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Le blog de Hervé Villard Njiélé

15ème édition du tour cycliste du Cameroun : La 3ème étape annulée

29 Mai 2018, 17:02pm

Publié par Hervé Villard

 Les  cyclistes prêts  pour le  départ

Les cyclistes prêts pour le départ

 L’averse qui s’est abattue sur la ville de Douala à l’origine de cette décision de Jean-Pierre Coppenolle le Commissaire de courses internationales qui supervise cette compétition
C’est un coup dur pour la fédération camerounaise de cyclisme organisatrice de la 15ème édition du tour cyclisme du Cameroun. Après des efforts surhumains faits pour l’organisation de la 15ème édition de cette compétition au Cameroun, elle vient de voir la 3ème étape annulée. Cette fois comme on  peut  bien l’imaginer, la faute n’est pas aux organisateurs tant critiqués par les medias. Mais plutôt à cette pluie qui s’est abattue sur la ville de Douala hier.
Alors que les cyclistes à l’assaut de cette troisième étape qui se courait sur un circuit fermé long de 112.5km, étaient de plein pied  dans cette compétition et rivalisaient d’adresse pour améliorer leur chrono et leur position avant la quatrième étape prévu ce mardi, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville rendant la piste impraticable. Au regard des chutes qui se multipliaient, Jean-Pierre Coppenolle le Commissaire de courses internationales superviseur de cette compétition a décidé d’annuler l’étape « Il fallait protéger la vie des sportifs  C’est ce que nous avons fait en arrêtant la course», a-t-il déclaré au micro de la Crtv radio.
 Débauche d’énergies
 En  réalité, les 52 coureurs engagés  dans  cette compétition ont dépensé gratuitement l’énergie  au courant de cette troisième étape. Car, c’est après près d’une  heure et demie du coup d’envoi que dame  pluie s’est  invitée à cette fête. En plus, il ne restait que 5 tours à faire pour le peloton de tête.  C’est donc malheureux que ses coureurs sont rentrés dans leurs hôtel. Car, ont dépensé beaucoup d’énergie pour rien. Plus  d’une dizaine d’entre eux. Selon les informations non officielles ont été blessés suite aux nombreuses chutes enregistrées pendant la pluie.
Selon le président de la fédération camerounaise de cyclisme qui rassure les Camerounais et tous ceux qui suivent cette compétition, cette situation est souvent arrivée dans cette discipline et pour la sécurité des coureurs, on décide d’annuler la course. «C’est avec  l’accord des responsables de l’Union du cycliste international(Uci) que nous avons décidé d’arrêter la course. Cela ne change rien au classement le maillot jaune de ce matin (hier Ndlr) reste le maillot jaune. Les primes seront additionnées et partagées à tous ceux qui ont pris part à cette étape», explique Emmanuel Yossi.
Au sujet des dommages causés par cette pluie, celui-ci signale, qu’on a enregistré plus de trente crevaisons en  moins de deux minutes. «Damien Tekou le capitaine de l’équipe nationale du Cameroun a chuté, le maillot jaune a chuté, les rwandais ont chuté», ajoute Emmanuel Yossi. Avant de rassurer que la quatrième étape Douala -Limbé se fera sans anicroche
Maillot jaune
 Il faut dire que j’jusqu’a présent, c’et le Français Noel Richet vainqueur de la 2ème étape qui porte ce maillot précieux. Il l’a arraché en franchissant le premier la ligne d’arrivée de l’étape Kribi-Douala long de 175,7 km avec un chrono de 4 h 43 ' 52 le 27 mai 2018" Il a arraché de force ce maillot à Kamzong Abossolo Clovis, vainqueur et maillot jaune après la 1 ère étape Pouma-Kribi le 26 mai 2018,
A l’issue de ces deux étapes, le meilleur camerounais qui s'adjuge le maillot bleu  est Ngeh Martin de SNH vélo club classé 2 ème à 8" de retard sur le Maillot Jaune.Tandis que son coéquipier Kamzong Abossolo Clovis, vainqueur et maillot jaune  après la 1 ère étape Pouma-Kribi, est classé 6ème à 1'31" de retard sur le maillot jaune. Parmi les 52 coureurs classés. Le Cameroun garde son rang de 3ème meilleure équipe sur les 08 classées.
Hervé Villard Njiélé

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Mbombog Mbengan Nkainjé:«Um Nyobe est chez lui. Que le canton Bell aillent chercher ses ancêtres ailleurs»

29 Mai 2018, 14:35pm

Publié par Hervé Villard

Si les  basa'a se fâchent le canton Bell disparaîtra jusqu'à sa  5ème génération

Si les basa'a se fâchent le canton Bell disparaîtra jusqu'à sa 5ème génération

Consultant à Equinoxe télévision, Mbombog Mbengan Nkainje est pareillement défenseur des traditions et initié originaire du peuple Bassa. Scandalisé par l’acte de vandalisme commis par les chefs du canton Bell sur le site du monument Um Nyobe il s’insurge contre cet acte qu’il  condamne avec la dernière énergie Dans une interview accordée à La Nouvelle Expression, il rappelle l’origine de l’installation des Doualas sur la cote et les rapports entre les peuples bassa et Douala pour censurer cet acte de vandalisme. Lisez plutôt.
 
Les chefs du canton Bell ont détruit la stèle devant abriter le monument Um Nyobe samedi dernier. Quel commentaire faites-vous sur ce sujet?
Cet acte ignoble et repoussable à tout point de vue, amène deux points de vue fondamentaux. Le premier c’est le panthouflisme administratif et la vantardise et le second c’est la méconnaissance de leur propre histoire. Les Doualas allogènes dans leur état, doivent rentrer retrouver leurs ancêtres au Congo au Ghana et en sierra Leone
Commençons par le premier point qui est la méconnaissance de l’histoire. Si on veut savoir qui sont les premiers habitants de la ville de Douala, je vous dirais que ce sont les Basa’a qui étaient d’abord installés ici. Donc c’est Um Nyobe qui a ses ancêtres ici. C  sont les ancêtres Basa’a partir de MBimb jusqu’au dernier Ikombo qui ont reçu les Douala sur ces terres
Au sujet du pantouflisme et de la vantardise administrative qu’ils viennent installer ici, il faut dire qu’ils sont liés par ce qu’on appelle auxiliaire d’administration.
Ils ont  démontré là que les chefs que l’ont dit traditionnels ne savent rien de la tradition. Ils sont dans le partage de l’Héritage colonial. C’est pour cela qu’ils se filment avec le monument de Leclerc. Ils ont bien une rue baptisée rue du général de Gaulle à Bonapriso. Pire encore à Bali, à la rue ancien Entrelec, il y a là une rue baptisée Rue de l’Union française. Donc tout au canton Bell renvoie à l’assimilation.  Un acte que Rudolph Douala Manga Bell n’aimait pas mais que son fils Manga Bell le congénère de Um va valider aux nations Unis. A ce Moment il faut le dire, Um Nyobe préoccupé par le problème de la nation Cameroun tout entier, n’y accordait aucune importance. Il s’intéressait plutôt à la libération du peuple noir. Je suis très déçu par cet acte de barbarie. Il devait commencer le combat plutôt en l’installant sur ce sol. Mais, ils commencent par le détruire. C’est incompréhensible que durant tout le mois d’Aout, les chefs du canton Bell portent le pagne et ils viennent par la suite détruire celui qui est sur la continuité des œuvres du roi Manga bell.
 Est qu’une quelconque raisons peut justifier la commission de ce type d’acte?
Il n’ya que la recherche du gâteau qui peut justifier cela. Il faut dire que le Ngondo ne représente plus rien. Cela veut dire que le cercle initiatique au près du Ngondo s’appelle les Beyum ba Bato. Et les Beyum ba Bato avaient pour mission d’accomplir un rituel qu’on appelait Essa. Le professeur Mbodi leur a rappelé cela l’an dernier quand ils ont évoqué le vivre ensemble. Il a dit à Laurent Esso et je cite «vous ne pouvez pas revenir avec Essa sans inviter les Basa’a». Autre chose à ne pas oublier c’est l’incongruité administrative de notre pays. Douala 1er seul a trois chefferies de premier degré. Ce qui est non acceptable dans l’administration du territoire. Mais, ils s’en accommodent parce que chacun est dans la recherche du gâteau national. On sent donc les chefs occidentalisés qui ne savent rien de l’administration du Cameroun. Qui ne savent rien de leur histoire. On a en fasse de nous des éléments hybrides qui vont poser des actes qui ne les honorent pas et qui va toucher le fond du ridicule.
 Les chefs du canton Bell affirment n’avoir pas été contactés avant la construction du monument. Qu’en pensez-vous?
 Ils devaient s’opposer au moment où on commençait la construction de ce monument là. Et faire un sit-in en disant qu’on ne la construise pas. Mais non, ils ne l’ont pas fait. Ils pensaient en venant la détruire que la statut était déjà montée. Et qu’on attendait que l’inauguration. Et c’est ça qui a poussé à l’acte de xénophobie. La communauté urbaine a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’on allait construire un monument à cet endroit. C’est après trois environs que les travaux ont débuté effectivement. Pourquoi ne sont-ils pas venus revendiquer à ce moment là. On aurait compris. ils pouvaient proposer que soit construit à cet endroit la stèle de Ngosso Din ou de quelqu’un d’autre afin que Um Nyobe soit ailleurs.
 Autre chose, la Rue Um Nyobe est à cet endroit depuis plus d’une vingtaine d’année. Du moins depuis l’époque du délégué auprès de la Communauté urbaine de Douala Thomas Tobbo Eyoum. Donc c’est depuis au moins 1998 que cette rue est baptisée Rue Rubben Um Nyobe. Revenir vingt ans près déclaré que vous ne connaissez pas, cela relève tout simplement de la xénophobie. En tant que Mbombog je pense qu’ils auront une réponse appropriée à l’acte posé.
Réalisée par Hervé Villard Njiélé

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Destruction du Monument Um Nyobe: Les camerounais s'indignent

28 Mai 2018, 10:53am

Publié par Hervé Villard

Seigneur pardonne leur ignorance

Seigneur pardonne leur ignorance

 Ils sont  nombreux  des Camerounais qui  ont  commenté  la  destruction de la stèle  devant supporté  le monument Um Nyobe  au carrefour dit Mobil Njoh-Njoh à Bonapriso. Pendant que  certaines  personnes  cherchent encore à  comprendre le  fondement de l'action du  canton  Bell,  considérée comme barbare,  raciste et indigne , d'autres camerounais très courroucés le  condamnent avec  la  dernière énergie.
Hervé Emmanuel Nkom
«La profanation mémoriel de la statut de Ruben est  inacceptable»
 
La profanation mémorielle de la statut de Ruben Um Nyobè est totalement inacceptable : c’est la défaite de l'intelligence, de la sagesse et de la mémoire. Halogènes hier, autochtones aujourd'hui.
La mémoire courte d'un groupe hystérique. Où sont les Kum-A-Ndoumbé, les Beyoum ba Bato. Rien ne peut justifier le crime d'hier. J'ai honte pour Ma ville chérie, il n'y a pas, et il n'y aura pas de guerre bassa/duala. Les auteurs ont des visages et des noms seuls les montagnes ne se croisent. Il y'aura en plus de statut de Ruben, celle d'Ernest Ouandjié a Dla. La bêtise n'arrête jamais la marche irréversible de l'Histoire !!!
Professeur Eric Owona  Nguini
«Cette attitude exprime l’ensemble national Camerounais»
Elle est disproportionnée mais explicable. L'attitude des Chefs et Notables du Canton Bele-Bele au sujet du Projet de Monument de Ruben Um Nyobe Nsounga est Critiquable, car Celui-ci quoiqu'on en pense tout comme Rudolf Duala Manga Bell, est un Héros National. Il n'y a pas de Compétition Obligée entre les Héros Nationaux. Chaque Héros National est comme Chaque Citoyen de Base issu d'un Foyer Ethnique et Régional. Pour autant, Chaque Héros National déborde largement les Frontières de son Foyer National. C’est pourquoi on ne saurait seulement lui rendre Hommage dans son Terroir. Un N'sa'a même non Issu des Clans Basa'a de Dihala/Lihala(Duala) ne peut être Étranger à Dihala,car avec les Mpo'o ,ils sont les Maîtres du Sol. Les Ewale et autres Bo'Mbedi sont les Alliés des Bassa et Mpo'o à travers le Pacte Civilisateur du Masoso Ma Nyambe. Cela dit, si la Respectable Personnalité qu'est le Délégué auprès de la Communaute Urbaine de Douala qu'est le Dr Fritz Ntone Ntone a eu une Heureuse Initiative avec ce Projet de Monument dédié au Mpodol,il aurait pu mieux se concerter avec les Chefs et Notables Belè- Belè sur l'emplacement de ce Monument. Ne dramatisons pas autour de cette Affaire. Que l'auguste Assemblée qu'est le Ngondo soit un Cadre de Résolution de ce Differend. Que le Délégué et les Autorités Coutumières Sawa y mettent du leur. Qu’enfin, la République du Cameroun articule mieux son lien avec les terroirs pour ce qui a trait à la Politique des Monuments.

 

Kheops Ndoumbe Kum (fils aîné du Prince Kum A Ndoumbe III)
« Je n'ai jamais ressenti autant de honte»

 

Je pense ne pas me tromper en disant que dans mon âge adulte quant aux agissements de ma famille Douala. Je ne sais où me mettre!
Mon frère dis-moi que tu ne sais pas que les Duala et les Bonambedi par extension viennent du Congo et qu'ils TROUVENT LES BASAA et les BAKOKO sur place??? Dis moi que tu ne savais pas ça!
Sais-tu que nous venons de briser de manière grave l'alliance des "Masoso Ma Nyambé" que nous avons conclues avec les Basaa et les Bakoko dans les temps anciens??? Je pense que tu ne le savais pas ou que tu as oublié. Ensuite qu'avons-nous fait de concret pour que les statues de Leclerc en plein poste de Bonanjo et le soldat inconnue en pleine place du gouvernement soient descendues pour que le King Douala Manga y soit érigé? Le résultat est NUL. Voilà la pagode de Manga Bell qui est devenue un lieu d'amusement, de débauche, homosexualité et autre. Depuis on fait qoi? ESSAMA est Duala ou basaa? Ce n'est pas lui le nouveau héros?
Quand il y a quelques mois au même endroit la blanche là avait fait mettre sa statue est ce que c le Canton Bell qui es sorti ou c'était encore Essama qui n'est ni Duala ni Basaa? Maintenant qu'on veut ériger le père de l'indépendance de ce pays qui s'est battu pour tout le Cameroun en monument, on sort de faux muscles!
C'est honteux, triste et pathétique. J'ai honte et tu devrais te sentir pareil!

Yves MINTOOGUE

«Considéré Um Nyobe au Cameroun, comme le héros d'un groupe ethnique relève de la névrose»

Ruben Um Nyobè est le premier Camerounais dont la production intellectuelle et la pratique politique ont consisté à donner un socle culturel, symbolique, éthique et politique commun à l'espace qu'on nomme le "Kamerun"/"Cameroon"/"Cameroun". C'est le premier dont la réflexion s'est efforcée de faire en sorte que le mot "Cameroun" ne renvoie plus seulement un espace géographique mais aussi et surtout à une somme d'idées et de valeurs que les populations qui vivent dans cet espace auraient en commun et qui leur serviraient de repères. Um a pensé le Cameroun comme un projet de civilisation, pour le dire en un mot. Cela au moment même où le pouvoir colonial travaillait (avec tous ses moyens de propagande) à mettre dans la tête des "indigènes" que le Cameroun n'était rien d'autre qu'une juxtaposition d’ethnies et de "races" incapables de vivre ensemble sans la médiation d'un tiers "salvateur" qui ne pouvait être d'ailleurs que le pouvoir colonial lui-même.

La pratique et la pensée politiques de Um pourraient se résumer à ça: établir les bases mémorielles, culturelles, symboliques, éthiques et politiques susceptibles de servir de fondement à un projet de civilisation que les Camerounais travailleraient à réaliser eux-mêmes et pour leur propre compte. Ses écrits en témoignent. Même après lui, je ne vois pas un autre homme politique camerounais qui se soit essayé à un tel exercice. Il n'y a même pas beaucoup d'intellectuels qui se soient lancés dans une telle voie. Il n'y a pas beaucoup de pays africains qui peuvent se vanter d'avoir bénéficié hier (et aujourd'hui encore) d'un tel travail critique et prospectif auquel ils pourraient se référer pour se construire et se donner une identité politique et culturelle cohérente.

Que des gens considèrent un tel homme, dans son propre pays, comme le héros d'un groupe ethnique relève de la névrose. Que 60 ans après sa mort, des gens se lèvent à Douala, dans la ville où l'UPC est née, pour s'opposer à la construction d'un monument à sa mémoire, parce qu'il ne serait pas un "fils du village", ça ressemble à ce qu'on appelle en bassa "bissimba". Les "Bissimba", ce sont des phénomènes étranges et insolites dont on dit qu'ils commencent généralement à se produire lorsqu'un grand malheur va arriver dans une communauté. Ce sont des présages funestes ; les signes annonciateurs d'un désastre.

Dieu veuille qu'il n'en soit pas ainsi et qu'au final, ce soit simplement une affaire d'indigènes qui ont voulu empêcher l'érection d'un monument de pierres, en se perchant sur un monument d'idiotie !

 
 
Rassemblés par  Hervé Villard Njiélé
 

 

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Monument Um Nyobe:Les chefs du canton Bell vandalisent le site

28 Mai 2018, 09:29am

Publié par Hervé Villard

Par ce fait, ils disent exprimer leurs mécontentements à la Communauté urbaine de Douala qui a décidé d’ériger à l’intersection des quartiers Bali et Bonapriso la stèle du nationaliste Um Nyobe d’origine Bassa sans les contacter.
La nouvelle a fait le tour du monde ce samedi 26 mai 2018. Dans la rue comme dans les taxis, c’était le principal sujet de conversation. Sur la toile alors, l’évènement a pris une autre tournure. Puisqu’il est devenu le sujet le plus commenté par les  internautes qui n’en revenaient pas. 
Au  départ beaucoup  pensaient  que c’est un «fake news» spécialement conçu pour ternir l’image du noble Canton Bell. C’est à la vue de la vidéo qu’Essama Andre Blaise l’activiste qui a mené seul et gagné la bataille de la construction de  cette  stèle que  beaucoup ont cru à ce qui s’est passé.

 

 En effet dans la journée du samedi 26 mai 2018, les chefs du Canton Bell qu’accompagnaient des hommes et des femmes de ce canton se sont mobilisés à la rue Njoh-Njoh et plus précisément au Carrefour Mobil Njo-Njoh
Alors que certains croyaient à une procession comme cela est souvent coutume dans ce canton pendant des célébrations, ces derniers armés de pioches de massettes de pelles et de gourdins se sont plus tôt dirigés au lieu de la construction de la stèle en hommage au nationaliste Um Nyobe secrétaire permanent de l’Upc de regrettée mémoire et héros national.

 

En lieu et place d’une cérémonie de bénédiction qu’attendaient les riverains curieux, ces derniers vont plutôt détruire la barrière construite autour de la stèle devant accueillir le monument. Comme des chiens enragés qui s’attaquent à un ennemi, ils vont saccager entièrement la barrière protectrice érigée. Tous ceci sous le regard admiratif de Sa majesté Jean Yves Eboumbou Manga le chef du canton Bell, principal commanditaire de cette opération de destruction d’un bien national. La police souvent prompte à intervenir quand des actes de vandalisme sont perpétrés dans la ville ne se signalera pas.
Après ce forfait, ils vont
tranquillement rentrés chacun dans son  domicile sourire aux lèvres avec le sentiment du devoir accompli.
 Selon des informations, après la démolition de la barrière, les chefs traditionnels du canton Bell ont, en outre, fait des rites sur la fondation pour conjurer le mauvais sort sur celui qui poursuivrait les travaux d’érection de la stèle en ces lieux. Le chef supérieur du canton Bell,. Ceux-ci ont d’ailleurs entonné des chansons pendant l’exécution des rites.
 Pour justifier cette action qui ressemble à un acte de défiance de l’Etat puisque la construction de ce monument fait partie d’une œuvre d’envergure nationale qui fait l’objet d’un appel d’offre  public , Sa Majesté Pierre Nteppe Mahove, chef traditionnel du village Bonapriso a déclaré dans les colonnes du site internet www.JournalduCameroun qu’ils n’ont pas été consultés avant la construction du monument. « Il s’agit quand même d’un signe fort. Eriger un monument d’une telle envergure dans un village comme le nôtre, qu’on nous surprenne comme tout le monde, ne nous parait pas correct. Raison pour laquelle nous avons voulu qu’il soit clair que cette façon de faire n’est pas du tout appréciée par nous. Notre manifestation montre que nous ne voulons pas avoir ce monument. C’est un droit », a-t-il indiqué.
Les travaux d’aménagement du monument Um Nyobe ont été engagés il y a environ un mois, après plusieurs manifestations de l’activiste André Blaise Essama, réclamant des stèles en l’honneur des martyrs de la lutte des indépendances à travers le pays. Le jeune homme qui s’est attaqué plusieurs fois au monument du général Leclerc à Bonanjo a d’ailleurs séjourné deux fois en prison pour cette cause.
Les travaux de construction du monument sont conduits par l’entreprise Ets Market House Plus. La Communauté urbaine de Douala (Cud) est le maître d’ouvrage et en assure le financement. Le délai d’exécution des travaux est fixé à cinq mois. Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la Cud, ne s’est pas encore prononcé sur la démarche à suivre après la manifestation des chefs traditionnels du canton Bell.
 
Hervé Villard Njiélé

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