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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Rentrée scolaire : Les prix de cahiers connaissent une hausse

28 Août 2014, 18:44pm

Publié par Hervé Villard

D’après les commerçants, la présence en très petite quantité de ces produits sur le marché camerounais est à l’origine de cette situation.

Les parents sont désormais obligés de

débourser un peu plus d’argent que d’habitude pour acheter des fournitures

scolaires  à leurs progénitures. Ceci à cause

de  la cherté de ces produits sur l’ensemble

du territoire nationale.  En effet, les prix des

fournitures scolaires et encore plus des cahiers et autres accessoires ont connu une

hausse  en cette rentrée scolaire. D’après les

commerçants de la ville de Douala qui

reconnaissent de manière unanime cette

hausse, celle-ci varie en fonction des cahiers

et surtout de leur qualité. «Nous ne sommes

pas les seuls à avoir augmenté  les prix des cahiers. Cette augmentation est faite  aussi

par les grossistes chez qui nous achetons»,

déclare Jean Tsafack, vendeur de cahier à

Mboppi. Il fait savoir qu’on a ajouté 1000 à

1500fcfa de plus sur le prix de carton de

cahier.

D’après ce commerçant qui raconte les

déboires qu’ils rencontrent  dans la vente des fournitures scolaires, il n’ya même pas de

marchandise sur le marché. «Constatez que

le marché est vide. A cette période les

années antérieures, les jeunes qui vendent

les cahiers en bordure de route, se comptaient pas milliers. Vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi ils ne sont pas là ?  Il n’ya pas de marchandise sur le marché», déclare ce jeune camerounais en présentant son achalandage peu fourni.

Parlant de ces cahiers, quelques  variétés  seulement sont sur le marché. En plus des cahiers de la marque Safca plus présents sur les achalandages, on compte les cahiers calligraphes et  autres marques importées. Seulement, ces cahiers ne sont pas en quantité suffisante. «Tous  les cahiers importés en vente sont  ceux de l’année dernière.  La semaine dernière on n’en avait presque plus. On craint d’avoir la pénurie», déclare Jean Dibango un autre commerçant faisant dans la papeterie. Cette rareté des produits sur le marché encourage la surenchère  apprend-on. «Les cahiers importés sont les cahiers les plus sollicités par les enfants. Du coup, on augmente  les prix. Cette augmentation tient compte de la qualité du cahier et du nombre de pages et varie de 200 à 300 fcfa», témoigne ce commerçant.  Pour un cahier importé de 400 pages  par exemple il faudra  débourser près de 1000 à 1200fcfa pour prétendre l’acheter. Près de 800 à 1000 fcfa pour un cahier de 300 pages et au moins 700 pour un cahier de 288 pages. Si les parents  estiment les coûts des cahiers élevés, ceux-ci le seront d’avantage si la situation de cogestion du Port autonome de Douala  n’est pas résolue apprend-on. «Nous n’avons pas de nouveaux produits. Les cahiers et les autres fournitures scolaires qui sont exposés ne sont que le reste de stock. Les marchandises commandées ne sont toujours pas arrivées», déclare Evariste Ngassa.

D’après cet importateur de manuels scolaires et de papeterie, la congestion du Port Autonome de Douala (Pad) est une réelle menace pour la rentrée scolaire. Nombreux d’entre eux ayant passé les commandes des marchandises depuis les mois de mars et avril, déclarent n’ont pas encore reçu ces marchandises. Pourtant les produits contenus dans ces différents conteneurs encore en attente devaient déjà être sur le marché. C’est pourquoi, il y a hausse des prix. fait-il savoir. «Les commandes attendues depuis le mois de juillet ne sont pas jusqu’à présent disponibles. Que voulez-vous qu’on fasse. Ce n’est pas de notre faute», tente de justifier  Mathieu un autre commerçant.  Compte tenue de cette situation, l’entreprise Safca elle aussi, a revu les prix à la hausse. Cette hausse des prix de fournitures scolaires (cahiers) en ces périodes difficiles, complique d’avantage la situation aux parents qui peinent déjà à joindre les deux bouts.

Hervé Villard Njiélé

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Zone industrielle de Bassa: Plus de 25.000 âmes désormais sans abris

28 Août 2014, 18:35pm

Publié par Hervé Villard

tout le quartier Sobom Rasé
tout le quartier Sobom Rasé

Elles sont victimes du déguerpissement massif qui s’est déroulé dans la zone Industrielle de Bassa les 21 et 22 aout 2014.

Maman Cécile Azieh  est toute dépitée. Cette sexagénaire habitant «le quartier Bamenda», quartier situé non loin de la Zone Industrielle de Douala-Bassa  ne sait plus à quel Saint se vouer et où trouver les solutions aux nombreux problèmes qu’elle rencontre.

Depuis le jeudi 21 aout 2014, journée au cours de laquelle elle a vu toute sa propriété et toutes les richesses qu’elle a amassées depuis  près de 50 ans, voler en éclat suite aux coups des pelleteuses et des bulldozers mobilisés par les responsables de la Mission d’Aménagement et de gestion des zones urbaines (Magzi), cette  maman de 10 enfants a perdu le goût de la vie.

 

Peinant à quitter cet endroit qui contient la grande partie de sa vie et de son histoire, malgré  les destructions, elle s’est finalement  résolue de partir mais, elle ne sait où. «Je suis dépassée. Je ne sais pas jusqu’à présent où se trouvent mes enfants. Je ne sais même pas s’ils iront à l’école cette année. Je ne sais même pas encore ce que je vais faire. C’est très difficile» déclare celle qui déclare dormir à la belle étoile depuis le jour des démolitions. «J’avais une grande maison de quatre chambres un salon, une douche et une cuisine. J’avais un autre grand terrain d’environ 400m2 que j’exploitais non loin de là. Aujourd’hui je n’ai plus rien. Même pas une chambre où passer là nuit», affirme la sexagénaire en pleurant à chaude larme. Tout près d’elle les membres de sa famille ayant volé à son secours,  l’aident à rassembler quelles objets sauvés et les rangent soigneusement dans un tricycle affrété pour la cause.

 

Non loin de Maman Cécile Azieh, Hortense S, une autre habitante du quartier Bamenda rassemble les derniers mobiliers de maison qu’elle a sauvés. Coiffeuse de profession et mère de quatre enfants, elle a eu la chance de trouver une maison à louer après le déguerpissement, cette dernière avec l’aide d’un porte-tout, est  venu transporter le reste de ses biens. Chagrinée, elle maudit ceux qui ont posé cet acte. «On veut seulement nous tuer dans ce pays. On s’en fou de nous. Comme l’Etat tient absolument que l’on meure, nous allons tous mourir », fait savoir  cette dernière, tout en fouillant dans les décombres des objets importants qu’elle n’aurait pas sauvés pendant les démolitions.

Comme maman Cécile Azieh et Hortense, c’est plus de 20.000 personnes habitant les quartiers ‘’Bamenda’’ et ‘’Bana’’» non loin de la Zone industrielle de Bassa  qui  se trouvent aujourd’hui  sans domicile fixe. Ils ont toutes été déguerpis par la Magzi les jeudi 21 et vendredi 22 aout 2014.

Selon les sinistrés, les engins et les autorités de la ville de Douala sont arrivés au quartier ce jour (jeudi 21 aout 2014). Sans rien dire à personne, ils ont commencé à détruire les premières maisons. Malgré l’opposition des populations, ils ont poursuivi leur action le jour suivant dans une  indifférence totale. Dans cette mouvance des choses ils ont endommagé les biens de plusieurs personnes. «On n’a rien sauvé dans  les premières maisons détruites. Seuls les habitantssont sortis. Tout a été écrasé, maisons et meubles», déclare un sinistré heureux d’avoir sauvé certains meubles.

 

Escroquerie

 

Pendant trois jours, ces destructions vont se poursuivre et tous les quartiers seront rasés. Ce au grand dam des habitants abandonnés désormais à eux-mêmes.

 

D’après les riverains qui reconnaissent avoir été avertis comme le déclare les responsables de la Magzi, ils ne savaient pas que cela devait avoir lieu. Ils affirment avoir été manipulés par les différents chefs de quartiers qui ont collecté de l’argent pour limiter ce déguerpissement.  «On  savait qu’on allait casser puisque  on n’est venu nous sommer de partir. Mais, les chefs de quartier nous ont rassurés. Ils ont dit que la menace n’était pas réelle et qu’ils pouvaient gérer cela. Chaque ménage a cotisé 5000 fcfa. Ce qui a été fait. Regardez où nous sommes aujourd’hui», raconte tout fâchée Cécile Azieh qui dénonce pareillement l’attitude de ces chefs de quartiers qui font parti des premiers à partir. «Si on savait on partait depuis, on devait sauver beaucoup de choses et on ne serait pas entrain de souffrir. Maintenant je ne sais pas où aller», regrette-t-elle amèrement.

 

20 hectares

 

Sur le site du déguerpissement, hier dimanche 24 aout 2014, ce qui était encore il y a quelques jours les quartiers ‘’Bamenda’’ et Bana’’ ne sont plus qu’une espace vide. Plus l’ombre d’une maison. Quelques arbres  seulement occupent partiellement le site. Des populations fouillent dans les décombres à la recherche de quelques objets précieux. Des tricycles, des portes-tout et des camionnettes dans lesquels sont  entrain d’être chargés des meubles et autres bagages sont garés en désordre. Des nombreux  jeunes qui se prêtent au portage se bousculent.

 

D’après des informations, c’est  un  espace d’environ 20 hectares  que la Magzi par cette opération  de déguerpissement forcé vient de récupérer. Des espaces qui selon des informations seront octroyés aux entreprises qui sont d’ailleurs prêts à y investir.

 

Ce déguerpissement qui fait beaucoup de mécontents parce qu’il intervient à la veille de la rentrée scolaire 2014-2015  rappelle celui qui s’est passé à Komba  un quartier de Bonaberi, banlieue de Douala où, près de 3000 personnes occupant le site de la Magzi toujours avaient été déguerpis dans les même conditions

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Port autonome de Douala: Menace sur la rentrée scolaire

28 Août 2014, 18:28pm

Publié par Hervé Villard

D’après les importateurs de fournitures scolaires, les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent lors du dédouanement de leurs marchandises depuis plusieurs mois risquent affecter les prix de manuels scolaires.

A quelques jours seulement de cette grande échéance, plusieurs d’entre eux qui disent avoir passé les commandes des marchandises depuis les mois de mars et avril, déclarent n’avoir pas encore reçu leurs marchandises. Pourtant les produits contenus dans ces différents conteneurs encore en attente devaient déjà être sur le marché. Ce qui n’est pas le cas. Les commerçants déclarent  exposer le reste des marchandises de l’année dernière. «Nous n’avons pas de nouveaux produits. Les cahiers et les autres fournitures scolaires qui sont exposés ne sont que le reste de stock. Nous n’avons pas encore de nouveaux produits sur le marché », déclare Evariste Ngassa, commerçant. Une affirmation qui est partagé par Bonaventure Ndepa un autre commerçant. Selon lui, leurs yeux sont au jour le jour rivés vers le Port de Douala où ils espèrent à tout moment l’arrivée de leurs conteneurs.

D’après celui qui est au parfum des difficultés existant au Port Autonome de Douala,  ces difficultés ont connu leur vitesse de croisière depuis le mois de novembre 2013. Au moment où ils attendaient les marchandises pour la période de noël de l’année 2013. A cause du  portique qui était  en panne, c’est plutôt en février 2014 que ces marchandises ont été dédouanées et  ont  pour la plupart stockées, pour attendre la fin d’année 2014.

 

S’agissant des manuels scolaires qui préoccupent tous les investisseurs du secteur de la papeterie, le risque de voir moins de designs  ou de qualité de cahier est grand. «Tout ce que nous avons importé n’ont pas encore été dédouané. Les premiers conteneurs qui sont arrivés sont encore stockés. Ils attendent d’être dédouanés. Or, ces produits  devaient déjà être sur le marché mais hélas», fait savoir tout déçu, Charles Kamgo, commerçant. «On risque de revoir à la hausse certains manuels si les choses venaient à ne pas changer», déclare-t-il.

 

Pour ces derniers qui crient de colère, les fournitures scolaires risquent connaitre un flux durant  la rentrée scolaire prochaine à cause de ces problèmes là. Puisque, tous  les importateurs faisant dans ce secteur se plaignent du fait que les commandes qui sont attendues depuis le mois de juillet risquent d’être dédouaner plutôt en décembre. Une chose qui ne sera pas sans conséquences. C’est davantage le passage au scanner de toutes les marchandises qui viennent d’Asie et le doublement de leur frais de dédouanement qui choquent davantage ces commerçant qui menacent de licencier tous leurs employés si toutes les situations décriées ne changent pas.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Rentrée scolaire 2014: Quand l’inquitude s’empare des parents

28 Août 2014, 18:21pm

Publié par Hervé Villard

Elèves à l'école
Elèves à l'école

A quelques jours de la rentrée scolaire 2014-2015, plusieurs parents affirment n’avoir pas encore inscrit leurs progéniture faute de moyens financiers.

«Je suis encore entrain de préparer la rentrée scolaire  parce que je n’ai pas les moyens. Je ne travaille plus depuis dix. Et  les activités que j’ai entreprises pour fuir le chômage  ne marchent pas. Honnêtement je ne sais comment faire pour inscrire mes enfants à l’école».

 

Cette déclaration est de  Cyrille Tsafack, un parent d’élève rencontré au marché centrale de Douala. Assis derrière son comptoir où sont exposés des vêtements  de toutes sortes,  il affirme n’avoir pas encore inscrit ses enfants ni, acheté le moindre manuel scolaire et n’en est d’ailleurs pas sur de le faire. Je ne sais comment faire pour scolariser mes enfants cette année. Le temps est de plus en plus  difficile et le coût de vie élevé », déclare ce père de six enfants. Parmi les enfants qu’il se bat au quotidien pour nourrir et  éduquer,  deux d’entre eux font l’université et quatre autres l’enseignement secondaire.

 

 Christine K. quant à elle, ne sait plus à quel saint se vouer. Depuis le début du mois d’Aout cette mère de cinq enfants n’a presque plus le sommeil. Elle est hantée par  cette rentrée scolaire qu’elle n’a pas encore préparée. «J’inscrivais toujours mes enfants au mois d’Aout. Avant cette période, j’étais déjà prête. J’avais déjà acheté les vêtements, cousu les tenues des enfants et acheté quelques fournitures scolaires. Mais, jusqu’à présent, je n’ai encore rien fait. Je suis sérieusement inquiète», affirme cette secrétaire comptable exerçant à Akwa.

 

Pour cette mère de cinq enfants qui compte encore sur l’argent de la tontine pour inscrire ses enfants à l’école d’ici la fin du mois d’aout, la vie est devenue chère au Cameroun depuis un certain temps et l’éducation très couteuse. «Les temps sont difficiles et les écoles coutent chères au Cameroun. Les fournitures scolaires aussi. Nous attendons la dernière minute parce qu’on n’a pas le choix. Nous comptons  sur les crédits scolaires pour sauver  les meubles», explique –elle.

 

Comme Cyrille T et Christine K., c’est la quasi-totalité des parents qui  sont stressés à la veille de la rentrée scolaire 2014-2015. Ces derniers pour la plupart pas encore prêts, accusent  tous le chômage ambiant au pays, le coût de vie exorbitant et d’avantage le manque de moyens financiers qui caractérisent  la presque totalité des ménages au  Cameroun. «Tout est chère dans notre pays. Quand bien même on a trouvé le travail le salaire est insuffisant et est payé de manière hasardeuse. Ce n’est pas facile pour nous de préparer la rentrée scolaire des enfants », affirme Mouandjo,  la mère de Champion qui  ira à l’école pour la première fois cette année.

D’après Antoine Kabiwa, qui plaide pour que le gouvernement  revoie au rabais les frais de scolarité dans les écoles et les collèges d’enseignements secondaires privés,  ces coûts sont très élevés et ne sont pas à la porté de tout le monde. Il plaide pareillement pour que l’Etat s’assure de l’effectivité de la gratuité de l’école primaire publique au Cameroun telle qu’annoncée par le chef de l’Etat.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Réactions

Marie Noel Mazigui (infirmière)

«La rentrée scolaire est vraiment difficile»

 C’est une rentrée en colère  parce que nous n’avons pas  encore d’argent pour payer la scolarité et les fournitures scolaires. J’ai trois enfants   qui vont à l’école un au lycée et deux à l’école primaire. En dehors des chaussures et quelques cartables que j’ai achetés, je n’ai encore rien acheté comme fournitures scolaires. Nos enfants fréquentes dans les établissements privés qui sont ma foi couteux. L’Etat avait déclaré la gratuité de l’école primaire mais, ce n’est pas effectif. Pour être honnête, j’ai fait un tour au marché et les fournitures scolaires sont chères. C’est à la rentrée que j’irai au lycée supplier le proviseur pour un moratoire  pour mon fils. C’est vraiment difficile et on espère qu’on n’aura l’argent pour préparer cette rentrée.

 

Tefe  Comfort  (Secrétaire Comptable)

«Les temps sont vraiment dures»

La rentrée scolaire est compliquée pour nous autres puisqu’il n’ya pas de marché. C’est quand les parents achètent les marchandises que nous pouvons facilement inscrire nos enfants à l’école et préparer sereinement la rentrée scolaire. Vous constaté qu’il n’ya pas d’affluence dans nos magasins. On peut faire deux à trois jours voire même une semaine sans vendre. Et, à ce rythme là, nous ne pouvons rien. Nous avons acheté les marchandises qui sont encore stockées de nos jours. On croyait les revendre pour mieux préparer cette rentrée qui accoure à grand pas. Mais, hélas. Le marché ne passe pas et on est bloqué. A coté de cela, il y a la pluie qui est venu s’ajouter et a compliqué la situation. J’ai quand même pu inscrire mes enfants. Et j’espère que je pourrai vendre dans les jours avenirs pour acheter le reste de fournitures scolaires manquant.

 

Rassemblées par Hervé Villard Njiélé 

 

 

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Lions Indomptables: Jean II Makoun annonce sa retraite internationale

26 Août 2014, 21:59pm

Publié par Hervé Villard

Jean II MaKoun Celèbre la qualification pour la coupe du monde 2014
Jean II MaKoun Celèbre la qualification pour la coupe du monde 2014

Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique ce 26 aout 2014, le milieu de terrain du stade rennais a fait savoir qu’il ne jouera plus sous les couleurs de l’équipe nationale du Cameroun. Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique ce 26 aout 2014, le milieu de terrain du stade rennais a fait savoir qu’il ne jouera plus sous les couleurs de l’équipe nationale du Cameroun.

La  Nouvelle est sur toutes les lèvres et la plupart des sites d'informations en ligne. Jean II Makoun ne jouera plus avec le vert rouge jaune, couleurs du maillot de l'équipe nationale du Cameroun. L'un des joueurs cadres de l'équipe nationale qui n'a pas été préselectionné pour disputer les rencontres éliminatoires de la Can 2015 a annoncé sa retraite internationale lors d'une interview qu'il a accordé au magazine jeune afrique."Pour moi, les choses sont claires: les Lions Indomptables, c’est fini. Je mets un terme à ma carrière internationale. Je resterai le premier supporter du Cameroun, mais je passe à autre chose" a déclaré, le milieu de terrain de Rennes.
La décision de celui qu'on appelle familièrement "Sergent" intervient au lendemain de la nommination de Stéphane Mbia comme nouveau capitaine des Lions indomptables et quatre jours après la publication de la liste des joueurs préselectionnés  pour les  éliminatoires de la Can 2015.

 

A la question de savoir si la déception n'est pas l'origine de cette décision,  le vainqueur du championnat de Grèce de 2012  fait savoir que sa décision avait déjà été prise bien avant.

Et qu'il tenait d'ailleurs à l'annoncée à la fin du mercato.

 

Il ajoute par ailleurs qu'il aurait partagé sa décision avec Volker Finke si celui-ci l'avait convoqué. "Je n’ai pas été convoqué par Volker Finke pour les deux matches de septembre, mais si cela avait été le cas, je lui aurais fait part de ma décision. Je voulais l’annoncer officiellement après la fin du mercato, le 1er septembre, car je voulais d’abord régler ma situation. Je suis sous contrat avec Rennes, mais un départ n’est pas à exclure", explique  celui qui a servi l'équipe nationale pendant près d'une dizaine d'année.

Jean II Makoun, qu'on a aperçu uniquement pendant la fin du match Cameroun-Brésil, perdu sur le score de 1but contre 4 lors de la  dernière coupe du monde 2014 fait comprendre que le rajeunissement de l'équipe nationale n'est que la recherche des boucs émissaires. "Cest souvent comme ça, après un échec.On cherche des boucs émissaires"affirme l'ex milieu de terrain des Lions Indomptables.


Sur les choix qui auraient motivé la décision de Makoun figure entre autres les problèmes d'organisation au sein de la tanière. "Cela fait presque onze ans que je la fréquente. J’ai vécu de très bon moment, mais j’éprouve une forme de lassitude. Les problèmes de primes, d’organisation, font partie de notre quotidien, et c’est assez difficile à gérer. J’ai l’impression qu’au lieu d’avancer, on régresse" déclare le milieu de terrain de Renne

 

http://africa-2010.com/resources/files/plantillas/equipos/camerun/img/foto_jean_ii_makoun.jpg

Portrait

 

Né le 29 mai 1983 à Yaoundé, Il  commence sa carrière de footballeur au sein de Coton sport de Garoua en 1999. En 2000, il fait ses armes à Jeunesse Star avant de rejoindre le Tonnerre de Yaoundé. Sa bonne prestation lui donne le passeport pour la France où, il fait ses débuts à Lille de 2001 à 2008.Milieu de terrain de qualité, il est sollicité à Lyon 2008-2011 puis à Olympioakos de 2011-2012,ensuite Aston Villa, club du championnat anglais de 2012-2013 et le stade rennais où il est actuellement.Comme palmarès,Jean II Makoun a remporté la coupe et le championnat de Grèce avec Olympiakos en 2012. Il a été finaliste de la coupe de la Ligue avec Rennes en 2013 et de la coupe de france en 2014 avec la même équipe.

  Sa carrièrre internationale avec les Lions Indomptables du Cameroun avec qui il totalise aujourd'hui 68 selections debute en 2003-2004. Même si elle n'est pas jonchée de trophées, il faut reconnaitre qu'il  servit  les Lions de la plus nobles des manières. Il a disputé la finale de la can 2008 avec l'équipe nationale avec qui il a inscrit 5 buts. Ses derniers faits d'armes  remontent au match retour Cameroun-Sénégal, déterminant pour la qualification pour la coupe du monde 2014. Il faut dire qu'au cours de cette rencontre jean II Makoun avait inscrit deux magnifiques buts qui  permirent aux poulains de Volker Finke de remporter cette rencontre par 4buts contre 1 et surtout de reconquerir l'amour des supporters de l'équipe nationale fanion.

 

Herve Villard Njiélé

 
 

 

   
   
   
   
   
 
     
     
     
     
     
     
     
 
     
     



 

 

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Coup de pied dans la tanière: Stéphane Mbia désigné capitaine des Lions Indomptables

25 Août 2014, 20:50pm

Publié par Hervé Villard

Il a été nommé par le ministre des Sports ce lundi. Il aura comme vice président Choupo Moting et Vincent Aboubacar

La nouvelle est tombée comme un couperet. Samuel Eto'o n'est plus capitaine de l'équipe nationale fanion du Cameroun.  Le meilleur buteur de la coupe d'Afrique de tous les temps a perdu le brassard qu'il arbore depuis bientôt quatre années au profit de son coéquipier de sélection  Stéphane Mbia.  Comme Vice capitaine, on a Choupo Moting et Vincent aboubacar. La nouvelle pas très bonne pour le pichichi tombe au moment où celui-ci vient de parapher son contrat avec le club anglais d'Everton. Sanction ou juste tentative de nettoyage  et de rajeunissement de la tanière? Nul ne peut répondre avec exactitude . Nous y reviendrons.

 

hervé Villard Njiélé

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Can 2015: Samuel Eto'o absent de la liste de Finke

24 Août 2014, 20:14pm

Publié par Hervé Villard

Le capitaine de l'équipe fanion du Cameroun a été calé de même que plusieurs joueurs cadres de l'équipe nationale.

Volker Finke le sélectionneur des Lions indomptables a rendu public vendredi 22aout 2014 dernier la liste des 30 joueurs préselectionnés pour préparer les éliminatoires de la Can 2015 qui debute au mois de septembre 2014. Même si l'on reconnait que cette liste arrive avec beaucoup de retard précisement à quelques jours seulement de la rencontre Cameroun-République Democratique du Congo, il faut dire que c'est l'absence de Samuel Eto'o dans cette liste qui a le plus surpris tout le monde. Une absence qui a fait plaisir à plusieurs journalistes sportifs et dirigeants du football camerounais qui ne portent l'attaquant  camerounais dans le coeur. Plusieurs d'entre eux ont plutôt jubilé en apprenant la nouvelle. Car le meilleur buteur de la Can de tous les temps serait à l'origine des nombreux désordre qu'il y a au sein de la tanière.

Comme samuel Eto'o plusieurs autres cadres n'ont pas été convoqués. il s'agit de aurélien CheudjouAurelien Cheudjou , de Jean II Makoun, de Assou Ekotto d'Alexandre Song, d' Achille Webo et de Charles Itanje. Même si Volker Finke le selectionneur des Lions Indomptables du Cameroun qui présentait la liste sur le plateau du 20h30 de la Crtv n'a pas justifié la non sélection de ces joueurs cadre, beaucoup interprete cela comme une sanction.

 

A l'origine de la pietre performance de l'équipe nationale du Cameroun ces joueurs cadres qui n'ont pas suffisamment mouillé le maillot, méritaient d'être punis comme le reclamaient les populations de camerounaise après l'élimination des Lions. Même si les raisons sont pourtant variées. Il faut dire que l'on reclamait le rajeunissement de l'équipe  une préoccupation à laquelle répond  à priori la liste de Volker Finke dont la moyenne d'âge est estimée à 19 ans. La présence de six joueurs evoluants dans le championnat local est pareillement un motif de satisfaction(TABEKOU OUAMBE - Apéjes de Mfou,Zock Guy Christian - Cosmo de Bafia, Abogo Pierre Sylvain Tonnerre de Yaoundé,Bana Moussa - Coton Sport de Garoua,Djeugou Cédric - Coton Sport de Garoua,Kom Franck - Etoile Sportive du Sahel). sauf qu'au délà, il faudra bien que ces derniers trouves leur places dans la liste des 23 définitifs. Question de gagner la confiance qu'on veut leur accorder.

La présence dans la liste de Cedric Djeugoué ne surprend personne. sa prestation durant lematch Cameroun Allemagne et au match d'aouverture a joué en sa faveur. Le come back de Bong Gaëtan,de Rolland Ndy Assembe FC est égallement remarqué.

 

hervé Villard Njiélé

 

 

I- RECALÉS

Samuel ETO'O,
Aurelien CHEDJOU
Jean II MAKOUN
ASSOU EKOTTO
Alexandre SONG
Achille WEBO
Charles ITANJE

II-GARDIENS

NDY ASSEMBE FC Nancy
ABOGO Pierre Sylvain Tonnerre de Yaoundé
ONDOUA Joseph Fabrice FC Barcelona

III- DEFENSEURS

DJEUGOU Cédric - Coton Sport de Garoua
GUIHOTA Jérôme - FC Valenciennes
MATIP Joël - Schalke 04
NKOULOU Nicolas - O. Marseille
BONG Gaëtan - Olympiakos
BAGNACK Frank - FC Barcelona
OYONGO BITOLO Ambroise - New York Red Bulls

IV- MILIEUX:

ENOW EYONG -
MBIA Stéphane -
LOE Raoul Cédric - C.A Osasuna
SALLI Edgar - A.S Monaco
ZOCK Guy Christian - Cosmo de Bafia
MANDJECK Georges - Kayseri Erciyesspor
KIBONG à MBAMBA Marc - Konyarspor

V- ATTAQUANTS

CHOUPO-MOTING Eric - Schalke 04
NGUEMO Landry -
MOUKANDJO Benjamin - Stade Reims
ABOUBAKAR Vincent FC - Lorient/Porto
DONGOU Jean Marie FC - Barcelona
KWEUKE Léonard - Caykur Rizespor
N’JIE Clinton - O. Lyon
ETOUNDI Franck - FC Zurich

VI- LISTE D’ATTENTE

KOM Franck - Etoile Sportive du Sahel
MOUGANG MBASSOGOG - Lion Blessé de Foutouni
BANA MOUSSA - Coton Sport de Garoua
TABEKOU OUAMBE - Apéjes de Mfou
NLATE EKONGOLO Brice - O. Marseille

VOLKER FINKE

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Accident de la circulation: La liste des morts et des bléssés sur l’axe Douala –Bafoussam

22 Août 2014, 15:36pm

Publié par Hervé Villard

transport de quelques corps
transport de quelques corps

La collision entre un camion transportant des vivres frais et un bus de l’agence de Voyage Pacific à l’origine de ce drame qui s’est produit à Kombé, à quelques encablures du péage de Mbanga dans la nuit du 19 au 20 aout 2014.

Plusieurs persoannes passagers du Car qui transportait beaucoup d'enfants sont décédées et de nombreuses autres blessés. voici la liste des victimes

 

 

Liste des morts

1-Kamguep Jacqueline

2-Tchakounte Aimé épouse Tchuidjang

3- Kamegne Augustine Joëlle

4-Nana Honorine

5-Ange

7-Kamla Angèle

8-Tchounang Zacharie

Les  trois autres pas encore identifiés

 

Liste des Blessés

1-Wandji  Florence (25ans Douala)

2-Tchoudop Émilie  (65ans Douala)

3-Ndjamba  Henriette (66ans Douala)

4-Nono Kanouo  Mirabelle (26ans Douala)

5-Tchakounté Stéphane (2ans Douala)

6-Fipa Franck Dagobert (8ans Douala)

7-Djomo Ngongang  (8ans  Douala)

8-Dina Merveille (11ans Douala)

 9- Nankap Djoko Stève (6ans Douala)

10-Nomegni Julienne (50ans Douala)

11-kamdem  Flaubert (44ans Douala)

12-Bamo  Yves (38ans Douala)

13-Youassi  Thérèse (41ans  Douala)

14-wandj  Blanche (15ans  Douala)

15-Tchakounté  Anne (60ans Douala)

16-Djouanang Nguenang (22ans Douala)

Rassemblés par Hervé Villard Njiélé envoyé spécial à Mbanga

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Accident de la circulation: Onze morts sur l’axe Douala –Bafoussam

22 Août 2014, 15:25pm

Publié par Hervé Villard

accident de Kombé. Le choc était violent.
accident de Kombé. Le choc était violent.

La collision entre un camion transportant des vivres frais et un bus de l’agence de Voyage Pacific à l’origine de ce drame qui s’est produit à Kombé, à quelques encablures du péage de Mbanga dans la nuit du 19 au 20 aout 2014.

Onze morts et 16 blessés graves donc la plupart  dans un état critique. Voilà présenté de manière succincte le bilan de l’hécatombe qui s’est déroulée très tôt ce mercredi 20 aout 2014 sur la  route nationale N°5 et plus exactement au  lieu dit Kombé. Cet accident grave qui s’est produit à quelques mètres du péage de Mbanga met au prise un camion transportant des vivres frais et un car de transport  de l’agence  de voyage Pacific immatriculé OU667AL.
Selon des informations, le bus  qui a quitté la ville de Douala aux environs de minuit ce mardi dans la nuit  se rendait à l’Ouest Cameroun (Bafoussam) quand au niveau de Kombé, l’irréparable s’est produit. Il est entré en collision avec  un camion qui venait au sens inverse.   Le choc était tellement violent et subite que sept personnes sont mortes sur le coup. Transportés à l’hôpital du district de Mbanga, l’un des blessés est décédé pendant qu’on lui administrait les premiers soins et  deux autres  à l’hôpital du Mont  Coupé de Njombé.
D’après les riverains témoins de ce drame qui alourdit le nombre de décès suite aux accidents de la circulation au Cameroun, les deux véhicules roulaient  à vive allure. C’est pourquoi ils n’ont pas eu le temps d’éviter le choc qui était frontal.  Le chauffeur du bus est décédé sur le champ. C’est avec l’aide des sapeurs pompiers alertés, des haches et des machettes que le corps de ce dernier a été extrait des décombres du véhicule réduit en un tas de ferraille.   Alertés, les éléments du peloton motorisé de Nkonsamba conduit par le commandant  Raymon Gheadji Guimitam,  se sont immédiatement rendus sur les lieux de l’incident. Aidés par les riverains et des éléments de sapeurs pompiers, les blessés seront évacués dans les hôpitaux les plus proches grâce aux ambulances. Le corps des différentes victimes ont été acheminés  à la morgue de l’hôpital de Mbanga pour conservation et  identification. «Je dormais encore  quand j’ai entendu un grand bruit et des cris. C’est ainsi que j’ai alerté mes parents eux aussi déjà au parfum de  l’accident. Avec les voisins, on a commencé à porter secours aux blessés», raconte  Gaétan  un habitant de Kombé encore traumatisé par ce qu’il a vu très tôt hier matin. «C’était très affreux. Je n’ai pas encore vu autant de gens mourir tout d’un coup. Il y avait du sang partout», témoigne-t-il traumatisé.
D’après Bernard un autre habitant de kombé, c’est la prompte intervention des  riverains et des sapeurs pompiers mobilisés, qui a permis de limiter le nombre de décès suite à cet accident. «Les gens criaient partout sauvez-moi- sauvez-moi. Des enfants pleuraient et criaient. Ce sont les secours qui ont sauvé d’autres. Sans cette intervention rapide, tous les passagers devaient mourir», déclare-t-il. Les blessés ont été transportés grâce aux ambulances de l’hôpital de district de Mbanga et celui des sapeurs pompiers.
Bléssés graves.
A l’hôpital du district de Mbanga où la majorité des blessés ont été internés, seul trois d’entre eux y sont encore aux environs de 14h. Les autres ayant été transférés dans  d’autres hôpitaux par les membres de leur famille alertés. Ces blessés qui ne se souviennent même pas de ce qui s’est passé, se tordent encore tous de douleur. «Aie ça fait mal. Ma jambe est cassée tout mon pied est suturé » crie Thérèse  Youassi passager du bus, qui attend encore les membres de sa famille. Avec le fémur droit cassé et toute la jambe gauche bandée,  cette dernière peine à raconter le film de cet accident. «je somnolais  quand l’accident s’est produit. Quand je me suis réveillée à l’hôpital, j’ai juste constaté que je ne pouvais pas soulever mes jambes et j’avais  tout le corps qui faisait mal», pleure cette dernière.
Yves Bamou, un autre passager du bus déclare avoir tout perdu, argent,  portable et tous ses bagages. Abandonné à lui-même, il ne sait à quel saint se vouer. Il compte sur les personnes de bonnes volontés pour alerter les membres de sa famille dont il a perdu tout le contact.  Portant des bandages à la tête il déclare ressentir des douleurs partout.
Épaves
Sur les lieux de l’incident à Kombé, c’est une foule de curieux qui s’observe. Les plantains que transportait le camion sont répartis en désordre. L’épave des deux véhicules en dit long sur la violence du choc qui s’est produit. Le bus est presque coupé en deux. La cabine du camion est devenue un tas de ferraille. Les bagages des passagers  parmi lesquels les habits, les chaussures sont jetés en désordre. Le sang frais malgré la pluie qui s’abat sur la ville de Mbanga est encore perceptible. Quelques riverains fouillent dans les décombres à la recherche des objets importants. Les restes de plantains sont rassemblés par certains d’entre eux.
D’après les riverains, les autorités de la ville de Mbanga à savoir, le sous-préfet, le délégué départemental de la Santé Publique du Moungo et le procureur de la république sont descendus sur les lieux du sinistre. Une enquête a été ouverte.
Ce énième accident de la circulation qui rappelle l’hécatombe de Tiko, qui avait fait près de 19 morts,vient remettre sur la sellette, le sempiternel problème de sécurité routière. Il interpelle pareillement les usagers de la route et davantage les chauffeurs à plus de prudence surtout à ce moment de rentrée scolaire. Période au cours de laquelle, le trafic et la mobilité des personnes sont  denses.
 
Hervé Villard Njiélé, envoyé spécial à Mbanga
 

 

 

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Circulation routière: L'Axe Douala-Bamenda se transforme en mourroir

22 Août 2014, 14:16pm

Publié par Hervé Villard

accident de circulation à Kombé,bilan effroyable 11morts
accident de circulation à Kombé,bilan effroyable 11morts

Les gigantesques nids de poules et crevasses qui jonchent cette voie nationale N°5 sont à l’origine de la plupart des accidents meurtriers de la route qui surviennent ici.

L’accident de la circulation survenu sur la national n°5 dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 aout 2014 plus précisément à Kombé, une localité située à quelques encablures de la ville de Mbanga, a contribué à remettre au gout du jour le problème de délabrement avancée de cette voie nationale qui contient pourtant le péage de Mbanga, qui bat en termes de recettes, tous les péages de la république du Cameroun. D’après des témoignages concordants  des  riverains de Kombé témoins de ce drame qui a laissé sur le carreau 11 personnes et fait de nombreux blessés et ceux des chauffeurs des agences de voyage empruntant cette voie, les quatre grandes crevasses se trouvant  sur le lieu de cet accident, sont les principales causes de l’hécatombe qui s’y est produit.

«Le conducteur du camion transportant des vivres frais a été surpris par les trous qu’ils y’avaient sur la chaussée. C’est en cherchant à les esquiver qu’il a perdu le contrôle de son véhicule et a heurté de plein fouet le bus de l’agence de Voyage Pacific qui venait en sens inverse», explique Etienne Dongmo, chauffeur à Trésor Voyage, une agence de voyage qui dessert Douala, Bamenda, Bafoussam Dschang, Mbouda depuis plus de 15ans.

D’après ce conducteur qui déclare maitriser aux moindre détails prêts, tous  les obstacles qu’il y a sur la route Nationale N° 5, il y‘en a plusieurs.  Parmi les plus dangereux, figurent, le mauvais état de la route. «Les trous qu’il y a sur la route sont nombreux. C’est difficile de les compter. On ne peut pas rouler sur un 1km sans rencontrer une crevasse. Ces trous sont tellement profond qu’ils  causent des accidents sur la route » explique-t-ilAu sujet de ces crevasses qui précipitent les véhicules en brousse, il fait savoir que ces dernières contribuent pareillement à endommager  les véhicules qui passent par là. «Vous ne pouvez pas passer un jour sans trouver une voiture garée le bord de la route parce qu’endommagée. Ces routes cassent  les jantes brisent, les lames avant des voitures. Elles sont de véritables poisons pour  les amortisseurs des voitures qui passent par là. Je ne suis jamais tombé  dans ces trous parce que je les connais par cœur.  Mais, mes collègues le font chaque fois», déclare Etienne Dongmo, tout en faisant  savoir que Trésor Voyage qui l’emploi, a perdu ces deux dernières années trois véhicules. A savoir deux gros porteurs  et un bus de 30 places.

L’étroitesse de la chaussée et son encombrement font parties des  autres obstacles non moins négligeables qu’il y a sur cette voie. D’après les conducteurs qui parlent d’une seule voix, la route nationale N°5 est vraiment exigüe. Malgré les nombreux efforts qu’ils font pour réduire le rythme d’accident en étant prudent. Ils n’y parviennent pas toujours. Ils militent tous pour son élargissement. «Chaque fois qu’on croise un camion sur la route, on est obligé d’occuper même le trottoir pour le laisser passer. Ce qui n’est pas évident », déclarent-t-ils en chœur. Ces conducteurs dénoncent aussi, l’encombrement de la voie par  des herbes et des arbres qui poussent au bord de la route. Cela réduit leur visibilité. «Il faut que l’on défriche les bordures de la route  pour permettre aux conducteurs de bien voir. On roule presqu’à tâtons sans toutefois voir ce qu’il y a devant nous. Il y a quelques jours un arbre tombé sur la route a créé un accident de la circulation», déclare Abanda Manass, chauffeur à Général Express, une autre agence de  voyage faisant la route de l’Ouest Cameroun.

L’absence de la matérialisation de la route à plusieurs endroits, l’absence des plaques de signalisation,  les dos d’âne très élevés viennent noircir d’avantage  le tableau déjà noir de cette voie qui dessert quatre régions du Cameroun. A savoir ; l’Ouest, le Nord- Ouest, l’Adamaoua, le Sud Ouest.

Pour limiter les accidents de la circulation sur cette route, les conducteurs proposent que l’ont fasse une réfection totale de la voie. Que l’on panse tous les trous qu’il y a sur la route, que l’on la matérialise et que l’on défriche toutes les herbes qui l’encombrent.

 

Hervé Villard Njiélé

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