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Le blog de Hervé Villard Njiélé

26ème journée de la Mtn élite One:Une victoire pour rien pour Caïman de Douala

27 Juillet 2011, 22:17pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

 

caiman douala

 

La victoire d’un but à zéro, réalisée face à Astres de Douala hier, n’a pas empêché à Caïman de Douala de descendre en deuxième division.

 


La victoire était méritée. Les sauriens du Wouri auraient même aggravé le score si ses attaquants n’avaient  pas  brillé par leur manque de lucidité. La rencontre qui les a opposées aux brésiliens de Bépanda hier, a permis aux poulains de Billé Tanga de démontrer qu’ils avaient encore  du jus dans le corps malgré leur descente en division inférieure.

 

Sur le plan du jeu, ils ont dominé la rencontre.  Ceci grâce à un jeu  collectif construit sur des courtes passes. Avec un milieu de terrain organisé et conquérant, ils se sont montrés dangereux,  à chaque fois qu’ils avaient un ballon.  C’est la dextérité et le professionnalisme  d’Hugo Nyame qui ont empêché les sauriens du Wouri de gagner la rencontre par un score fleuve. Un but à zéro, c’est le score qui a sanctionné cette rencontre âprement discutée. Le but de Caïman de Douala inscrit à quelques minutes de la fin de la première manche, est le fruit d’une belle œuvre collective. Sur une contre attaque mal négociée  par Bienvenu Ngah qui se trouvait dans la surface de réparation, la défense de Astres dégage en catastrophe le cuir pour empêcher le but. La balle qui rebondit au milieu de terrain est immédiatement récupérée par le milieu de terrain des sauriens du Wouri qui relance aussitôt  Ousmanou Lawal sur le flanc droit. Après avoir éliminé son vis-à-vis, il fait un centre en direction de Francis Dipita Ebelle bien positionné dans la surface de réparation. Constatant la sortie du portier des Astres, celui-ci d’un plat de pied, pousse le ballon dans les filets pour un pour Caïman de Douala et zéro pour les astres de Douala.  Il marque ainsi  l’unique but de la rencontre.

 A la reprise, les brésiliens de Bépanda revigoré manquent plusieurs fois de revenir au score. Le portier de Caïman, décidé de gratifier les supporters du club mythique d’Akwa dune belle rencontre, et surtout de permettre à son équipe de sortir la tête haute dans ce championnat, n’a pas fait d’erreur. Toujours sur son qui vive, aidé par sa ligne défensive très prudente, il a paré toutes  actions entreprises par les Astres de Douala. C’est la tête haute qu’ils ont quitté la pelouse de Bépanda tout en promettant mieux faire en élite two la saison prochaine pour y revenir le plus rapidement possible.

Qualifiée de victoire pour l’honneur par de nombreux fans et amoureux du ballon rond, la victoire de Caïman et surtout sa supériorité durant cette rencontre a été reconnue par Jacques Félicien Nkoh, l’entraineur des Astres de Douala. «Nous disons bravo à cette équipe de Caïman qui a gagné son match cette après midi malgré sa descente en élite two. Vous les avez vus, c’est une bonne équipe. Cela démontre que  le problème de Caïman n’est pas au niveau des joueurs, c’est ailleurs. C’est un bon groupe.» Les fans du club mythique d’Akwa  qui avaient perdu le sourire depuis la semaine dernière suite à la descente de ce club en division inférieure ont renoué avec le sourire cet après midi après cette modeste victoire. Même si le match n’avait pas d’enjeu, parce que ne pouvait influencer le classement provisoire de la Mtn élite One, ça a fait du plaisir aux supporters de ce club de gagner la rencontre.   Pour Bikek un supporter de Caïman, c’est une bonne affaire. «C’est vrai qu’on est relégué en division inferieure. Mais, on est fier d’avoir battu une grosse pointure de la Mtn élite one comme Astres.  Ce n’est pas donné à n’importe qui de battre Astres de Douala»  Pour Billé Tanga, le coach de Caïman de Douala, c’est la chance qui a manqué à ses poulains. «On n’a juste pas été chanceux cette saison. Les joueurs sont techniques et développe du bon football. Ils jouent bien sur le terrain mais c’est le résultat qui ne suit pas

 Caïman de Douala entraine avec lui en deuxième division, Lausanne de Yaoundé et Université de N’Gaoundéré.

 

 

Hervé Villard Njiélé.

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Exploitation du Gaz de Logbabba:Les riverains menacent de perturber les travaux

27 Juillet 2011, 22:03pm

Publié par Hervé Villard

greve-gaz.jpgEn pourparler avec le sous-préfet de Douala 3ème le 26 juillet 2011 après midi, ils ont promis initier une nouvelle grève, si les autorités camerounaises ne donnaient pas une suite favorable à leurs revendications.

 

 

 Les riverains du site d’exploitation du gaz de Logbaba se veulent ferme quant à la décision d’initier un nouveau mouvement d’humeur. Il n’est plus question pour ceux qui attendent d’être indemniser depuis plusieurs années de croiser les mains et d’attendre que les choses se fassent par elles-mêmes. Ils ont décidé cette fois ci, de  passer à la vitesse supérieure question de se faire entendre Car, « Trop c’est trop » affirment-ils.

 En pourparler avec le sous-préfet de l’arrondissement de douala 3ème ce 26 juillet 2011 aux environs de 14h, les cinq représentants du collectifs des riverains du site gazier de Logbaba ont tenu à signifier leur action au chef de terre, afin que celui-ci prenne des dispositions conséquentes.

«Nous avons demandé au sous-préfet que, l’Etat camerounais applique le code pétrolier, qu’on nous paye le préjudice subit depuis le début des travaux. Nous avons également demandé au sous-préfet de recommander à  Rodéo, l’entreprise qui est chargé d’exploiter le gaz  d’arranger les voies d’accès dans nos quartiers et les tuyaux d’eau qu’ils ont cassés pendant  les travaux. Nous avons en outre demandé qu’on nous communique les valeurs des biens qu’ils ont évalués et qu’ils nous disent  exactement quand est ce que nous seront payés. Nous réclamons parallèlement  le bilan de l’étude d’impact environnemental que Rodéo a réalisé bien avant le début des travaux.» Déclare Pascal Ngueyan, le fondateur du complexe scolaire Mougang situé à Ndopassi II, et fermé depuis les débuts des travaux d’exploitation du Gaz de Logbaba il y a près de trois ans. «Si les solutions à nos doléances ne sont pas trouvées, dans un bref délai, nous allons mener une grève illimitée» menace-t-il.

Chômage

A sa suite, Zacharie Kombou un autre riverain plus courroucé se veut plus déterminer. «Depuis la fermeture de ce collège il y a plus de deux ans, nous sommes au chômage. On ne fait presque plu rien. Nous nous débrouillons pour nourrir notre famille. Ce n’est pas évident. Il faut qu’ils trouvent une solution à nos problèmes

C’est que, depuis la découverte du gaz à Logbaba et plus particulièrement depuis le début des travaux devant conduire à son exploitation, les riverains de ce lieu ploient sur un imminent déguerpissement et une expropriation de leurs différents biens.

Ces derniers selon des informations recueillies sur le site, n’ont jamais été associés aux différents travaux et études qui ont été réalisés sur le site avant le début des travaux d’exploitation en cours.

 

Du recensement des biens en passant par leur évaluation, sans oublier bien sur les résultats de l’étude de l’impact environnemental, et la fameuse indemnisation à problème, les riverains ne sont au courant de rien. Tout ce qu’ils constatent c’est que, les travaux avancent sur le terrain et que, bientôt on procèdera dans un bref délai à leur déguerpissement. Et ceci sans leur donner le moindre copeck.

C’est pour rentrer dans leur droit et pousser le gouvernement camerounais qui joue la sourde oreille depuis que cette affaire a déclenché; à résoudre définitivement ce problème que les riverains du site d’exploitation du gaz de Logbaba entendent perturber le déroulement des travaux de l’entreprise Rodéo, chargée de l’exploitation de cette précieuse ressource naturelle.

 

Hervé Villard Njiélé

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Exploitation du gaz de Logbaba:Les riverains réclament l’application du code pétrolier.

27 Juillet 2011, 21:48pm

Publié par Hervé Villard


 

 

Photo-Gaz-de-Logbaba.jpgIls se plaignent  du fait qu’ils ne bénéficient d’aucun avantage de l’exploitation  du gaz  qui sera fait  bientôt.

 

«Vous trouvez normal qu’on exploite du pétrole dans un site et que les riverains n’en profitent pas. Et, qu’ils ne sachent rien de ce qui se passe ? ». «C’est contre le code pétrolier». Vocifère un riverain sous l’effet de  la colère.  Celui-ci propriétaire d’une maison qui sera bientôt détruit ne sait quoi faire. Pourtant  il devrait comme sous autres cieux, bénéficier des retombés de l’exploitation de cette ressource.

 

Selon le code pétrolier camerounais sus mentionné, et plus  particulièrement  le titre 4, qui traite des relations avec les propriétaires du sol riche en ressource pétrolière; le titulaire d’une autorisation ou d’un contrat pétrolier soumet à l’autorité compétente un dossier d’enquête foncier dont le contenu est précisé.

Cette enquête foncière a pour objectif d’identifier les statuts des parcelles couvertes par l’autorisation ou le Contrat Pétrolier; de recenser les titulaires de droits et les propriétaires de biens de parcelles concernées; d’informer les personnes visées aux paragraphes ci-dessus des modalités d’indemnisation pour la perte de leur droit et de sensibiliser les populations aux opérations pétrolières.

 

 Or, à Logbaba où les travaux d’aménagement du site sont avancés, les riverains ne sont pas toujours informés sur leur sors. Ils ne savent à quelle sauce ils doivent être mangés, ce qui aggrave leur colère. «On n’a fait les travaux d’évaluation des parcelles et des biens sans nous. On  ne connait même pas le montant des indemnisations qu’on va nous payer. Ce n’est pas sérieux. Mais entre temps, les travaux continus et on veut nous casser. » Déclarent-ils

Plaintes

 Lors de la cérémonie de pose de la première de la construction de l’usine d’extraction du gaz Logbaba qui avait vu la présence du ministre des mines de l’eau et de l’énergie, les riverains se plaignent d’avoir été oubliés. «Nous n’avons eu aucune discussion avec le ministre des mines. Les autorités de la place, aidées par Rodéo, à travers leurs agents de sécurité ont bloqué  monsieur Simo qui est notre interlocuteur. Ils n’ont pas permis qu’il se rapproche un tout petit peu du ministre.» Déclare jean Flobert Nanou.

 

Comme autre motif de colère, les riverains évoquent les nombreux désagréments qu’ils subissent depuis le début des travaux d’exploitation du gaz.

 A savoir, les problèmes de ravitaillement en eau potable, les problèmes des routeset autres. «Depuis que les travaux ont commencé, l’entreprise qui travaille ne tient même pas compte de la population. Ils ont cassé tous les tuyaux d’eau, la route est gâtée. On ne peut même pas entrer au quartier avec la voiture. Ce qui est écœurant c’est que  le gouvernement ne veut pas nous faire partir et la société ne veut non plus attendre qu’on parte. C’est tout ça qui nous choque » affirme Odette Tchuitchuang, une riveraine.

L’absence de leur fils parmi les employés de Rodéo n’est pas en reste. Ils demandent également que le gouvernement fasse pression sur l’entreprise en question pour qu’elle recrute les dignes fils de ce village. «Où sont nos intérêts dans cette affaire ? Il faut que comme cela se fait ail leurs que Rodéo recrute nos enfants » déclarent-ils

 

104 familles à indemniser

D’ailleurs, comme un signe avertissement à cette grande action qu’ils entendent mener, les riverains du site gazier de Logbaba avaient manifesté le 25 juillet 2011 leur ras le bol devant l’entrée du site en question. Ils avaient bloqué l’entrée de la société Rodéo empêchant ainsi aux camions et engins de travailler normalement. C’est la descente du sous-préfet de Douala 3ème qui avait atténué la colère des riverains sortis massivement ce jour. C’est suite à ce mouvement d’humeur que ces derniers avaient été convoqués à la sous préfecture de Douala3.

Le problème d’indemnisation des riverains du site gazier de Logbaba concerne 104 personnes au total. Parmi lesquelles  52 maisons et 52 lopins de terre.

Malgré la colère des riverains, les travaux se poursuivent sur le site. Mardi dernier, les ouvriers s’employaient à aménager les tuyaux souterrains qui serviront  de conduit au gaz.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Aboubakar Mgbekoum:« La musique a été ma passion depuis l’enfance. »

17 Juillet 2011, 23:02pm

Publié par Hervé Villard

Aboubakar Mgbekoum.

 SDC12197.JPG

 

 

« La musique a été ma passion depuis l’enfance. »

 

Rencontré après la dédicace de son premier album « Hommage au peuple Bamoun » à l’hôtel Lewat, Abou s’est entretenu avec La nouvelle expression.

 

Qui est le Prince Tikar ?

Le prince Tikar, c’est mon nom d’artiste. Je suis né à Bankim le 31 juillet 1968 dans cette chefferie de l’Adamaoua qui a vu naître les grandes figures de l’histoire précoloniale du Cameroun à l’instar de Nchare Yen le fondateur du royaume Bamoun, Ngounso la fondatrice du royaume Banso (Kumbo), Djovoum le fondateur du royaume Fussep (Bafoussam)… J’ai fait mes études primaires à Bankim et secondaires au lycée de Banyo. Je suis entrée dans la presse comme caricaturiste en 1988, c’était au journal Cameroon Outlook à Limbe. J’entrepris de me former comme reporter. Je suis arrivé à Douala en 1992, où j’ai travaillé au journal Galaxie. Avant de me retrouver au groupe de presse La Nouvelle Expression.

 

Comment vous retrouvez-vous dans la musique ?

 

Je me suis intéressé à la culture depuis mon bas âge. Quand j’avais 9 ans, les Banso sont venus exécuter certaines danses à Bankim. Ça m’a beaucoup intéressé. Quand ils sont repartis, j’ai mobilisé mes frères et j’ai monté un groupe de danse pour les imiter et ça a beaucoup plu à la famille royale. Un an plus tard, après une fête qui avait également lieu à la chefferie, les joueurs de balafons ont oublié leurs instruments à la chefferie. Comme je voyais les balafons traîner, je les ai récupérés et avec quelques frères, on a entrepris de nous amuser. Finalement de nos blagues ont commencé à sortir des sons qui ont fini par intéresser nos parents. C’est ainsi qu’on a mis sur pied un orchestre qui animait régulièrement à la chefferie. Donc la musique a été ma passion depuis l’enfance.

 

Quel message diffusez-vous à travers votre album ?

 

Les messages sont nombreux et divers. Dans l’ensemble, je dénonce les tares sociales. La particularité c’est que, Chaque morceau diffuse un message précis. Dans le makossa, je déplore la méchanceté de certaines personnes qui n’hésitent pas à mettre fin à la vie des autres tout en les rappelant que nul n’est éternel.

Dans la salsa, je retrace l’histoire du peuple Tikar, un peuple d’où sont partis les Bamouns, les Bamilékés, les Banso, les Bafia et la plupart des noirs américains.  

Me Njouant le wan est un titre dans le quel je ressors les difficultés des personnes  qui ont perdu leurs papa, lui-même. C’est le rythme Tchouong.

Dans Mangou ché yèn, je rappelle à certaines personnes qui se passent pour Dieu parce qu’ils ont un peu de moyens. Parce qu’ils  appartiennent désormais à une certaine classe un peu élevée que les autres,’ ils ne devraient pas mépriser ceux avec qui ils ont passé des moments difficiles ensemble.

Mù ke Tiwi binest une chanson de détresse. Ici, je me mets à la place de quelqu’un qui a perdu tous les membres de la famille et pour qui la vie n’a plus de sens.

Dans Wan Tsa mù, je pense à ceux là qui étaient bien portant et qui travaillaient comme tous les autres mais qui aujourd’hui se retrouvent dans l’impossibilité de faire usage de tout leur corps, parfois paralysés par une maladie.

Mvilli Kpohest un titre dans lequel je raconte l’histoire un buveur du vin communément appelé Fofo. J’appelle à une attention particulière sur des gens qui sont plongés dans la consommation de cette boisson tout en prescrivant des aliments qui peuvent les remonter.

Mveinchouap ni kouing : Ici je parle des gens qu’on aide et qui ne sont pas reconnaissants et qui parfois même se retournent contre leurs bienfaiteurs.

 

Réalisé par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Culture: Abou électrise l’Hôtel Lewat à Douala

17 Juillet 2011, 21:50pm

Publié par Hervé Villard

 

Abou-jacquette.JPGA

l’occasion de la dédicace de son tout premier album «Hommage au peuple Bamoun» le journaliste caricaturiste a rendu pantois le public venus nombreux découvrir la galette qu’il avait à proposer ce 9 juillet 2011 à l’hôtel Lewat.

 

Ils étaient tous venus par curiosité. Mais, ils y ont pris gout et ne sont repartis qu’à la fin de la cérémonie de la dédicace de l’album « Hommage au peuple Tikar ». Les amis, les confrères,

les frères et les nombreux invités qui ont pris par à cette cérémonie de dédicace étaient tous satisfaits SDC12200.JPGau sortir de la cérémonie. Ils

ont d’ailleurs pour la plupart acheté un exemplaire de cet album pour non seulem

ent gr

atifié le travail abattu, mais d’avantage pour savourer la belle mélodie, distillée à travers ce support. «Abou est un véritable artiste. Il est pluridimensionnel et fait toujours bien ce qu’il entreprend » pouvait-on entendre dire ses collègues de service, ses nombreux fans et les nombreux confrères qui ont fait le déplacement de l’hôtel Lewat

C’est que, pendant la cérémonie de dédicace que beaucoup

avait minimisé à l’avance   Aboubakar Mgbekoum,

 

  

SDC12248.JPG

  reconnu sur le pseudo « Abou » a surpris plus d’un. La qualité de sa musique, le rythme, la mélodie, le message. Tout était bien arrangé. Pour amplifier l’ambiance, déjà surchauffée par la qualité de ses mélodies, l’artiste à travers ses pas de danse exceptionnels, ses déhanchements magiques et surtout la dextérité qu’on lui reconnait, il a surpris agréablement le public acquis à sa cause. Nombreux d’entre eux emportés par ses envolées lyriques et sa mélodie envoutante se sont retrouvés malgré eux sur la piste de danse. Car, l’envoutement était de taille. Qui pour danser qui pour «farotter», les spectateurs se succédaient sur scène. Il a fallu à un instant que le protocole intervienne, pour limiter l’envahissement du podium, qui se faisait déjà de manière désordonnée, et perturbait par contre la cérémonie. 

 

 

 

 

 

SDC12215.JPG

 

 

 

La salle des fêtes de cet hôtel, qui accueillait l’évènement, s’est avérée étroite pour contenir toutes les personnes qui ont effectuées le déplacement. Certains pour vivre en direct ce spectacle mémorable étaient obligées de rester débout pendant longtemps car, toutes les places assises étaient occupées.

S’agissant de l’album dédicacé

Abou-balafond.JPG

, c’est une compilation de huit titres qui décrient plusieurs maux de la vie en société. Et d’avantage ceux qui contribuent à sa destruction. L’orgueil, la jalousie, l’ingratitude, la criminalité, la méchanceté, la consommation abusive de l’alcool pour ne citer que ceux-ci. Il déplore pareillement l’effet dévastateur et surtout l’horreur et la tristesse que la mort sème au sein de la société toute entière. « La disparition d’un  être chère est toujours synonyme de désolation et de grande douleur pour les proches et amis de la victime. Déclare-t-il ». Il en profite d’ailleurs pour rendre hommage au peuple Tikar. Ce peuple dont il est originaire et qui est la mère de tous l es autres peuples. Tels les bamiléké, les Bamoun etc.. Pour faire comprendre les différents messages, et ces nombreuses dénonciations, il fait appel à plusieurs rythmes connus facilement par les camerounais et d’avantage des rythmes qui leurs sont familiers. La salsa, le makossa, et le folklore sont les plus usités.  

Pour agrémenter cette soirée qui se voulait grandiose, ‘Abou a fait appel à ses collègues comédiens et humoristes. Ces derniers ont pimenté et cubé l’évènement.

 

 


A travers leurs différentes prestations, ils ont mis du boum au cœur des nombreux invités présents. Et, on d’avantage transformé cette soirée dédicace, en un véritable rendez-vous culturel,  pendant lequel, se sont alternés sur la scène des artistes musiciens des humoristes et des comédiens.

Tout ceci à la satisfaction du public qui a passé une soirée inoubliable. « C’est la première fois que je m’amuse autant. J’ai ri comme je ne l’ai jamais fait et écouté de la belle musique. La soirée était belle » confie Blonde T une spectatrice.

Né le 31 juillet 1968 à Bankim, une chefferie de la région de l’Adamaoua, ASDC12165.JPGboubakar Mgbekoum, s’intéresse à la musique depuis son bas âge. Alors qu’il n’avait que 9 ans, il monte et anime au sein de la chefferie traditionnelle un orchestre traditionnel. En plus de la musique qu’il affectionne, il est tenté par les dessins et se prête à la caricature. Ce qui lui réussit d’ailleurs. Aujourd’hui caricaturiste au quotidien privé La Nouvelle Expression, Abou de par ses nombreuses casquettes, se présente comme un homme qui fait tout. Cameraman, monteur réalisateur, scénariste, humoriste, producteur.

Avec la sortie de «hommage au peuple Tikar » son premier album qui fait déjà les tabac dans les gargotes et les points chauds, Aboubakar Mgbekoum cet homme aux multiples facettes est comme a dit quelqu’un « Un homme doué à qui tout réussi au simple toucher. Mais pour cet infatigable promoteur de la culture « Son seul secret c’est le travail » Hommage au prince Tikar a été réalisé par Bobo. A la percussion on avait le prince Tikar Bobo, Monsakoum, Nazer. L’enregistrement et le mixage ont été faits au studio Bobson tandis que Abou prod à produit le chef d’œuvre. « Hommage au prince Tikar » est disponible au siège de la maison de la culture Tikar à Douala, situé non loin de l’école publique de Deido.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Interview:Emmanuel Talla:« Plusieurs de nos enfants sont des voleurs. »

17 Juillet 2011, 20:28pm

Publié par Hervé Villard

 

 

« Plusieurs de nos enfants sont des voleurs. »

 

Chef du quartier Bilongué où s’est déroulée la guerre de gang qui a fait au total 5 morts, y compris les trois voleurs, le voleur de moto et l’élève, celui-ci a tenu à s’expliquer sur ce qui se passe dans son quartier.

 

Comment cette situation qui a semé la panique générale dans votre quartier a-t-elle commencée ?

 

Cela est du a une vindicte populaire qui a eu lieu vers minuit ici dans mon quartier. Un présumé voleur de moto a été arrêté vendredi passé dans le quartier et les populations l’ont tabassé à mort. Au moment où j’arrivais sur les lieux, celui-ci n’était pas encore mort. On lui soutirait les informations pour avertir sa famille. Mais il est décédé quelques minutes plus tard. Ce qui est arrivé de nos jours, c’est une riposte. Ces camarades bandits sont venus de partout pour le venger. Ils ont voulu riposté face à l’auto-défense que nous avons installée. C’est ça qui a créé tout le trouble que vous voyez au quartier là.

 

Quelles sont les mesures que vous avez prises par rapport à ce problème ?

 

Ce n’est pas au début de cette affaire que nous avons pris des dispositions, depuis des années, nous avons pris des mesures pour lutter contre le grand banditisme. Notre quartier est réputé être un quartier de grand bandits. Vous êtes sans ignorer que le chef de l’Etat nous avait déjà octroyé un poste de police. Nous avons commence la construction de ce poste que nous n’avons pas fini ceci du aux multiples problèmes que nous rencontrons. J’en profite pour demander aux âmes de bonne volonté qui peuvent nous aider à finaliser ce projet à nous aider à le finir. Afin que les éléments des forces de l’ordre puissent y être affectés. Aujourd’hui. Le quartier est tellement organisé. Il y a des chefs de blocs dans chaque secteur, et nous avons même conçu des fiches pour recenser les populations. Nous avons mis sur pied une forme de dénonciation anonyme pour dénicher les malfrats. Ce système permet que dès que vous avez un voisin qui vole ou quelqu’un d’autre, vous écrivez son nom et vous remettez dans une enveloppe sans nom que vous acheminez à la chefferie qui le renvoie au commissariat. Le grand banditisme perdure ici tous simplement parce que plusieurs de nos enfants sont des voleurs. Ici nous sommes des pauvres et ce sont des fils de pauvres. Je comprends aussi leur problème. C’est vrai que le banditisme n‘est pas une bonne chose. Quand les gens ne dénoncent pas leurs enfants vous voulez que l’on fasse quoi. Il y a aussi dans ce quartier des gens qui commercialisent les drogues. Et ceux qui font ce genre de marché ne peuvent pas aimer l’auto-défense, ni la gendarmerie,  ni la police.  Bien sûr nous avons informé les autorités administratives et les forces de l’ordre, j’étais encore à la police pour solliciter leur intervention. Le commissaire du 8ème est avec moi tous les jours. Je ne sais pas comment il fait pour  toujours être là quand j’ai besoin de lui. Je ne sais même pas qui lui donne ces moyens. je le félicite encore beaucoup.

 

Dans quelles circonstances est ce que je élève qu’(on a tué est t-il mort ?

 

 C’est au cours de cette descente armée des jeunes bandits donc je vous parlais là. Ils étaient près de cent armés. Ils étaient repartis en trois groupes et semaient le désordre partout. Ils pillaient tout ce qu’ils trouvaient et blessaient les gens qu’’ils rencontraient. Ils entraient dans toutes les maisons et emportaient ce qu’uils trouvaient. Ils ont blessés les gens partout certaines même sont encore à l’hôpital. On a tué cet enfant autour de 20h. C’est même le voisin de ‘’45’’ ce brigand là, c’était même son ami puisqu’ils ont grandi ensemble.  C’est dans cette violence généralisée que cet enfant est mort. On l’a coupé avec la machette et il est décédé à l’hôpital Laquntinie.

 

Que dites- vous du fait qu’on accuse les habitants de votre quartier d’être allé dans un autre quartier arrêter des gens qu’elle a tué. ?

 

Dans la nuit de lundi à mardi, ayant eu l’information selon laquelle les bandits devaient revenir pour nous terroriser encore une fois de plus.  Les jeunes de l’auto-défense sont allés les chercher là où ils se cachaient pour préparer leur plan d’attaque de la soirée. Informés les membres de l’auto-défense sont allés les chercher. Ils ne sont pas allés seuls. La police était informée. Et les gars savaient que si ça les dépasse, la police doit intervenir. Et en plus, les bandits qu’on, est allé chercher ce sont les jeunes du quartier.  On n’a d’ailleurs tué un autre devant se parents. Il y a eu altercation entre eux et les habitants du quartier et ils sont morts.

 

Quelles sont les mesures  à prendre pour protéger votre quartier d’une telle agression ?

  Guerre des gangs à Bilongue: Okalia Bilaï procède aux arrestations

Les mesures sont nombreuses. Le comité de vigilance est déjà là, c’est une mesure prise. Les populations cotisent 1000fcfa pour eux chaque mois afin qu’ils achètent la torches pour circuler dans la nuit et qu’ils puissent déjeuner pour bien faire le travail. Des mesures sont par railleurs prises avec les forces de l’ordre qui ont dit que ce genre de chose doit finir et que des patrouilles régulières seront organisées au quartier.

 

 

Recueillis par Hervé Villard Njiélé

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Guerre des gangs à Bilongue: Okalia Bilaï procède aux arrestations

17 Juillet 2011, 19:44pm

Publié par Hervé Villard

bilongue1-copie-1.JPG

Okalia Bilai procède aux arrestations.

Informé de la situation dramatique qui se déroule à Bilongué depuis lundi dernier, et surtout de l’assassinat de trois malfrats par les membres de l’auto-défense, et ce après le passage du sous-préfet de Douala 3ème dans cette localité,  il n’a  pas digéré ce manque de respect aux autorités. Il est lui-même descendu sur le terrain pour s’enquérir de la situation et faire régner de l’ordre à tous les prix.  L’Etat étant le garant de la sécurité des personnes et des biens le chef de terre du département du Wouri, n’a pas toléré ce qui se passe dans son territoire de commandement.

Arrivé à Bilongué hier après midi, bilongue1.JPGaux environs de 15h 50 min, il n’y est retourné qu’aux environs de 19h après avoir posé plusieurs actions fortes.

Première action forte c’est la réunion de sécurité  qu’il a tenu avec le chef de quartier, les chefs de bloc, les membres de l’auto-défense, les président de l’association des jeunes, et les forces de maintient de l’ordre.  Il était question pendant cette échange houleux, de trouver illico presto des solutions à cette situation de terreur qui perdure.

Après avoir écouté   le point  de la situation à travers les comptes rendus de différentes personnes présentes, il a demandé que les responsables du quartier et les membres de l’auto-défense  dénoncent  les grands bandits qui se terrent dans le coin et qui sèment le désordre les moments venus.

Après ces dénonciations qui constituaient le gros de la première action forte, le préfet est passé à la vitesse supérieure. Il fallait  localiser et arrêter les personnes indexées reconnue comme faisant partie des gangs des malfaiteurs. Sur la liste, figuraient quatre noms de gangsters à traquer. Il s’agit de ‘’So’ ‘’Sas’,’’Moungoué’’ et ‘’Mani’’

 Sans protocole ni autres mesures Okalia Bilai comme un véritables soldat s’est mis à la poursuite des sus nommés. Suivant les membres de l’auto-défense qui lui indiquaient le chemin, il va arrêter sept personnes au total. Ceux-ci sont les proches des gangsters dénoncés en fuites. Selon des sources concordantes, ils ont tous été conduit à la police judiciaire pour besoin d’enquête. Pendant ce périple qui a amené le préfet à patauger dans la boue des quartiers tels Bilongue, Soboum, Brazzaville, une vendeuse de cannabis a été arrêtée. Dans sa maison on a également trouvés un plastique noir comportant le dit produit. Soutenue pas la population sortie nombreux l’accompagné dans cette mission salvatrice, Okalia Bilai n’a montré aucun signe de fatigue. Ni le l’état marécageux de certains quartiers, ni la distance à parcourir et non plus l’état insalubre des lieux ne l’ont découragé. Il a d’ailleurs pendant cette chasse aux malfrats rendu visite à la famille de l’élève assassiné  et aux parents du brigand ‘’45’’tué par l’auto-défense. Après les souhaits de condoléances, il a demandé aux parents des victimes, de toujours dénoncer les bandits à la police.  La descente du préfet est venue redonner confiance aux populations de Bilongue qui se sentaient abandonnées. « La descente du préfet est à saluée. Parce que, cela va permettre aux populations de comprendre que même l’administration ne cautionne pas ce genre de chose ». A déclaré Timothée Gagwi, chef du quartier Bilongue II

 

Hervé Villard Njiélé.

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Insécurité à Douala:Une guerre de gangs fait trois morts à Bilongue.

17 Juillet 2011, 19:36pm

Publié par Hervé Villard


 

bléssé bilonguéUne guerre de gangs fait trois morts à Bilongue.

 

Le préfet  du Wouri,Okalia Bilai descendu sur les lieux a pris des mesures fortes. Près de 7 personnes, membres de la  famille et proches des brigands interpellées.

 

La guerre des gangs qui se déroule à Bilongué depuis la nuit du lundi 11 juillet 2011 a encore fait des victimes. Trois autres personnes viennent d’être assassinées.  La scène s’est déroulée  dans la soirée du mardi 12 juillet 2011 aux environs de 19h, après le passage du sous préfet de Douala 3ème. Fonkouen Cédric, Alias 45, Koki, et un autre malfrat non identifié, tous des bandits de grand chemin, reconnus comme tels, par les riverains et habitants de Bilongué, ont été tués par les forces de l’auto-défense.  Selon des témoignages ils  ont été copieusement molestés avant d’être assassinés par ces derniers, très remontés contre eux, pour  avoir semé la terreur dans ce quartier la veille, blessé plusieurs habitants et, principalement pour avoir  tué Thierry Gildas Kondo, un jeune élève de ce coin.  Les membres de l’auto défense qui était, selon les riverains au courant du fait que les malfrats ont promis  de repasser  pour terroriser les populations de Bilongue  une fois de plus,ont décidé eux même,  d’en découdre avec eux. Ils sont allés  les cueillir dans leur nid. Ramenés à Bilongué, ils  ont  été exécutés par la suite.  Le forfait a été commis à l’entrée du stade qui porte le non de ce quartier.

Selon les riverains, les bandits n,’ont pas été assassinés au même moment. «Les membres de l’auto-défense sont allés les  chercher à Makéa, et un autre a été arrêté à « couloir d’or » non loin du quartier Tergal. On a d’abord amené le premier bandit Ici. Il a cité le nom de tous ses complices avec  qui, ils  ont semé la terreur au quartier lundi.  La population l’a directement lynché. Puis, on est venu avec les deux autres qu’on a aussitôt tués. » Affirme un riverains.

Au lieu dit ‘’entrée stade’’ où le forfait a été commis, des caillots de sang étaient  répartis en désordre. Une partie, et d’ailleurs la majeure, a été lavée par la pluie qui s’est abattue sur le quartier ^pendant la nuit.

La mort de ces braqueurs est  venue soulager les populations apeurées et qui vivaient dans une insécurité caractérisée depuis le déclenchement de cet évènement le vendredi 8 juillet 2011. «Après ce qui s’est passé hier, le quartier est calme. Mais, nous avons passé une bonne nuit, une nuit tranquille » confie un riverain. La famille de Cédric Fonkouen, Alias 45, le chef de gang  selon les riverains,  a été soulagée après la mort de leur fils. Car, les populations menaçaient d’incendier leur domicile et de la chasser du quartier.  Nous apprend-on. Selon le chef de quartier Emmanuel Talla, l’assassinat des  brigands était plutôt une fête dans Bilongué hier. « Tout le quartier jubilait cette nouvelle hier. Quand ils ont appris qu’on a tué  ‘’45’’, ils on jubilé. Bien qu’étant déjà chez moi, une dame est venu me donner la bière pour saluer cette action forte» déclare-t-il détendu. Hier matin à Bilongue, la vie avait repris, les buvettes, les vente à emporter les boutiques, tous avaient ouvert leur porte. Les commerçants et les riverains vaquaient  sans gène à leurs occupations respectives.

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Excellence académique:L’université catholique Saint Jérôme prime ses meilleurs étudiants.

17 Juillet 2011, 19:09pm

Publié par Hervé Villard

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L’université catholique Saint Jérôme prime ses meilleurs étudiants.

 

C’était  15 juillet 2011, à l’occasion de la clôture des activités de l’année académique 2010-2011 qu’i s’est déroulée à l’esplanade de la cathédrale Saint Pierre et Paul de Bonadibong

 

 

L’esplanade de la cathédrale Saint Pierre et Paul de Bonadibong grouillait de monde ce vendredi 15 juillet 2011 après midi. Parents, amis et connaissances s’y sont donné rendez-vous, pour assister à la cérémonie de clôture de la toute première année académique de l’université catholique Saint-Jérôme de Douala.   A l’occasion de la fin de cette année académique, les responsables de cette institution universitaire ont décidé de primer les meilleurs élèves qui se sont démarqués le long de l’année. Ceci pour stimuler ceux qui n’ont pas fait assez d’efforts au courant de la première année.

 S’agissant de cette remise solennelle des prix, plus d’une centaine d’étudiants ont été primés à l’occasion.  Les trois meilleurs étudiants  de l’institut supérieur de gestion et les meilleurs étudiants par matière ont été primés. Les prix des meilleurs étudiants sont  revenus à Roseline Ndzassa Mbock, Jabéa, Yves Ekwalla Eyoum, à Aristide Rosine Kouam Demgne. Ces étudiants qui ont honoré l’université catholique de par leur travail, ont reçu chacun un ordinateur portable des mains des  autorités de l’établissement. Aux autres, à savoir les premiers par matière, les responsables on a remis  des livres.  

Pendant cette cérémonie riche en sons et en couleurs, les étudiants de l’école  cathédrale de théologie pour les laïcs de douala (Ecathed) ont pareillement reçu leur diplôme de fin de formation des mains de l’archevêque de Douala Monseigneur Samuel Kléda.  Les parchemins remis aux étudiants de l’Ecathed, couronnaient trois années d’instance formation en théologie durant lesquelles, ils ont été formés en sciences religieuses et ont approfondie leurs connaissances bib liques.

La cérémonie de clôture de l’année académique a par ailleurs été l’occasion pour Monseigneur paul Nyaga, le recteur de l’université catholique Saint-Jérôme de faire le bilan de cette première année. Pour celui qui préside aux destinées de ce nouveau né de l’archidiocèse de Douala, « la première année n’a pas  du tout été facile ». Car, entre la recherche des locaux, où recevoir les étudiants et dispenser les premiers cours, et la confection d’un programme académique répondant aux exigences de l’enseignement supérieur, et qui poursuit les  objectifs que l’université s’est fixé dès sa création, il fallait être inspiré de Dieu pour gérer tout cela. Par la grâce de Dieu et surtout grâce à la foi immense  de tous ceux qui œuvrent pour l’avenir de cet établissement, ils en sont arrivés à surmonter quelques uns. Même si certains obstacles ont été  franchis, c’est à dire le fait d’exister concrètement, de grand défit reste à relever. Notamment celui « de former de façon engagé pour une Afrique nouvelle », mission que s’est assignée l’université catholique Saint-Jérôme de Douala.

 

Hervé Villard Njiélé.

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Sécurité en Afrique Centrale: Deux documents sur le code de conduite militaire et l'utilisation des armes adoptés.

17 Juillet 2011, 18:49pm

Publié par Hervé Villard


 


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Cela s’est fait durant la 12ème session de la commission de défense et de sécurité du Copax qui s’est tenue à Douala du 12 au 16 juillet 2011.

 

 

La 12è commission du Conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) qui  s’est tenue  du 12 au 16juillet 2011 dans la métropole économique du Cameroun, Douala  s’est achevée par l’adoption de deux documents importants qui aideront à réduire la violence et à assurer  d’avantage la paix et la sécurité dans les Etats de la région Afrique centrale. S’agissant des documents susmentionnés, il s’agit de la convention de Kinshasa pour le premier et le code de conduite des forces armées et police pour le second.

 Le premier à savoir la convention de Kinshasa ou encore, la convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage vient combler un vide qui faisait de l’Afrique centrale l’une des rares sous-régions d’Afrique à ne pas disposer d’un instrument juridiquement contraignant sur le contrôle des armes légères.

 

Selon cette convention,  la détention et d'armes légères est interdite aux civils et est soumise à une autorisation délivrée par les autorités. La fabrication d'armes légères et de petit calibre est autorisée, mais soumise à un contrôle. Les armes doivent être marquées. Le courtage et les courtiers sont réglementés au niveau national.

 

 Cette loi prévoit un mécanisme de traçage et les Etats doivent limiter les points d'entrée des armes sur leur territoire national. Pour renforcer la confiance et le contrôle, des bases de données nationales doivent être établies et permettre l'échange d'information. Une base de données sous-régionale est également prévue.

 S’agissant de la deuxième loi, elle porte sur le code de conduite des forces armées et police. Elle permet  aux forces de l’ordre  des différents pays d’adopter des comportements dignes des forces de l’ordre  et de régulariser les rapports entre elles. Ce code permet pareillement d’harmoniser les rapports entre les forces de l’ordre et les populations.  D’après les déclarations du représentant des Nations unis,  le document  qui est déjà adopté par les conseils des ministres des pays de la sous région, permettra aux soldats  de bien comprendre son devoir au près de son pays et au près de la population.


 Durant cette rencontre stratégique pour le maintient de la paix dans la sous région, le programme provisoire de ces assises prévoyait l’évaluation, à mi-parcours, de la mise en œuvre de la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICROPAX I) ainsi que l’état d’avancement de la sécurisation du Golfe de Guinée, en proie à des attaques audacieuses de pirates

Ces travaux ont été bouclés vendredi 17 juillet 2011 par  la signature et l’adoption des deux documents susmentionnés qui ont été remises aux président en exercice de la commission de sécurité et de sécurité de la Ceeac par le représentant de l’Onu. Ceci  en présence de Edgar Alain Mebe Ngo’o le ministre camerounais de la défense. Celui-ci a d’ailleurs félicité les membres de la commission de sécurité pour le travail abattu avant de les encourager d’aller de l’avant.  « Je sui convaincu que les résultats de vos études ont données lieux à l’élaboration des recommandations pertinentes que nous allons transformer en haute décisions à soumettre  l’appréciation des chefs d’Etats. La construction de la paix et de la sécurité est une œuvre exaltante et  de longue haleine qui requiert d’importants moyens. La sécurité n’ayant pas de prix, aucun sacrifice ne sera de trop pour atteindre les objectifs que nous nous seront fixés ». Etaient également présents à cette clôture, des experts regroupant des chefs d’états-majors généraux, des commandants en chef ou directeurs généraux de polices nationales, des directeurs en charge de la coopération régionale des ministères des Affaires étrangères des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).


Le COPAX a été créé au terme de la conférence au sommet du Conseil consultatif des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale, tenue à Yaoundé les 25 et 26 février 1999. Sa mission générale est de prévenir, de gérer et de régler les conflits en procédant, en tant que de besoin, au déploiement de missions civiles et militaires d'observation destinées à maintenir ou à rétablir la paix au sein de la CEEAC.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

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