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Le blog de Hervé Villard Njiélé

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Université de Bamenda: L’institut supérieur de logistique et transport bientôt opérationnel

19 Mai 2014, 19:05pm

Publié par Hervé Villard

L’annonce a été faite de manière officielle par Tafah Edokat, le vice chancellor de l’université de Bamenda.  Il  l’a fait lors d’un séminaire deux jours organisé à cet effet.

Faire la promotion de «l’institut de logistique et transport» bientôt lancé à l’université de Bamenda. Donner la possibilité aux responsables des entreprises de la capitale économique du  Cameroun et d’ailleurs de  se prononcer sur la qualité des programmes et les unités de valeur à dispenser  dans cette filière de formation qui se veut professionnalisant. Recueillir les désidératas de la plupart des opérateurs économiques exerçant dans le secteur des transports. Voilà présenter de manière succincte les objectifs visés  par le séminaire de deux jours  qui  vient de s’achever à Douala. Organisé parle le vice Chancellor de l’université de Bamenda, le Pr Tafah Edokat, ce séminaire avait pour thème «The cutting Edge in transportation and logistics».

Pendant ce séminaire, les participants ont discuté sur le contenu des programmes et des enseignements à dispenser dans cet institut. Ayant au préalable présenté les difficultés observées dans  ce secteur d’activité pourtant très important pour l’économie camerounaise, les différents participants se sont résolus de mettre au programme, des unités de valeurs qui permettront  aux étudiants à la fin de leur formation d’être opérationnel et d’intégrer facilement le monde professionnel.

Dans son discours d’ouverture, le vice Chancellor de l’université de Bamenda, le Pr Tafah Edokat, a fait comprendre qu’ils ont choisi la ville de Douala à dessein. Car, la capitale économique du Cameroun connait des problèmes sérieux de transport et de mobilité.  Etant une ville cosmopolite, on y retrouve plusieurs activités économiques, techniques, commerciales. «Le challenge du transport à Douala est une équation à résoudre au quotidien. Et, cette équation, est la préoccupation de l’université de Bamenda et d’avantage de l’institut de Transport et logistique qui s’engage à former des hommes de qualité pouvant apporter à la fin de leur cursus des solutions au problèmes de mobilité observé ».  

Pour que cette déclaration s’arrime à la réalité, le vice Chancellor de l’université de Bamenda, le Pr Tafah Edokat affirme que les étudiants inscrits auront droit à 50% théorie et 50% pratique. «Nous ne voulons pas former des jeunes qui ne feront rien après leur formation. Nous voulons que les enseignements dispensés dans cette institut soient en parfaites adéquation avec les besoins des entreprises», déclare le Pr Tafah Edokat tout serein. Le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala présent, a félicité l’initiative de l’université de Bamenda. Il a demandé aux responsables de cet établissement d’enseignement supérieur, de maintenir le cap. «La mobilité est un problème très important à Douala. Nous portons  beaucoup d’espoir sur  la résolution de ces travaux », a affirmé le délégué de la Cud.

Durant le séminaire qui a servi de cadre au lancement officiel de l’institut de Transport et Logistiques de l’université de Bamenda, les responsables  de cette université ont fait savoir  qu’ils veulent faire  de «l’Institut de logistique et transport », l’une des plus grandes en qualité de formation au Cameroun et en Afrique.

Crée par décret présidentiel 2010 et organisé en 2011, l’université de Bamenda compte deux facultés et trois écoles opérationnelles. L’institut de logistique et transports, qui sera ouvert bientôt ambitionne produire des camerounais talentueux prêt à l’emploi. «Le séminaire qui s’est tenu visait le lancement officiel de cette institution », explique Victor Julius Ngo, vice recteur chargé de l’enseignement des Ntic à l’université de Bamenda. Étaient présents à ce séminaire, Dieudonné Oyono, recteur de l'université de Douala, le représentant du gouverneur de la région du Littoral empêché.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Douala: Les populations d’Akwa dans la phobie

19 Mai 2014, 18:46pm

Publié par Hervé Villard

La non destruction des restes de l’immeuble qui avait tué deux personnes à l’origine de cette phobie généralisée qui  hante les habitants de la Rue Mermoz  depuis plusieurs mois déjà.

 

«La peur de la chute de cette immeuble m’a tellement hantée et cela continue. Pour réussir à être tranquille Chaque fois que je suis à l’intérieur de ma boutique, je remets  tout simplement tout à Dieu. Mais, je ne peux pas mentir, j’ai peur que le reste de  cet immeuble va s’écrouler. Au moindre bruit, je suis dehors. Il m’est difficile par exemple de me reposer ici.»

 Cette déclaration est d’une riveraine de la ville d’Akwa et plus précisément de la Rue Mermoz, lieu où se trouve  l’immeuble baptisé «immeuble de la mort ». Tenancière d’une boutique  de vente de consommables informatiques et de matériels de bureau,  cette jeune mère  déclare être hantée par la peur  depuis l’effondrement de l’immeuble qui avait tué deux de ses habitants. Cette peur s’est à nouveau ravivée ces derniers jours avec l’éboulement qui a tué deux personnes à Maképé et l’effondrement d’un immeuble de cinq étages à Akwa Nord, qui a fait trois blessés graves.  «Quand cet immeuble s’écroulait, j’avais à peine quatre mois. Cette situation m’avait effrayée. Aujourd’hui j’ai peur que cela ne se reproduise puisque l’autre partie de cette immeuble est toujours là et peut tomber d’un moment à l’autre » affirme-t-elle toute inquiète. «En plus, depuis que j’ai appris que un autre immeuble s’est effondré à Akwa Nord, je vous jure que ma conscience n’est plus tranquille », poursuit-elle

Non loin d’elle un autre riverain, vigile dans une entreprise immobilière située tout près, partage la même peine. «On est inquiété depuis que cet accident s’est produit, on ne dors même plus. Mais, on n’a pas le choix. On attend simplement le jour qu’on va détruire ça » précise-t-il.

Comme ces deux riverains de la rue Mermoz à Akwa, c’est tous les habitants de ce quartier du centre des affaires  de Douala qui sont dans la consternation. Ces derniers déclarent passer des nuits blanches à cause de cette situation qui perdure depuis plusieurs mois déjà. « On savait qu’on allait détruire le reste de cette immeuble quelques jours seulement après le drame qui s’est déroulée ici. Mais, depuis là plus rien » se plaignent-ils en chœur. « Un jour vous aller seulement entendre que cet immeuble est tombé  en tuant des gens comme ce fut le cas de celui qui était effondré », déclare un doyen de ce quartier.

Interrogé au sujet du retard  au niveau de la destruction de cet immeuble, le préfet du Wouri Naseri Paul Bea évoque un problème logistique et rassure sur la destruction imminente de ce qui est désormais appelé immeuble de la mort. «L’immeuble de la mort reste encore un danger pour les populations d’Akwa. Nous avons écrit au  Génie Militaire qui attend la décision du  ministre de la Défense. Puisqu’on ne peut pas casser avec les maçons. On  peut plutôt dynamiter cela pour empêcher que cela ne crée des dégâts. Entre temps pour éviter la bataille juridique, nous engageons des négociations avec les propriétaires» a déclaré le préfet du Wouri.  En attendant le temps d’aboutissement  de toutes ces procédures, la menace plane et la phobie des populations de la rue Mermoz à Akwa persiste.

Drame

A titre de rappel, mercredi 17 juillet 2013, alors que les riverains de cette rue dormaient paisiblement, une partie de « l’immeuble de la mort » de six niveaux encore en construction s’est écroulé en tuant  deux  personnes. Il s’agit de Carole Mabou, une jeune mère âgée de 28ans et sa fille d’environ quatre ans. Selon des informations, la jeune mère décédée portait une grossesse d’environ cinq mois. Divine Junior Ndjando, le chef de cette famille sauvé  de justesse parce qu’il était au boulot, s’était  évanoui en apprenant la nouvelle. Il avait d’ailleurs été conduit d’urgence à l’hôpital Laquintinie pour des soins intensifs.

Hervé Villard Njiélé

 

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Didier Yimkoua: Les emballagess plastiques sont interdits au Gabon depuis deux ans

20 Avril 2014, 17:06pm

Publié par Hervé Villard

 Didier Yimkoua:  Les emballagess plastiques  sont interdits au Gabon depuis deux ans

Environnementaliste et membre de la société civile camerounaise, Didier Yimkoua, s’intéresse aux questions environnementales. Interrogé au sujet de cette décision ministérielle qui vise à interdire la circulation au Cameroun des emballages plastiques non biodégradables, il livre ici ses impressions et l’importance biologique d’une telle mesure. Lisez-plutôt !

Les emballages plastiques non biodégradables sont interdits de circulation au Cameroun à partir du 1er avril 2014. Quel commentaire vous inspire cette décision ministérielle ?

C’est une décision ministérielle à apprécier puisque, dans les pays qui nous entourent, cette mesure est en application depuis plusieurs années. Je crois qu’au Gabon c’est en application depuis deux ans, au Tchad c’est interdit de même qu’au Rwanda depuis plus de cinq ans. C’est vrai que nous sommes en retard par rapport à l’application de cette mesure. Mais, vaut mieux tard que jamais.

Il faut déjà rappeler que ce n’est pas tous les emballages plastiques qui seront retirés de la circulation. Ce sont des plastiques à basse densité donc le diamètre est à soixante microns. De façon prosaïque, ce sont des plastiques froissables, pouvant être percé au doigt que l’on trouve partout dans les marchés. Ce sont des plastiques utilisés dans l’emballage de l’eau et des jus. C’est ce type d’emballage plastique là qui est interdit.

D’après les statistiques du ministère de l’Environnement, on évalue à plus de 6 millions le nombre de tonne de déchets plastiques produit par an au Cameroun. Dans ces six millions de tonnes de déchets plastiques, on compte 10% de déchets de ce type là. Vous imaginez que ça fait en moyenne 600.000 tonnes de déchets plastiques non biodégradables que l’on déverse dans la nature au Cameroun par an. Et avec ce taux important de déchets, on peut bien comprendre que cela ait des impacts sur la santé, sur la biodiversité, sur l’agriculture, sur les animaux , sur le sol, sur l’eau et même sur l’embellissement de notre milieu de vie.

Pour suspendre la circulation de ces emballages plastiques, le ministre évoque comme raison qu’ils sont non biodégradables. Qu’est ce que cela signifie exactement ?

Les emballages plastiques non biodégradables sont tout simplement des emballages qui ne se dégradent pas, qui ne pourrissent pas. Ce sont des matières qui ne peuvent pas se dégrader dans la nature sans apport chimique. Ces emballages ne peuvent pas être détruits par l’action microbienne comme c’est le cas pour une peau de banane que l’on jette dans la nature.

Quels sont de manière directe, l’impact que ces emballages non biodégradables ont sur l’environnement et la vie des Camerounais ?

De manière générale, il faut dire que les emballages plastiques sont très utilisés parce qu'ils font partie de ce que l’on appelle les innovations du siècle. De manière directe, jusqu’à présent, on n’a pas encore découvert de maladie qui soit causée par ces emballages plastiques. Puisque ces emballages sont utilisés pour emballer les aliments. Les chercheurs n’ont pas encore découvert de maladie qui soit directement transmis par le fait d’emballer les repas avec ces types d’emballages là.

Sur le plan de l’environnement, on peut noter comme impact, la pollution esthétique. Les emballages plastiques salissent la ville et la nature. Ils s’envolent partout. Regardez la cité chinoise dans la ville de Douala par exemple, les emballages trainent partout et salissent la ville. Ce n’est pas beau à voir. Sur le plan de l’environnement physique, lorsqu’ils sont stockés, lorsqu’on les déverse en quantité dans les caniveaux, cela empêche aux eaux de ruissellement de circuler. Ce qui est à l’origine des inondations que nous vivons dans nos villes. Ils bouchent les infrastructures d’assainissement des eaux. Voilà entre autres ce qu’on peut relever ici. Dans les milieux pastorales, il faut dire que ces plastiques lorsqu’ils sont consommés par des vaches, ils ne sont pas digérés facilement par ces derniers. Même dans les milieux aquatiques où il y a des grands mammifères comme le requin et la baleine, ils digèrent ça difficilement. Ce qui limite leur reproduction. On s’est rendu compte que tous les espèces halieutiques qui consomment ces emballages là décèdent et disparaissent pour la plupart.

Fabriquer des nouveaux emballages biodégradables ne nécessite-t-il pas d’énormes moyens financiers ?

-non je ne pense pas. C’est vrai que les gens sont réfractaires au changement. Mais dans l’ensemble, le processus n’est pas compliqué. Puisque, pour passer au type de plastiques biodégradables, il faut tout simplement augmenter un additif chimique et le tour est joué. C’est un processus chimique que l’on connait très bien. Les plastiques biodégradables utilisés au Gabon sont actuellement fabriqués au Cameroun. Ça veut tout simplement dire que les équipements techniques pour fabriquer les plastiques biodégradables ne seront pas changés. Ils vont tout simplement ajouter un additif qui va rendre le plastique biodégradable. Plusieurs ateliers de sensibilisation par rapport à cette mesure ont eu lieu, on espère tout simplement que d’ici mars, tout sera mis sur pied pour que cette mesure soit effective. Car dans les marchés il existe déjà des emballages plastiques biodégradables.

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

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Protection de l'environnement: L’Etat va en guerre contre les emballages plastiques

20 Avril 2014, 17:01pm

Publié par Hervé Villard

Protection de l'environnement: L’Etat va en guerre contre les emballages plastiques

La chasse contre la commercialisation de ce produit qui pollue de plus en plus l’environnement, sera officiellement lancée le 1er avril 2014, sur l’ensemble du territoire national

Il est impossible de faire le tour dans les marchés de la république du Cameroun sans apercevoir les emballages plastiques non biodégradables. Dans les boutiques, les supermarchés et autres étals de commerçants, ces emballages sont utilisés pour empaqueter les marchandises des différents clients. Ils sont de gammes variées, et sont utilisés en fonction de la quantité de marchandises sollicitées. «Au quotidien, j’utilise plusieurs types d’emballages. Les emballages blancs permettent d’emballer les marchandises légères, les emballages noirs, celles qui sont un peu plus volumineuses. Et les jaunes pour les plus importantes», explique Raoul Tchokololok commerçants au marché New-Deido à Douala. Avant de préciser qu’il utilise ces emballages plastiques depuis qu’il a commencé l’activité commerciale en 2004.

Pourtant, à partir du 1er avril 2014, selon un arrêté conjoint signé du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Pierre Hele et du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, ces emballages plastiques seront retirés de la circulation dans l’ensemble du territoire national. «Sont formellement interdits sur l’étendue du territoire national, la fabrication, la détention, la commercialisation ou la distribution des emballages plastiques non biodégradables et à basse densité, ainsi que des granulés servant à leur fabrication », déclare le communiqué signé à cet effet.

D’après les responsables du ministère de l’Environnement, de la Protection, de la nature et du Développement durable, les déchets plastiques en général représentent près de 10% des six millions de tonnes de déchets municipaux produits annuellement au Cameroun. Leur gestion quotidienne pose d’énormes problèmes à l’environnement et à l’activité agricole. Car le processus de décomposition des déchets plastiques en particulier et de ceux qui sont non-biodégradables en général dépasse largement l’espérance de vie au Cameroun. Il dure parfois des siècles.

Ces déchets plastiques non-biodégradables selon des experts en question d’environnement, obstruent des conduites d’eau de ruissellement et provoquent des inondations. «Ils appauvrissent également les sols destinés à la production agricole et sont responsables de la pollution environnementale. C’est pourquoi, leur retrait de la circulation est une initiative gouvernementale à encourager », précise Didier Yimkoua, environnementaliste qui reconnait les effets néfastes de cette matière dans la ville de Douala

Selon une enquête du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) réalisée en 2011, près de 58% de consommateurs évacuent, après usage, leurs déchets d’emballage plastique dans les rues, les trous ou les poubelles, des actions qui contribuent à polluer l’environnement. Compte tenue du fait que les effets de ces emballages non biodégradables sont palpables sur les animaux les végétaux et sur l’environnement en général, l’arrêté ministériel signé du 24 octobre 2012 portant réglementation de la fabrication, de l’importation et de la commercialisation des emballages non-biodégradables au Cameroun selon des spécialistes de ce domaine, tombe à point nommé. Car, va permettre de limiter la pollution au Cameroun.

Seulement, pour ne pas pénaliser des commerçants qui utilisent au quotidien des emballages, il faudra fabriquer et mettre à leur disposition des emballages qui sont biodégradables. Selon le ministre du Commerce qui promet sévir le jour-j, les producteurs de ces emballages plastiques sont assez sensibilisés sur la question de même que les autres maillons de la chaine.

Hervé Villard Njiélé

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Aes Sonel: dénonce les constructions anarchiques

21 Mars 2014, 17:55pm

Publié par Hervé Villard

 D’après les responsables de cette entreprise  qui fait dans la fourniture en électricité au Cameroun, cette attitude perturbe le bon déroulement des différentes interventions de ses agents.

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Les  populations de «Dubai» à Douala et plus précisément ceux situées derrière la direction commerciale Mtn à Akwa sont sans électricité depuis trois jours. Depuis la suspension d’énergie dans ce secteur suite à un incendie qui  s’est déclaré dans la zone le lundi 10 mars 2014 dernier, ce quartier est toujours dans le noir. Jusqu’au mercredi 12 mars 2014, cette situation n’était pas résolue à cause des riverains qui,  selon les responsables de Aes Sonel, empêchent aux agents d’Aes Sonel  d’accéder au lieu du sinistre.

En effet, selon ces responsables Aes Sonel descendus sur le site de ce cet incident,  les riverains ont construit tout près d’un poste transformateur Sonel  existant en ce lieu.  Ils ont violé le couloir de ligne qui permet aux techniciens de cette structure d’accéder au transformateur et de le dépanner. Pis encore, ils n’ont laissé aucun passage à ce niveau. Car, ont   encerclé le poste transformateur érigé là depuis plus de 50ans avec leurs bâtisses construites de manière anarchique.

 En le faisant, ils ont soulevé les câbles électriques pourtant bien installées et les ont déposés sur le toit. Ce qui d’après les   responsables de Aes Sonel,  serait à l’origine de  l’incendie qui a eu lieu là. Les techniciens d’Aes Sonel dénoncent aussi le caractère grégaire des riverains qui les empêchent d’aller dépanner. «Ça fait presque 3 jours que nous sommes en train de travailler dans cette zone.  Mais, les riverains ne veulent pas   nous laisser passer chez eux pour atteindre le poste transformateur situé à l’arrière de leur bâtiment. Pourtant, il y’avait un passage ici. Avec les constructions anarchiques, cette route a été fermée et c’est pourquoi les populations souffrent depuis trois jours» affirme, Debangner Mbongo, chef de division exploitation et maintenance Aes Sonel Cud de Douala.


Pour Rosalie Obéle  responsable du pole régulation et projet spéciaux à la direction des Affaires Juridiques à Aes Sonel, la Compagnie professionnelle d’Assurance (Cpa)  Aes Sonel va prendre des mesures  pour que tout se rétablisse. «A l’époque, la Cpa n’existait pas encore. Les autres bâtiments qui ont été construits n’étaient non plus présents. Ces derniers ont construit de manière anarchique sans respecter le tracé des lignes. Par ailleurs, ces ouvrages appartiennent à l’Etat. Et selon la loi, nul ne peut porter atteinte à leur intégrité. Le fait d’empêcher aux agents d’Aes Sonel de dépanner ce transformateur est une atteinte au service public. Les voies de négociation à l’amiable n’ayant pas abouti, nous allons utiliser d’autre moyens qui s’impose à nous», a déclaré ce responsables.

Selon   les responsables d’Aes-Sonel,  des faits comme ce qui vient d’être évoqué là sont légions. Il y a des personnes qui construisent  sur les installations de la Sonel sans le moindre souci, qui ont même des poteaux électriques au milieu de leur salon.


Malgré la sensibilisation, cela n’a pas changé. Ils  annoncent dans un futur immédiat, des mesures à prendre. Mais, en attendant, les populations et les commerçants de « Dubai » sont sevrés d’énergie électrique. Ce qui n’est pas de leur goût. «C’est depuis lundi  que nous sommes dans le noir. Les activités sont au ralenties .on ne peut pas vendre des téléphone et des ordinateurs sans électricité. Nous sommes des hommes et avons des engagements. Si cela perdure, on risque d’aller au chaumage», témoigne Eric Monthe gestionnaire d’une boutique de vente de consommable informatique.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Cameroun : La production du sucre connait une hausse de 14% en 2013

21 Mars 2014, 17:42pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Selon le site internet  camereco.com, qui diffuse la nouvelle, ces chiffres ont été publiés par le ministère de l'Economie, du plan et de l'aménagement du territoire.

 

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La  pénurie du sucre observée sur le marché camerounais  ces dernières années  risque de ne plus se produire. A cause des efforts fournis à la fois par l’administration camerounaise et les sociétés sucrières existantes au Cameroun.  Selon le ministère de l'Economie, du plan et de l'aménagement du territoire  qui, reconnait que la carence du sucre en poudre et en  morceau sur le marché avait fait grimper le prix d’un kg de cette denrée rare,  de 600f à 1000fcfa, ce genre de situation risque ne plus se poser encore au Cameroun. A cause de la production du sucre locale qui a connu une hausse importante en 2013. D’après le Minepat, la  production  locale du Sucre a connu a enregistré une hausse de 14%. Ce qui est de nature à contenter les responsables du Minepat et ceux des entreprises sucrières en activité au pays de Paul Biya.  Cette hausse est d’autant plus importante  car, a  multiplié par deux  le résultat réalisé en 2012 qui se situait autour de 8.5 %.

Selon les statistiques rendues publiques par le ministère de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Cette évolution, est le résultat d’une politique d’accroissement des surfaces cultivables et des productions d’usines principalement tenues par la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), filiale du groupe français Somddia

Malgré la hausse observée au niveau de la production de sucre, l’on n’est pas totalement à l l’abri de ce qui s’est passé en 2010 et 2011.   Puisque, la quantité de sucre produit ne peut pas satisfaire tout le monde, du moins sur  cette production reste toutefois en-deçà de la demande nationale, estimée à  près de 220.000 tonnes annuelles pour une capacité annuelle installée de 130.000 tonnes de sucre blond et raffiné, granulé ou en morceaux seulement Face aux pénuries récurrentes de cette denrée, le gouvernement a en 2013 recouru à l’importation de 85.000 tonnes de sucre, spécialement du Brésil. Cela n’a pas empêché les dirigeants de la Sosucam de se plaindre de ces importations massives, affirmant avoir perdu plusieurs milliards.

 Selon Bernard Djonga le président de l’Acdic, «on ne peut pallier à la pénurie qu’en boostant la production locale. On doit mettre les gens au travail pour plus de production », précise-t-il. Il  souligne aussi que l’importation n’encourage pas la production. Il faudrait décider de se ranger vers la consommation des produits locaux en produisant en fonction de la demande., déclare-t-il. 

Devant cette situation qui  embête les utilisateurs de cette matière  l'honorable Nga Nkunda, député Rdpc dans la Lékié, dans les colonnes du quotidien Le Messager en 2012 invitait Sosucam et tous les producteurs du sucre de développer des astuces pour produire en quantité.  «Sosucam doit sortir de son profond coma pour produire abondamment, afin de satisfaire la constante demande nationale et même sous-régionale», avait-il déclaré.

Il faut rappeler qu’il y a trois années quand la pénurie du sucre sur le marché local  camerounais était un sérieux problème, l’Etat a autorisé aux  industriels privés d’importer le sucre  pour essayer de combler le déficit sur le marché local.

 


Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Martin Kwo (cultivateur à Yabassi.):«Gustave Ebanda a détruit les maisons et les biens des gens»

6 Mars 2014, 13:57pm

Publié par Hervé Villard

Agé d’une cinquantaine environ, Martin Kwo est un cultivateur habitant à Tondé Carrefour, un petit village de Yabassi. Ayant grandi dans cette zone, il  est au courant de ce problème foncier qui existe entre son village et l’arrondissement de Douala 5ème. Il revient ici sur l’origine de ce conflit et  du mécontentement des populations su  village Tondé.


Qu’est ce qui est à l’origine de ce mouvement d’humeur qu’il y a  en ce moment à Yabassi ?


Ce qui fait problème est ce litige foncier entre les populations de Yabassi et  ceux de l’arrondissement de Douala 5ème.  Les membres de la commission comme Ebanda détournent les projets du domaine d’utilité publique, c'est-à-dire le domaine privé de l’Etat,(Dup) les  pour mettre dans le Nkam. Alors que, ce sont  les territoires du Km 24 et 25 qui sont concernés par ces projets de la Dup.

 La commission que dirigeait Ebanda a orienté ça vers le département du Nkam. Détruisant ainsi au passage les  maisons et les biens des populations de l’arrondissement de Yakassi.   Ils ont dans un  premier temps, fait des recensements qui n’ont jamais abouti.  C’est tout cela qui est à l’origine du litige foncier que vous voyez là aujourd’hui. Ebanda est rentré dans les champs avec des pelleteuses et a détruit les plantations des jeunes du village qui venaient de s’installer.   Cela a créé des problèmes au point où, nous avons érigé les barrières ici pour protéger notre territoire. Nous avons même arrêté l’un de ses complices que nous avons conduit à la chefferie.  Au niveau des autorités que nous avons saisis, ceux-ci n’ont pas réagi. Nous avons écrit au préfet, au gouverneur, au premier ministre et au président de la République. Mais, depuis deux ans que nous avons fait cela, il n’y a pas de changement.


 Les autorités sont restées de marbre, ils n’ont pas réagis. Cette fois ci, les jeunes et nous sommes décidés. Même si c’est la mort on est prêt à l’accepter. Nous ne voulons plus la présence des engins dans nos plantations. Nous ne pouvons plus continuer à jouer comme ça. Nous sommes tous Camerounais et je ne pense pas qu’il y ait  plus Camerounais que d’autres ici.  Nous sommes ici depuis 1974 et d’autres depuis des années. Ebanda, on ne sait pas d’où il sort, vient aujourd’hui clamer que c’est la terre de leurs parents. Ils ont obtenu des titres fonciers  sans tenue des palabres. On ne sait même pas comment ils ont procédé. Or tout le monde sait que, pour  obtenir un titre foncier ici, il faut  faire la palabre, réunir tout le monde y compris les voisins. Ce qui n’a pas été fait.

Selon vous, où se situe véritablement la limite entre Yabassi et l’arrondissement de Douala 5ème ?


Avant de répondre à cette question, je voudrais vous dire que je suis ne  le 12 juin 1953 cela suppose que j’ai cinquante et un an. Mes parents vivaient à Bonapriso et j’avais l’habitude d’aller au champ avec mes parents en passant par ici, quand j’avais 13ans. J’ai vu la première barrière qui était à kilomètre 15. Après, on a déplacé cette barrière à Km17. Et ce n’était pas le gouvernement qui le faisait mais, des particuliers. C’était un de nos parents M. Ngwet qui le faisait. Après pk17, la plaque a été déportée à Km 21 puis  à km 27 comme vous le voyez aujourd’hui là. Tout cela est l’œuvre des  Camerounais égoïstes qui ne pensent  qu’à eux et jamais à leurs  frères.


Que faisiez-vous pendant que l’on déplaçait ses limites frontalières de Yabassi avec l’arrondissement de Douala 5ème ?


 Les populations étaient là mais, ne comprenaient  pas ce qui se passait. C’était des manœuvres de gangsters. Aujourd’hui donc, les gars ont pris conscience. C’est pourquoi ils sont tous sortis pour dire non à cela et demander que l’on arrête de ramener les terres de Yabassi dans le Wouri.   Une réunion avec les gouverneurs est d’ailleurs prévue à cet effet. Car,  si entre temps les limites frontalières du département du Nkam ont été modifiées, il faudra que l’on nous le dise en  nous montrant le décret présidentiel qui  fixe ces nouvelles  limites là. Ce qui est curieux dans cette affaire c’est que, aucune autorité du département du Nkam depuis que le problème  persiste n’est jamais descendue sur le terrain pour voir ce qui se passe. Dans tous les cas, on est prêt à tout ici pour  défendre notre territoire.


Réalisée par Hervé Villard Njiélé de retour de Yabassi.

 

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Gustave Ebanda chef du Village Ngoma:

6 Mars 2014, 12:27pm

Publié par Hervé Villard

«Il y a toujours des problèmes pendant les délimitations »


Premier adjoint au maire de l’arrondissement de  Douala 5ème, pareillement chef du village Ngombé, M. Gustave Ebanda revient sur les problèmes que crée la délimitation des frontières entre le Nkam et le département du Wouri. Dans une interview donnée à La Nouvelle Expression, il balaie les accusations faites contre sa personne.


Qu’est ce qui  selon vous justifie la colère des populations de Tonde Carrefour ?


Vous savez que dans toutes les délimitations, il y a toujours des gens mal intentionnées qui veulent manipuler les petits enfants. C’est  l’exemple de la scène que vous avez vu tout de suite là. Vous voyez un colonel de l’armée, qui veut travailler  à la place d’un délégué régional. Et, c’est ce que font les Youmi ici pour embêter les gens.  Personne parmi ces jeunes qui soulèvent les pancartes là n’a un champ ici. Si tu demandes à l’un d’entre eux de te montrer sa plantation ici, il sera incapable de le faire.

En plus, nous ne voulons même pas les chasser. Mais seulement, il faut que la délimitation soit faite pour que chacun puisse savoir là où il se trouve exactement.  En plus, tous  ces gens là ont commis des forfaits ici. Ils ont vendu des terrains, ils ont donné des parcelles aux gens. Avant que tout cela  ne soit découvert, ils s’abritaient derrière le département du Nkam. Maintenant que ces terrains se trouvent  de notre coté, ils s’agitent. C’est tout.


On déclare partout à Yabassi que vous êtes à l’origine de ce scandale foncier. Et que, vous voulez arracher les terrains à leur vrai propriétaire pour vous enrichir ?


 Qui suis-je ?  Je ne suis membre d’aucune commission. Vous avez-vous-même vu que c’est une commission régionale qui est venue avec la carte pour montrer les limites de ces deux départements. Moi également, je suis un chef traditionnelle. Il est vrai que je suis adjoint au maire à Douala 5ème. Mais, avant d’être adjoint au maire, je suis et avant tout, chef du village Ngombé. Et, mon village est limitrophe avec le département du Nkam. Je connais les limites de mon village plus que quelqu’un qui est parti de Bangangté pour venir faire le champ ici. Comment pouvez-vous expliquer que quelqu’un parte de Bangangté pour venir me montrer les limites de mon village qui est limitrophe avec le Nkam ? Comment vous pouvez comprendre cela ? C’est ça la réalité. Ce sont ces gens là qui manipulent les petits enfants pour qu’on dise qu’il y a un problème alors qu’il n’en ait rien.

L’on déclare que vous êtes très puissant et que vous avez corrompu tout le monde pour réussir votre coup et vous enrichir ?

Très puissant, je ne sais pas. Je sais tout simplement que, si j’étais aussi puissant comme on le dit, je ne serais pas seulement adjoint au maire.

 

Réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Scandale foncier à Yabassi: Les populations crient leur ras-le-bol.

6 Mars 2014, 11:53am

Publié par Hervé Villard

 

 

 Gustave Ebanda,  le premier  adjoint au maire  de Douala 5ème accusé dans cette affaire  foncière crie à la calomnie.

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 «Monsieur le gouverneur, nous sommes nés ici nous sommes âgés de 1 à 50 ans. C’est notre village ». «Ebanda vous avez détruit les plantations des nobles citoyens. Vous allez le payer». «Non à la tentative de prolongement  des limites». «Non à la présence des engins dans nos champs». Voilà rassemblé de manière succincte quelques messages qui se lisaient sur les pancartes brandis par les populations de Yabassi et d’avantage ceux habitant le quartier Tonde Carrefour, limitrophe avec l’arrondissement de Douala 5ème, il y a quelques jours.


 Tous debout,  ils tenaient à manifester leur colère. Et, dénoncer les frustrations  et les problèmes d’expropriations foncières abusives dont ils font face au quotidien dans leur village. Pour se faire aider par tous ceux qui peuvent mettre fin à ce gangstérisme bien organisé, ils se sont mobilisés au carrefour Tonde (petit village de Yabassi), pour crier leur ras-le-bol. 

Informer de la descente de Beti  Assomo, le gouverneur de la région du Littoral dans cette zone,  les habitants  de Tondè ont fait bloc pour défendre le patrimoine que leur à légué leurs aïeux.  Des enfants, des hommes, des femmes, les vieillards, sans oublier les chefs de villages voisins, tous se sont mobilisés pour, dénoncer avec véhémence les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.  A savoir, les menaces et l’expropriation forcée. Pancartes en main, ces derniers  ont fait le tour du quartier en attendant que le gouverneur vienne rétablir la justice. Et, leur permettre de rentrer en possession du bien familial qui leur a été légué.

A l’origine de ce mouvement d’humeur qui créent beaucoup de  tension dans le département du Nkam, la démarcation de la limite territoriale et administratives entre l’arrondissement de Douala 5ème et Yabassi. D’après les informations recueillies, la limite entre ces deux arrondissements (Yabassi et Douala 5ème) se trouvait au point kilométrique 15. L’explosion démographique qu’il y a à Douala, a poussé certains riverains à se rapprocher de Yabassi.  Ainsi, au fur et à mesure que les populations occupaient les terres, les limites territoriales des deux arrondissements  se déplaçaient aussi. A force de vendre des terrains, d’après les riverains, les habitants du village Ngoma se sont retrouvés à Pk 27, c'est-à-dire à Yabassi. Ils estiment que leur village progresse jusque là. Ce qui choque d’avantage les Habitants de  Tonde Carrefour qui ont vu une grande partie de leur terre  arracher  de manière  frauduleuse. «C’est petit à petit qu’on a reculé les bornes limitant les frontières entre le Wouri et le Nkam. La borne était d’abord au km 15. Quand Gustave Ebanda et sa bande, ont fini de vendre leur village, ils ont commencé à vendre pour les autres en déclarant que ces terres appartiennent à leur village, narre-martin Kwo, agriculteur vivant à Tonde Carrefour, avec beaucoup de colère. A force de repousser la plaque «Bienvenu à Yabassi», poursuit-il, «ils sont arrivés à Pk27.  Aujourd’hui, nous sommes décidés de mettre fins à cela.  Au non de quoi, on  peut entrer  dans les plantations  des autres  avec les engins et  détruire tout jusqu’aux  cultures » ?  S’interroge-t-il.  Avant d’affirmer  que, toutes ces manœuvres sont  faites pour  exproprier les terres  des villageois et les revendre aux plus offrants. «Trop c’est trop. Il faut que cela finisse » déclare- Martin Kwo,  tout furieux.


Cet  argument est partagé par Job Nyemby Sising, chef du village Tonde Carrefour. Pour lui, c’est avec la complicité d’Ebanda, l’adjoint au maire de  Douala 5ème que le déplacement des  limites territoriales et administratives a été fait. «C’est le Feu Ngwet qui est à l’origine de tous ces problèmes que nous rencontrons aujourd’hui. Notre plaque était à l’entrée de Km  15. On l’a déplacée trois fois. Les deux dernière fois, c’est  Ngwet qui l’a fait. Car, en tant que  agriculteur, il voulait participer à une foire qui  ne concernait  que les habitants du département du Wouri  Avec la complicité d’Ebanda et son groupe, ils ont déplacé la plaque comme vous voyez là. Maintenant c’est devenu un problème. Il faut que l’on remette la plaque à son endroit habituel», réclame-t-il.

 

Plus de 320 hectares


D’après les populations de Tonde carrefour,  limitrophe à  celui de Ngoma, village du 1er adjoint au maire de Douala 5ème Gustave Ebanda, ce problème de litige foncier s’il n’est pas clarifié, pourra faire  perdre  au département de Yabassi  près de 320 hectares.   En le commercialisant à hauteur de 3000/m2, c’est plus d’un milliard  de franc Cfa qui est en jeu dans cette affaire.  De quoi saliver.  Les populations de Yabassi  portent pareillement un doigt accusateur sur les responsables du service des cadastres de Yabassi et de la ville de Douala. Selon des informations, ces derniers ont été sollicités plusieurs fois sans suite. Personne d’entre eux n’est descendu  sur le terrain pour apprécier ce qui se passe. Et fixer  de manière définitive les nouvelles limites de Yabassi  avec le Wouri, ceci en présence du décret présidentiel  qui  définit les nouvelles limites de ce territoire.

Rencontré, le 1er Adjoint au maire de Douala 5ème parle de manipulation et de fausses informations. Il précise que les riverains ont occupé les terres de son village sans accord. C’est pourquoi il fallait le délimiter. « Je ne vois même pas là où il y a des problèmes. On est seulement en train de délimiter les frontières entre Yabassi et Wouri 5. On n’a encore chassé personne », déclare-t-il, tout serein avant d’ajouter  que « les populations de Tonde sont manipulées par personnes tapies dans l’ombre ».

Descendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation, le représentant du gouverneur  de la région du littoral  Aboubacar Njikam, a été boudé par les chefs de village de Yabassi. Ceux-ci  ont estimé qu’il est juste venu légitimer le travail de « faux » qu’avaient déjà fait  Ebanda. Tous ces chefs ont boycotté la descente sur le terrain.  Ils ont estimé que les marquages que voulait approuver le représentant du gouverneur de la région du Littoral, ne sont pas les bonnes.  Les populations de Yabassi  y  compris les chefs traditionnels  de la zone  comptent organiser un mouvement de protestation si la hiérarchie ne prend pas à cœur ces doléances là.

 

Hervé Villard Njiélé

 

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Remise de peine: Ngamo Hamani, paul Eric Kingue et Forjindam non partants

26 Février 2014, 13:03pm

Publié par Hervé Villard

Ngamo Hamani, paul Eric Kingue et Forjindam non partants

 

Selon  des informations, ces  prisonniers de l’opération  épervier ne pourront pas bénéficier des retombés du décret présidentiel signé le 18 février par Paul Biya et allégeant les peines de certains prisonniers.

 

 Le décret  N° 2014/058 du 18 février 2014 signé du président de la république,  portant  commutation et remise de peine en faveur de certains prisonniers  incarcérés  sur l’ensemble du triangle nationale   n’a pas fini de défrayer la chronique. Car, dans les milieux carcéraux  comme dans la rue, le débat sur les bénéficiaires de cette  décision est ouvert.  S’il est difficile au jour d’aujourd’hui de  dresser avec exactitude la liste des bénéficiaires, certains prisonniers  par contre sont d’ores et déjà  fixés sur leurs sors. Notamment  ceux qui ne pourront pas jouir de cette décision du président de la république Paul Biya.

Parmi ces prisonniers déclarés non partant dans cette course pour la réduction des peines, figurent Paul Eric Kingue, ancien maire de Njombé-Penja, Ngamo, condamné à 10ans d’emprisonnement ferme  par la cour d’appel du Littoral  pour une affaire de détournement de fond public à la mairie de Njombé penja. D’après  Me  Réné Manfo, qui assure la défense de ce digne fils du Moungo depuis plusieurs années déjà, son client n’est pas concerné par cette décision. «Il est dit en article1 de ce décret que les remises de peine sont accordées au prisonniers  définitivement condamnés à la date de signature de ce décret. Paul Eric Kingue dans aucun de ses procès n’a  encore été définitivement condamné. Pour le second procès au cours duquel il a été condamné à vie au tribunal  de Grande instance du Moungo, peine qui a été réduite à 10ans par la cour d’Appel du littoral, nous sommes à la cour suprême avec  cette affaire et Paul Eric Kingue a toujours clamer  son innocence et n’a jamais accepté les décisions rendues par la justice. Au jour d’aujourd’hui, aucune décisions  définitive n’a encore été rendu  à nos jours», rassure Me Réne Manfo.

A la suite de Paul Eric Kingue,  exempt de cette remise de peine, s’ajoutent également Paul Ngamo Hamani, ancien administrateur provisoire de la compagnie  aérienne la Camair,  condamné par le tribunal de Grande instance du Wouri à 20ans d’emprisonnement ferme  et donc le dossier est actuellement entre les mains des juges du Tribunal criminel Spécial (Tcs)  et Zacchaeus Mungwe  Forjindam, ancien Directeur général du Chantier naval et Industriel du Cameroun, condamné à vie par le tribunal de grande Instance du Wouri  pour détournement de denier public au chantier Naval et industriel du Cameroun.


 D’après Me Baombe, l’un des avocats de la défense de Forjindam, leur  client ne peut pas bénéficier de cette grâce. «En vérité, notre client n’est pas concerné. Car, n’est pas encore définitivement condamné » déclare-t-il au téléphone.  Argument partagé par Me Josette Kadji, avocat de Paul  Ngamo Hamani. D’après cette dernière, le procès de son client est encore pendant devant les tribunaux. Et il ne peut  donc bénéficier de cette grâce. A cette liste non exhaustive, peut pareillement s’ajouter le nom de Nguini Effa, ancien Dg de la Scdp condamné à 30 ans d’emprisonnement ferme  par le tribunal de Grande instance du Wouri  et de Gouan Jean Simon condamné à vie dans pour détournement de fond au  Chantier naval .


Le cas du Colonel Etonde Ekotto reste hypothétique.  Car, condamné pour détournement de denier public au Port autonome de Douala, «celui-ci peut  bénéficier de cette grâce », déclare son avocat Me Dieudonne Happi .  Considérant que la décision de la cour d’appel du littoral  condamnant son client à 15ans d’emprisonnement ferme, est une décision définitive, celui-ci peut bénéficier de cette grâce, malgré le fait qu’il s’est pourvu en cassation.

 

Hervé Villard Njiélé

 

 

 

 

  

 

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