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Le blog de Hervé Villard Njiélé

Fufido 2012 : Près de 156 films en compétition

26 Novembre 2012, 11:52am

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Les organisateurs de ce festival qui fait la promotion de l’industrie cinématographique au Cameroun, dénoncent la carence des  films documentaires.

Le festival urbain du film et documentaire (Fufido) se tient du 14 au 17 novembre 2012 au stade Marion de la cité Sic à Douala.  Ce festival culturel qui fait la promotion de l’industrie cinématographique en général est placé sous le thème  «Cinéma, action et valorisation ». Thème qui selon les organisateurs, contribue à valoriser l’industrie du film et tous ceux qui œuvres au quotidien pour  sa production.

 Il est question au cours de la deuxième édition de ce festival, de rassembler tous ceux qui interviennent dans la conception, la production et la réalisation du film autour d’une table, de discuter de la situation de cette activité et surtout  trouver des voies et moyens pour  la sortir de  la situation de léthargie dans laquelle elle se trouve.  

Pour permettre au cinéma camerounais de redorer son blason terni, le Fufido  créé depuis 2011, entend durant la deuxième édition de ce festival, remettre au gout du jour la situation du cinéma camerounais, et celle de tous ces acteurs. D’où le choix du thème de cette deuxième édition.

Pour exorciser le mal qui gangrène le 7ème art au Cameroun, Frank Emmanuel Babissagana, délégué général du Festival et Charly Ekanga Ntonla, commissaire du festival, tous membres de l’organisation, ont consacré dans le chronogramme de ce festival toute une journée pour débattre de l’avenir du cinéma camerounais et de ses acteurs. Ce 15 novembre 2012, seront présents à la conférence de presse organisée à cet effet, des responsables de la Scaap (Société camerounaise des arts audiovisuelles et photographiques), des diffuseurs, des distributeurs, et des promoteurs des salles de cinéma. Deux thèmes sont d’ailleurs prévus à l’ordre du jour. Il, s’agit de la restauration des valeurs du cinéaste et le rôle du cinéaste dans le processus de la restauration du cinéma camerounais.  

A coté de cette réflexion sur l’avenir du Cinéma au Cameroun, le Fufido entend aussi promouvoir les artistes ou cinéastes déjà à l’œuvre. Ainsi, en plus des primes qui seront remis aux vainqueurs à la fin de l’évènement, des films et documentaires seront diffusés gratuitement au stade Marion de la cite-Sic, lieu du festival. Plus de 156 films et documentaires sont en compétition pour cette 2nde édition. Les organisateurs ont également décidé de rendre hommage aux figures marquantes du cinéma camerounais telles que Dikongue Pipa, Dally Odaviah, Salomon Tanfo.

 Comme innovation, le Fufido est passé de 10 jours à 4 jours. Le festival a été également délocalisé. Le village du festival est partie de Bonapriso pour le stade Marion. «On a voulu que le festival soit  proche du public c’est pourquoi on est quitté de Bonapriso au stade Marion » ; déclare Charly Ekanga Ntonla, commissaire du festival. «Au village du festival, il y aura également des ateliers de formation » précise Franck Emmanuel Babissagana, délégué général du festival.  Une caravane visant à présenter au public les acteurs du cinéma est également programmée.

Né de la volonté d’apporter un élan nouveau au cinéma Camerounais, le Fufido 2012 entend réunir plus de 5000 spectateurs et cinéphiles pendant les 4 jours que va durer ce festival.

 

Hervé Villard Njiélé

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Accident de la circulation : Le Genie militaire de Douala en deuil

26 Novembre 2012, 11:44am

Publié par Hervé Villard

 

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Le commandant du génie militaire de Douala a rendu l’âme dans un accident de la circulation qui a eu lieu à Bankomo ce 19 novembre 2012 alors qu’il revenait de Yaoundé.

 

Le commandant de brigade de Yassa est dans tous ses états. Joint au téléphone hier par La Nouvelle Expression, il était presqu’aphone. Car, abattu par le décès du colonel Bisse Evina Moise que lui-même venait d’apprendre. «Vraiment, comme vous j’ai appris la triste nouvelle. Je n’étais pas sur les lieux de l’accident, je ne peux rien vous dire de plus. C’est choquant de perdre un homme de son calibre. C’est une grosse perte pour l’armée camerounaise en générale» ; regrette-t-il.

Ce sentiment de tristesse  qu’éprouve le commandant  de brigade de yassa est le même qui anime les membres de la famille du défunt, ses collègues et ses frères d’armes. Car, le colonel Bisse Evina Moise  a quitté la vie au moment où ils avaient plus besoin de son expérience, de sa connaissance et surtout de son appui. Ils sont d’ailleurs inconsolables et ne savent où mettre la tête ni à quel saint se vouer. La nouvelle ayant été très subite et violente.

Selon des informations le commandant du régiment du génie militaire de Douala,  le colonel Bisse Evina Moise revenait de Yaoundé quand le drame s’est produit.  Le véhicule de service qui le transportait s’est retrouvé nez à nez avec un bus de 70 places de l’agence de voyage Buca. Le choc étant inévitable, l’irréparable s’est produit. Les deux véhicules sont entrés en collision et le véhicule dans lequel se trouvait Bisse Evina Moise a été trainé sur près de 50 mètres avant d’être jeté dans un ravin. Malgré l’arrivé immédiat des riverains alertés par le bruit assourdissant du choc, il va rendre l’âme sur le champ sans recevoir le moindre soin. Selon des informations un collègue qui l’accompagnait serait également décédé sur le champ. Seul son chauffeur a échappé à la mort. Il s’en tire du moins avec de nombreuses blessures. Quant au véhicule, il a été sérieusement endommagé.

D’après les riverains témoins de l’incident, le véhicule du désormais feu commandant Evina Bisse roulait à tombeau ouvert. Son chauffeur a tenté un dépassement de troisième position quand l’accident s’est produit.  Ces derniers attestent également que le commandant est décédé par manque de secours. Car, si les secours étaient arrivés à temps, on aurait du le sauvé. «Les outils de secours que les riverains ont utilisé étaient archaïques et pas appropriés. Et en plus ils n’ont pas de technique de secours. On l’a entendu crier au secours mais il n y avait pas de possibilité de l’extirpé du véhicule. Car il était coincé dans la ferraille. Le temps d’arriver jusqu’à lui, il était trop tard. Il avait déjà rendu l’âme» ; témoigne l’un des riverains.  

Le corps du colonel Bisse Evina Moise  a été déposé à la morgue d’Ebolowa puis acheminé à la morgue de la garnison militaire à bord d’une ambulance mobilisée à cet effet.

La cinquantaine révolue,  le colonel Bisse Evina Moise était  selon des témoignages un homme sociable et très ouvert. Il faisait partie de la première promotion de l’école militaire inter arme de Yaoundé. Il était  marié et père de plusieurs enfants. Il décède après exactement  deux ans  et cinq mois de  service  à Douala. Car, il a été installé le 7 juillet 2010 à la place de l’Udeac.

 

Hervé Villard Njiélé 

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Université de Buéa : 2500 nouvelles cités universitaires bientôt disponibles

26 Novembre 2012, 11:34am

Publié par Hervé Villard

 

 

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Le contrat de partenariat de la construction de ces nouveaux locaux a été signé le 15 novembre 2012 par Nalova Lyonga le vice chancelor de l’université de Buéa. C’était en présence du secrétaire général au ministère de l’enseignement supérieur et d’autres invités de marque.

 

L’amphi 750 de l’université  de Buéa a connu une ambiance  toute particulière ce jeudi 15 novembre 2012. Dans cette salle très importante où se déroule la majeure partie des cérémonies officielles de l’université de Buea, se tenait ce jour un événement majeur et historique. Il s’agit de la signature d’un contrat de partenariat visant à construire au sein de cette université située dans la région du Sud Ouest des cités universitaires destinées aux étudiants.

Selon les termes du contrat qui lie l‘université de Buea, bénéficiaire du projet à la Cameroun university  Housting  company, l’entreprise qui va réaliser, 2500 logements estudiantins seront construis dans cette université d’ici deux ans. Soit trois bâtiments de  500 chambres  chacun pour les étudiants  de sexe féminin et  deux autres de 500 chambres pour les étudiants de sexe masculin. Chacun de ces bâtiments  comportera en son sein, un poste de sécurité, un centre commercial, comprenant un pressing, un salon de beauté, un centre informatique ou cyber-café. Le bâtiment aura entre autres un centre de santé, une salle de conférence, une salle de jeux pour ne citer que ceux-ci. Les deux résidences universitaires seront construites dans deux lieux différents. L’un du coté nord  du campus et plus précisément au quartier «Malingo»  et l’autre tout près du bloc administratif.

 Dans le discours qui a précédé la signature de cet important contrat qui influencera positivement  la vie des étudiants de l’université de Buéa, Nalova Lyonga, recteur de cette institution n’a pas caché la joie de réaliser ce projet. «Le président Paul Biya milite au quotidien pour le développement de la jeunesse. Cette action s’inscrit dans cette logique là. Dans le passé, on n’avait que 100 lits pour cent étudiants uniquement. Et cela était insuffisant. Avec ce projet, nous allons passer à plus. Je remercie tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de cela » a déclaré, la responsable  à l’assistance.

 Le projet en question,  précise le vice chancelor,  inclue la construction, la gestion et l’entretien des locaux.  Ce qui veut dire, qu’en plus de construire ses logements, la Cameroon university housting company, à qui échoit cette tâche,  va la gérer  les cités pendant 15ans avant de les restituer à l’université de Buéa qui deviendra définitivement légitime  propriétaire.

 D’après le recteur très enthousiaste, la construction de ces résidences universitaires, s’inscrit dans le projet de construction de 25000 logements universitaires avant l’horizon 2020 que l’université de Buéa s’est fixé.

A la suite du recteur de l’université de Buea, le représentant de « University housting coorporation », signataire de ce projet, a précisé la motivation de son entreprise. «Notre projet  a pour but de contribuer au développement économique et social tel  que tracé par  le président de la république. Et, la réussite d’un Etat passant  par la réussite de sa jeunesse, il fallait bien qu’on aide ces jeunes à réussir. D’où notre action »

Clément Ndikum, le représentant du gouverneur de la région du sud ouest pour sa part, a émis le vœu de voir cette action se propager dans les autres universités d’Etat. «Il faut bien  gérer cette opportunité afin qu’on l’étende à d’autres universités du Cameroun », a précisé ce dernier

Plus heureux encore, étaient les étudiants à qui ces œuvres sont destinées.  Ils ont émis le vœu de voir ces édifices sortir rapidement de terre.«C’est une très bonne idée. Nous sérions très heureux si cela se réalisait. Car, plusieurs étudiants abandonnent des cours, viennent en retard, échouent leur examens  parce qu’ils ont loin du campus et n’on pas d’argent de transport pour venir  à l’école tous les jours.  Avec ces réalisations, ce sera profitable pour beaucoup d’étudiants» ; a affirme  Nana Fatimatou, étudiante en faculté de science. Les travaux seront réalisés sur une superficie de 12.5 hectares. Soit 7.5 hectares pour construire la cité des étudiantes et 5 hectares pour la construction des cités universitaires des étudiants. Les travaux qui commencent dans cinq mois selon le programme seront achevés dans deux ans.


Hervé Villard Njiélé 

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Accident de la circulation: Des morts sur l’axe lourd Douala –Bafoussam.

26 Novembre 2012, 11:30am

Publié par Hervé Villard

 

 

Ils revenaient des funérailles à l’ouest quand leur véhicule a fait l’accident


 Les populations de Kola, petite localité située dans l’arrondissement de Manjo, département du Moungo sont encore sous le coup de l’émotion. Ils ont assisté à un accident de la circulation mortel  dans la nuit de dimanche à lundi dernier. Pendant que nombreux d’entre eux s’apprêtaient à se coucher, le bruit assourdissant de cet accident de la circulation qui a arraché cinq personnes à la vie a perturbé leur nuit.  Improvisés en secouristes, ils se sont rués vers le lieu de l’accident pour tenter de sauver des personnes encore en vie.

Selon des témoignages, le car en provenance de l’ouest  et en partance pour Douala transportait des personnes qui revenaient des funérailles à Bangou, un village du département des Hauts plateaux. Le conducteur roulait à vive allure quand l’irréparable s’est produit. Le véhicule a heurté une pierre se trouvant sur la chaussé et le véhicule a fait tonneau. Sur le coup, cinq personnes ont trouvés la mort sur le champ. Les secours arrivés aussitôt n’ont pu rien faire. Ils ont tout simplement transporté les corps à la morgue de l’hôpital  du Mont Koupé. Selon des sources, les blessés de cet accident ont également été conduits dans le même centre hospitalier.

Parmi les victimes de cet accident mortel, se trouvent Yatchouleu Caroline, Kouakeu Hermine, Moutcheu Justine, Zeutchemi Joseph. La quatrième personne n’a pas été identifiée.

Selon des habitants de Kola, cet accident mortel n’est pas le premier à se produire dans leur village. Plusieurs autres accidents  mortels se sont déroulés au même endroit. Selon des sources ces accidents sont le plus souvent dus à un excès de vitesse.  A l’approche de la saison sèche, période des funérailles en pays Bamiléké, la même source ajoute que  la fréquence des accidents sur l’axe Douala-Bafoussam connait une croissance. Elle recommande d’ailleurs prudence à tous les conducteurs qui empruntent cette route. Car, comme l’a dit un chanteur, « la route ne tue pas mais, c’est nous qui tuons.»

Hervé Villard Njiélé

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Tourisme : L’AGGHC recycle ses membres

26 Novembre 2012, 11:22am

Publié par Hervé Villard

 

 

L’AGGHC recycle ses membres

 

 L’association des gouvernants et gouvernants généraux (Agghc) a organisé un séminaire  de renforcement de capacité ce 14 novembre 2012. C’était à l’hôtel La vallée des Princes  de Douala en présence du délégué régional du tourisme pour le littoral.

 

Mettre à la disposition des participants, c'est-à-dire les gouvernants et gouvernants généraux des hôtels de la république,  des outils de performance pouvant leur permettre d’accomplir avec minutie leurs différentes tâches quotidienne. Les édifier d’avantage sur le rôle primordial qu’ils ont au sein d’une institution hôtelière. Sensibiliser ces derniers sur les différentes fautes professionnelles qu’ils commettent au quotidien. Voilà présenter d’une manière succincte l’objectif visé par le séminaire de renforcement de capacité qui s’est tenu à l’hôtel La vallées des princes ce 14 novembre 2012. Organisé par l’association des gouvernants et gouvernants généraux  des hôtels du Cameroun(Agghc) une association qui rassemble tout ceux qui exerce ce métier,  le séminaire avait pour entre autres mission de sensibiliser, de former les gouvernants et gouvernants généraux sur le rôle important qu’ils ont à jouer sur les nouvelles procédures de travail et surtout pour le développement et le rayonnement de l’hôtellerie au Cameroun.

L’hôtellerie occupant une place importante dans le tourisme au Cameroun, ce secteur d’activité ne saurait   rester  en marge des efforts qui sont faits  par le gouvernement camerounais pour assurer le développement  et la promotion du tourisme camerounais dans l’ensemble. D’où l’importance de ce séminaire qui vient de se tenir. « L’intérêt c’est d’acquérir une connaissance. Puisque le rôle du gouvernant dans une structure hôtelière c’est de maintenir la qualité, la propreté dans ladite  structure. Il convient de le recycler à chaque fois» ; précise   Louis Sumelong, membre de l’Agghc et directeur de l’hôtel la Vallée des Princes. Argument partagé par Victorine Anlong Salla présidente nationale de cette association professionnelle. «Notre objectif c’était de permettre aux participants d’approfondir la connaissance de ce métier et surtout aux étudiants de se former d’avantage» ; ajoute-t-elle. Un objectif qui, à voir la joie qui anime les participant à été atteint.

Pendant une journée entière, les participants ont travaillé sur quatre modules différents. A savoir, les principales procédures de travaux dans les étages. Les matériels et les produits à utiliser dans les hôtels, comment gérer et entretenir le linge, la literie, la moquette. Et comment entretenir les revêtements du sol.

 Gérome Ngah Obiaga qui a ouvert officiellement ce séminaire à louer l’initiative et à demander qu’on la multiplie. « Car, ça permet d’améliorer le niveau du tourisme Camerounais. Quand un hôtel est bien entretenu, les touristes sont contents d’y habiter », a affirmé le délégué ému.

Après avoir échangé avec satisfaction pendant ce seminaire, les participants sont rentrés heureux tout en promettant de remettre ça la prochaine fois. Placé sous le thème «la performance de l’hôtellerie camerounaise : Rôle de la gouvernante » le séminaire qui s’est tenu ce 14 novembre 2012 visait à créer un climat de dialogue, d’échange d’expérience, d’idées et de coopération entre les membres et développer pareillement un sentiment de fraternité.

 

Hervé Villard Villard

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Nécrologie : Un sous préfet décède en pleine fonction

26 Novembre 2012, 11:21am

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Martin Ndjeck était en train de résoudre un problème de litige foncier quand il a été fauché par la mort.

Les populations de la circonscription administrative d’Alo dans le département du Lebialem, région du Sud Ouest, sont dans  tout leur état. Ils ne savent plus  par où mettre la tête.  Car, leur sous préfet vient de mourir. Martin Ndjeck puisqu’il s’agit de lui est décédé dans des circonstances  peu orthodoxe, alors qu’il accomplissait son devoir de chef de terre.

Selon des informations, il s’est effondré ce 13 novembre 2012 dans un champ alors qu’il était parti régler un problème de litige foncier, qui depuis plusieurs années, met en conflit deux villages voisins.

D’après le correspondant local d’Equinoxe radio dans la région du Sud Ouest, et d’autres sources indépendantes, le chef de terre gérait encore les préliminaires. Il  n’avait pas  encore entamé la délimitation proprement dite du terrain quand l’irréparable s’est produit. Il s’est écroulé et ne s’est plus jamais relevé. Les tentatives d’explication de cette mort subite du sous préfet d’Alo divergent.

Les uns pensent qu’il aurait été foudroyé de manière mystique, par l’une des parties qui avait peur de perdre dans l’arrangement à l’amiable qui était entrepris par le désormais feu sous préfet. Du coté de la sous préfecture d’Alo, d’autres sources proches de cette unité administrative révèle que le sous préfet décédé était un hyper tendu. Les plus avisé face à cette version de fait pense plutôt que,  le parcours qu’il a effectué à pied  particulièrement dans cette région escarpée et montagneuse de la chaine montagneuse de l’Ouest, située entre le mont Cameroun et le mont coupé Manengouba aurait eu raison de la résistance de son cœur. Dans tous les cas, seul une éventuelle autopsie permettra d’en savoir plus claire dans cette affaire. Le corps sans vie de Martin Ndjeck, âgé d’environ cinquante ans  a été momentanément  conservé à la morgue de l’hôpital de Fontem.  En attendant, c’est la famille du défunt, tout l’arrondissement de l’Alo et le ministère de l’Administration territoriale qui vient de prendre un sérieux coup.

 

Hervé Villard Njiélé

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Affaire Paul Eric Kingue :L’ex maire de Njombé Penja condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme

26 Novembre 2012, 10:51am

Publié par Hervé Villard

 

 

 

Paul-Eric-Kingue

 

Le verdict de cette deuxième affaire portant sur le détournement  des deniers publics à la mairie de Njombé -Penja  a été rendu public ce 14 novembre 2012 après midi  aux environs  de 17h, par les juges de la cour d’appel du littoral.

 

Paul Erick Kingue,  homme toujours souriant et débordant de joie malgré le fait qu’il est incarcéré à la prison centrale de New-Bell a perdu sa mine après le verdict rendu ce 14 novembre 2012 par les  juges de la cour d’appel du littoral.  Il  était tout vert de colère et criait presque qu’à tue-tête après l’audience. Les populations de Njombé-Penja ayant fait le déplacement massif  l’étaient d’avantage.  Très courroucés par ce verdict qu’ils qualifient «d’être monté de toute pièce par les adversaires de Paul Eric Kingue », ils  ont crié à l’injustice et ont même tempêté en quittant la cour d’appel.

Dans les faits, Paul Eric Kingue a été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme. Il a été contraint à payer  la somme de 3 452 551fcfa à la commune de Njombé-penja,  comme dommages et intérêts  et à payer la somme de 384 915 fcfa comme dépens.

Pendant le délibéré,  les juges de la cour d’appel du littoral ont retenus la culpabilité de Paul Eric Kingue sur deux  des trois chefs d’accusations qui pesaient contre lui. Il s’agit du détournement des frais d’adduction d’eau à la mairie de Njombé-penja et  les frais de la location de la niveleuse de cette commune.

Sur le premier chef d’accusation portant sur  les frais d’adduction d’eau potable à la mairie, Paul Eric Kingue a été reconnu coupable. Les juges ont déclarés que l’ex maire a détourné une partie des fonds alloués à ce projet. Et qu’il  n’a pas reversé à la mairie les restes des fonds alloués au projet. Selon les explications du tribunal, sur les 4500.000fcfa que Paul Eric Kingue a perçu de la Spm, il a justifié seulement l’utilisation de près de trois millions. Les reste soit, 1.400.000fcfa n’a pas été reversé dans les caisses de la communes, c’est montant non plus, n’ont été justifiés par le maire. Selon le juge, Paul Eric Kingue a détourné cet argent.

S’agissant du second fait, portant sur les frais de location de la niveleuse s’élevant  à 3450.000 FCFA,  somme perçu directement ou indirectement par l’ex maire de Njombe-penja, sa culpabilité a une fois de plus été retenue. Selon les juges, sur les 3.450.000fcfa, seul 1.390.000 FCFA a été justifié et  le reste pas. Parce que l’ex maire de Njombé Penja n’a pas produit les justificatifs   pour les sommes  sus évoqués, il a été déclaré coupable de détournement de denier public.

 En fait, dans l’emble, Paul Eric Kingue a été reconnu coupable d’un détournement de  près 3 460 000 fcfa à la mairie de  Njombé penja. Et écope de 10 ans d’emprisonnement ferme.

Bien avant ce verdict, un seul des exceptions soulevées par Me Manfo Réné  pendant les débats a été retenu. Ils ‘agit de l’exception portant sur l’absence de mandat d’incarcération  dans le verdict rendu par le tribunal de grande instance du Moungo. Compte tenu du fait que  toutes ces pièces étaient absentes du verdict rendu par le tribunal de grande instance du Moungo, partant du fais que chaque décision de justice  pour faciliter son application devrait  être accompagné du mandat d’incarcération, les juges de la cours d’appel ont tout simplement  annulé la décision rendue par les juges du Tribunal de grande instance du Moungo  et condamnant Paul Eric Kingue à vie.

Peine de rééducation.

Bien avant de prononcer le verdict final de cette affaire, le procureur général à qui la parole a été donnée, pour statuer sur la peine a demandé que le tribunal inflige à Paul Eric Kingué une peine de rééducation. «Rendez-lui une décision conforme aux articles 74 et 170 du code pénale. Donnez-lui une peine susceptible de rééducation » a recommandé le ministère public.

Quant à son avocat, Me René Manfo, il a plaidé pour que la peine infligée à son client soit la plus  petite possible. Il a demandé aux juges de rendre justice et non une sentence. Et  de permettre à son client d’aller retrouver sa famille. Déjà très tendu et choqué par la décision de la cour d’appel, Paul Eric Kingue n’a pas manqué d’e exprimer sa déception. « Le sentiment qui m’anime c’est un sentiment de déception. Mais, tout s’est passé comme sis vous teniez à protéger vos collègues de Nkongsamba(…) » a  mentionné  l’ex maire très courroucé. C’est avec l’amertume au cœur que Paul Eric Kingue ont quitté la cour d’appel.  Pour avoir gain de cause dans cette affaire, ils ont promis se pourvoir en cassation. Il faut dire que, même si l’issue de ce procès n’émeut pas Paul Eric Kingue, il y a lieu de remarquer que, cette décision de la cour d’appel est entièrement est très loin de celle rendue par le Tribunal de grande instance du Moungo. Dans ce tribunal, l’ex maire de Njombe Penja avait été condamné à vie.

Plaidoirie

Pendant la plaidoirie qui ont précédé ce verdict, Me Manfo était monté au créneau pour demander que le tribunal acquitte purement et simplement Paul Eric Kingue pour fait non établi.

 Selon l’avocat qui suit cette procédure depuis plus de cinq ans, il n’est pas question de condamner son client parce que celui-ci est innocent. D’après la défense de Paul Eric Kingue, c’est un procès en sorcellerie qui est  entrain de se faire. Car, tous les témoins que le tribunal a convoqués dans le cadre de cette affaire ont déposé à la décharge de monsieur Kingue en âme et conscience  et tout le monde l’a suivi.

Parlant des témoins qui ont déposé dans le cadre de cette affaire, il y a l’actuel maire de Njombé- Penja, Ngolle Jacques Antoine.  A l’audience  du 10 septembre 2012, celui-ci avait déclaré à la barre que la mairie n’avait subit aucun préjudice. Qu’au contraire, la mairie avait plus tôt été enrichie. «Quand Nous arrivions à la mairie de Njombé Penja, nous avons fait  un état des lieux. Il n’y avait pas d’eau ni d’électricité à la mairie. Mais, quelque temps après, monsieur Kingue  a fait mettre l’eau et l’électricité. Si à la mairie, il y a l’eau, c’est que la commune n’a rien perdu », avait-t-il laissé entendre.

Le chef de centre de Snec de Njombé, Ekambi Kingue qui avait déposé ce jour avait reconnu l’effectivité du branchement d’une extension de la Snec à la mairie de Njombé –Penja. Tout en brandissant à la barre  le dévie chiffré de ladite extension d’eau, le numéro du compteur et les factures de paiement de ces travaux, il  avait déclaré qu’ «il n’y a pas de problème de paiement de l’extension de d’eau à la mairie de Njombé-Penja. Je n’ai pas encore entendu ça.»

Frédéric Nguinie Ekollo et Mbonjo Jacques successivement maires des communes de Dibombari et de Mbanga présents  à l’audience du 21 septembre 2012 avaient  pareillement innocenté kingué  dans leur déposition au sujet de la location de la niveleuse. « Après ma prise de fonction, j’ai sollicité le maire Paul Eric Kingue dans le cadre de l’entraide entre commune sœurs, afin qu’il prête à ma commune, sa niveleuse. Ce qu’il a fait, et nous en avons profité pour évacuer une montagne d’ordure qui surplombait le marché de Mbanga, et ouvrir les voies d’évacuation d’eau dans la ville. Au moment des faits, je n’ai pas vu le maire Paul Eric Kingue, qui m’avait-on dit, était à Yaoundé. Il avait, accepté de nous aider, à condition que nous d’assurions l’approvisionnement de l’engin en carburant. J’ai sorti cent mille francs cfa de mes proches et le député  Mbapte soixante quinze mille francs. Cette somme nous a permis de mettre nous-mêmes du carburant dans cet engin qui consomme 240 litres de carburant. Nous n’avons rien donné à Paul Eric Kingue, ni même à sa commune. C’était une aide et non une location», avait déclaré Jacques Mbonjo à la barre. « Je reconnais que Paul Eric Kingue a mis gracieusement l’engin de la commune de Penja à la disposition de la commune sœur de Dibombari. Ma commune a sollicité cet engin pendant lespréparatifs des obsèques de l’artiste TOM YOM’S.  A cette époque là, les routes de Dibombari étaient coupées.  Or, les obsèques de TOM YOM’S, fils de Dibombari, devaient faire arriver à Dibombari de nombreux invités parmi lesquels les membres du gouvernement, et les responsables du centre culturel français. Je venais seulement de prendre fonction et les caisses de la commune étaient vides. C’est ainsi que j’ai sollicité l’aide de mon collègue et camarade du parti, Paul Eric KINGUE, qui a mis l’engin de la commune de Penja à notre disposition, sans contrepartie. Nous n’avons pas loué l’engin et n’avons destiné aucune somme à la commune de Penja. La seule condition qu’il avait posée était d’assurer nous-mêmes le carburant et les pannes, s’il y en avait.  Et les pannes, il y en a eu plusieurs, car cet engin était vieux d’environ 50 ans. Je peux vous dire Monsieur le Président, que chacune des réparations faites étaient financées de mes poches car l’urgence obligeait. Si vous allez dans la comptabilité de la commune de Dibombari, vous vous rendrez compte qu’aucun centime n’a été payé ni à sieur Paul Eric Kingue, ni à la commune de Penja », avait rajouté  son compère Nguimé Ekollo Fréderic, le maire de Dibombari au tribunal.

 

  

Herve Villard Njiélé

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Douala : Plus d’une dizaine de maisons détruites à Ndokotti

14 Novembre 2012, 13:12pm

Publié par Hervé Villard

 

Ces habitations ont été détruites suite à un litige foncier encore pendant devant le tribunal de première instance de Ndokotti.

«Nous sommes face à une injustice. Nous sommes  installés sur un terrain acquis par notre papa depuis 1966. Il était propriétaire naturel de ce terrain avec trois copropriétaires. L’un d’entre eux n’a pas eu d’enfant et les deux autres  ont laissé beaucoup d’enfant. C’est l’un d’entre eux qui se passe pour  le propriétaire de tout ce terrain qui a ordonné ces casses »

Cette déclaration est celle de l’une des victimes des destructions forcées qui ont eu lieu ce mardi 13 novembre 2012 non loin du quartier Ccc à Ndokoti.  Encore sous le choc des démolitions qui se sont déroulées  ce matin là, celui-ci est incapable de renseigner la presse  sur ce qui s’est exactement passé. Il est d’ailleurs très furieux et refuse de répondre aux questions qui luis sont posées. «Je vais parler à la presse ça va changer quoi ? Ce dont j’ai besoin pour l’instant c’est d’une maison où je vais loger  ma femme et mes enfants », déclare-t-il avec courroux aux journalistes qui tenaient absolument à lui soutirer quelques informations. Tout près de lui, d’autres personnes victimes de cette même situation se lamentent amèrement.

Tandis que les uns fouillent dans les décombres des objets importants qu’ils auraient oublié pendant le déménagement forcé et subite, d’autres moralement abattus sont assis et pleurent leurs sors.  «Ou vais-je aller ? Ou vais-je passer la nuit ? Mes enfants vont faire comment ? Qu’est ce que j’ai fait à Dieu ? » Se lamentaient-ils en chœur. Sur leur visage, se partageaient  la douleur et la colère. La douleur, parce qu’ils étaient  choqués par ce qui venaient de se passer. Et ne savaient pas  par où commencé et la colère, parce qu’ils étaient animés par un esprit de vengeance. Bref, les propriétaires des maisons démolis étaient traumatisés par ce qui s’est passé.

Selon des informations recueillies sur les lieux du drame, un huissier de justice s’est pointé en ce lieu très tôt dans la mâtiné du mardi 13 novembre 2012 accompagné d’une délégation importante des éléments des forces de l’ordre et d’un tracteur. Sous le regard impuissant des habitants du quartier et surtout des occupants de ces domiciles, il va ordonner les casses non sans avoir demandé aux occupants d’enlever leurs objets importants. Malgré la volonté des résidants, de s’opposer aux démolitions, celui-ci va se poursuivre. Toutes les maisons seront détruites sans exceptions.  Ceci au gran dam des habitants qui n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.

Selon les indiscrétions, la démolition opérée hier, serait la conséquence d’une décision de justice rendue par le tribunal de première instance de Ndokoti. Décision qui selon la même source, n’avait pas arrangé les propriétaires des lieux qui avaient par voie de recours, ramener le problème devant les juges du  même tribunal. Les casses ont été orchestrées alors que le tribunal n’a pas encore rendu le dernier verdict dans cette affaire de litige foncier.  Malgré cela, les victimes de cette démolition forcée n’entendent pas s’arrêter là. Ils promettent saisir les autorités compétentes pour que justice soit faite.

Sur les lieux des l’incident hier, c’était un capharnaüm total. Les débris des murs détruits, les morceaux de lattes issus des charpentes de même que  les tôles déchiquetées  étaient jetés en désordre sur le site.  C’est sur ses débris que les riverains se déplaçaient d’ailleurs pendant qu’ils visitaient les lieux.  En attendant, les victimes sont abandonnées à elles-mêmes.  

 

Hervé Villard Njiélé

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Orientation Scolaire : Campus France fait sa promo

14 Novembre 2012, 12:59pm

Publié par Hervé Villard

 

 

Un salon  portant sur les études françaises ouvre ses portes à Douala du 15 au 17 novembre 2012

Organiser des rencontres entre les élèves  étudiants  et parents, permettre à ces derniers de discuter avec les conseillères de Campus France afin d’avoir le  maximum d’information sur les différentes filières de formation que propose cette institution et en faire bon usage au moment opportun. Présenter la carte des formations délocalisées et co-diplomantes proposés au Cameroun à travers les partenariats avec les établissements français. Servir une information directe aux élèves et étudiants sur l’évolution des emplois proposés et les compétences recherchées par les entreprises au Cameroun.

Voilà présenter d’une manière succincte, les objectifs visés par Campus France Cameroun pendant le salon pour la promotion des études françaises qui va se dérouler à la salle des fêtes d’Akwa du 15 au 17 novembre 2012 prochain. Organisé par l’Institut français du Cameroun et parrainé par l’ambassade de France au Cameroun, le salon pour la promotion des études françaises destiné aux lycéens et étudiants du Cameroun entend faire la promotion de l’enseignement supérieur français.  Les organisateurs veulent via le salon, organiser des rencontres entre les responsables des relations internationales des différentes universités et écoles locales et les responsables des grandes écoles et universités françaises, invités à cet évènement.  Pour dire de manière  simple, ce salon sera une forme de carrefour d’échange entre les élèves, les étudiants et  les responsables des établissements camerounais et français qui seront présents à ce salon. Ce sera également l’occasion pour institut français du Cameroun agence de Douala,  de faire découvrir ce nouveau service qu’elle propose à tous ceux qui voudraient faire des cours dans les universités françaises par correspondance où en résidant au Cameroun.

Pendant ce salon que l’on pourrait baptiser d’académique parce qu’entièrement destiné à la promotion des études académiques, c’est  l’orientation académique qui sera faite en général. Pour permettre aux élèves et étudiants de sortir édifiés de ce salon qui va durer deux jours, et peaufiner aisément leurs différents projets d’études, plusieurs thèmes à débattre pendant la conférence organisée à cet effet ont été choisis. Il s’agit de la promotion du système éducatif français, des études après le baccalauréat ; étudié  par rapport à un projet de carrière et surtout la professionnalisation de la formation.

Près de dix milles visiteurs sont attendus à ce salon qui va drainer plusieurs responsables d’établissement de France et du Cameroun.

 

Hervé Villard Njiélé.   

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Affaire Paul Eric kingue : Aujourd’hui le jour de vérité

14 Novembre 2012, 12:48pm

Publié par Hervé Villard

Paul-Eric-Kingue

L’audience prévue ce jour à la cour d’appel du littoral va permettre aux  juges de cette juridiction de troisième degré de se prononcer sur  la culpabilité  ou non de Paul Eric Kingue

 

L’audience de l’affaire Paul Eric Kingue, l’ex maire de Njombé Penja qui se tient ce 14 novembre 2012, sera très courue par le public. Ceci à cause du fait que, c’est l’une des audiences déterminante dans la suite de ce procès pour lequel l’ex maire de Njombé Penja a été condamné à vie par le Tribunal de grande instance du Moungo. Il sera  question durant  cette audience  qui s’ouvre ce jour à la cour d’appel du littoral de dire si oui ou non, Paul Eric Kingue est coupable des détournements  des deniers publics qui lui sont reprochés. Il s’agit   des détournements des frais  de location de la niveleuse de la commune de Njombé-Penja et des frais d’adduction d’eau dans cette mairie.  

Lors de l’audience du 30 octobre 2012, le procureur général avait finalement rendu  public ses réquisitions.  Ce après quatre renvoies. Dans ces réquisitions, il avait retenu les mêmes  principaux chefs d’accusation qui avaient permis de condamner  l’ex maire de Njombe-Penja à vie au Tribunal de grande instance du Moungo.  A savoir ; les détournements des frais de location de la niveleuse et ceux  de l’adduction d’eau à la mairie de Njombé-  Penja.  Il avait élagué uniquement  le troisième chef d’accusation portant sur  la livraison fictive du carburant. 

Pour soutenir son argumentaire, le procureur général avait déclaré que l’ex maire de Njombé- Penja, dans la procédure de réception du don d’adduction d’eau n’avait pas reçu l’aval du ministre de l’administration territoriale. Il avait évoqué les articles de la loi de 1974 et 2009 sur la gestion des communautés territoriales décentralisées pour se  justifier.

 

Plaidoirie

 

Pendant la plaidoirie qui a suivi les réquisitions du ministère public, Me Manfo n’est pas passé par quatre chemins pour demander que le tribunal acquitte purement et simplement Paul Eric Kingue pour fait non établi.

 Selon l’avocat qui suit cette procédure depuis plus de cinq ans, il n’est pas question de condamner son client parce que celui-ci est innocent. D’après lui, c’est un procès en sorcellerie qui est  entrain de se faire. «Car, on est entrain de chercher les poux sur la tête d’un chauve. Tous les témoins que le tribunal a convoqués dans le cadre de cette affaire ont déposé à la décharge de monsieur Kingue en âme et conscience  et tout le monde l’a suivi. Je ne sais pas pourquoi vous le retenez ici. Mon client est innocent », avait clamé Me René Manfo. Pour faire valoir son argumentaire,  Me Réné  Manfo a cité  plusieurs témoins qui ont déposé en faveur de son client dans cette affaire. Il s’agit de l’actuel maire de Njombé- Penja, Ngolle Jacques Antoine qui avait  reconnu à l’audience  du 10 septembre 2012 que l’eau coulait effectivement à la mairie.  Du  chef de centre de Snec de Njombé, Ekambi Kingue qui avait reconnu l’effectivité du branchement d’une extension de la Snec à la mairie de Njombé –Penja en brandissant à la barre  le dévie chiffré de ladite extension d’eau, le numéro du compteur et les factures de paiement de ces travaux. De Frédéric Nguime Ekollo et Jacques Mbonjo, successivement maires des communes de Dibombari et de Mbanga présents  à l’audience du 21 septembre 2012.  Ils avaient  pareillement innocenté  Paul Eric kingué  dans leur déposition au sujet de la location de la niveleuse.  Ils avaient déclaré que c’est dans le cadre du partenariat entre les mairies qu’ils avaient bénéficié la dite niveleuse.

 

Exceptions

 

Pendant la plaidoirie du 30 octobre 2012,  Me  René Manfo,  qui assure la défense de Paul Eric Kingue avait également soulevé les exceptions contenues dans le dossier de cette procédure. Des exceptions qui constituent des vices de formes. Parmi ces dernières il avait  cité l’absence de citation ; l’absence du mandat d’arrêt ou d’incarcération dans la décision du tribunal de grande instance de Nkongsamba ; la non identification des témoins dans ce dossier pour ne citer que ceux-ci. D’après me Manfo, « toutes ces exceptions qui constituent des violations du droit de la défense, suffisent à déclarer la nullité de cette procédure» ; avait-il souligné.

 Seule l’audience de ce 14 novembre 2012,  permettra de voir mieux dans cette affaire. Dans tous les cas, on ne perd rien à attendre.

 

Hervé Villard Njiélé

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