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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Mtn élite one : Union de Douala renoue avec la victoire

30 Juin 2013, 22:18pm

Publié par Hervé Villard

 

  

Les poulains de Théophile Feunkou ont battu le tonnerre de Yaoundé par deux buts à zéro. C’était ce dimanche 30 juin 2013 au stade de la réunification de Bépanda.

 une phase de match union contre Coton sport à Douala

Il a fallu à Union de Douala, deux coups de pattes majestueux de sa nouvelle recrue Clarence Bitang (7), pour  renouer avec la victoire ce dimanche après midi au stade de la réunification de Bépanda.  Le  premier coup de pied de Clarence Bitang qui permet aux supporters de l’Union de Douala, d’espérer à nouveau, intervient quelques minutes seulement après le coup d’envoie de cette rencontre. Et plus précisément à la deuxième minute.

 Bien servi dans la surface de réparation Clarence Bitang  bénéficie d’un geste somptueux de son coéquipier et inscrit d’un plat de pied le but qui marque l’ouverture du score dans cette rencontre. A ce moment précis, le stade saute de joie. Dans la tribune, c’est l’euphorie générale. Les supporters courent dans tous les sens pour manifester leur joie.  «C’est la série qui commence. » déclare un supporter comme par vengeance. «Ceux-qui veulent enterrer Union vivant auront honte »déclare-t-il avec beaucoup d’émotion.

Le deuxième coup de griffe du dossard sept de l’Union de Douala intervient à la 59ème minute. C'est-à-dire, cinquante sept minutes seulement après le premier but. Sur une belle phase de jeu  initié par l’intrépide Djuimo  Monthé entré au cours de cette rencontre,  Clarence  Bitang profite de la passivité de la défense de Tonnerre de Yaoundé, pour dévier d’un coup de tête majestueux  le cuir au fond des filets, le centre de son coéquipier.  Certains de la victoire après l‘inscription de ce second but, les supporters de Union de Douala  crient à tue-tête. Dans les gradins, ils courent dans tous les sens en  agitant le drapeau de l’équipe de leur cœur. «Il faut leur remettre les quatre buts que nous avons encaissés contre les Astres de Douala » déclare avec beaucoup d’émotion l’un d’entre eux.

Maladresses.

Quelques minutes  seulement après ce second but, Bitang Clarence très en forme dans cette rencontre manque de tuer le match. Après un festival de dribble de l’un de ses coéquipiers sur le coté droit,  festival qui s’achève par une passe savamment dosée dans la surface de réparation. Clarence Bitang(7) qui se trouve seul face au but, appuie  trop sa frappe. Celle-ci alors que le gardien est abattu, passe au dessus du cadre. Ceci au gran dam des supporters qui mettent tous la main sur la tête en signe de regret. «Vous savez ça arrive de rater ce genre d’occasion. C’est parfois parce qu’on est trop confiant. On croit parfois dans ce genre de situation qu’on a marqué alors  qu’on ne l’a pas encore fait. C’est regrettable mais, c’est ça le football  aussi» relativise l’unique butteur de cette rencontre.  A plusieurs reprises.  Il va rater de même que ces coéquipiers, toutes les autres occasions de but qui vont s’offrir à eux.

  Mauvaise forme


Du coté du Tonnerre de Yaoundé, c’est  la mauvaise forme. Les poulains du coach Gérard Mbimi n’ont vu que du feu.  Ils  étaient comme perdus au stade. Ils ont même réussi le pari de finir la seconde manche sans tirer au goal.  Leur jeu était décousu et tiède. Les joueurs manquaient de vivacité et d’efficacité quand ils avaient le ballon. Ce qui a profité  à Union de Douala.

  Selon Gérard Mbimi, ancien  encadreur de l’union de Douala, c’est la diminution des joueurs de cette équipe qui est à l’origine de cette mauvaise passe. « On a désossé mon équipe pour l’équipe nationale militaire. J’ai perdu au moins quatre joueurs clés. C’est pourquoi vous voyez ce qui se passe là. Mais on va essayer de travailler pour remonter la pente »tente d’expliquer le  coach abattu.

Dans la seconde rencontre très palpitante qui opposait la formation de Douala Athlétic club (Dak) à Njalla Quan Sport Academy de Limbe, l’équipe des visiteurs conduite par le coach François Eya a dominé celle de Dak par un but à zéro. Un somptueux but qui porte l’estampille de Robert Ndip Ntambé. Au cours de cette rencontre âprement disputée, on a eu l’occasion d’apprécier les talents des deux équipes et surtout la dextérité et l’expérience des  deux gardiens de but. A savoir Mbog Ferdinand de Dak et Martial Meiyangue Meiyangue de Njalla Quan.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

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Mtn élite One : Union attend Tonnerre de pied ferme

30 Juin 2013, 19:25pm

Publié par Hervé Villard

une phase de match union contre Coton sport à Douala   

Les Nassaras Gamakaî comptent battre la formation de Tonnerre de Yaoundé  pour se relancer dans le championnat national de première division 

 

Humilié par leur cadet ennemi les  Astres de Douala (0-4) lors de la 14ème journée de la Mtn élite one,  les Nassaras Gamakaî veulent se relancer  dans ce championnat.  Et cette relance passe forcement par une victoire ce dimanche au stade de la réunification  lors de la 15ème journée de la Mtn Elite One.

Seulement, cette 15ème journée s’annonce difficile pour les poulains du coach Théophile Feunkou, successeur de Bonaventure Djonkep. Car, leur adversaire du jour, Tonnerre de Yaoundé  est un gros morceau pas du tout facile à croquer. Avec 16pts dans sa besace, l’équipe de Yaoundé occupe désormais la 11ème place au classement provisoire  de notre championnat. Ses ambitions sont autant grandes que celles  de ses  concurrents.  Puisqu’ elle aspire comme tous les autres clubs au titre de champion et, ambitionne aussi remporter la coupe du Cameroun.

Remontée  par la défaite de (0-4) face à Coton sport de Garoua  sur ses propres installations à Yaoundé au stade Omnisports Hamadou Ahidjo à la 14ème journée, les poulains du coach ‎ Gérard Mbimi n’entendent pas  se déplacer en victime résignée. Ils ambitionnent plutôt administrer une défaite à Union de Douala ou au pire des cas, arracher le point du match nul. Surtout que, leur coach, connait mieux que quiconque l’équipe de l’Union de Douala et le stade de la réunification. Pour avoir secondé Bonaventure Djonkep pendant qu’il était dans l’encadrement technique d’Union de Douala, Gérard Mbimi a à cœur de défier son ancien club.

Dans les vestiaires d’Union de Douala, malgré la sérénité apparente  qui y règne, il y a une tension au fond. Les joueurs et  l’encadrement technique   se battent au quotidien pour trouver la combinaison gagnante. L’administration, elle qui a des comptes à rendre ne sait plus à quel saint se vouer. Elle croyait après le départ de Bonaventure Djonkep, qui  ne maitrisait plus les vestiaires, avoir trouvé la solution. Mais, la cuisante défaite face aux Astres de Douala le week-end passé est venue ramener les amoureux de club à la réalité.

Maintenant, pour limiter la saignée, pour permettre aux millions de supporters de continuer à rêver et à soutenir ce club, le coach Théophile Feunkou, successeur de Bonaventure Djonkep est au four et au moulin avec ses poulains. Sans s’avouer vaincu, ils travaillent pour ça, pour arracher cette victoire qui les fuie depuis plusieurs journées déjà. Réussiront-ils à le faire ? C’est l’issue de cette rencontre qui s’annonce palpitante qui  permettra de répondre à cette question.  En attendant le jour –j, les deux équipes affutent  chacune ses armes de son coté.


Victoire à tout prix

 

union-douala

Comme Union de Douala qui courre après une victoire, Fovu de Baham  dernier relégable avec 9points après 14 journée a à cœur de gagner de même que  Sable de Batie avant dernier (10pts) et  Tonnerre de Yaoundé 11ème avec 16pts. Toutes battues à la reprise de la phase retour du championnat la semaine dernière, elles veulent se relancer dans la course à la première place. Cependant, ce ne sera pas facile. Car,  leurs adversaires du jour ne se laisseront pas faire. Yong Sport Academy 6ème avec 19pts, Unisports du Haut Nkam 2ème avec 24 pts et Union sportive de Douala 12ème avec 15pts  respectivement leurs adversaires auront leurs mots à dire.

A coté de cette bataille, il ne faut pas ignorer le déplacement du leader Astres de Douala. Les brésiliens de Bépanda iront défier les fauves du Ndé à Bagangté tandis que Douala Athlétic club qui reçoit Njalla quan sport Academy tentera de dominer son adversaire du jour et améliorer sa position dans le classement. Dans l’ensemble, la 15ème journée qui s’annonce ce week-end sera pleine de rebondissement.

 

Hervé Villard Njiélé   

 

Tableau des différentes rencontres de la 15ème journée 

 

 -Bafang : Unisport du Haut Nkam /     Sable FC de Batié

-Bagngté : Panthère Sportive du Ndé  /  Astres de Douala

 Douala: Douala Athletic Club   /   Njalla Quan S A

 Yaoundé : Canon Sportif de Yaoundé  /   New Stars FC de Douala

 Douala : Union Sportive de Douala  /   Tonnerre de Yaoundé

 Yaoundé : Renaissance Ngoumou    /  Coton Sport de Garoua

 Baham : Fovu de Baham     /        Yong Sport Academy

 

 


 

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Mtn elite one : Les Astres de Douala hypnotisent Union de Douala

24 Juin 2013, 12:00pm

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Lors de la première journée de la phase retour de la Mtn élite one, les brésiliens de Bépanda ont battu par 4 buts à zéro la formation d’Union de Douala


 

astres-douala-.JPGC’est  avec la tête baissée que les joueurs de l’union sportive de Douala o nt quitté le stade de la réunification de Bépanda ce dimanche 23 juin 2013. Après la lourde défaite de (0-4) contre les brésiliens de Bépanda, ils n’avaient pas le courage de regarder leurs fans venus nombreux les soutenir cet après midi. Epuisés et abattus ils n’en revenaient pas. Car, ne comprenaient pas eux-mêmes ce qui s’est passé lors de cette rencontre qui était pourtant à leurs portée.


Alors qu’ils couraient après une égalisation pendant plus de la moitié de la seconde mi-temps, ils ont été désillusionnés par le dispositif tactique des Astres Douala qui, réussit malgré  la forte pression qu’il subissait, à inscrire un second but assassin dans le cours du jeu. 


 Sur un centre d’un de ces coéquipiers, Abianda yann Junior saute plus que toute la défense d’Union et propulse de la tête le cuir au fond des filets. Les joueurs de l’Union qui avaient pourtant le vent en poupe sont psychologiquement désarmés. Et, ne peuvent plus rien.  Ils peinent à se relancer dans le jeu.

Profitant de ce moment de faiblesse, Astres de Douala atomise son adversaire.  Il inscrit coup sur coup le troisième et le quatrième but de cette rencontre. Heumi buteur à la 27ème minute de la première manche double la mise en inscrivant le troisième but. Sur un centre  fait du coté droit, il dévie le cuir au fond des filets à la 84ème minute. Quelques minutes plus tard, sur une perte de balle de l’union de Douala  au milieu de terrain, joseph Momasso inscrit le quatrième  et dernier but de la rencontre à  la 91ème. Pour quatre pour Astres de Douala et zéro pour Union de Douala



Maladresse

union de Douala

La cuisante défaite des Nassaras Gamakaî  au stade de la réunification de Bépanda ce dimanche ne reflétait cependant pas la physionomie de la rencontre. Après une première mi-temps dominée en partie par les Astres de Douala sur un score étriqué d’un but à zéro. But inscrit pas Hemi à la 27ème minute,  c’est Union de Douala qui joue pratiquement toute la seconde manche. Dominateurs, les poulains du président Franc Happy n’ont jamais su s’imposer malgré les nombreuses occasions de buts qu’ils ont eues.

 


A plusieurs reprises, ils ont manqué d’égaliser ce but encaissé à la première manche. A chaque fois, Ils butaient sur l’intrépide et expérimenté Hugo Nyame, le portier des  Astres de Douala, très solide sur ses appuis. Les attaquants d’Union ont pareillement pêché par un manque de réalisme.

Pendant plus d’une trentaine de minutes, ils n’ont pas pu marquer le moindre but. L’excellent  travail de Bitang Clarence au milieu de terrain n’a pas profité à ses coéquipiers et à son équipe. Les attaquants ont mal négocié toutes les actions de but qu’ils se sont procurées. Résultat de course, il s’en tire avec  une lourde et honteuse défaite (0-4).


Du coté de l’union, on a également noté l’absence de certains cadres. Tels que  Ashu Tambe Clevis, Ngon Balonga, Edoa Nga Charles pour ne citer que ceux-ci. L’union commence la phase retour de ce championnat comme elle avait commencé la phase aller. Malgré le professionnalisme qui prend progressivement corps dans cette équipe, de nombreux efforts restent à faire au sein de l’équipe aux millions de supporters.Astres-de-Douala-Team--3--2.jpg

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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Press Sportives Awards: Les contours de la deuxième édition se précisent

24 Juin 2013, 11:44am

Publié par Hervé Villard

  

 

press-sportives-Award.jpg 

 

Les innovations de cette cérémonie de récompense ont été présentées lors de la conférence de presse organisée par l’association des journalistes sportifs  de la région du littoral 

 

L’association des journalistes sportifs (Ajsc) branche du littoral est au four et au moulin depuis la fin de la première édition de cette prestigieuse cérémonie de récompense. Car la première étant expérimentale, il fallait bien faire de la seconde une réussite. Lors de la conférence de presse de présentation de cette cérémonie qui a pour objectif principal de récompenser les journalistes sportifs et les acteurs du sport, le comité d’organisation est revenu sur les innovations de cette deuxième édition parrainée par le Dr Frizt Ntone Ntone, délégué au près de la communauté urbaine de Douala.

 

Parmi les innovations majeures de cette cérémonie de récompense, on note premièrement que le nombre de lauréats a presque doublé. Il est passé de 18 à 32. Pour la bonne organisation de la cérémonie le bureau de l’Association des journalistes sportifs du Cameroun branche du littoral a également recruté  une agence marketing. Il s’agit de As Africa. Cette agence a pour mission principale  de rechercher à la fois des financements pour l’évènement et surtout  de veiller à la bonne organisation et au bon déroulement de  la cérémonie.

Autres innovations de cette initiative non moins négligeables, c’est l’implication du public dans le choix des lauréats. Ceux-ci avec les différents votes qu’ils feront via le site internet de l’évènement et par sms contribueront aux choix des lauréats. On note pareillement une nouvelle configuration du jury qui fait cette fois ci intervenir un responsable du comité national olympique et sportif du Cameroun, une ancienne gloire du football.  Comme innovations toujours, on note également la création d’un site internet dédié uniquement à l’évènement pour ne citer que celle-ci. «Bref tout est mis en jeux pour rendre la deuxième édition de la Presses sportives Awards  mémorables », précise Narcisse Oum Président du comité d’organisation.

 


 Les prix

press-sportives-1.jpg

Pendant cette deuxième édition des Presses Sportives Awards, trois catégories d’acteurs seront primés. D’abord les acteurs du sport camerounais pour la première catégorie, les acteurs du traitement de l’information sportive pour la deuxième catégorie et le prix spécial de jury pour la  troisième et dernière catégorie.

Pour la 1ère catégorie, on aura les prix  suivant : meilleur sportif de l’année, meilleure sportive, meilleur sportif de la diaspora, meilleur handisportif camerounais, meilleure révélation sportive ; meilleur entraineur ; du meilleur officiel ; de la meilleure équipe nationale ; meilleur club professionnel, du meilleur club amateur ; du meilleur fan club, de la meilleur fédération sportive, du meilleur évènement sportif, du meilleur centre formation pour ne citer que ceux-ci.

Dans la deuxième catégorie destinée aux acteurs du traitement de l’information sportive, les prix suivants sont en jeux. Meilleur photo de sport, meilleur cameraman, meilleur monteur, meilleur réalisateur d’émission sportive, meilleure enquête sportive, meilleur interview sportive, meilleur  reportage sportif, meilleur émission sportive, meilleur consultant sportif, meilleur présentateur d’émission sportive pour ne citer que ceux-ci. Bref plusieurs autres prix sont à remporter dans cette catégorie.

Dans la dernière catégorie, trois prix sont à gagner. A savoir, le prix spécial de l’initiative, les prix spéciaux  aux entreprises citoyennes et le grand prix spécial.

 

Fritz Ntone Ntone Parrain de l’évènement présent à la conférence de presse de lancement de la deuxième édition de ses Awards  a une fois  de plus affirmé le soutien de la communauté urbaine de Douala. « Je suis le président du comité nationale olympique dans la région du littoral et soutenir ce genre d’évènement s’inscrit dans  mon champ d’action. Ces awards ont effectivement un caractère olympique » à déclaré le délégué du gouvernement. Pour  Eric Martial Djomo, président régional de l’Ajsc  du littoral, «des petits plats sont mis dans les grands pour que tout se déroule bien ».  

 En attendant l’apothéose de cet évènement le 23 novembre 2013 prochain à Douala Bercy, le comité d’organisation des awards est au four et au moulin  pour la bonne marche de cet évènement.


Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Dr Charles Soffeu: «C’est la motivation que vous réussissez à créer qui maintien votre personnel en éveil »

20 Juin 2013, 15:51pm

Publié par Hervé Villard

Medecin de la santé publique et titulaire d’un master II en gestion hospitalière, Dr Charles Soffeu  est le  directeur de l’hôpital de district de Logbaba. Rencontré à l’occasion des journées portes ouvertes qui se tient dans son établissement hospitalier,  dans une interview accordée à votre blog, www.hervevillard.over-blog.com, il revient sur les biens fondés de cette initiative qui est à sa deuxième édition et présente le nouveau projet managérial de cet hôpital qui fait désormais la fierté de l’arrondissement de Douala 3ème.

 

Dr-Fosseu.jpg

 

 Quelle est l’opportunité  des journées portes ouvertes que vous organisez depuis deux ans  à  l’hôpital du district de Logbaba? 


L’idée de l’organisation des journées portes ouvertes à l’hôpital du district de Logbaba vient uniquement de  notre soucie de vouloir communiquer avec les populations de notre environnement. Notamment avec nos patients qui constituent en réalité la raison d’être de notre l’hôpital. C’est aussi  une occasion pour nous,  de présenter au grand public les différentes prestations que nous offrons à l’hôpital.  

Nous avons développé une politique de satisfaction des patients. Dans une forme d’enquête  de satisfaction, il est tout à fait normal que nous communiquons avec ces gens.  Ils  nous donnent  des  points de vue  qui sont pris en compte dans  le cadre de l’amélioration de l’espace de l’hôpital et la qualité des soins.  Aujourd’hui, les patients sont les partenaires de l’hôpital. Il est très normal qu’on  leurs rende compte. Avant, l’hôpital fonctionnait comme  une case close, un mythe. A partir de maintenant, elle va commencer à s’ouvrir au public, question d’échanger  et de communiquer avec lui.

Cette initiative est-elle propre à l’hôpital du district de Logbaba, où l’avez vous déjà fait ailleurs ?  

Dans les autres centres hospitaliers que j’ai eu à gérer, je n’ai pas organisé des journées portes ouvertes. C’est l’hôpital de Logbaba qui bénéficie de cette initiative là. Je dirai à propos que, Dieu m’a mis à cœur une vision qui est de développer une politique  de satisfaction des patients. Et, il me faut chercher des moyens pour la mettre en œuvre et pérenniser cette politique. Quand j’étais ailleurs, on était content parce que j’étais là. J’étais comme ce visionnaire qui éclairait des gens et partait avec sa vision après. L’approche était centrée sur moi. Maintenant, il faut inverser les tendances et faire que l’approche soit plutôt centrée sur les patients. Je suis un porteur de vision et j’essaie par ce moyen, de partager cette vision avec mes collaborateurs afin qu’ils la portent eux aussi.

Ainsi, s’il arrive que je parte, que l’hôpital sache que la vision est là et que les populations sachent que la vision est à leur intérêt. On est en train de mettre des bases pour pérenniser cette politique de satisfaction des patients.


Quel bilan pouvons nous faire de ces journées portes-ouvertes que vous organisez depuis bientôt deux ans déjà ? 


Le bilan est de plusieurs ordres. Il est aussi du coté des populations. Pendant ces journées que ce soit au cours de la première ou de la deuxième édition, les populations bénéficient de certaines prestations sanitaires gratuites dans tous les domaines.  En plus d’un carnet gratuit qu’on leurs donne  elles bénéficient également des dépistages gratuits. Parlant des dépistages gratuits, je peux  vous citer celui du cancer du col de l’utérus. Vous  savez qu’il y a des gens qui n’ont pas les moyens pour faire cela. Mais, nous le faisons gratuitement durant ces journées.

 Cette année, nous avons innové en y ajoutant le dépistage de l’Hépatite  virale B. C’est également une autre maladie  virale qui décime beaucoup de personne. Après le dépistage, si on n’est pas malade, on peut se faire vacciner. A coté de ces dépistages là, il ya les autres tests qui sont faits. Notamment celui du diabète, de l’hypertension artérielle et tant d’autres.

Du coté de l’hôpital, il y a eu également  «des bénédictions». L’hôpital a bénéficié d’une forme de reconnaissance. Le regard que l’on posait sur elle a changé en bien. C'est-à-dire que les journées portes ouvertes ont contribué à améliorer les relations que les patients avaient avec l’hôpital.  L’hôpital de district de Logbaba n’est plus cet hôpital où le médecin était considéré comme un vendeur de médicaments. Ce n’est plus cet hôpital où des actes  d’arnaque et ceux de la  corruption étaient légion. Aujourd’hui, on trouve des médecins qui se font respecter parce qu’ils mettent les patients au centre de leur préoccupation, parce qu’ils respectent leurs patients. Ce sont des médecins qui ne manipulent plus de l’argent des patients.  Dans notre hôpital, on a mis l’accent dur l’accueil des patients, la diffusion des soins. Le patient  de l’hôpital du district de Logbaba a désormais droit à la courtoisie, à la magnanimité du personnel sanitaire. Nous avons mis un accent sur le rétablissement de la dignité du médecin et celle du patient.

charles-Soffeu-jpg

L’organisation de ces journées Portes  ouvertes nécessite beaucoup de dépense. Où puisez-vous ces fonds quand on sait que l’Etat ne sponsorise plus les centres de santé depuis plusieurs années ?


C’et vrai que les dépenses pour l’organisation de journées portes ouvertes sont énormes. Et l’hôpital ne peut pas s’offrir le luxe de financer l’organisation de cet évènement. Mais, nous procédons autrement. Nous avons emprunté  à certaines entreprises certaines méthodes de démarche qualité. Nous leur faisons savoir que nous œuvrons pour la satisfaction des patients et nous leur soumettons nos doléances.

Après  des enquêtes au près des populations, des patients et des autorités administratives, quand ils constatent qu’effectivement ce que nous leur disons est vrai alors, ils adhèrent à cette mission. Très délibérément, c’est comme ça que nous réussissons à avoir des partenaires qui soutiennent et encadrent cette mission. L’hôpital du district de Logbaba n’engage pas un seul sous dans le financement de ces portes journées portes ouvertes.

 

Que signifie le concept « hôpital -entreprise » que vous venez de mettre sur pied ?

 

Je ne dirais pas que je suis le premier à inventer ce concept. Il y a certainement des gens qui l’appliquent sans l’appeler ainsi. Je suis de ceux qui pensent qu’on peut utiliser les techniques employées dans les entreprises économiques, pour attirer les patients dans un hôpital, pour stimuler ces patients et pour surtout avoir beaucoup de la clientèle. Je pense que l’on peut adapter ces méthodes là, ces spécificités là dans  la gestion d’un hôpital public.

L’hypothèse c’est que, si on peut utiliser ces techniques pour satisfaire les patients, pour subvenir à leur besoin, il y aura une forme de fidélisation, il y aura une forme d’attractivité publique. Si cette attractivité est effective, il y aura comme conséquence, les augmentations des recettes de l’hôpital, ce qui peut entrainer l’augmentation des salaires du personnel.  Grâce aux bénéfices réalisés, on peut également améliorer le cadre de travail, ce qui va e plaire aux patients et le convaincre d’avantage. On peut même, comme à l’hôpital du district de Logbaba, avec l’accord du comité de gestion, utiliser ces fonds propres pour construire de nouvelles infrastructures, des nouveaux bâtiments. On peut réhabiliter ou renforcer le plateau technique de l’hôpital.

 Le concept «Hôpital entreprise», c’est tout simplement l’utilisation de manière optimale, le personnel sanitaire mis à votre disposition. C’est tout simplement pour démonter que l’on peut améliorer la qualité de rendement d’un hôpital sans qu’il y’ait d’avantage de ressources tout simplement en tirant le meilleur parti des ressources disponibles, en améliorant l’organisation, en reformant les comportements.

 

Comment réussissez-vous à implémenter cette théorie à l’hôpital du district de Logbaba ?

 

Le véritable challenge dans les hôpitaux, c’est qu’il faut adopter une posture de leader. Il faut développer une vision et fédérer le personnel autour de cette vision. Ce qui motive le personnel ce n’est pas l’augmentation de salaires seulement. Ce n’est pas en multipliant les primes que vous allez obtenir la satisfaction du personnel. Si on augmente votre salaire, au bout d’un mois cela va vous donner beaucoup de motivation. Mais, au bout d’un an, cette motivation va s’estomper. C’est la vision qui est pensée, partagée et développée, c’est la reconnaissance que l’on donne aux collaborateurs, c’est la motivation que vous réussissez à créer qui maintien votre personnel en éveil.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

 

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Bts 2013 : Le train démarre difficilement

7 Juin 2013, 14:11pm

Publié par Hervé Villard

Les  étudiants  déplorent des problèmes de machines  et les insuffisances des laboratoires durant les épreuves pratiques de cet examen  qui se déroulent dans les différents sous centres depuis le  mardi 4 juin 2013

 

des-candidats-du-Bts-en-phase-pratique-a-lUit.jpg

 Institut universitaire de technologie  ce mercredi 5 juin 2013, il est 12h30. Dihen Christian et Yves Fofou discutent tranquillement à la véranda d’un des bâtiments de cet institut universitaire. Ils commentent sur l’épreuve de «commande industriel et processus » qui vient de s’achever. Etudiants en deuxième année en filière  Informatique industriel, ils  prennent tous deux part aux épreuves pratiques du Brevet de technicien supérieur  (Bts) qui ont commencé depuis le 4 juin 2013 dans l’ensemble du territoire. Comme nombreux des candidats de leur filière  et d’autres filières, ils composent au sous centre de l’Uit de Douala.


Pour  ces derniers et nombreux de leur camarade, les épreuves  sont plutôt abordables depuis le début de la composition. «Les épreuves  sont faciles par rapport aux années précédentes. J’avais trop peur quand je venais composer. Maintenant, je suis serein malgré le fait que certaines épreuves ne sont pas encore passées.»  Un argument partagé par Brice Djuazoh, candidat la filière Technologie Industrielle. «Tout se passe bien pour l’instant pour moi. Je n’ai pas grand-chose à signaler à présent » déclare-t-il. Pendant que nombreux d’entre ces candidats  continuent leur discussion  à l’extérieur de la salle, sous des arbres ou à la véranda des bâtiments vides,  d’autres candidats  sont encore en pleine composition. Ils passent tranquillement les épreuves pratiques auxquelles ils sont soumis depuis le début de cet examen.

 

Mécontentement


http://thumbp3-ir2.thumb.mail.yahoo.com/tn?sid=2339574946&mid=AIJUfbwAAAYGUa9oDgAAAOJk%2BOY&midoffset=2_0_0_1_4677914&partid=3&f=1716&fid=Inbox&w=768&h=749

Mais, seulement, tous  les candidats ne sont pas contents des conditions dans lesquelles se déroule cet examen qu’ils attendent de pied ferme. Ils dénoncent les problèmes de retard au niveau du lancement de certaines épreuves et surtout des matériaux de laboratoire obsolètes. «Les épreuves sont abordables, mais moi je vais décrier ici le problème d’organisation et de retard que nous rencontrons. On devait commencer conformément au programme d’examen nos épreuves le 4 juin 2013 mais,  c’est aujourd’hui que nous avons débuté, et on a malgré cela accusé plus de 2h 30min de retard » fulmine  ce candidat de  la filière technologie industrielle. Avant de poursuivre. «Ce matin nous avons composé en  épreuve de ‘’Dessin assisté par ordinateur (Dao)’’. S’il y avait plusieurs ateliers,  les choses devaient aller plus vite». Parmi les  problèmes signalés par  les candidats du sous-centre de l’institut  universitaires des technologies de Douala(Uit), les candidats déplorent entre autres les insuffisances des appareils informatiques, les matériels défectueux   pour ne citer que ceux-là.

Au secrétariat d’examen, de ce sous centre, c’est un calme parfait. Les responsables sont confortablement installés et veillent au grain. Pas de problème majeur à signaler. Tout est sous control apprend-on. «Les cas d’absences et de retards ne manquent jamais durant les examens. Ce sont des choses qui sont légions. Mais, pour l’instant on ne peut rien vous dire. Il faut attendre la fin de cette phase pratique pour faire le bilan » déclare Euloge Noah, le chargé de mission.

 D’après celui qui a pour mission de veiller  à ce que ces examens se déroulent dans de bonne condition,  pas l’ombre d’un couac. «Tout se passe bien pour l’instant. On peut quand même noter quelques cas d‘absence.» précise-t-il avant d’ajouter que  «la raison d’être  de l’examen est de permettre à nos enfants de réussir avec le niveau requis », ajoute-t-il.


http://thumbp3-ir2.thumb.mail.yahoo.com/tn?sid=2339574946&mid=AIJUfbwAAAYGUa9oDgAAAOJk%2BOY&midoffset=2_0_0_1_4677914&partid=4&f=1716&fid=Inbox&w=768&h=749

A Douala,  c’est plus de 7500  candidats qui toquent aux portes  du Bts. Ces derniers sont répartis dans quatre sous centre différents. A savoir, l’institut universitaire de technologie (Uit), l’Institut universitaire du Golfe de Guinée (Uig) l’institut saint Louis (Isl) et l’institut universitaire de la Côte (Iuc). Après la phase pratique qui se poursuit cette semaine, la phase écrite se déroulera la semaine prochaine.

 

Hervé Villard Njiélé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fête des Voisins : L’événement gagne du terrain

4 Juin 2013, 15:51pm

Publié par Hervé Villard

 La troisième édition  de cette journée, se célèbre avec faste depuis ce 2 juin 2013 à Douala

 

2- Fête des voisins - Solidarité entre les voisins

«La fête des voisins est la bienvenue parce que nous savons ce qui se passe  dans les quartiers, dans les immeubles. On passe sans se dire bonjour  pourtant on partage le même espace vital. Parce qu’on a de l’argent et un tel autre n’en a pas, parce qu’on habite une villa et un autre une maison en matériaux de récupération, on ne s’adresse pas la parole. La fête des voisins vient nous libérer ».

 


Ces propos sont de véronique Penimbeck Korot,  présidente de l’association «Un pour  tous, tous pour un» située à Mbanga Bakoko. Prenant la parole ce 2 juin 2013 à l’occasion de la célébration de la fête des Voisins, elle tenait ainsi  à inviter tous les voisins de ce quartier et d’autres quartiers de la ville de Douala et du Cameroun en général, à cultiver  l’amour du voisin et surtout à vivre en harmonie. Car, «Mon voisin  est mon premier secours », comme l’affirme le slogan de cette fête. Pour celle qui milite désormais pour que cette célébration devienne une coutume quotidienne au sein de nos quartiers, le fait de se mettre ensemble et de dialoguer a permis de lutter contre le grand banditisme à Mbanga Bakoko. «Le vol de câble électrique  était récurent dans ce quartier. Il ne se passait pas un seul jour sans qu’un voisin ne se plaigne. Cette situation donc était victime chacun d’entre nous, a amené sept d’entre nous à s’associer et à lutter contre ce fléau. Depuis là, ça a cessé un peu» raconte-t-elle sourire aux lèvres.  Elle a invité les autres  voisins et voisines à se joindre à ce groupe pour partager au quotidien les problèmes qu’ils rencontrent dans le quartier.  Dans le même esprit, Pierre Mpedi, le représentant du chef de ce quartier présent, va apprécier l’initiative ; «Merci de renforcer ces liens qui existe déjà. L’homme ne peut pas vivre seul. Il a toujours besoin de l’autre. La fête des voisins permet de  relever l’importance des relation de bon voisinage» a  relevé le patriarche.

 


Caroline Tchakounté, la présidente de l’association générosité entraide  solidarité (Ges), agréablement surprise du fait que le concept est en train d’être approprié, a encouragé les populations à pérenniser cette action. «Je voudrais remercier tous ceux qui sont aujourd’hui pour découvrir leur voisin et mettre sur pied des mesures pour le vivre ensemble. On a des voisins partout même à l’hôpital. Nous disons merci à tous ceux qui sont venus  s’associer à la chaine de solidarité des voisins », a déclaré la présidente du Ges.

Après cette cérémonie officielle de lancement de la fête des voisins du coté du village de  Mbanga Bakoko, la caravane conduite par la présidente du Ges, s’est rendue  à Logbessou et à Ndogbond d’autres quartiers qui organisaient l’évènement.  Pendant son discours, elle a pareillement insisté sur l’amour du voisin, sur la vie en harmonie et sur le respect mutuel. En plus de la sensibilisation qui demeure le leitmotiv de cette association, les membres du Ges entendent pour marquer la troisième édition de la célébration de la fête des voisins au Cameroun, organiser des tables rondes et des conférences. L’évènement se poursuit dans d’autres quartiers au courant de ce mois.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

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