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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Chan 2020; Nabila et Malhox explosent le stade de la Réunification de Yaounde

7 Mars 2021, 18:58pm

Publié par Hervé Villard

Les deux artistes camerounais ont gratifie le public du stade omnisports Amadou Ahidjo d’un spectacle alléchant lors de la finale de la 6eme édition du Championnat d’Afrique des nations.

cérémonie de clôture Chan 2020. Yaoundé Cameroun

cérémonie de clôture Chan 2020. Yaoundé Cameroun

Il n’y avait pas mieux qu’un concert de musique pour clôturer la 6eme édition du championnat d’Afrique des nations organise au Cameroun du 16 janvier au 7 février 2021

Avant la finale de cette compétition opposant le Mali au Maroc au stade omnisports Amadou Ahidjo, les artistes camerounais ont associe leur voix et leur pas de danse pour dire merci aux invites présents au Cameroun durant  cette compétition. Pays hospitalier, il ne pouvait en être autrement, il fallait dire au revoir à ces personnes ayant séjourné au pays des lions indomptables. Pendant une heure, ces derniers ont joué le jeu. Chacun y allant de ses pas de danse, de sa sonorité et surtout de son message. Tout pour faire plaisir aux six mille cinq cent spectateurs présents au stade et aux  millions de spectateurs scotches à leur petit écran.

Si tous les rythmes musicaux du terroir étaient au rendez-vous, il faut du moins reconnaitre que le passage sur scène des artistes comme Ghislain Dimai, K-Tino «la go galaxie», ont contribué a donné de la joie et surtout de l’animation dans un stade surchauffe par l’enjeu du jour. Fredonnant tous les titres des artistes en liesse sur scène, dansant pratiquement au même rythme ou s’essayant, les supporters Maliens et Marocains présents majoritairement au stade Amadou Ahidjo s’y donnaient à cœur joie.

L’entrée de Nabila artistes guests stars de l’évènement sur scène va faire monter la pression d’un cran. Dans un décor féerique elle va faire ce qu’elle sait le plus  faire. Lever le public, les captiver avec sa voix envoutante. Et leur dire en signe de consolation comme si elle savait qu’il y aura de la déception en ce jour de finale de compétition «ça va aller». «Si tu as perdu Ca va aller», «S’il y a pas boulot ça va aller». Les jeux de lumières, les feux d’artifices  qui accompagnent sa prestation scénique, rendent ce moment  unique et mémorable

Quand Malhox le chouchou des jeunes monte sur scène pour clore cette parade culturelle, c’est une joie immense. Tout le public est debout et chante en cœur son titre «Ca sors comme Ça sort». Sa prestation sur scène est unique. L’un des artiste phare de la musique urbaine au Cameroun fait sa démonstration et arrache des applaudissements. Les feux d’artifices qui crépitent sans cesse sur scènes, les effets lumineux, agrémentent cette prestation. Heureux de vivre ce moment unique dans son pays heureux de prester pour un public de grand jour, Malhox avec son titre «je vous remercie» a parle au nom du Comité d’organisation. «Je remercie  tous ceux qui ont séjourné au Cameroun. Je vous remercie tous», a déclaré l’artiste camerounais. C’est l’entrée de Rigobert Song portant le trophée de la 6eme édition du championnat d’Afrique des nations qui viendra mettre fin à ce beau moment de spectacle.

Herve Villard Njiele

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Litige Foncier: Trouble à Song-Mahop

11 Août 2020, 20:21pm

Publié par Hervé Villard

 

Nono Jacob pris dans l’engrenage d’un litige foncier qui l’oppose à son voisin Ghundouk Paul au quartier Song-Mahop à village, déclare être victime de toutes les menaces.

 

«On veut me tuer pour prendre mon terrain. On a monté tous les coups contre ma personne. Ma vie ne tient plus qu’a un fils. Partout ou je vais, je suis suivi. On veut me tuer pour prendre mon terrain».

Cette déclaration qui a valeur de plainte est de monsieur Nono Jacop Propriétaire d’un immeuble bâti sur un terrain d’une superficie de 182m2 au village Song Mahop à Douala. Rencontré par La Nouvelle Expression dans ce domicile objet d’un litige foncier, ce Camerounais au bout des efforts, a perdu le gout de la vie. Celui qui dit avoir investi toute son économie dans le dit litige foncier sans suite, invite les autorités administratives de la ville de Douala à voler à son secours. En résolvant de manière rapide ce litige.

Celui qui choisi aujourd’hui la voie de la presse pour dénoncer ce qui se passe, dit être fatigué. «J’ai saisi toutes les autorités de la ville dans ce dossier. Ca n’a rien donné. J’ai fait venir des géomètres assermentés pour faire des travaux mais cela n’a pas prospéré. Comme mon adversaire est assez puissant, il m’a mis les bâtons dans les roues. Je ne peux plus rien. Je suis au bout de mes forces. Si les autorités administratives ne font rien pour résoudre ce problème, c’est mon cadavre qu’on ramassera un jour. On me tue pour un bien que j’ai acquis de manière normale», argue Joseph Nono.

Le litige

En effet, propriétaire d’une maison située sur un terrain d’une superficie d 182m2, dans laquelle il avait une activité commerciale. Le sieur Nono Jacob déclare qu’une partie ce terrain est occupée par son voisin Ghundouk Paul qui y a construit une maison et des bureaux pour son auto école. Selon des informations, malgré la réserve formulée par son voisin Nono Jacob, il ne s’inquiétera aucunement et poursuivra sa construction.

Surpris par le comportement de son voisin, le sieur Nono Jacob, va saisir les autorités de la ville de Douala pour que le litige soit géré. D’abord le chef de bloc, le chef de quartier, le maire de Douala 3ème, le sous préfet de Douala 3ème et ensuite le préfet du Wouri pour obtenir réparation.

D’abord la commission du quartier mis sur pied par le chef de quartier avait fait une descente sur le site querellé. Ils sont constaté que monsieur Nono avait construit sur toute la superficie de son terrain. Et qu’effectivement il n’y avait pas de servitude pour arriver chez lui. Son voisin Paul Ghundou, consentira ainsi de laisser deux mètres de servitude pour permettre au sieur Nono de rentrer chez lui. La commission technique contactée par monsieur Nono Jacob après une descente le 30 octobre 2015 constatera que Paul Ghundou a rallongé au sol la limite de son terrain de 50cm de même qu’au niveau de sa toiture. Ensuite qu’il a fait ouvrir une porte sur ladite servitude donc la largeur était de deux mètres réduisant de fait celle-ci. Dans ce procès verbal, le premier acquéreur de ce terrain le sieur Niansseu avait laissé entendre que la servitude de deux mètres ne souffrait de rien et que c’est après le décès du sieur Philibert Fodjo, petit frère de monsieur Nono que Paul Ghundou a construit sa maison et occupé donc une partie de la servitude.

Portée au tribunal de Ndokoti le juge de référé d’heures à heures qui gérait le dossier s’était déclaré incompétent après plusieurs jours d’audiences. Ayant constaté qu’aucune des deux parties concernées par l’affaire n’avait de titre foncier, le tribunal s’était déclaré incompétent et sommé le sieur Paul Ghandou qui l’avait saisi en mars 2016 au paiement des dépens.

Pour avoir gain de cause dans cette affaire, Nono Jacob avait alors saisi les services des cadastres pour une demande d’immatriculation de son terrain. Les nombreuses requêtes à l’endroit du préfet du Wouri pour mettre fin à ce litige foncier n’ont pas prospéré. Dans la recherche de la justice Nono Jacob a pareillement saisi le service des cadastres pour la gestion de ce contentieux. J’jusqu’a présent ces doléances sont restés lettres mortes.

Rencontré par votre  reporter Paul Ghandou., s’est dit surpris de la déclaration de son voisin. D’après ce dernier qui reconnait qu’il y a effectivement un problème avec son voisin Nono Jacob, mais, qu’il n’a jamais construit sur son terrain. Mieux encore que, c’est pour un vivre ensemble qu’il a consenti à céder deux mètres de son  terrain pour servir de servitude à son voisin qui se plaint aujourd’hui. «Je ne  connais rien de tout ce qu’on m’accuse. La servitude  de monsieur Nono est de l’autre coté. Par gentillesse, j’ai laissé  deux  mètres pour servitude et aujourd’hui c’est moi qui suis le méchant.», Explique ce dernier. Aux accusations de menace de mort, celui-ci dit être accusé pour rien. «Pourquoi je vais le tuer. Pour prendre quoi. Tout ce qu’il dit est faux», poursuit ce dernier qui regrette la tournure que prend cette affaire.

Hervé Villard Njiélé

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Covid 19:Vases humanitaires soutien l’hôpital de Nylon

11 Août 2020, 20:13pm

Publié par Hervé Villard

L’association nouvelle créé vient de remettre un important don de matériels à l’hôpital du district de Nylon Brazzaville pour l’aider à lutter efficacement contre cette pandémie qui paralyse le monde entier et le Cameroun avec.
«C’est une joie et un honneur de recevoir un tel don d’une si jeune association. Nous aussi sommes dans les milieux associatifs. C’est très rare de voir des jeunes associations porter ce type d’action. On dit «aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’années. Votre don est la bienvenue. Tout ce qu’on peut recevoir dans le cadre de la lutte contre cette pandémie est la bienvenue. Votre  tir a été orienté au bon endroit. Notre formation sanitaire est ouverte à ce genre d’initiative. C’est à encourager ».
C’est avec un sourire décontracté que le professeur Noel Essomba directeur de l’hôpital de district de Nilon Brazzaville dans  l’arrondissement de Douala s’est  exprimé ce mercredi 15 avril 2020. Caché derrière son masque faciale, un masque qu’il faut absolument porté en ces temps où le corona virus dicte sa loi, il était tout heureux et a tenu  à le faire savoir. Celui qui était à une réunion professionnel visant à trouver des stratégies pour rendre la tâche difficile à cette pandémie dans la région du Littoral a dû l’écourter pour venir recevoir personnellement cet important don constitué de matériel d prévention contre le Coovid19 offert par Vases humanitaires du Cameroun. Une jeunes association à but non lucratif mais humanitaire récemment créée dans la ville de Douala.
Dans les sacs transportés par Chimène Zintchem, présidente de cette association et  une dizaine de ses membres, on pouvait découvrir, des masques de protection faciales, recyclables (400), des gels hydro alcooliques, 30 litres de savon liquides, un seau d’eau  avec robinet d’une capacité de 30 litre pour laver les mains et un autre de 15 litres.
 Selon cette dernière heureuse d’accomplir ce geste, c’est pour son association, l’occasion de contribuer à la lutte contre  le corona virus qui a tué plus d’une quinzaine de personnes au Cameroun déjà. «On a décidé de lutter contre corona virus. Nous avons décidé  de nous associer à ce combat. Cette action n’était pas dans le chronogramme de nos activités annuelles. Comme le Covid nous est tombés dessus comme tout le monde entier, nous avons décidé de mettre nos objectifs de coté pour aider le gouvernement dans cette campagne, dans ce combat», explique Chimène Zintchem avec un brin de timidité. «Nous avons décidé de commencer la sensibilisation par l’hôpital de district de Nylon Brazzaville. On va continuer nos actions dans les marchés et autres lieux publiques», poursuit cette dernière, heureuse  d’avoir réussit à réaliser ce premier challenge.
 Pour faire ce don tant apprécié à la fois par le directeur de l’hôpital son personnel et les patients  puisque, cela va les aider à accentuer la sensibilisation, Vases Humanitaires a  bénéficié de l’appui de quelques volontaires et surtout des contributions de ses membres. «Ces fonds sont issus de nos contributions quelques âmes de bonnes volontés  nous ont soutenu. Nous les  invitons à toujours  nous  soutenir car notre objectif c’est de venir en aide au nécessiteux. Aux personnes vulnérables. C’est ça l’objectif de notre association», explique Chimène Zintchem.
Hervé Villard Njiélé

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Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

25 Mars 2020, 15:44pm

Publié par Hervé Villard

Consultant en marketing et communication, Charles Monguè-Mouyémè réagit au report du championnat d’Afrique des nations préalablement prévu au Cameroun du 4 au 25 avril 2020, à une date ultérieure par le ministre des Sports et de l’Education physique le pr Narcisse Mouelle Kombi à cause du Corona Virus. Dans cette interview accordée à La Nouvelle Expression, il revient sur les conséquences directes de la décision du Minsep qui était inévitable compte tenu du contexte.

Charles Mongue Mouyeme: «Le déploiement dans tout le pays de «Corona Fighters» pour sensibiliser et éduquer les populations est une solution»

L’expert en communication se prononce également sur les mesures drastiques prises par l’Etat du Cameroun pour lutter contre cette pandémie qui  traumatise le monde entier. A coté des félicitations  faites à l’endroit du  gouvernement  pour sa réaction fut-elle tardive, Charles Mongue Mouyeme dénonce l’absence de planification et de coordination des actions de l’Etat dans cette lutte qui risque plomber les bonnes intentions pourtant bonnes au départ. Il dénonce l’absence de moyens mises à disposition pour lutter contre la maladie. A cote des critiques l’expert propose l mise sur pied d’une équipe de bénévoles volontaires pour sensibiliser et éduquer les Camerounais sur les mesures à prendre pour limiter la propagation de cette maladie dangereuse. Ceci pour éviter la catastrophe africaine qu’annonce l’organisation mondiale de la santé.

Lisez-plutôt

Pour des mesures de sécurité sanitaire, le ministre des Sports et de l’éducation physique vient de proroger le championnat d'Afrique des nations à une date ultérieure. Comment appréciez-vous cette décision ?

Dans le contexte actuel, c’est une décision qui allait de soi. Si la Ligue des Champions européenne, l’Euro 2020, la Nba aux Usa, la Formule 1 etc., n’ont pas résisté aux ravages du coronavirus, ce n’est pas le « petit » Chan de l’Afrique qui allait le faire. C’est donc simplement une décision conséquente au regard du climat sanitaire mondial qui impose beaucoup de vigilance et de précautions si on ne veut pas que l’humanité soit décimée par la pandémie du coronavirus. Les grandes puissances du monde disposant de systèmes sanitaires de haut niveau ont choisi de confiner leurs habitants pour se donner des chances de stopper l’invasion de ce dangereux virus, et ce n’est pas le Cameroun, avec son plateau technique sanitaire très faible qui allait prendre le risque d’exposer ses populations et les étrangers qui viendraient au Chan à une contamination quasi-certaine avec la multiplicité de contacts qu’occasionne un tournoi international de football. Le Cameroun n’avait donc pas d’autre choix que de prendre la décision inéluctable et bonne au demeurant, de différer son CHAN 2020.

Au regard de la vitesse de  propagation de ce virus, cette décision n'est-elle pas tardive selon vous ?

Non, elle n’est pas tardive, du moment où le coronavirus n’avait donné de rendez-vous à personne sur la planète. Toutes les parties du monde n’ont pas été atteintes au même moment, et en Afrique notamment, on nourrissait l’espoir que le continent berceau de l’humanité allait être épargné. Mais les choses sont allées très vite, et les mesures de lutte contre le coronavirus se sont enchaînées à un rythme effréné d’un pays à l’autre à travers le monde : le Cameroun est simplement entré dans la danse au moment où des cas de personnes atteintes ont été détectés sur son territoire. Certes, le gouvernement aurait pu prendre son train de mesures un peu plus tôt, ce qui aurait permis que le report du Chan soit annoncé plus tôt, mais nous connaissons l’incapacité de nos gouvernants à être proactifs et à anticiper sur les situations. La gravité de la situation actuelle est telle qu’il est inutile de chicaner sur la promptitude ou non de nos dirigeants du pays : disons juste qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Bien avant cette décision de report, 24h avant, le MINSEP dans une correspondance rassurait la CAF que le Cameroun pouvait accueillir cette compétition de même que des pays qualifiés. Comment expliquer ce revirement de situation en 24h seulement ?

Pour moi il ne s’agit pas d’un revirement, mais plutôt de l’aboutissement de la stratégie de l’écran de fumée qui semble avoir été adoptée par le Cameroun relativement au niveau de préparation du Chan 2020. J’ai l’impression qu’il a été décidé dans les hautes sphères dirigeantes de notre pays, que l’initiative ou la cause d’un éventuel « glissement » du Chan 2020 ne devait en aucun cas être imputée au Cameroun. On se souvient que le Cameroun avait sollicité et obtenu un report de la Can féminine en 2016, puis, du fait de ses défaillances, la Can 2019 lui avait été retirée au profit de l’Egypte : en disant dans son 1er courrier adressé à la Caf que le Cameroun était prêt à organiser le Chan malgré le coronavirus, le président du Cocan 2020/2021 savait déjà que le report était inévitable. Son 2ème courrier que vous considérez comme un revirement avait pour but de montrer que le Cameroun était navré de ne plus pouvoir abriter le CHAN 2020 à bonne date, alors qu’il était archi-prêt. Cela battait ainsi en brèche les réserves émises par la CAF dans une lettre récente adressée à la Fecafoot, et qui portaient sur l’état d’avancement des préparatifs, en relevant des insuffisances à corriger. Manifestement donc, le Cameroun n’était pas tout à fait prêt, mais il fallait faire croire le contraire, et le coronavirus, c’est cynique de le dire, offrait une occasion en or de bluffer.

Parlant du Corona virus à l'origine de la prorogation du Chan, l'Etat du Cameroun vient de prendre des mesures drastiques pour limiter la propagation de la maladie. Comment trouvez-vous ces mesures ?

Ces mesures sont relativement bonnes dans leur énoncé, parce que conformes aux prescriptions de l’Oms notamment, qui a répertorié les modes de contamination du coronavirus, et les précautions à prendre pour ne pas être infecté. Ces mesures sont donc calquées sur celles prises dans la plupart des pays atteints par le coronavirus. C’est l’application effective de ces mesures qui est sujette à caution, car beaucoup de nos habitudes et comportements séculaires sont de nature à favoriser la propagation rapide d’un tel virus.

Tout porte à croire que le gouvernement n’a engagé le travail d’implémentation de ces mesures qu’après leur publication, ce qui occasionne beaucoup de précipitation, d’improvisations et de couacs dans leur mise en œuvre, comme c’est le cas pour la réquisition des hôtels devant servir à la mise en quarantaine des passagers en provenance d’Europe entrant par les aéroports de Douala et de Yaoundé-Nsimalen.

Parmi les multiples restrictions imposées par ces mesures beaucoup vont se heurter à l’incrédulité et à l’incivisme des populations du Cameroun. De nombreuses idées reçues qui tendent à banaliser ou à remettre en question la dangerosité du coronavirus dans notre environnement, ont cours dans le pays, ce qui ne facilite pas les choses.

D’autre part, contrairement aux dépenses folles qui sont effectuées sans retenue pour l’organisation de la Can 2021, on observe comme une réticence de la part du gouvernement à engager les fonds importants nécessaires à la lutte contre le coronavirus. Les autorités administratives se retrouvent ainsi au four et au moulin, là où des cellules pluridisciplinaires assistées par des bénévoles et des volontaires recrutés en grand nombre aideraient à obtenir plus d’efficience. La mise en œuvre des mesures pour limiter la propagation du coronavirus au Cameroun apparaît donc poussive, parce que la rigueur dans l’organisation ainsi que la mobilisation des moyens humains, matériels et financiers ne sont pas au point. Le sens des bonnes initiatives, la créativité et la volonté semblent faire défaut, à cause des réflexes de centralisation des décisions au sein de l’administration camerounaise.

En réalité, le Cameroun, au-delà des mesures listées et publiées timidement, ne dispose pas d’un plan de lutte bien pensé dans tous ses contours et les moindres détails. Comme souvent, nos décideurs sont dans la réaction, et il n’y a pas une vraie coordination des actions au niveau central, décentralisée dans les régions, les départements, les communes, les villes et les villages. Même les professionnels de la santé ne savent pas exactement comment ils peuvent apporter leur contribution efficace à la lutte. De nombreux camerounais se déclarent volontaires sur les médias et les réseaux sociaux, mais ils sont royalement ignorés par les autorités qui font du spectacle pour attirer l’attention sur elles, en pensant certainement à la suite de leur carrière. En observant les attitudes de ceux qui doivent piloter la lutte contre le coronavirus, en les écoutant, j’ai bien peur qu’ils ne mesurent pas réellement le péril qui menace le Cameroun.

Les mesures prises sont-elles réalistes selon vous ?

Ces mesures sont en principe réalistes, mais dans un environnement où l’éthique et le civisme sont en lambeaux comme c’est le cas au Cameroun, la forte complexité de leur application et de leur respect les rend irréalistes dans les faits. La stimulation de la bonne volonté des populations à s’investir dans cette lutte contre le coronavirus à travers une sensibilisation intensive et même agressive est donc le gage de l’efficacité des mesures édictées par le gouvernement. L’exemple doit venir d’en haut, aucun citoyen ne devant s’estimer au-dessus des contraintes liées à ces mesures, comme on l’a vu avec le Président de l’Assemblée Nationale qui ne s’est pas soumis à la mise en quarantaine alors qu’il revenait d’un pays à risques.

 Il y aura des difficultés, des erreurs, des hésitations, des compromissions, mais le peuple doit accentuer et maintenir la pression sur ses gouvernants, et l’Etat sur tous les citoyens, pour que ces mesures produisent des résultats probants. L’humilité et la souplesse d’esprit doivent aussi être de mise pour pouvoir admettre les manquements et s’employer à les corriger.

 

Des voix s’élèvent pour critiquer ces mesures taxées de hâtives et sans préparation réelle. Pensez que ces critiques sont fondées ?

Il n’est pas jusqu’à de grands scientifiques de nos universités qui ne le disent en public sur un ton d’exaspération, tellement ils sont conscients de l’immensité et l’étendue des actions à mener pour juguler le coronavirus sur toute l’étendue du territoire camerounais. A un moment donné, quand l’heure est grave, il faut savoir mettre la politique politicienne et le carriérisme en veilleuse. Les mesures prises l’ont été, nous a-t-on dit, sur « les très hautes instructions du Chef de l’Etat », lesquelles instructions ne s’appuient pas sur un comité scientifique pluridisciplinaire de haut niveau connu, à moins qu’il n’ait été constitué de façon occulte. Et la cacophonie qu’on observe dans certaines décisions et contre-décisions prises par les membres du gouvernement trahit clairement l’absence d’une stratégie de lutte bien conçue et coordonnée rigoureusement. S’en tenir à cette rengaine passe-partout des « très hautes instructions » est suicidaire pour le pays face à un ennemi coriace tel que le coronavirus. Il faut cesser de faire semblant de travailler, et travailler effectivement avec abnégation.

Qu'est-ce qu'il faut faire d’après vous pour contenir cette pandémie et limiter sa propagation ?

Chacun de nous et nous tous habitants du Cameroun devons respecter scrupuleusement les mesures édictées par les gouvernants, et veiller à les faire respecter autour de nous. Il faut arrêter la propagation des fausses informations sur le coronavirus dans les réseaux sociaux, qui créent des doutes dans les esprits et font baisser la garde face au coronavirus, alors qu’elle doit rester haute et bien en place. Nous devons nous faire violence en adaptant nos comportements aux mesures de prévention prescrites pour gagner cette guerre utile contre ce virus pernicieux.

Nos gouvernants doivent réellement mettre en place une vraie cellule scientifique de crise, décentralisée dans les démembrements de l’Etat dans tout le pays. La menace grave pour l’Afrique prédite par l’OMS doit être prise très au sérieux, et tous les moyens humains, matériels et financiers doivent mobilisés sans retenue pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur à notre pays. L’anticipation doit être le maître-mot qui guide toutes les actions. La réquisition et la réhabilitation de certains hôpitaux privés à l’instar de la Polyclinique Soppo Priso de Douala doit être faite rapidement, sans attendre que les hôpitaux existants soient complètement débordés. On doit habiliter techniquement toutes les régions du pays et même les arrondissements et les communes, à pouvoir effectuer la détection du coronavirus qui ne se fait jusqu’à présent qu’au Centre Pasteur de Yaoundé.

Nous proposons également le déploiement dans toute le pays de «Corona Fighters », qui seront des volontaires et des bénévoles qui se dévoueront à faire assimiler les mesures de préventions adoptées par l’Etat par les populations, à veiller à leur bonne application, et à assister les équipes médicales. Nous avons engagé plus de 2000 milliards de francs pour financer la Can de foot qui n’est qu’un loisir, ce n’est pas pour préserver nos vies que nous allons faire usage du frein à main financier.

 

Interview réalisée par Hervé Villard Njiélé

 

 

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Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

25 Mars 2020, 14:50pm

Publié par Hervé Villard

La pandémie qui a débuté en chine il y a environ un mois a déjà tué quatre de nos compatriotes dans le monde

Corona Virus: Cinq camerounais déjà tués

La liste des pays qui ont perdu des compatriotes morts de suites de Corona virus s’allonge au fur et à mesure que le temps passe. Car, la maladie se répand à une vitesse exponentielle. Sans état d’âme, la maladie se propage dans le monde et décime hommes, femmes et enfants. Si les pays les plus touchés dans le monde sont la Chine qui totalise depuis le début de cette pandémie le plus grands nombre de morts et de personnes contaminées malgré la chute du taux de contamination et de l’Italie qui a désormais le foyer le plus ardent en Europe avec plus de 500 décès journalier depuis quelques jours, il faut dire que cette pandémie ne fait pas de cadeau aux nations du monde. Elle tue avec sérieux et est désormais l’ennemi numéro 1 à éliminer à tous les prix. Si à coté de la Chine et de l’Italie, on peut pareillement compter des grandes nations comme l’Espagne, l’Iran, la France, les Etats unis, il faut  reconnaitre que le Cameroun n’est pas épargné. C’est pourquoi, le pays devrait être sur ses gardes, multiplié des efforts pour éviter le désastre comme c’est le cas partout ailleurs.

Si jusqu’à présent aucun décès des suites de cette pandémie n’est encore observé sur le triangle national selon le ministre de la Santé public Dr Manaouda Malachi, il faut du moins reconnaitre que le taux de contaminations va crescendo avec déjà 66 cas dépistés positifs. Des camerounais sont d’ailleurs déjà morts de cette maladie. De quoi créer une prise de conscience, une vigilance accrue et le respect des consignes de sécurité.

Selon des informations puisées à bonne sources, quatre camerounais ont déjà été tués par cette maladie.

Le premier de cette liste s’appelait Didier Mbeng, un Camerounais habitant en France. En effet, mis en quarantaine depuis plusieurs jours le patient est décédé dans la nuit du lundi au mardi 17 Mars 2020. Il est mort dans un hôpital parisien et selon sa sœur il revenait d’un voyage en Turquie quand il a commencé à ressentir les effets du coronavirus.

Le second camerounais tué par le corona virus s’appelle Alain Siekapen, grand karatéka camerounais

L’annonce de son décès est tombée samedi 21 mars 2020 au matin lorsque son épouse reçoit un coup de fil lui demandant de venir d’urgence à l’hôpital pour l’identification du corps avant l’usage habituel à pareil circonstance. Le premier président du collectif des karateka Camerounais de la diaspora, testé positif au coronavirus, a succombé aux affres de cette pandémie sur le sol français comme le premier.

Le troisième et dernier Camerounais qui vient compléter cette liste n’est autre que le célèbre artiste musicien camerounais de renommée mondiale, Manu Dibango. Surnommé "Papy Groove", le musicien de jazz camerounais est mort du Covid-19. Décédé ce mardi 24 mars, Manu Dibango avait 86 ans. Il était l'un des fidèles du festival Jazz in Marciac (Gers). Manu Dibango a collaboré avec de grands musiciens africains comme Youssou N'Dour et Angélique Kidjo, (ils étaient ensemble lors de la soirée dédiée à l'Afrique de Jazz in Marciac). Mais aussi des rock stars comme Peter Gabriel et Sting, des chanteurs français comme Serge Gainsbourg, Nino Ferrer ou Dick Rivers, des musiciens classiques, et bien sûr des gens du jazz comme Herbie Hancock ou Bill Laswell. Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, de son vrai nom Emmanuel N'Djoké Dibango est arrivé à Marseille en 1949 alors qu'il était adolescent. Il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2010. L'artiste camerounais était en tournée l'an passé pour ses 60 ans de carrière. Le 18 mars, la contamination de l'artiste avait été annoncée sur sa page Facebook. Il est décédé hier matin.

Son décès porte donc à trois le nombre de camerounais morts des suites de cette pandémie en France et dans le monde.

Le quatrième cas de decès  est arrivé au Cameroun et dans la ville de Yaoundé. C’est le ministre de la Santé  qui  l’a  lui-même  annoncé  hier  matin  via un tweet sur sa page. Selon des informations le patient donc l’identité a été gardé secret revenais d’Italie déjà souffrant. Dénommé Patient3, il était sérieusement amoché  par la maladie

Le décès d’Achille Essombe Moukouri, l’oncle de Patrick Mboma survenu à l’hôpital Laquintinie dans des circonstances troubles laisse croire qu’il serait la 5ème victime de cette pandémie. Inhumé immédiatement lundi soir dans des conditions sanitaires sécurisées par le personnel médical le ministère de la Santé n’a pas encore confirmée le décès des suites de Corona Virus.

 

Hervé Villard Njiélé

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Publié depuis Overblog

26 Juin 2019, 12:55pm

Publié par Hervé Villard

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Football: Ahmad Ahmad, sort libre de sa garde à vue

7 Juin 2019, 11:07am

Publié par Hervé Villard

Le Malgache avait été interpellé dans le cadre d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux.

Football: Ahmad Ahmad, sort libre de sa garde à vue

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), interpellé à Paris, jeudi 6 juin, par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), est ressorti libre de sa garde à vue, sans poursuite à ce stade, a annoncé vendredi le procureur de Marseille à l’AFP. Le Malgache Ahmad Ahmad avait été interpellé dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, le 28 mai, notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux, a précisé le procureur Xavier Tarabeux.

C’est Jeune Afrique qui avait lâché la bombe, jeudi, en milieu de matinée : « Ahmad Ahmad a été interpellé vers 8 h 30 », pour être entendu au sujet d’un « contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma », écrivait l’hebdomadaire. M. Ahmad était présent à Paris dans le cadre du congrès électif de la FIFA, qui s’est tenu dans la capitale française mercredi, juste avant le coup d’envoi du Mondial féminin, vendredi au Parc des princes.

Jeudi, la FIFA s’était contentée d’indiquer que le numéro un du football africain était « interrogé par les autorités françaises ». La FIFA « prend note des événements présumés concernant M. Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises » pour des « allégations liées à son mandat de président de la CAF ». La fédération avait indiqué ne pas connaître « les détails » de cette enquête, ne pas être en mesure de « commenter » et avait demandé « aux autorités françaises toute information » qui pourrait intéresser sa « commission d’éthique ».

« Tolérance zéro »

« Il n’y a plus de possibilités pour la corruption. C’est tolérance zéro ! Ce qui s’est produit ne doit plus se répéter. Cela doit être clair pour ceux qui sont dans cette salle et en dehors », avait prévenu, mercredi, Gianni Infantino, le président de la FIFA, avant sa réélection, évoquant les scandales passés de l’ère Sepp Blatter, son prédécesseur. Dans l’affaire révélée jeudi, Puma, après rupture présumée du contrat de façon unilatérale, « a demandé une compensation de 100 000 dollars [près de 90 000 euros] mais la CAF n’a pas payé la somme », a exposé à l’AFP Amr Fahmy, l’ex-secrétaire général de la CAF.

Selon des documents consultés par l’AFP, la CAF avait dans un premier temps passé contrat en décembre 2017 avec Puma pour la fourniture d’équipements destinés notamment à habiller les 580 volontaires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018, épreuve réservée aux joueurs africains évoluant sur le continent. Peu de temps après, la CAF aurait rompu ce contrat au profit d’une autre société basée en France et fournissant, elle, du matériel Adidas, et ce pour un montant supérieur au contrat initial.

 

Selon des sources concordantes, M. Ahmad est également l’objet d’une enquête de la commission d’éthique de la FIFA, ouverte notamment suite à une plainte pour « mauvaise gestion » transmise en mars à la justice interne de la FIFA par Amr Fahmy. Ce dernier a été licencié en avril par la CAF.

Polémique monstre

L’interpellation de son patron tombe mal pour la CAF, déjà engluée dans une polémique monstre pour sa décision de faire rejouer la finale retour de la Ligue des champions africaine, qui s’était achevée avant son terme et dans la confusion, vendredi dernier, après une panne de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). « J’ai vu qu’il y a eu des problèmes. C’est malheureux. C’est une question de crédibilité pour toute l’Afrique », avait déclaré Gianni Infantino, mercredi.

Le football africain est bien à un tournant de sa crédibilité : déjà affaibli par le processus heurté de désignation de l’Egypte comme pays hôte de la prochaine CAN, après que le Cameroun a été destitué de l’organisation dans la confusion, il aborde une nouvelle période de turbulences.

Avant le match d’ouverture, le 21 juin, les incertitudes nées des délais serrés, des craintes sécuritaires et des problèmes d’organisation planent toujours au-dessus du pays des Pharaons, qui n’a eu que six mois pour préparer la plus grande CAN de l’histoire, à 24 sélections.

 

Sources le Monde

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Soupçon de corruption: Le président de la Caf dans les salles draps

7 Juin 2019, 10:30am

Publié par Hervé Villard

photo Ahmad

photo Ahmad

De passage dans la capitale française où il devait assister à l’assemblée générale extraordinaire de la Fifa ayant abouti à la réélection de son président exécutif, Ahmad Ahmad a été interpellé par les autorités judiciaires française
 
Sale temps pour Ahmad Ahmad le président de la Confédération africaine de football. C’est du moins ce que l’on peut dire au regard des turpitudes que vit le président de la Caf depuis quelques jours.
A deux  semaines du coup d’envoi de la plus prestigieuse des compétitions africaines, la coupe d’Afrique des nations donc le glissement de date l’a obligée à se tenir plutôt en Egypte et non au Cameroun comme  préalablement annoncé du 16 au 27 juillet 2019 prochain, le président de la Confédération africaine de football (CAF) était obligé de s’expliquer devant les autorités judiciaires français hier jeudi 6 juin 2019.
Selon les confrères de jeune Afrique qui semblent mieux maitriser le sujet, Ahmad Ahmad a été interpellé jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, et a été entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff). Comme raison de cette interpellation précise Jeune Afrique, il serait reproché au président de la caf d’avoir rompu de manière unilatérale un contrat avec  l’équipementier  allemand  Puma pour s’engager avec la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer. Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros). « Toutes les décisions ont été prises de manière collégiale » et « transparente », s’était défendu en mi-avril le patron du foot africain. D’après  les informations, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) voulaient  tout simplement entendre le Malgache Ahmad Ahmad sur ce sujet.
Même si ses  proches déclarent qu’il n’y a pas matière à s’inquiéter et que ce n’était qu’un contrôle de routine, il se susurre que le président de la Caf aurait perçu beaucoup d’argent dans la signature d’un nouveau contrat avec le nouvel équipementier de la Caf. Il se dit que Le Malgache aurait notamment forcé la CAF à acheter des vêtements de sport en passant par une société française plutôt que directement auprès des fabricants, et à des prix gonflés. Des soupçons de harcèlement sexuel pèseraient également contre le patron du foot africain apprend-on. «Effectivement l’interpellation a eu lieu. A ce  stade, la Caf attend de savoir exactement pour quel dossier Ahmad a été interpellé. Son avocat est  avec lui. Nous sommes en train de suivre la situation», a précisé Constant Omari vice président de la CAF et membre du conseil de la Fifa au journal l’Equipe
Dans un communiqué rendu publique sur sa page, la Fédération international of football association confirme l’interpellation du président de la Caf. Il prend acte et dit ne pas en savoir d’avantage sur le sujet. «La FIFA  prend note des évènements présumés concernant M. Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises pour des allégations liées à son mandat de président de la CAF. Mais la fédération internationale ne connaît pas les détails  de cette enquête, n’est pas en mesure de commenter et demande aux autorités françaises toute information qui pourrait intéresser son  comité d’éthique », précise ce communiqué. Il faut dire qu’Ahmad était  présent à Paris dans le cadre du congrès électif de la FIFA, qui s’est tenu dans la capitale française mercredi et a reconduit Gianni Infantino dans ses fonctions de président.
Le mois dernier, le comité d'éthique de la Fifa avait été saisi par le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, sur des soupçons de corruption et de harcèlement sexuel à l'encontre d'Ahmad Ahmad. Dans la foulée, le secrétaire général avait été limogé.
L’interpellation du président de la caf intervient quelques heures après  que la Confédération africaine de football (CAF) a décidé de faire rejouer la finale de la Ligue des champions entre l’Espérance de Tunis et le WAC de Casablanca. Le match retour avait été interrompu vendredi 31 mai à cause d’une défaillance du vidéo-arbitrage. Les Marocains avaient quitté le terrain et refusé de reprendre la partie. Au moment  où nous  allions sous presse, le  président de la Caf était encore  en train d’être  auditionné. Nous y reviendrons.
Hervé Villard Njiélé
 

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 Cameroun-Comores: Clinton Njie renoue avec les filets

25 Mars 2019, 20:26pm

Publié par Hervé Villard

L’attaquant des Lions indomptables du Cameroun a mis fin à plusieurs années  de  disette en  inscrivant le troisième but des Lions Indomptables les de la 6ème et dernière journée des éliminatoires  de la  Can  2019  à Yaoundé.

Njie Clinton sur ses beaux jours

Njie Clinton sur ses beaux jours

Passements de jambes, pour éliminer les deux  défenseurs comoriens places à l’entrée de la  surface de  réparation, un crochet extérieur pour se défaire du portier de l’équipe du  Comores et  frappe dans les  goals vides. Le  but  de  Clinton  Njie  l’unique inscrit lors de la rencontre  Cameroun-Comores  qui se  jouait à  Yaoundé ce  23 mars 2019, et  le  troisième de l’équipe du Cameroun a été célèbre  avec  faste.

Au point de corner ou  il s’est  retrouve  après  ce  but  salue  par  toutes  la  trentaine de milliers  de  supporters, il a  été félicité par tous ses coéquipiers heureux  pour lui et pour  toute l’équipe qui a  enfin  réalisé l’une des rencontres les plus abouties des éliminatoires de la Can2019.

En  plus  d’être l’un des plus beau but de cette rencontre âprement disputée, le but de Clinton Njie  vient mettre fin à une longue période de disettes de l’attaquant de l’équipe nationale du Cameroun.

Apres avoir ouvert le score face à l’Algérie le 7 octobre 2017 au stade omnisport Amadou Ahidjo  lors des éliminatoires de la coupe du monde 2018, le pensionnaire de l’école de football des  brasseries n’avait plus trouvé le chemin des filets sous le maillot de l’équipe nationale.

Deux ans après, celui qui avait émerveille le public de Nfandena avec un doublet face à la Cote  d’Ivoire le 10 septembre 2014, a presque remis ça en marquant un magnifique but a la 88ème minute du match Cameroun-Comores. Avec ce somptueux but Clinton Njie qui a remplacé Joël Tagueu à la 75eme minute porte ainsi son capital de but au sein de l’équipe nationale à huit. Et augmente son capital confiance auprès du coach Seedorf. Titulaire  au sein de l’équipe nationale au début de sa carrière en sélection ; celui qui a perdu de  son allant et qui ne  joue  que  des  mégots depuis 2015 monte en puissance. Il  lui  faut multiplier de telles prestations pour reconquérir la place  qui était la sienne dans  la ligne offensive des Lions Indomptables  du Cameroun.

Herve Villard Njiélé envoyé spécial

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 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala

12 Mars 2019, 14:49pm

Publié par Hervé Villard

L’incident qui s’est produit au carrefour Texaco aéroport a perturbé la circulation dans  cette partie de la  capitale économique du Cameroun pendant près d’une demi-journée.

 Litige foncier: Une dame se jette sur la voie publique à Douala
Carrefour Texaco aéroport ce mardi 19 février 2019. il est 11h 30. Sur la bretelle qui traverse le magasin Quiferou à Texaco aéroport, la circulation est  bloquée. Les  véhicules en file indienne sont stationnés et attendent que la route se dégage. A 100 mètres de l’entreprise de vente de matériaux de construction, un attroupement s’est créé sur la voie publique. Une dame la pelle à la main s’en roule sur la chaussée en criant justice. Cette dernière demande l’intervention du gouverneur de la région du Littoral. 
Inconsolable malgré les supplications des voisins et riverains qui l’invitent à libérer d’abord la chaussée cette dernière ne s’exécute pas.
L’intervention des éléments de la gendarmerie de Nilon alertés n’ont fait que calmer momentanément sa colère. Car, aussitôt la circulation rétablie et les forces de l’ordre parties, cette dernière s’est réinstallée sur la chaussée en criant à l’injustice. Cette situation qui a ameuté les conducteurs de moto et plein de badauds a perturbé la circulation sur cette bretelle de la  voie publique presque toute la journée.
Litige foncier
En effet, la dame dépitée qui a criée son ras-le-bol sur la voie publique ce mardi 19 février 2019 n’est autre que dame Nouboussi épouse Guémo Suzanne habitant dans ce quartier .
Propriétaire d’une maison non loin du Magasin Quiferou, celle qui dit vivre dans ce quartier depuis plus de 28ans a été surprise en rentrant chez elle, de constater que des travaux de construction ont commencé sur une parcelle de terrain qui lui servait de servitude. Après avoir saisi le préfet qui a signé l’arrêt des travaux, le temps qu’une solution soit trouvée, les dits travaux ont repris hier matin(mardi Ndr) alors qu’aucune décision officielle n’a encore été rendue. D’où son courroux. «On veut prendre ma maison. Ceux qui ont l’argent veulent opprimer les pauvres. Tuez-moi. Il faut que le gouverneur vienne résoudre ce problème», criait-elle en se roulant sur la chaussée.
Problème de servitude
Selon la plaignante rencontrée par la Nouvelle Expression, les faits remontent au jeudi 10 janvier 2019. «De retour à mon domicile, raconte-t-elle, une voisine m’informe qu’on a placé une borne sous le manguier qui est sur la route. Je cherche donc à rencontrer celui qui l’a fait. Le samedi, mon voisin le sieur Saminou Hamadou me confirme que c’est lui qui l’a fait. Et qu’il l’a fait sur son terrain acheté à l’Etat. Je demande son titre foncier et il me présente un plan de construction. Il a ensuite engagé les travaux qui bloquaient mon entrée principale et celle des voisins. C’est ainsi que nous avons saisi le préfet. Pour intervention», raconte celle qui continue  à implorer la justice.
D’après Nouboussi épouse Guémo Suzanne qui témoigne que certaines descentes de géomètres ont été faites à son insu, l’arrêt des travaux servi par le préfet n’a pas été respecté du tout. «Il a fallu que nous fassions encore une requête pour que le sous-préfet de Douala 3ème soit saisi et que la brigade de gendarmerie de Nilon oblige les ouvriers qui continuaient de travailler de cesser les travaux», témoigne-t-elle. «Alors que nous attendions tous la décision de la commission préfectorale, ce matin, j’ai constaté que les ouvriers ont relancé les travaux. C’est ce qui a justifié mon comportement», explique cette dernière.
 Effectivement sur le chantier mardi dernier, les travaux avaient repris, on pouvait apercevoir du sable et du ciment au sol. Les ouvriers étaient en train de préparer le mortier pour continuer la construction des murs quand cette dernière a créé un scandale. Après ce qui s’est passé, pour prévenir le trouble à l’ordre public, la commune d’arrondissement de Douala 3ème a apposé une croix de saint André sur l’immeuble en construction.
 Rencontrée par La Nouvelle Expression pour avoir sa version des faits, madame Saminou qui reconnait avoir acheté ce terrain à l’Etat et qui dit posséder un titre foncier sur la parcelle querellée s’est refusée à tout commentaire. Pour des raisons personnelles, elle a décidé de soumettre à la décision administrative.
Hervé Villard Njiélé

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