les premiers acteurs de la prévention de ces pratiques néfastes; le changement les normes sociales soient changées grâce à la mobilisation de divers acteurs influents dans les communautés à différents niveaux, pour que l'effort collectif galvanise les actions destinées à lutter contre les pratiques néfastes au niveau local.

Entre autres recommandations, cette Commission des droits de l’homme recommande le renforcement de la responsabilité civique pour mieux protéger les enfants en informant davantage sur la maltraitance, ainsi qu'en engageant les familles et les communautés à œuvrer davantage pour leur protection. Elle encourage le gouvernement dans sa campagne d'établissement des actes de naissance, un document qui fournit une preuve officielle de l'existence d'un enfant, permet l'accès aux services sociaux de base auxquels l'enfant a droit et garantit à l'enfant une protection efficace à la suite de pratiques néfastes pour ne citer que celles-ci.

A titre de rappel cette Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu'ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d'un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.

 

Herve Villard Njiélé

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Me Magloire Tamo:  Il faut arrêter d’acheter les terrains aux villageois, ça tourne toujours au vinaigre ».

31 Mai 2022, 21:17pm

Publié par Hervé Villard

Me Magloire Tamo:  Il faut arrêter d’acheter les terrains aux villageois, ça tourne toujours au vinaigre ».

Avocat de formation  et promoteur d’une agence immobilière  agréée,  Me Sylvestre Magloire Tamo, réagit aux évictions  forcées et aux nombreuses démolitions de maisons  en cours  dans  la ville de Douala. A côté des problèmes  de titres fonciers qui manquent le plus souvent aux victimes de ces démolitions forcées, Me Sylvestre Magloire Tamo expert en matière foncière invite les habitants de Douala à être vigilants. A toujours demander et vérifier les titres fonciers avant tout achat de terrain. Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression, le CEO de  Wisdom international invite  les Camerounais et les Doualais en particulier à s’attacher les services des agences immobilières agréer au moment d’acquérir un lopin de terre.

La ville de Douala et les populations de Bali sont sidérées par les démolitions qu’il y a eu dans cette ville la semaine dernière. Quel commentaire faites-vous à ce sujet ?

 Aussi choquant que cela puisse paraître, ce qu’il y a lieu de faire est de rentrer dans le fond du problème posé par les populations de Douala en général et celles de Bali en particulier pour analyser les différentes hypothèses.

Si ces populations ont été déguerpies à tort, elles ont des recours qu’elles peuvent exercer auprès des juridictions compétentes pour obtenir réparation du préjudice subi. Pour cela, il faut qu’elles aient qualité pour saisir lesdites juridictions. Et pour avoir qualité en matière il faut être au préalable détenteur d’un titre foncier qui vous confère le droit de propriété sur l’espace objet de déguerpissement.

Selon les informations, ces populations n’ont pas été indemnisées avant les démolitions. Comment justifiez-vous cet état de fait ?

S’il est démontré que ces populations ont été abusivement déguerpies, il leur revient d’exercer des recours auprès des juridictions compétentes pour obtenir réparation du préjudice qu’elles auraient éventuellement subi. Toutefois, ces recours ne seront recevables autant que ces derniers soient détenteurs d’un titre de propriété en bonne et due forme notamment un titre foncier.

 

 

En tant que juriste, que prévoit la loi en matière d’éviction forcée ?

Il y a lieu à ce niveau d’envisager 2 hypothèses :

La première selon laquelle l’occupant est possesseur de bonne foi. Lorsque celui-ci est de bonne foi, il doit être au préalable indemnisé avant éviction. Autrement, l’administration ordonnatrice du dit déguerpissement pourra être poursuivie pour voie de faits aux fins d’une indemnisation conséquente en réparation de préjudice subi. Au sens de la loi, le possesseur de bonne foi désigne toute personne qui occupe la parcelle en vertu d’un titre dont elle ignore le vice. C’est le cas notamment des personnes détentrices d’un titre foncier annulé. Par ce qu’en droit camerounais, seul le titre foncier atteste la propriété d’un bien immobilier.

La deuxième hypothèse est celle selon laquelle l’occupant est de mauvaise foi, c’est-à-dire tout occupant non détenteur d’un titre foncier. Dans ce cas, le déguerpissement peut être ordonné à ses frais et sans indemnité. Bien plus, ce dernier est passible selon la loi camerounaise de 1980 portant atteinte à la propriété foncière de répression assorti d’une peine d’emprisonnement et/ou d’amende. Et le propriétaire du terrain a même la latitude de s’approprier les constructions érigées sur sa parcelle sans payer le moindre sous à celui qui a construit sur le terrain d’autrui.

 

Les démolitions au quartier Bali ne sont que la suite d’une longue série engagée dans la ville de Douala depuis des années. Pourquoi détruit-on autant dans la ville de Douala ?

Au regard de l’évolution de cette cité balnéaire et suivant le plan d’urbanisation, les maisons sont détruites en raison d’une certaine anarchie dans les constructions. Et c’est en réparation de ce désordre qu’on observe de part et d’autre, les constructions anarchiques ou très peu sont ceux qui sont détenteurs d’un titre foncier et un permis de bâtir. L’administration qui se veut dorénavant moins complaisante est en train de mettre les pendules à l’heure. D’une part.

D’autres part, les particuliers détenteurs d’un titre foncier et qui se sont vu leur parcelle occupée par des personnes n’ayant aucun droit exécutent des décisions de justice qui les remet dans leur droit.

 

Les démolitions fréquentes dans la ville de Douala effraient tous ceux qui y vivent. Pouvons-nous trouver des espaces de terrain sécurisés dans cette ville ? Comment faire pour éviter que les casses d’aujourd’hui ne se reproduisent demain ?

La première démarche pour tout chercheur d’une parcelle de terrain pour son logement est de se diriger vers des professionnels en l’occurrence les agence de promotion immobilières dûment agréé par l’Etat qui seules peuvent les accompagner de bout en bout de la recherche du site aux finitions de leurs constructions.

Naturellement, on peut trouver des terrains sécurisés dans la ville de douala dès lors que selon les statistiques, à peine 20/100 de la population de cette population occupe un espace en vertu d’un titre régulier. D’où la campagne de sensibilisation que les autorités étatiques et la mairie de la ville ont engagé pour amener les gens à rentrer dans l’orthodoxie des choses.

Le conseil que je peux donner aux populations est qu’elles doivent toujours se rapprocher des professionnels dûment habilité pour éviter de se faire arnaquer, d’arrêter d’acheter les terrains prétendument aux villageois parce que généralement ça tourne toujours au vinaigre.

Aussi, respecter le plan d’urbanisation nous évitera les casses qui engendrent les hurlements et cris de détresse que nous observons aujourd’hui et Wisdom International, agence immobilière dûment agréée par l’Etat du Cameroun se place en pole position aujourd’hui pour vous accompagner dans ce processus, car demain se construit aujourd’hui.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njélé

Me Magloire Tamo:  Il faut arrêter d’acheter les terrains aux villageois, ça tourne toujours au vinaigre ».
Me Magloire Tamo:  Il faut arrêter d’acheter les terrains aux villageois, ça tourne toujours au vinaigre ».
Me Magloire Tamo:  Il faut arrêter d’acheter les terrains aux villageois, ça tourne toujours au vinaigre ».

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Dieudonné Ivaha Diboua (Gouverneur de la région du Littoral) «Je veux d'abord calmer les esprits»

31 Mai 2022, 21:09pm

Publié par Hervé Villard

Dieudonné Ivaha Diboua (Gouverneur de la région du Littoral)  «Je veux d'abord calmer les esprits»

 

 Il était question pour nous de dresser le constat que cette casse a fait très mal dans les cœurs des Bellois, de la population de Douala du Cameroun et d’ailleurs. Lorsqu’on voit ces images c’est assez traumatisant. Mais, il a été question ici pour nous de trouver dans  quel conteste cela a été fait. Et c’est un dossier qui date  relativement depuis 2014 les procédures ont été multiples et à la fin je pense qu’il y a un élément qu’il est nécessaire de signaler, puisqu’il y a eu plusieurs concertations. Il se trouve qu' une partie de cette population était au fait de ce que la casse allait se  produire. Mais il fallait qu’ils touchent leur indemnisation. Beaucoup de bénéficiaires ont libéré les maisons avant. Et au moment où les engins cassaient, il n'y avait plus personnes dans la maison. 

Une  partie de la population qui n’a pas été recensée s’est trouvée choquée parce qu’on a effectué des destructions alors qu’ils n’avaient rien touché. Donc j’ai tenu à ce que l’on puisse d’abord calmer les esprits. Puis j’ai mis sur pied un comité Ad hoc avec les élites de ce canton, les parlementaires, les services  techniques pour qu’on puisse revisiter ce terrain de fond en comble. Voir où les casses ont débordé et enregistré ceux qui ont été  victimes de manière collatérale à  ces casses.  Et nous allons ainsi faire  un rapport à la haute hiérarchie. J’ai également demandé que l’investisseur arrête également les travaux le temps que  cette  commission travaille et nous rende sa copie. Donc ils ont  un mois à attendre pour que cette commission travaille en toute quiétude.

 

Propos recueillis par Hervé Villard Njiélé

 

 

Dieudonné Ivaha Diboua (Gouverneur de la région du Littoral)  «Je veux d'abord calmer les esprits»

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Déguerpissement à  Bali :  Le gouverneur  ordonne  l’arrêt des travaux

31 Mai 2022, 20:26pm

Publié par Hervé Villard

  La réunion d’échange  entre le gouverneur de la région du Littoral, les  chefs  Sawa les  représentants des familles

  La réunion d’échange  entre le gouverneur de la région du Littoral, les  chefs  Sawa les  représentants des familles des déguerpis et les  élites Sawa a permis de prendre des mesures visant à apaiser la colère des déguerpis du village Dikolo à Bali.

 

Gouverneur de la region du Littoral apaise les tensions

Gouverneur de la region du Littoral apaise les tensions

Déguerpissement à  Bali :  Le gouverneur  ordonne  l’arrêt des travaux

Le visage serré, le regard plein de fureur qu’affichaient les populations de Dikolo, les élites Sawa et leurs chefs traditionnels en entrant dans la salle des banquets de la région du Littoral a presque disparu. Au sortir de cette rencontre  avec le gouverneur de la région du Littoral et les autres  responsables de l’administration dans le département du Wouri, ces derniers avaient un visage  détendu. Un signe  qui traduit effectivement que les discussions avec le patron de la région  sont sur la voie  de l’apaisement de la tension ambiante dans la ville de Douala depuis le 14 mai 2022 dernier, date du déguerpissement des populations du village Dikolo à Bali.

 En effet au regard de la tournure  que  prend ce dossier de déguerpissement, et des risques de trouble  à l’ordre  publique  que cela pourrait engendrer, le gouverneur de la région du Littoral Dieudonné Ivaha Diboua a convié  les différentes  partie prenantes de ce dossier à un échange dans ces services ce samedi 28 mai 2022 dernier. Une chose qui n’arrive pas souvent. Pendant plus de deux heures et demie d’échange, des mesures ont été  prises.

 

 Notamment l’arrêt des travaux sur chantier. Il faut noter qu’au lendemain des démolitions des maisons sur ce site  les travaux  ont commencé quelques jours après. On a commencé par ramasser tous les  débris qui se trouvaient sur le site. Après  cette  phase, les engins ont commencé  le terrassement de cet espace.  Bref les travaux allaient à une grande vitesse. Une chose qui a choqué les populations de Dikolo déguerpis. Car en plus d’être déguerpis sans avoir été avertis pour les uns et indemnisés les autres. Ces derniers ont multiplié des mouvements de revendications et même une marche pacifique pour dénoncer l’injustice criarde et à ciel ouvert dont elles sont victimes.  Cette  première  mesure a donc pour mission de calmer les colères. «Une partie de la population qui n’a pas été recensé s’est trouvée choqué parce qu’on a effectué des destructions alors qu’ils n’avaient rien touché. Donc j’ai tenu à ce que l’on puisse d’abord calmer les esprits »

 Comme seconde mesure prise durant cette rencontre également, le gouverneur au nom du gouvernement de la république a décidé de la reprise du recensement sur le site déguerpis, d’identifier ceux qui ne l’ont pas été. Il sera certainement au courant de ce recensement qui se fera  dans  un mois  à partir du 30 mai 2022 afin de réexaminer les indemnisations  des populations de cette partie de la ville de Douala désormais  sans  abris pour la plupart.

 Une commission ad hoc  pilotée par le secrétaire  général des services du gouverneur et donc sont membres les membres du parlement  de la ville de Douala, les sénateurs, les hommes politiques, quelques représentants des familles déguerpis sur le site du village Dikolo.

Hervé Villard Njiélé

Ce qui reste du Village Dikolo
Ce qui reste du Village Dikolo
Ce qui reste du Village Dikolo

Ce qui reste du Village Dikolo

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Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

25 Mars 2020, 15:44pm

Publié par Hervé Villard

Consultant en marketing et communication, Charles Monguè-Mouyémè réagit au report du championnat d’Afrique des nations préalablement prévu au Cameroun du 4 au 25 avril 2020, à une date ultérieure par le ministre des Sports et de l’Education physique le pr Narcisse Mouelle Kombi à cause du Corona Virus. Dans cette interview accordée à La Nouvelle Expression, il revient sur les conséquences directes de la décision du Minsep qui était inévitable compte tenu du contexte.

Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

L’expert en communication se prononce également sur les mesures drastiques prises par l’Etat du Cameroun pour lutter contre cette pandémie qui  traumatise le monde entier. A coté des félicitations  faites à l’endroit du  gouvernement  pour sa réaction fut-elle tardive, Charles Mongue Mouyeme dénonce l’absence de planification et de coordination des actions de l’Etat dans cette lutte qui risque plomber les bonnes intentions pourtant bonnes au départ. Il dénonce l’absence de moyens mises à disposition pour lutter contre la maladie. A cote des critiques l’expert propose l mise sur pied d’une équipe de bénévoles volontaires pour sensibiliser et éduquer les Camerounais sur les mesures à prendre pour limiter la propagation de cette maladie dangereuse. Ceci pour éviter la catastrophe africaine qu’annonce l’organisation mondiale de la santé.

Lisez-plutôt

Pour des mesures de sécurité sanitaire, le ministre des Sports et de l’éducation physique vient de proroger le championnat d'Afrique des nations à une date ultérieure. Comment appréciez-vous cette décision ?

Dans le contexte actuel, c’est une décision qui allait de soi. Si la Ligue des Champions européenne, l’Euro 2020, la Nba aux Usa, la Formule 1 etc., n’ont pas résisté aux ravages du coronavirus, ce n’est pas le « petit » Chan de l’Afrique qui allait le faire. C’est donc simplement une décision conséquente au regard du climat sanitaire mondial qui impose beaucoup de vigilance et de précautions si on ne veut pas que l’humanité soit décimée par la pandémie du coronavirus. Les grandes puissances du monde disposant de systèmes sanitaires de haut niveau ont choisi de confiner leurs habitants pour se donner des chances de stopper l’invasion de ce dangereux virus, et ce n’est pas le Cameroun, avec son plateau technique sanitaire très faible qui allait prendre le risque d’exposer ses populations et les étrangers qui viendraient au Chan à une contamination quasi-certaine avec la multiplicité de contacts qu’occasionne un tournoi international de football. Le Cameroun n’avait donc pas d’autre choix que de prendre la décision inéluctable et bonne au demeurant, de différer son CHAN 2020.

Au regard de la vitesse de  propagation de ce virus, cette décision n'est-elle pas tardive selon vous ?

Non, elle n’est pas tardive, du moment où le coronavirus n’avait donné de rendez-vous à personne sur la planète. Toutes les parties du monde n’ont pas été atteintes au même moment, et en Afrique notamment, on nourrissait l’espoir que le continent berceau de l’humanité allait être épargné. Mais les choses sont allées très vite, et les mesures de lutte contre le coronavirus se sont enchaînées à un rythme effréné d’un pays à l’autre à travers le monde : le Cameroun est simplement entré dans la danse au moment où des cas de personnes atteintes ont été détectés sur son territoire. Certes, le gouvernement aurait pu prendre son train de mesures un peu plus tôt, ce qui aurait permis que le report du Chan soit annoncé plus tôt, mais nous connaissons l’incapacité de nos gouvernants à être proactifs et à anticiper sur les situations. La gravité de la situation actuelle est telle qu’il est inutile de chicaner sur la promptitude ou non de nos dirigeants du pays : disons juste qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Bien avant cette décision de report, 24h avant, le MINSEP dans une correspondance rassurait la CAF que le Cameroun pouvait accueillir cette compétition de même que des pays qualifiés. Comment expliquer ce revirement de situation en 24h seulement ?

Pour moi il ne s’agit pas d’un revirement, mais plutôt de l’aboutissement de la stratégie de l’écran de fumée qui semble avoir été adoptée par le Cameroun relativement au niveau de préparation du Chan 2020. J’ai l’impression qu’il a été décidé dans les hautes sphères dirigeantes de notre pays, que l’initiative ou la cause d’un éventuel « glissement » du Chan 2020 ne devait en aucun cas être imputée au Cameroun. On se souvient que le Cameroun avait sollicité et obtenu un report de la Can féminine en 2016, puis, du fait de ses défaillances, la Can 2019 lui avait été retirée au profit de l’Egypte : en disant dans son 1er courrier adressé à la Caf que le Cameroun était prêt à organiser le Chan malgré le coronavirus, le président du Cocan 2020/2021 savait déjà que le report était inévitable. Son 2ème courrier que vous considérez comme un revirement avait pour but de montrer que le Cameroun était navré de ne plus pouvoir abriter le CHAN 2020 à bonne date, alors qu’il était archi-prêt. Cela battait ainsi en brèche les réserves émises par la CAF dans une lettre récente adressée à la Fecafoot, et qui portaient sur l’état d’avancement des préparatifs, en relevant des insuffisances à corriger. Manifestement donc, le Cameroun n’était pas tout à fait prêt, mais il fallait faire croire le contraire, et le coronavirus, c’est cynique de le dire, offrait une occasion en or de bluffer.

Parlant du Corona virus à l'origine de la prorogation du Chan, l'Etat du Cameroun vient de prendre des mesures drastiques pour limiter la propagation de la maladie. Comment trouvez-vous ces mesures ?

Ces mesures sont relativement bonnes dans leur énoncé, parce que conformes aux prescriptions de l’Oms notamment, qui a répertorié les modes de contamination du coronavirus, et les précautions à prendre pour ne pas être infecté. Ces mesures sont donc calquées sur celles prises dans la plupart des pays atteints par le coronavirus. C’est l’application effective de ces mesures qui est sujette à caution, car beaucoup de nos habitudes et comportements séculaires sont de nature à favoriser la propagation rapide d’un tel virus.

Tout porte à croire que le gouvernement n’a engagé le travail d’implémentation de ces mesures qu’après leur publication, ce qui occasionne beaucoup de précipitation, d’improvisations et de couacs dans leur mise en œuvre, comme c’est le cas pour la réquisition des hôtels devant servir à la mise en quarantaine des passagers en provenance d’Europe entrant par les aéroports de Douala et de Yaoundé-Nsimalen.

Parmi les multiples restrictions imposées par ces mesures beaucoup vont se heurter à l’incrédulité et à l’incivisme des populations du Cameroun. De nombreuses idées reçues qui tendent à banaliser ou à remettre en question la dangerosité du coronavirus dans notre environnement, ont cours dans le pays, ce qui ne facilite pas les choses.

D’autre part, contrairement aux dépenses folles qui sont effectuées sans retenue pour l’organisation de la Can 2021, on observe comme une réticence de la part du gouvernement à engager les fonds importants nécessaires à la lutte contre le coronavirus. Les autorités administratives se retrouvent ainsi au four et au moulin, là où des cellules pluridisciplinaires assistées par des bénévoles et des volontaires recrutés en grand nombre aideraient à obtenir plus d’efficience. La mise en œuvre des mesures pour limiter la propagation du coronavirus au Cameroun apparaît donc poussive, parce que la rigueur dans l’organisation ainsi que la mobilisation des moyens humains, matériels et financiers ne sont pas au point. Le sens des bonnes initiatives, la créativité et la volonté semblent faire défaut, à cause des réflexes de centralisation des décisions au sein de l’administration camerounaise.

En réalité, le Cameroun, au-delà des mesures listées et publiées timidement, ne dispose pas d’un plan de lutte bien pensé dans tous ses contours et les moindres détails. Comme souvent, nos décideurs sont dans la réaction, et il n’y a pas une vraie coordination des actions au niveau central, décentralisée dans les régions, les départements, les communes, les villes et les villages. Même les professionnels de la santé ne savent pas exactement comment ils peuvent apporter leur contribution efficace à la lutte. De nombreux camerounais se déclarent volontaires sur les médias et les réseaux sociaux, mais ils sont royalement ignorés par les autorités qui font du spectacle pour attirer l’attention sur elles, en pensant certainement à la suite de leur carrière. En observant les attitudes de ceux qui doivent piloter la lutte contre le coronavirus, en les écoutant, j’ai bien peur qu’ils ne mesurent pas réellement le péril qui menace le Cameroun.

Les mesures prises sont-elles réalistes selon vous ?

Ces mesures sont en principe réalistes, mais dans un environnement où l’éthique et le civisme sont en lambeaux comme c’est le cas au Cameroun, la forte complexité de leur application et de leur respect les rend irréalistes dans les faits. La stimulation de la bonne volonté des populations à s’investir dans cette lutte contre le coronavirus à travers une sensibilisation intensive et même agressive est donc le gage de l’efficacité des mesures édictées par le gouvernement. L’exemple doit venir d’en haut, aucun citoyen ne devant s’estimer au-dessus des contraintes liées à ces mesures, comme on l’a vu avec le Président de l’Assemblée Nationale qui ne s’est pas soumis à la mise en quarantaine alors qu’il revenait d’un pays à risques.

 Il y aura des difficultés, des erreurs, des hésitations, des compromissions, mais le peuple doit accentuer et maintenir la pression sur ses gouvernants, et l’Etat sur tous les citoyens, pour que ces mesures produisent des résultats probants. L’humilité et la souplesse d’esprit doivent aussi être de mise pour pouvoir admettre les manquements et s’employer à les corriger.

 

Des voix s’élèvent pour critiquer ces mesures taxées de hâtives et sans préparation réelle. Pensez que ces critiques sont fondées ?

Il n’est pas jusqu’à de grands scientifiques de nos universités qui ne le disent en public sur un ton d’exaspération, tellement ils sont conscients de l’immensité et l’étendue des actions à mener pour juguler le coronavirus sur toute l’étendue du territoire camerounais. A un moment donné, quand l’heure est grave, il faut savoir mettre la politique politicienne et le carriérisme en veilleuse. Les mesures prises l’ont été, nous a-t-on dit, sur « les très hautes instructions du Chef de l’Etat », lesquelles instructions ne s’appuient pas sur un comité scientifique pluridisciplinaire de haut niveau connu, à moins qu’il n’ait été constitué de façon occulte. Et la cacophonie qu’on observe dans certaines décisions et contre-décisions prises par les membres du gouvernement trahit clairement l’absence d’une stratégie de lutte bien conçue et coordonnée rigoureusement. S’en tenir à cette rengaine passe-partout des « très hautes instructions » est suicidaire pour le pays face à un ennemi coriace tel que le coronavirus. Il faut cesser de faire semblant de travailler, et travailler effectivement avec abnégation.

Qu'est-ce qu'il faut faire d’après vous pour contenir cette pandémie et limiter sa propagation ?

Chacun de nous et nous tous habitants du Cameroun devons respecter scrupuleusement les mesures édictées par les gouvernants, et veiller à les faire respecter autour de nous. Il faut arrêter la propagation des fausses informations sur le coronavirus dans les réseaux sociaux, qui créent des doutes dans les esprits et font baisser la garde face au coronavirus, alors qu’elle doit rester haute et bien en place. Nous devons nous faire violence en adaptant nos comportements aux mesures de prévention prescrites pour gagner cette guerre utile contre ce virus pernicieux.

Nos gouvernants doivent réellement mettre en place une vraie cellule scientifique de crise, décentralisée dans les démembrements de l’Etat dans tout le pays. La menace grave pour l’Afrique prédite par l’OMS doit être prise très au sérieux, et tous les moyens humains, matériels et financiers doivent mobilisés sans retenue pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur à notre pays. L’anticipation doit être le maître-mot qui guide toutes les actions. La réquisition et la réhabilitation de certains hôpitaux privés à l’instar de la Polyclinique Soppo Priso de Douala doit être faite rapidement, sans attendre que les hôpitaux existants soient complètement débordés. On doit habiliter techniquement toutes les régions du pays et même les arrondissements et les communes, à pouvoir effectuer la détection du coronavirus qui ne se fait jusqu’à présent qu’au Centre Pasteur de Yaoundé.

Nous proposons également le déploiement dans toute le pays de «Corona Fighters », qui seront des volontaires et des bénévoles qui se dévoueront à faire assimiler les mesures de préventions adoptées par l’Etat par les populations, à veiller à leur bonne application, et à assister les équipes médicales. Nous avons engagé plus de 2000 milliards de francs pour financer la Can de foot qui n’est qu’un loisir, ce n’est pas pour préserver nos vies que nous allons faire usage du frein à main financier.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

25 Mars 2020, 14:50pm

Publié par Hervé Villard

La pandémie qui a débuté en chine il y a environ un mois a déjà tué quatre de nos compatriotes dans le monde

Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

La liste des pays qui ont perdu des compatriotes morts de suites de Corona virus s’allonge au fur et à mesure que le temps passe. Car, la maladie se répand à une vitesse exponentielle. Sans état d’âme, la maladie se propage dans le monde et décime hommes, femmes et enfants. Si les pays les plus touchés dans le monde sont la Chine qui totalise depuis le début de cette pandémie le plus grands nombre de morts et de personnes contaminées malgré la chute du taux de contamination et de l’Italie qui a désormais le foyer le plus ardent en Europe avec plus de 500 décès journalier depuis quelques jours, il faut dire que cette pandémie ne fait pas de cadeau aux nations du monde. Elle tue avec sérieux et est désormais l’ennemi numéro 1 à éliminer à tous les prix. Si à coté de la Chine et de l’Italie, on peut pareillement compter des grandes nations comme l’Espagne, l’Iran, la France, les Etats unis, il faut  reconnaitre que le Cameroun n’est pas épargné. C’est pourquoi, le pays devrait être sur ses gardes, multiplié des efforts pour éviter le désastre comme c’est le cas partout ailleurs.

Si jusqu’à présent aucun décès des suites de cette pandémie n’est encore observé sur le triangle national selon le ministre de la Santé public Dr Manaouda Malachi, il faut du moins reconnaitre que le taux de contaminations va crescendo avec déjà 66 cas dépistés positifs. Des camerounais sont d’ailleurs déjà morts de cette maladie. De quoi créer une prise de conscience, une vigilance accrue et le respect des consignes de sécurité.

Selon des informations puisées à bonne sources, quatre camerounais ont déjà été tués par cette maladie.

Le premier de cette liste s’appelait Didier Mbeng, un Camerounais habitant en France. En effet, mis en quarantaine depuis plusieurs jours le patient est décédé dans la nuit du lundi au mardi 17 Mars 2020. Il est mort dans un hôpital parisien et selon sa sœur il revenait d’un voyage en Turquie quand il a commencé à ressentir les effets du coronavirus.

Le second camerounais tué par le corona virus s’appelle Alain Siekapen, grand karatéka camerounais

L’annonce de son décès est tombée samedi 21 mars 2020 au matin lorsque son épouse reçoit un coup de fil lui demandant de venir d’urgence à l’hôpital pour l’identification du corps avant l’usage habituel à pareil circonstance. Le premier président du collectif des karateka Camerounais de la diaspora, testé positif au coronavirus, a succombé aux affres de cette pandémie sur le sol français comme le premier.

Le troisième et dernier Camerounais qui vient compléter cette liste n’est autre que le célèbre artiste musicien camerounais de renommée mondiale, Manu Dibango. Surnommé "Papy Groove", le musicien de jazz camerounais est mort du Covid-19. Décédé ce mardi 24 mars, Manu Dibango avait 86 ans. Il était l'un des fidèles du festival Jazz in Marciac (Gers). Manu Dibango a collaboré avec de grands musiciens africains comme Youssou N'Dour et Angélique Kidjo, (ils étaient ensemble lors de la soirée dédiée à l'Afrique de Jazz in Marciac). Mais aussi des rock stars comme Peter Gabriel et Sting, des chanteurs français comme Serge Gainsbourg, Nino Ferrer ou Dick Rivers, des musiciens classiques, et bien sûr des gens du jazz comme Herbie Hancock ou Bill Laswell. Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, de son vrai nom Emmanuel N'Djoké Dibango est arrivé à Marseille en 1949 alors qu'il était adolescent. Il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2010. L'artiste camerounais était en tournée l'an passé pour ses 60 ans de carrière. Le 18 mars, la contamination de l'artiste avait été annoncée sur sa page Facebook. Il est décédé hier matin.

Son décès porte donc à trois le nombre de camerounais morts des suites de cette pandémie en France et dans le monde.

Le quatrième cas de decès  est arrivé au Cameroun et dans la ville de Yaoundé. C’est le ministre de la Santé  qui  l’a  lui-même  annoncé  hier  matin  via un tweet sur sa page. Selon des informations le patient donc l’identité a été gardé secret revenais d’Italie déjà souffrant. Dénommé Patient3, il était sérieusement amoché  par la maladie

Le décès d’Achille Essombe Moukouri, l’oncle de Patrick Mboma survenu à l’hôpital Laquintinie dans des circonstances troubles laisse croire qu’il serait la 5ème victime de cette pandémie. Inhumé immédiatement lundi soir dans des conditions sanitaires sécurisées par le personnel médical le ministère de la Santé n’a pas encore confirmée le décès des suites de Corona Virus.

 

Hervé Villard Njiélé

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 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala

12 Mars 2019, 14:49pm

Publié par Hervé Villard

L’incident qui s’est produit au carrefour Texaco aéroport a perturbé la circulation dans  cette partie de la  capitale économique du Cameroun pendant près d’une demi-journée.

 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala
Carrefour Texaco aéroport ce mardi 19 février 2019. il est 11h 30. Sur la bretelle qui traverse le magasin Quiferou à Texaco aéroport, la circulation est  bloquée. Les  véhicules en file indienne sont stationnés et attendent que la route se dégage. A 100 mètres de l’entreprise de vente de matériaux de construction, un attroupement s’est créé sur la voie publique. Une dame la pelle à la main s’en roule sur la chaussée en criant justice. Cette dernière demande l’intervention du gouverneur de la région du Littoral. 
Inconsolable malgré les supplications des voisins et riverains qui l’invitent à libérer d’abord la chaussée cette dernière ne s’exécute pas.
L’intervention des éléments de la gendarmerie de Nilon alertés n’ont fait que calmer momentanément sa colère. Car, aussitôt la circulation rétablie et les forces de l’ordre parties, cette dernière s’est réinstallée sur la chaussée en criant à l’injustice. Cette situation qui a ameuté les conducteurs de moto et plein de badauds a perturbé la circulation sur cette bretelle de la  voie publique presque toute la journée.
Litige foncier
En effet, la dame dépitée qui a criée son ras-le-bol sur la voie publique ce mardi 19 février 2019 n’est autre que dame Nouboussi épouse Guémo Suzanne habitant dans ce quartier .
Propriétaire d’une maison non loin du Magasin Quiferou, celle qui dit vivre dans ce quartier depuis plus de 28ans a été surprise en rentrant chez elle, de constater que des travaux de construction ont commencé sur une parcelle de terrain qui lui servait de servitude. Après avoir saisi le préfet qui a signé l’arrêt des travaux, le temps qu’une solution soit trouvée, les dits travaux ont repris hier matin(mardi Ndr) alors qu’aucune décision officielle n’a encore été rendue. D’où son courroux. «On veut prendre ma maison. Ceux qui ont l’argent veulent opprimer les pauvres. Tuez-moi. Il faut que le gouverneur vienne résoudre ce problème», criait-elle en se roulant sur la chaussée.
Problème de servitude
Selon la plaignante rencontrée par la Nouvelle Expression, les faits remontent au jeudi 10 janvier 2019. «De retour à mon domicile, raconte-t-elle, une voisine m’informe qu’on a placé une borne sous le manguier qui est sur la route. Je cherche donc à rencontrer celui qui l’a fait. Le samedi, mon voisin le sieur Saminou Hamadou me confirme que c’est lui qui l’a fait. Et qu’il l’a fait sur son terrain acheté à l’Etat. Je demande son titre foncier et il me présente un plan de construction. Il a ensuite engagé les travaux qui bloquaient mon entrée principale et celle des voisins. C’est ainsi que nous avons saisi le préfet. Pour intervention», raconte celle qui continue  à implorer la justice.
D’après Nouboussi épouse Guémo Suzanne qui témoigne que certaines descentes de géomètres ont été faites à son insu, l’arrêt des travaux servi par le préfet n’a pas été respecté du tout. «Il a fallu que nous fassions encore une requête pour que le sous-préfet de Douala 3ème soit saisi et que la brigade de gendarmerie de Nilon oblige les ouvriers qui continuaient de travailler de cesser les travaux», témoigne-t-elle. «Alors que nous attendions tous la décision de la commission préfectorale, ce matin, j’ai constaté que les ouvriers ont relancé les travaux. C’est ce qui a justifié mon comportement», explique cette dernière.
 Effectivement sur le chantier mardi dernier, les travaux avaient repris, on pouvait apercevoir du sable et du ciment au sol. Les ouvriers étaient en train de préparer le mortier pour continuer la construction des murs quand cette dernière a créé un scandale. Après ce qui s’est passé, pour prévenir le trouble à l’ordre public, la commune d’arrondissement de Douala 3ème a apposé une croix de saint André sur l’immeuble en construction.
 Rencontrée par La Nouvelle Expression pour avoir sa version des faits, madame Saminou qui reconnait avoir acheté ce terrain à l’Etat et qui dit posséder un titre foncier sur la parcelle querellée s’est refusée à tout commentaire. Pour des raisons personnelles, elle a décidé de soumettre à la décision administrative.
Hervé Villard Njiélé

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Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

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Ascension du Mont Cameroun: Les kényans veulent briser le signe indien

11 Mars 2019, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Ils sont plus dizaine à avoir répondu présents à la 24ème édition de l’ascension du Mont  Cameroun qui se  déroule dans  la ville de Buea ce 24 février 2019

La  24ème édition de l’ascension du Mont Cameroun est prévue ce samedi 24 février 2019 dans la ville de Buea. Au départ de cette course devenue un grand rendez-vous international, près de 500 athlètes nationaux et internationaux. Ces derniers malgré la crise sécuritaire qui perturbe la vie dans la région du Sud-ouest qui accueille cette événement, ont choisi de faire le challenge. A coté de l’important gain à remporter à l’issue de cette course très atypique, plusieurs athlètes ayant répondu présents à ce rendez-vous annuel souhaitent inscrire leur nom sur la listes des vainqueurs de cette compétition. 
A coté des athlètes nationaux à qui cette compétition a toujours souri depuis la reforme, figurent pareillement 26 athlètes étrangers près à relever le challenge. Les kenyans plus nombreux veulent rafler les prix mis en jeu et surtout briser le signe indien.
 Car, depuis la nouveau format de l’ascension du mont Cameroun il y a aujourd’hui 24 ans déjà,  aucun athlète  étranger n’a plus remporté le trophée. La majorité venue des pays  européens ont  eu de la peine à franchir la ligne  d’arrivée. Bien que champions des autres courses de mont dans le monde,  ils ont toujours eu de la difficulté à s’exprimer  sur  le mont Cameroun. Comme si, cette compétition les vomissait. Allemand, Français, suisses, portugais, tous ont  connu le  même sors. Et on  ne sait  pourquoi ?
D'après des officiels de cette compétition, le caractère unique du Mont Cameroun serait la principale raison. C’est pourquoi son ascension n’est pas aisée. «Le  parcours  est  parsemé de beaucoup d'embuches pas toujours faciles à surmonter par les étrangers. Les athlètes nationaux s’imposent toujours parce qu’ils s'entraînent sur ce site et maîtrisent toutes les difficultés. Les étrangers ont un problème d’adaptabilité. Ils arrivent au pays trois jours avant la course et n’ont pas le temps de s’adapter. Le relief, le climat et la végétation sont différents», fait savoir Michel Nkolo,Directeur technique national à la fédération camerounaise d’athlétisme.
Les  kenyans menacent
Si depuis le nouveau format de l’ascension du Mont Cameroun aucun étranger n’a plus remporté la course de l’espoir, la probabilité que le signe indien soit  brisé à l’occasion de al  24ème édition est grande. 
Parmi les champions de toutes les pistes d’athlétisme du monde, les Kényans  se recrutent en nombre important à cette édition de la course de l’espoir. D’après  les membres du comité d’organisation de cette compétition,  treize  kenyans ont répondu à l’appel et seront présents sur la ligne de départ. Contrairement  à  l’année dernière où on ne retrouvait  que 3 Kenyans, leur  nombre a quadruplé  en  cette  édition. 
Du  coût,  les  chances de voir  à nouveau  un Camerounais  sur  le podium s’est  amenuisé. «On ne va pas vous mentir, nous avons peur. La victoire kenyane s’avère probable cette  année. C’est  pour éviter cela que nous avons envoyé  un  peu  plutôt  les  athlètes s’entraîner à Buéa  sur le parcours », confie Michel Nkolo, le directeur technique national. «Une  victoire  kenyane  ne sera  pas une  surprise », rajoute Yves  Désiré  Ekwalla.  L’un des  kenyans attendus à la  ligne  d’arrivée  n’est  autre  que Chelimo Kemboi médaillé de bronze à la dernière édition de  cette compétition. «Je vous rappelle qu’il était le premier  à arriver au sommet  l’an dernier. Il maîtrise le parcours. C’est un sérieux potentiel  au titre » indique le Directeur  technique  national de la fédération d’athlétisme. «Chélimo est allé dire à ses  frères que c’est possible de remporter cette  course  et ils  sont venus nombreux. Quand un Kenyan paie son billet d’avion  pour  une  compétition, ce n’est pas pour venir s’amuser », rassure le secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme pour le Littoral. La compétition s’annonce très rude et les athlètes camerounais sont  prévenus.
Hervé  Villard Njiélé 

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